De Croton-on-Hudson à Croton-on-Hudson : On va rencontrer Georges et Barbara pour notre enrouleur

29 septembre 2018

Nous avons navigué que très peu aujourd’hui, nous avons traversé la rivière pour rejoindre la marina d’Haverstraw afin d’aller rencontrer Georges de Samalot Marine, le dealer Furlex. Malgré tout, la navigation a été palpitante, comme d’habitude ! La brume était encore au rendez-vous ce matin. Lorsque nous avons décidé de partir, elle semblait vouloir se dissiper. Semblait. Lorsque nous sommes sortis de la baie et sommes arrivés proche du chenal, elle était de retour en force. On ne voyait juste plus rien. Toutefois, avec les appareils électroniques modernes, nous savions toujours à peu près où nous étions.

Le bon coup du jour : Dominic spotte la rouge, et évite une barge

Dans le peak de la brume, cela devenait un peu plus compliqué. Dominic a donc décidé de chercher la bouée rouge du chenal pour confirmer notre position. Il y avait tellement de brume que la bouée est juste apparue par magie à bâbord, c’est dire comment nous ne voyions rien du tout. Traverser le chenal en voyant rien (nous n’avons pas de radar), ce n’est juste pas une bonne idée. Donc Dominic a simplement commencé à tourner autour de la bouée rouge, en attendant que le tout se dissipe. Et par chance ! Qu’est-ce que nous ne voyons pas apparaître… une énorme barge (elles sont toutes énormes…) ! Donc, si nous avions continué notre route, nous serions tombés directement sur la barge. Ouf.

La bonne nouvelle du jour : la réparation de fortune sur l’enrouleur fonctionne

Notre rencontre avec Georges aujourd’hui a vraiment été géniale. Il nous a d’abord confirmé que la réparation de fortune que nous avons fait sur l’enrouleur est tout à fait fonctionnelle et que nous pouvons naviguer, même en mer, ainsi. Youpi ! Parce que remplacer ce bout d’enrouleur, c’est un beau projet. De plus, Georges a réussi à trouver dans ses réserves la pièce que nous avons besoin pour la vraie réparation. Parce que ce qu’il faut savoir, c’est que notre enrouleur a 30 ans, et que Furlex ne fait juste plus les pièces de rechange. Mais Georges, cela fait longtemps qu’il a sa boutique, donc il a gardé des vieilles pièces, juste au cas. Nous avons donc vidé son stock de pièces qui fonctionnent avec notre enrouleur, pour le jour où nous voudrons le réparer pour vrai. Ce fût une bonne journée! Et pour les bons mots, vraiment nous avons été super bien accueillis par Georges. Si vous avez besoin de quelque chose, n’hésitez pas à aller le voir à sa boutique Samalot Marine à Haverstraw Marina. Il nous a même offert de nous amener à l’épicerie pour faire quelques courses, ce n’est ti pas sympa ça?

Le truc gratis du jour : le pump-out à Haverstraw Marina

Avec notre giga grosse tank en stainless pour nos eaux noires (aka les toilettes), vider ça, c’est toujours un projet, c’est long… Et en général, le staff de pump-out, ce n’est pas très patient, ce qui fait que nous n’avons jamais réussi à rincer complètement la tank. Jusqu’à aujourd’hui ! En plus de nous laisser gérer le pump-out nous même, c’est gratuit à la marina d’Haverstraw ! Le bonheur. Nous avons juste fait un pump-out de fou, avec un rincage sans fin. On se sent libérés.

Le truc inattendu du jour : on se baigne !

Pas plus tard qu’hier, nous portions nos mitaines d’hiver… Et aujourd’hui, nous étions dans l’eau. Il a fait assez chaud pour que nous puissions faire une petite saucette, quand même ! L’objectif n’était pas tant de se rafraîchir en revanche, mais plutôt de se laver. Mais cela vaut tout de même une mention.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 41°11.547’N 73°53.816’W
Quand on disait hier que le vent du Nord et d’Ouest n’était pas supers à Croton… Pour une raison inconnue (nous avons suivi les forecasts… nous avons tout comparé…), le vent du Nord-Ouest a forci beaucoup vers 16 h sans aucun préavis. Nous nous sommes faits brassés pour la peine. Nous avons vu presque tous les autres bateaux partir. Comme nous n’avions pas d’autre endroit où aller, nous avons décidé de rester, advienne que pourra, il n’annonçait que 5 kn partout quand même… Finalement, le tout s’est calmé vers 19h, et nous avons pu passer une bonne nuit 😊.

Les photos du jour

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

De Pollepel Island à Croton-on-Hudson : de l’autre côté de la fin du monde

28 septembre 2018

C’est maintenant rendu un classique… la brume a encore retardé notre départ. Mais nous n’étions pas pressés, nous avions qu’une vingtaine de miles à faire pour atteindre Croton. Pourquoi ne pas en faire plus ? Parce que nous voulons aller rencontrer le dealer Furlex (encore lui). Par contre, en plus de la brume ce matin, la journée a commencé assez rought avec de la bonne pluie froide et un vent du Nord assez présent. C’était assez critique pour que nous soyons tentés de rester sous les couvertures… Mais le courant lui, c’est plate de le rater. Donc nous avons finalement décidés de sortir le festival du multicouches et de nous lancer, une fois partis, on ne sent presque plus rien…

Le highlight du jour : Nuage défie la physique

Malgré la température peu clémente, cette navigation a particulièrement été agréable. Avec le courant et le vent du Nord, Nuage volait sur l’eau à une vitesse fulgurante, il a même été jusqu’à 10kn ! (18,5 km/h pour la référence) – selon le speedomètre… qui, finalement, s’avérait à être buggé… après un reset, il était de retour à 6,5kn. De toute façon, Nuage a une vitesse de coque de 7-8kn, 10kn, c’est juste techniquement impossible. Toutefois, nous avons quand même atteint 7kn sur le GPS, soit la vitesse sur le fond, donc ça c’est assez cool. Bref, nous étions détrempés, gelés, mais nous avions du fun. Et pour le petit cours, la vitesse de coque, c’est la vitesse maximale que peut atteindre un bateau qui ne déjauge pas (ne sort pas de l’eau, comme les speedboats), lorsque cette vitesse est atteinte, le bateau refuse d’avancer et part au lof (tourne) – comme il s’agit d’une petite journée, j’en profite pour sortir quelques notions pour les non-initiés 😉.

Le bout drôle du jour : bienvenue à la fin du monde

C’est lorsque j’ai voulu immortaliser notre vitesse extraordinaire en photo sur la tablette que j’ai découvert quelque chose de particulièrement terrifiant… nous venions de passer la fin du monde, du moins, selon Navionics… World’s End. Avec en plus un Caution sur le bout de terre juste après. Je ne sais pas ce qui s’est passé. Peut-être sommes-nous dans une autre dimension et nous n’en avons guère conscience. En t-k, autre dimension ou non, le paysage était très beau de l’autre côté du monde, nous avons simplement continué notre route, et nous sommes toujours là pour vous jaser ça.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 41°11.604’N 73°53.932’W
Croton bay a un nom poche. Mais, vous le savez bien, il ne faut pas se fier aux apparences. Il s’agit d’une belle grande baie (c’est à peu près inexistant dans la rivière Hudson) où la protection du Sud et de l’Est est bonne, pour le Nord et l’Ouest, par petit temps, on s’en contente sans problème, c’est si rare des belles baies ici. Le fond est bon, de la grosse glaise, et il y a un bon 10 pieds, donc c’est super.

Les photos du jour

 

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De Saugerties à Pollepel Island : une journée sans histoire

27 septembre 2018

La journée était censée commencer tôt, mais encore une fois, nos plans ont été modifiés en raison de Dame Nature… Elle a beaucoup de contrôle sur notre vie cette dame ces temps-ci… Bref, Dame Nature a décidé de nous amener les bourrasques de vent prévues hier après-midi, entre minuit et 2 heures du matin aujourd’hui. Récemment, nous avons eu du temps assez petit, donc nous ne sommes pas habitués aux bourrasques la nuit. De plus, Dominic a toujours la maladie de la CQR (notre ancienne ancre), donc il est toujours sûr que nous allons chasser. Notre nuit a été un peu perturbée. Le départ a été retardé. Ceci est notre grosse péripétie du jour. Pas pire hein? C’est tranquille!

Malgré notre départ tardif, nous avons tout de même fait 8 heures de navigation pour aller rejoindre le prochain mouillage près de Pellepel Island. Toute la journée, il a fait super beau, Dominic a tenu la barre avec un grand sourire, et nous avons rêvé d’avoir notre génois. Puisqu’afin de donner un break à la chèvre (le moteur), nous hissons les voiles en même temps que le moteur, ainsi, le moteur peut tranquillement ronronner. Avec le génois, la vie aurait été parfaite! Nous nous sommes consolés avec la grand-voile.

Malgré notre journée sans histoire, nous avons tout de même réussi à être brulés (le grand air…), et le dodo a été le bienvenu à 20h. C’est notre record jusqu’à maintenant, 20h…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 41°26.660’N 73°58.816’W
Au Sud de Pollepel Island, il est possible d’aller mouiller l’ancre, la profondeur et le fond sont bons. Il faut être vigilant à l’approche, il semble y avoir des endroits où c’est moins profond. Il n’y a aucune protection à cet endroit, toutefois, nous ne sentons pas le courant, comme c’est à l’extérieur du chenal, c’est relativement tranquille. Fait à noter : c’est le festival des trains en soirée et le matin, pas la nuit.

Les photos du jour

 

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De Saugerties à Saugerties : nous attendons l’orage…

26 septembre 2018

Nous avons décidé de ne pas bouger aujourd’hui et de rester dans notre belle crique : Esopus Creek. Des orages étaient prévus en après-midi, et comme il y a peu d’endroits protégés sur la Hudson, question confort, nous étions aussi bien de rester ici. Ce fût une journée de petits projets (bon pas si petits, nous avons quand même notre histoire d’enrouleur sur les bras encore…) et de repos – pour Andrée-Anne, c’était la première sieste en pm, la joie !!

Les forecasts annonçaient une journée pluvieuse, il a fait gros soleil toute la journée… et une grosse chaleur. Nous avons donc pu tout faire sécher ce qui avait pris la flotte la veille, tous les imperméables avaient été mis à contribution…

Le projet du jour (encore…) : l’enrouleur

Nous en avons également profité pour finaliser l’enrouleur. Question de protéger la voile, nous avons mis un bout de spaghetti de piscine autour. Saviez-vous que le spaghetti de piscine est un indispensable sur un bateau ? Il sert à protéger toutes sortes de choses et n’abime rien, vraiment pratique, mais côté couleur, cela peut devenir aliénant. Bref, nous avons mis notre bout spaghetti, et nous avons ensuite hissé notre génois (la voile du devant – je vais quelquefois expliquer un peu plus les mots de voile, pour les non-voileux qui veulent nous lire, salut Kate 😉). Malheureusement, notre réparation n’est pas à point. Les deux morceaux (celui brisé et le bon à côté) se sont séparés quelque peu lorsque nous avons hissé la voile… Ce qui ne nous rassure point au niveau sécurité.

Donc, nous avons commencé à faire des appels. Bonne nouvelle… À 50 miles nautiques, il y a un dealer Furlex sur la Hudson : Samalot Marine. La moins bonne nouvelle, c’est que l’enrouleur que nous avons est discontinué (évidemment) et que Furlex ne le supporte plus, donc impossible d’avoir des pièces de rechange. Notre seul espoir pour le moment est que Georges de Samalot trouve dans sa réserve une pièce qui fonctionne, on croise les doigts groupe ! Donc prochaine destination : Haverstraw, que nous allons atteindre en 2 jours, ce n’est pas vite un voilier…

Et l’orage dans tout ça ? La pluie a finalement commencé en début de soirée. Nous avons vu quelques éclairs, rien de bien inquiétant. Bon, au moins, c’est un beau spot!

Comme il s’agit d’une journée plutôt tranquille, j’en profite pour vous partager un article sur comment nous avons débuté notre projet de partir, des fois que cela pourrait en aider quelques-uns… Il est ici : Partir aux Bahamas en voilier : par où commencer.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 42°4.201’N 73°56.484’W
Comme il s’agit du même qu’hier, je ne vais pas élaborer ici 😊

Les photos du jour

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De Catskill à Saugerties : petite navigation sous la grosse pluie

25 septembre 2018

Aujourd’hui, nous avons dit au revoir à nos amis de Kid’eau ☹ Nous avons navigué les derniers jours ensembles, mais nous avons préféré quitter la marina aujourd’hui (le budget, le budget :p – nous avons prévu 2 marinas par mois) pour aller nous installer dans une petite crique fort sympathique et tranquille. Ce n’était pas nécessairement une super journée pour naviguer, il y avait de la grosse pluie, mais le petit bout de 3 heures que nous avons fait fût tout de même fort plaisant. Nous étions pratiquement seuls sur la Hudson, et comme il n’y avait aucun vent, la pluie se tolérait super bien (avec de bons vêtements quand même… Merci à Mathieu pour le Gore-tex, ça change une vie!). Nous n’avons pu nous coordonner avec la marée pour ce bout, donc cela nous a pris un peu plus de temps que le temps prévu puisque nous avions un courant défavorable.

Le projet du jour : bidouiller l’enrouleur

Accompagné d’un des staffs de la marina, Dominic a réussi à réparer possiblement l’enrouleur. Grâce aux conseils de Houston (notre équipe à terre, aka Éric) et l’input de la marina, nous sommes arrivés à quelque chose. Ce n’est pas chic, cela ne passerait pas à l’inspection pour la vente (nous ne prévoyons pas vendre), mais c’est totalement fonctionnel. Il ne reste maintenant qu’à attendre le beau temps pour finaliser le tout, puisqu’il s’agit de d’un bout de métal serré avec des collets, et cela va prendre du bon tape pour enrober le tout pour ne rien briser. Donc le projet enrouleur reste encore à suivre…

Highlight du jour : la découverte de Esopus Creek

C’est quand même pratique Active Captain. Nous cherchions un endroit pas trop loin de la marina pour nous ancrer, et nous y avons trouvé ce petit bijou à 2-3 heures (selon la marée). C’est tranquille comme tout ici (bon, peut-être que la journée pluvieuse aidait). Même si c’est habité, on sent que cela ne bouge pas beaucoup ici (peut-être que le bureau de la US Coast Guard à l’entrée de la crique aide la chose…). Les maisons sont tout près de l’eau, certaines ont leur voilier directement dans la cour, on sent vraiment que nous sommes dans un coin de plaisanciers, l’ambiance est bonne.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 42°4.201’N 73°56.484’W
On y trouve une bonne protection pour le Nord, le Sud et l’Ouest. Si le vent vient de l’Est, ça risque de brasser un peu. Il faut aussi considérer que cet endroit est au bout d’une longue crique qui se déverse dans la rivière Hudson, donc il y a beaucoup d’objets flottants non-identifiés qui circulent. On entend parfois des petits pocs sur la coque…

Les photos du jour

 

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De New Baltimore à Catskill : Nuage redevient un voilier

24 septembre 2018

Nous avons fait une petite navigation aujourd’hui, puisque nous avions un beau projet : remâter Nuage 😊. Question de nous coordonner avec la marée, nous sommes partis vers 8 h pour arriver assez tôt à la marina que nous avions choisie : Riverview Marine Services. La navigation a bien été, rien à signaler.

Le projet du jour (et le stress du jour) : remâter

Nous avions quelques appréhensions par rapport au remâtage en raison de notre enrouleur qui a mangé un gros coup au quai de l’écluse 6 (nous n’en sommes toujours pas remis!!). Dès que nous sommes arrivés à la marina, nous avons commencé à évaluer l’étendue des dégâts… Après quelques discussions, nous avons décidé de remâter Nuage avec l’enrouleur brisé, puisque malgré le bris, il est tout de même possible de monter le mât, au pire, nous laisserons le génois de côté pour le moment. Nous avons décidé de trouver une méthode temporaire pour solidifier le tout, question de ne pas trop tarder à Catskill, et tenter de nous rendre à un endroit plus favorable à la réparation (dans le meilleur des mondes, le Boat Show d’Annapolis…). Peut-être que le génois ne pourra être utilisé pour le moment, mais ce n’est pas tant un souci, nous faisons beaucoup de moteur en ce moment. Concernant le remâtage, cela a quand même « bien » été. Riverview Marine Services met à notre disposition 2 hommes, donc il faut mettre la main à la pâte, ce n’est pas un clé en main. Le seul élément qui nous a quand même dérangé, c’est que nous nous sentions vraiment pressés. Il faut être très prêt lorsqu’arrive notre tour. Comme nous ne sommes pas des experts, il est difficile de ne pas oublier quelque chose à la préparation, donc cela augmente considérablement le niveau de stress (et le stress, ce n’est pas toujours facile à gérer…). Pour notre part, nous avons oublié de remettre les tubes protecteurs qui vont au bas des haubans, donc nous avons dû tout défaire les haubans et les remettre, grrrr (ce qui a été une bonne chose finalement, puisque nous étions tellement pressés, que nous n’avions pas réussi à remettre les haubans la bonne tension au départ, donc nous avons plus pris notre temps la 2e fois).

Good to know : l’entrée de la crique de Catskill, comment prendre les bouées vertes

L’entrée est complètement contre-intuitive. Et quand on regarde les cartes, ce n’est pas mieux. Pour nous guider, nous avons appeler à Riverview lors de notre entrée, et c’était la bonne chose à faire. Lorsque l’on rentre dans la crique, il faut laisser les bouées vertes à bâbord, et coller les quais au Nord, pas les bouées. Il n’y a pas beaucoup d’eau à cet endroit, il ne faut pas être gêné d’appeler pour avoir de l’aide.

À propos de la marina choisie

Coordonnées : 42°12.665’N 73°51.426’W
Au départ, nous avions prévu remâter et ensuite aller s’installer dans un mouillage pas loin. Toutefois, le remâtage a quand même été assez énergivore et long, donc nous avons décidés de rester à Riverview Marine Services pour la nuit. Les prix sont honnêtes, et il faut prendre une pause. De plus, nous n’avons pas réussi à faire la réparation temporaire pour l’enrouleur, donc il vaut mieux rester ici pour la nuit, et faire tranquillement la réparation demain. Concernant la marina, Susan et Mike sont forts sympathiques et accueillants. On y trouve tous les services nécessaires, et c’est très propre. Pour le quai, c’est 1,50 $ du pied.

Désolés! Nous n’avons pas de photos du remâtage… nous étions trop rushés 🙁

Les photos du jour

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De Mechanicville à New Baltimore : C’est fini les écluses !

23 septembre 2018

Fanfare ! Nous avons terminé les écluses. Une autre étape de franchie ! Somme toute, ce fût une journée assez tranquille. Nos plans étaient de partir assez tôt de Mechanicville, vers 7 h. Mais, des plans, ça se change. Surtout quand la brume se met de la partie. Nous avons donc dû reporter quelque peu notre départ.

Le recap des écluses

Maintenant que nous avons passé 12 écluses, nous sommes des pros (on va dire…). De ces derniers jours, nous gardons quelques apprentissages.

  • Des écluses, c’est sale. Cela prend des bons gants de caoutchouc et des vêtements dédiées si on est coquet, parce qu’on se salit !
  • Nous n’avions qu’une seule gaffe. Cela a relativement bien été. Une deuxième n’aurait pas été de trop. Il est d’ailleurs recommandé d’en avoir 2.
  • Les pare-battages en bois sont indispensables (quoique nous avons vu d’autres voiliers avec des sacs de plastique sur les défenses) question de protéger les défenses et le bateau aussi, cela crée une bonne distance avec le mur.
  • Les cordes qui tiennent les pare-battages en bois ne devraient pas frotter sur le mur, cela risque de les user tellement qu’elles vont couper.
  • Dormir à un quai d’écluse, c’est de la m@&$?%
  • Concernant les écluses du Canal Champlain et l’écluse fédérale de Troy :
    • Le canal d’appel est le 13 pour toutes
    • Il est possible de choisir son côté préféré lorsque l’on entre, sauf à celle de Whitehall (12), qui ne se prend que par bâbord.
    • Toutes les écluses du Canal (1 à 12) mettent à la disposition des bateaux des câblots pour se tenir. Seule l’écluse fédérale de Troy n’en avait pas, nous avons donc dû utiliser nos amarres.

La nouveauté du jour : la marée

En terminant les écluses, nous sommes entrés dans un autre monde… Celui de la marée… Bon, si loin de la mer, elles sont assez modestes, mais nous avons quand même déjà commencé à sentir le courant. Donc à partir de maintenant, il faut planifier nos déplacements en fonction des courants, c’est plate un peu d’avancer avec un courant qui nous ralenti, nous sommes des gens pressés (not!). Pour nous aider à planifier nos déplacements, nous utilisons Navionics qui nous avons installé sur la une tablette. C’est simple comme tout à utiliser, et nous savons toujours exactement à quel type de courant  nous sommes confrontés.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 42°25.909’N 73°46.492’W
Nous avons trouvé ce mouillage grâce à Active Captain et Skipper Bob. Il s’agit de Schodack Creek, à la hauteur de New Baltimore. La protection est bonne Nord, Est, Ouest. Pour le Sud, moins, mais par petit temps, pas de souci. L’endroit est super mignon, toutefois, petit bémol, il y a un chemin de fer qui passe tout près, et les trains ne sont pas toujours discrets. Nous en avons entendu quelques-uns en soirée, mais la nuit a quand même été calme.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

De Mechanicville à Mechanicville pour une journée de « repos »

22 septembre 2018

On s’entend, il n’y a pas vraiment de break sur un voilier. Du moins, pas au stade de notre voyage. Si nous avons choisi de ne pas faire de route aujourd’hui, c’était d’abord pour se reposer et pour recharger nos batteries – les panneaux solaires fonctionnent super bien pour les batteries de Nuage, mais pas tant pour nous… Toutefois, cela n’a pas été autant relaxe que prévu…

D’abord, nous avons décidé de partir faire un tour au M jaune géant pour profiter du Wi-Fi. Quoi de mieux que de commencer la journée avec un sandwich gras (plein de choses vous me direz, et nous ne pouvons qu’acquiescer)… Notre objectif : trouver les mouillages que nous allons utiliser dans les 2 prochains jours. Parce qu’il va y avoir de l’action dans les 2 prochains jours : nous finissons les écluses, nous quittons le canal Champlain, et nous atteindrons Catskill où nous pourrons remâter (enfin!). Grâce à Active Captain, Skipper Bob, le Cruising Guide to the Hudson River, Lake Champlain & the St.Lawrence river et des notes accumulées, nous avons pu nous faire une bonne idée de ce qu’il nous attend dans les 2 prochains jours.

Nous avons également profité de l’occasion pour magasiner une marina pour remâter. Pour le moment, notre choix s’est arrêté sur Riverview Marine Services à Catskill. Le prix proposé est honnête et les gens qui nous ont répondu ont été particulièrement cordiaux au bout du fil, c’est assez pour nous convaincre.

Le bris du jour : la girouette

Un bri de plus sur le mât! Cette fois-ci, il s’agit du voilier voisin à nous sur le quai qui a, lors de son départ, accroché notre girouette de façon à l’abîmer pas mal… Un mât couché, ce n’est vraiment pas facile à gérer. Et un départ de quai en parallèle non plus visiblement. Donc là les amis, c’est simple. Pour partir d’un quai en parallèle, on ne fait pas comme un char… On s’éloigne simplement du quai en parallèle en se poussant grâce à un gaffe ou tout autre objet assez long afin d’éviter les autres. Et ensuite, on pointe le devant ou le derrière vers l’extérieur, mais pas les 2… Simple de même. Mais bon… à écouter les gens que nous rencontrons, des soucis avec les mâts couchés, c’est juste courant. Si jamais nous devons démâter Nuage une autre fois, nous allons peut-être considérer d’enlever les instruments. Cela prend un peu plus de temps, mais cela risque de réduire considérablement les risques de soucis.

Le moment solidaire du jour : l’arrivée de Kid’eau IV

Le quai commençait à être plutôt plein lorsque Kid’eau est arrivé. Ça été un beau moment de voir tous les capitaines et leurs acolytes tenter de trouver la meilleure manière pour Kid’eau de s’installer au quai. D’abord entre nous et un autre voilier, pour constater qu’il n’y avait pas assez d’espace, pour ensuite aller voir au bout du quai, pour constater qu’il n’y avait peut-être pas assez d’eau, pour finalement décider de déplacer à bras 1 catamaran et notre voilier pour laisser un espace plus grand. Est venu ensuite l’amarrage en soit qui était toute une opération puisqu’il fallait que le voilier se glisse dans le trou entre nous et l’autre voilier de manière parallèle. C’était pas mal beau de voir tout ce beau monde s’activer en tout cas, chapeau groupe!

À propos du quai choisi

Coordonnées : 43°54.234’N 73°41.036’W
Il s’agit du même qu’hier. Sauf qu’hier, nous avons oublié de mentionner qu’il y a des douches, très propres. Ceci est non négligeable!

Les photos du jour

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De Fort Miller (écluse 6) à Mechanicville (écluse 3) dans le Canal Champlain : Rencontre du 3e type

21 septembre 2018

Techniquement, une journée, ça commence à minuit. Normalement, à minuit, surtout ces jours-ci, nous sommes rendus assez loin dans les bras de Morphée. Pas aujourd’hui. Nous avons brusquement été réveillé à 00 h 30 lorsque tout d’un coup un bruit qui aurait pu être du vent, un jet, un orage, ou une attaque de zombies nous a sorti de notre torpeur instantanément. Je n’ai jamais vu Dominic sortir de la cabine vite de même, je crois qu’il a volé jusqu’au cockpit. En plus du bruit, Nuage a commencé à brasser de tous les côtés et frotter sur le quai de ciment (je vous ai déjà parlé du Awlgrip à Dominic?). Ce qui est arrivé? L’écluse qui s’est mise en activité. Le bruit de l’eau à cette heure a pour nous été infernal, tandis que Nuage tanguait à cause des remous. Et la porte s’est ouverte… et une énorme barge en est sortie. À cette heure… Nous sommes petits à côté de la barge, et nous pourrions être dans sa voie. Vite, il faut se faire voir. Dominic sort le spot et commence à flasher, Andrée-Anne de son côté allume la lumière de mât… Et la barge passe à côté de nous après avoir confirmé par quelques flashs qu’elle nous a bien vus. Ouf, on se serait réellement crus dans une rencontre du 3e type. Et tout ça finit comment? Avec cet échange magnifique.

– Tu as allumé la lumière de mât?
– Ben oui, pour qu’il nous voit
– Ben voyons, est@#$, on n’a pas de mât
– Pouhahaha

La deuxième journée du jour a commencé vers 6 h. Les forecasts annonçaient de forts vents (et ça été le cas) aujourd’hui et nous voulions partir le plus tôt possible de cet endroit, pas question de subir les ouvertures d’écluse toute la journée. Donc le projet : atteindre Mechanicville, où il y a un quai avec électricité, eau, douche, et accès à quelques commodités, le plus rapidement possible pour éviter le pire des vents. La navigation a été ordinaire en raison de la température moche, mais tout a assez bien été, et nous avons atteints Mechanicville sans souci, heureusement.

Le stress du jour : le départ de l’écluse 6

Le départ n’a pas bien été. Même pas du tout. Nous avions un bon vent du Sud. Nous étions amarrés sur des taquets de paquebots à un quai trop haut. Dominic a détaché le derrière, et nous avons ensuite eu des difficultés à détacher le devant… le vent a poussé la poupe et elle s’est mise à s’éloigner du quai… tandis que la proue s’est rapprochée. Nous avons notre enrouleur en avant. Il a mangé un sacré coup. Assez pour le briser. Nous avons même tenté de couper l’amarre pour sauver l’enrouleur, mais nous n’y sommes pas arrivés. C’est le métier qui rentre sûrement. En espérant que nous pouvons trouver des bouts d’enrouleur…

Le bout plate du jour : la sortie de l’écluse 4

Il y a des travaux à la sortie de l’écluse 4. Et quand nous sommes arrivés, il y avait une bonne quantité de bois qui flottait, des billots, des bouts, des algues, qui sait, et ce en plein milieu du chenal. Nous avions quelques doutes à savoir si cela pouvait se traverser, mais comme il s’agissait du seul chemin… Il y avait un petit bateau de travailleurs, nous avons bien essayé de les contacter pour qu’ils dégagent un peu la voie (ce serait plate de frapper un autre bout de bois), mais en vain. Il y avait tellement de bois que nous appréhendions le passage, Dominic se sentait comme dans un épisode de The Beachcombers – pour les plus plus jeunes comme Andrée-Anne, ne vous en faites pas, cette référence n’est pas pour nous ;). Après avoir fait une dizaine de tours sur place pour laisser le bois s’éparpiller, nous avons finalement fait du slalom pour sortir de cette mauvaise posture. Arrivés à l’écluse, le maître éclusier nous a mentionné qu’ils ne répondent jamais aux appels, qu’ils sont vraiment nonchalants, et qu’il ne sait pas trop ce qu’ils effectuent comme travail. Bref, nous pouvions bien les trouver poches.

À propos du quai choisi

Coordonnées : 43°54.234’N 73°41.036’W
Il y a de l’électricité, de l’eau et des douches! C’est génial. Pour nous, c’est tout ce que cela prend. Dominic peut utiliser son sub, tandis qu’Andrée-Anne peut juste continuer ses trucs avec de la bonne musique.

Il a peu de photos aujourd’hui. Nous étions plus occupés à juste attendre que tout passe. Mais j’ai quand même réussi à prendre des clichés de Dominic qui valaient la peine… Comme nous n’avons que très peu de protection dans le cockpit (un petit dodger et un bimini), Dominic a sorti l’artillerie lourde pour être confortable : un rainsuit de moto, le manteau de ski de son frère André décédé il y a déjà trop longtemps, et ses goggles. Méchant look. On pourrait faire croire aux gens que nous avons fait ce voyage dans les années 80…

Les photos du jour

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

De Whitehall (écluse 12) à Fort Miller (écluse 6) dans le Canal Champlain : uh oh, on n’avance plus

20 septembre 2018

Le matin a été parfait. Dominic, le lève-tôt, ou l’insomniaque, a décidé de partir à la découverte de notre environnement immédiat. Et il a fait la rencontre d’un employé de la voirie qui lui a indiqué… où trouver des douches! Malade. Bon, ce n’était pas la fin du monde, cela ne faisait que 5 jours que nous n’avions pas pris de douche, nous étions toujours en contrôle de la situation, mais cela a vraiment bien démarré la journée. Que voulez-vous, on se reconnecte sur les petits bonheurs. Pour l’info, les douches sont dans le pavillon au Sud du quai, côté Ouest, et elles sont particulièrement propres, merci pour l’accueil Whitehall.

Côté navigation, nous avons réussi à passer 5 écluses dans la journée (11, 9, 8, 7, 6) – en passant, ne relisez pas la séquence 12 fois en cherchant l’erreur, il n’y a juste pas d’écluse 10, il semblerait qu’elle n’était pas nécessaire finalement. Naviguer dans le canal est assez simple. On reste au centre et on avance. Lorsque l’on approche une écluse, on appelle le lock master sur la VHF (toujours le canal 13) pour lui dire que nous arrivons et il nous accueille simplement. Des pinottes.

La découverte du jour : les talents aquatiques des écureuils

Tout au long de la route, nous devons être assez vigilants au cas où nous frapperions quelque chose (comme une souche). Et étonnamment, parfois les souches bougent… Au début nous étions un peu confondus, jusqu’à ce que nous réalisions qu’il s’agit en fait d’écureuils qui traversent le canal… Qui sait ça que les écureuils nagent?

Le stress du jour : la quille en prend un coup

Celui-ci est top 1 jusqu’à maintenant! Notre destination A (parce qu’il faut toujours avoir un plan A et un plan B) était au départ Fort Edward. Cet endroit est recommandé dans certaines lectures que nous avons faites, et même le voilier qui nous accompagnait dans l’écluse juste avant Ford Edward nous a confirmé qu’il s’agissait d’un spot sympa pour arrêter. Fort Edward est à la jonction de la rivière Hudson et du Canal, à l’écluse 7. Le hic, c’est que pour l’atteindre, il faut sortir du canal (carrément faire un U-turn) et entrer dans une micro partie de la rivière Hudson. Tout allait relativement bien. J’étais à l’avant pour (encore) vérifier les souches, tandis que Dominic regardait bien ses bouées lorsque…. nous avons entendu un beau bruit de frottement (genre métal sur roche), et nous nous sommes retrouvés complètement stoppés… Il semblerait bien que nous nous sommes retrouvés échoués sur quelque chose. Le hic (parce qu’il y a un autre hic), c’est que nous n’avons pas du tout vu aucune mention nulle part qu’il y a une obstruction à cet endroit. Nous étions en plein centre des bouées dans un petit chenal minuscule, c’était l’endroit où passer, et nous avons fini échoués. Pas besoin de vous dire que le projet Fort Edward est tombé à l’eau à l’instant, pas question d’aller plus loin. Dominic à mis les moteurs à fond (on rêve ici – les moteurs haha… il a plutôt poussé la chèvre à son max), et nous avons réussi à nous sortir de cette fâcheuse situation sans trop de soucis, nous l’espérons – moyennant un frottement sous le bateau à faire grincer les dents. Nous aurions bien aimé aller voir l’état de la quille (et le safran, et l’hélice), mais il est très peu recommandé d’aller faire un tour dans l’eau brune qui nous entoure. Après notre debrief avec Houston (Éric), nous avons conclu qu’il s’agissait sûrement d’un billot entre 2 eaux, ou pris au fond, qui sait. Les dommages sont sûrement minimes.

À propos du quai choisi

Coordonnées : 43°9.604’N 73°34.785’W
Comme notre plan A n’a pas fonctionné, nous avons décidé de passer la nuit au quai de l’écluse 6. Il s’agit d’un gros quai de ciment, beaucoup trop haut, avec des taquets pour des paquebots, dans la nature. Ce n’est pas ici que sont les services. Mais Dominic a trouvé une poubelle pour jeter nos déchets, c’est déjà ça. Nous ne sommes pas sûrs que nous le recommanderions… Pas tant pour le manque de services, mais plutôt en raison du quai presque impossible à atteindre sans être un premier de cordée.

Les photos du jour

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :