Allan Cay à Highbourn Cay : la magie des Exumas, on fait enfin un peu de snorkeling

19 janvier 2019

Aujourd’hui, nous avons bougé surtout pour nous donner un peu plus de confort. À 2 miles seulement, nous sommes allés nous ancrés ancrer afin d’obtenir une meilleure protection du vent de l’Est. La vie au milieu de nulle part continue…

Le projet du jour : passer la tondeuse sur la coque

Le matin a débuté avec un petit plongeon dans les eaux magiques. Question d’aller nettoyer la coque qui en a de besoin. Au fil du temps, les petits mollusques s’installent ainsi que des petites boules d’algues. Donc… on doit plonger pour aller retirer le tout. Et on retire ça comment ? Avec un outil bien simple en fait (merci l’amie Caro pour le hint) : une spatule à peinture en plastique. Simple de même. Efficace, et cela n’abîme pas la coque. Question de s’aider un peu, il peut être bien de mettre des gants également, ça coupe les mollusques… C’est d’ailleurs les mollusques qui coupent qui ont fait sortir Andrée-Anne de l’eau aujourd’hui tout de suite après qu’une hanche se soit fait un petit peu lacérer pas les petites moules. Visiblement, un wetsuit aussi pourrait être bien utile… On continuera une autre journée…

La balade du jour : la plage de la marina de Highbourn

C’est privé cette plage… Mais bon, on a tout de même décidé d’aller voir, on ne fait pas de trouble tsé ! Et il n’y avait juste personne. Et le spot est excellent pour admirer le mouillage et s’extasier devant autant de beauté. On ne pouvait pas passer à côté.

Le enfin du jour : on plonge voir les poissons

Notre jasette d’hier avec le voilier de New York nous a convaincus! Today was the day. Donc, tels des explorateurs du 17e siècle, nous avons packté notre dinghy avec masques, tubas, palmes et cie, et sommes partis à l’aventure… dans le coin nord-ouest du mouillage. Selon les reviews dans Active Captain, il y aurait un beau spot à cet endroit. Mais… il y avait pas mal de courant… Et là, en tant que débutants, nous ne sommes pas tant rendus à gérer le courant. Lors de notre jasette d’hier, la technique qu’ils nous ont parlé pour le courant est de s’attacher après le dinghy et de se laisser dériver. Mais nous ne sommes pas rendus là du tout. Donc, plan B, il y a des rochers du côté est du mouillage. Nous nous y dirigeons et trouvons effectivement un spot de corail (l’idée est de trouver du corail, c’est là que les poissons se tiennent) pour nous initier à la chose ! Coup de cœur instantané ! Définitivement, ce ne sera pas notre dernière fois. Le récif de corail était vraiment petit, mais comme on ne part de rien, pour nous c’était extraordinaire. Malheureusement, nous aurions bien aimé vous partager des images, mais pour des raisons obscures, la caméra n’a pas enregistré… Ce sera pour une prochaine fois.

Et pour la suite ?

Pour la suite, c’est tout un casse-tête. Notre reine météo nous donne du fil à retorde. Au Québec, actuellement, il fait -40°. De notre côté, ces drôles de températures se résument par des vents vraiment pas faciles à gérer. Donc nous sommes toujours à nous demander où nous irons pour nous protéger des vents des prochains jours qui vont faire carrément le tour du cadran en quelques heures seulement. Bref, c’est notre grosse préoccupation.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°43.526’N 76°49.365’W
Il s’agit d’un très bel endroit tout simplement. Parfait pour se protéger des vents d’ouest en est en passant par le sud. Pour le nord, cependant, c’est tout grand ouvert. Le fond est tout en sable, donc l’ancre s’agrippe sans souci. La plage au sud est privée, elle appartient à la marina. Tel que mentionné, il y a un beau spot de snorkling à la pointe nord-ouest, mais celui-ci est vraiment dans le courant, donc peut-être vaudrait-il mieux aller nager à cet endroit à l’étale de la marée question de se donner une petite chance.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici : http://bit.ly/JournalNuage

Rose Island à Allan Cay : check, on a vu les iguanes

18 janvier 2019

Nous avons atteint les Exumas aujourd’hui. Nous sommes allés à Allan Cay. Où des gros iguanes bruns pas tant sauvages nous ont fait coucou lorsque nous sommes allés sur la plage. Il n’y a pas eu tant de vent finalement. Ce fût un peu raté pour la voile, nous avons dû, encore une fois, démarrer le moteur, en soutien au génois afin de ne pas arriver trop tard, nous avions une trentaine de miles nautiques à faire quand même. En théorie, il s’agit du dernier « gros » stretch de navigation que nous ferons pour les prochaines semaines. Les prochaines navigations seront surtout composées de sauts de crapaud entre les petites îles des Exumas, ce ne sera pas des journées complètes de navigation.

Le bout plate du jour : Fire!

Ça c’est Pim de Raven qui a crié ça ce matin lors du départ… Andrée-Anne, toute contente de lever l’ancre entend Pim au loin crier quelque chose… En réponse, elle lui lance un « Good Morning! » et lui, de lui répondre de son côté, un peu à bout : « Fire! » Oh shit, ça ne va pas bien. S’en est suivi un : « Dominic, saute dans le dinghy, Pim est en feu » « Prends un extincteur ! ». Mario d’Océane la Madame était également de son côté en pleine opération rescue. Les 2 sont arrivés sur les lieux… Après une petite analyse de la situation (on comprend ici que le bateau flotte toujours), ils ont constaté que le démarreur a grillé. Impossible pour Pim de partir avec nous. Il va devoir retourner à Nassau.

Notre accueil à Allan Cay : les requins-nourrices

C’est beau à Allan Cay ! L’endroit est en fait composé de 3 îles au centre desquelles il est possible d’aller s’ancrer. Et évidemment, l’eau est tout simplement magnifique ! La première chose dont tu as envie en arrivant, c’est de te jeter à l’eau. Sauf quand 2 requins-nourrices décident de s’installer sous ton voilier. Il semblerait qu’ils ne sont pas dangereux ces requins, mais quand même, cela reste un peu intimidant. Donc, plutôt que nous jeter à l’eau, nous avons plutôt été voir les iguanes sur la petite plage sur l’île du Sud. En arrivant, ils étaient tous cachés les iguanes… Mais ils ont bien été conditionnés au fil du temps. Tranquillement, un premier est apparu et s’est dirigé vers nous. Et ensuite un deuxième… Et ensuite, voilà, on voit la suite. Bref, tous apparaissaient tranquillement et se dirigeaient vers nous avec une seule idée en tête : humains = bouffe. Nous n’avions rien pour eux. Mais ils ont été patients, et sont restés avec nous sur la plage jusqu’à notre départ. Check, nous avons vu les iguanes.

Avons-nous un souper ?

Non. Pas cette fois-ci non plus. Lorsque nous avons remonté notre fil à pêche, le leurre était disparu. Pas le poids cependant ! On évolue un peu… Nous ne savons pas si nous avons « attrapé » un quelconque poisson, ou si les nœuds n’étaient pas assez solides. Ceci restera un mystère. Meilleure chance la prochaine fois.

Et pour la suite ?

Des vents pas pires s’en viennent pour les prochains jours. Le souci est que les vents feront (en théorie, on parle de prévisions météo ici) 2 fois le tour du cadran en quelques jours. Trouver un endroit protégé de tous les vents est pratiquement impossible. Il va falloir faire une valse du mouillage pour s’en sortir. Cela va donc être notre projet des prochains jours… nous protéger du vent.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°44.825’N 76°50.311’W
Il y a beaucoup de courant ici… Du côté de l’île au Sud, il y a un bel espace, mais il ne rentre qu’un seul bateau. Entre les 2 îles du Nord, il y a plus de place, peut rentrer une dizaine de bateaux. Mais il n’y a pas tant de profondeur par contre, il faut être vigilant. De notre côté, nous sommes restés assez proches de « l’entrée » et avons subi pas mal le courant. Le fond est en sable, rien à signaler pour la tenue.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici : http://bit.ly/JournalNuage