19 décembre 2019 au 1er janvier 2020 | Du vent, du vent, et encore du vent (et des nuages et de la pluie en bonus)

De Stuart à Boca Raton, FL

Ce fut un mois de décembre particulier cette année… Question de rendre notre séjour mémorable, Dame Nature a décidé de nous offrir des records de pluie. Il y a au moins des arbres qui vont être contents sûrement. Dominic était si heureux de dire l’an dernier comment le ciel est toujours bleu en Floride… D’habitude oui. Pas cette année. En plus des nuages, nous avons également droit à du vent, qui semble juste ne jamais vouloir arrêter. Il a venté, avec à peu près pas de répit, pendant près de 2 semaines. Le vent ne nous lâchait tellement pas que nous avons réussi à installer notre grand-voile que le 1er janvier ! Nous avons bien eu quelques répits de quelques heures certaines nuit, mais ce n’était clairement pas le meilleur moment pour jouer avec une voile…

Le premier arrêt : Stuart

Nous nous sommes arrêtés à Stuart, nous nous le rappelons un peu contre notre gré, le pont basculant étant en arrêt pour une durée indéterminée. Et comme il ne faisait mais pas du tout beau, nous avons décidé d’y rester quelques jours. À seulement attendre. Nous étions en fait ancrés du côté de Palm City, et le vent nous venait un peu dans la face le temps que nous y étions. Après 2 jours à se faire brasser solide, et ayant compris que cela n’allait pas s’arrêter de sitôt, nous avons opté pour lever l’ancre, et rejoindre notre destination initiale lors de notre départ d’Indiantown : Peck Lake. Quelle joie que notre 2e fois à remonter l’ancre cette année se déroule dans le vent… Vraiment, ça commençait raide. La patience a été notre meilleure amie dans la situation, nous avons attendu sagement des micro-répits et avons tiré sur la chaîne quelques pieds à la fois jusqu’à l’arrivée de la précieuse, qui était, chic comme tout avec son manteau de bouette. Il y en qui payent cher pour un bain de bouette… nous notre Mantus nous l’offre gracieusement, c’est tu fin.

À propos du mouillage à Stuart (Palm City)

Coordonnées : 27°11.450’N 080°16.045’W
19-20 décembre 2019

C’est un peu ouvert dans ce coin-là. Si tu n’as pas le bon vent, comme du Nord-Est par exemple, ce que nous avions, ce n’est pas ce qu’il y a de plus confortable. Comme il ne faisait que venter, nous n’avons pas fait de saut à terre, donc nous n’avons pas exploré les accès.

C’est parti : Stuart à Peck Lake

21 décembre 2019
Distance parcourue : 11,3 Nm

Se rendre à Peck Lake a été sans histoire. Normalement, nous n’aurions pas navigué avec les conditions que nous avions, soit du bon vent à 20 nœuds, mais nous ne pouvions vraiment pas rester exposés à Stuart, il fallait rentrer dans l’Intracoastal (l’ICW) pour nous protéger. Comme nous ne savions pas trop à quoi nous attendre lorsque nous arriverions près de l’inlet Ste. Lucie, nous avions comme plan B, au cas, d’arrêter au mouillage Manatee Pocket, mais cela n’aura pas été nécessairement finalement, puisque malgré le bon vent, les vagues ne s’étaient pas trop formées à l’intérieur de l’inlet. À l’extérieur cependant… ouf, on voyait bien que la mer se déchaînait. Donc, nous sommes tranquillement arrivés à Peck Lake en début d’après-midi, et nous y avons trouvé, à notre grande surprise, un mouillage presque vide. C’est sûr que quand il ne fait pas beau, Peck Lake ce n’est pas super divertissant. L’endroit est super beau, avec un accès à une plage géniale, mais comme il s’agit d’un parc, la seule chose que tu peux y faire, c’est à peu près ça : aller à la plage. Et aller faire une petite balade à pied dans les mangroves. Bref, nous étions bien heureux de retrouver notre endroit chouchou, parce qu’on l’aime bien ce spot, mais la température nous aura, encore une fois, eus, et nous avons décidé d’y rester que 2 nuits en raison de la température. C’est la 3e fois que nous y arrêtons, et la 3e qu’il ne fait pas beau, ils le disent, jamais 2 sans 3, donc… la prochaine fois sera la bonne !

À propos du mouillage à Peck Lake

Coordonnées : 27°6.914’N 080°8.582’W
21-22 décembre 2019

C’est un super endroit pour prendre une pause. Et c’est une des plus belles plages en route puisqu’elle n’est pas en ville, donc on y est presque seuls, c’est génial. L’endroit est « tricky » au niveau des profondeurs, il faut bien faire attention lorsque l’on entre dans le « lac » et passer absolument au sud de la verte, pour ensuite remonter un peu. Le fond fait un genre d’entonnoir, dont l’embouchure est au sud de la verte. À chaque fois que nous nous y arrêtons, nous voyons au moins un voilier qui s’enlise, et cette fois-ci n’a pas fait exception. Il faut bien lire ses cartes les amis…

On retourne en ville : Peck Lake à North Palm Beach

23 décembre 2019
Distance parcourue : 20,1 Nm

C’est lors de cette navigation que nous avons vu notre première eau de couleur turquoise 😊 C’est toujours un bonheur de la retrouver celle-là, et comme l’an dernier, nous l’avons rencontrée à Jupiter. C’est tellement chic Jupiter qu’ils ont même l’eau turquoise… Parce que là, nous sommes dans l’opulence pas à peu près. Outre l’eau turquoise, la journée a eu un autre bout très spécial : nous avons vu le soleil. Oui, oui, il est sorti pour nous dire bonjour un petit moment. C’était génial de l’avoir un peu avec nous.

À propos du mouillage à North Palm Beach

Coordonnées : 26°50.342’N 080°3.307’W
23-24 décembre 2019

Une rumeur circulait à propos de l’endroit, soit le fait que nous ne pouvions plus nous y ancrer. En plus de la rumeur, nous avons également constaté que le mouillage a disparu d’Active Captain. C’est un peu mystérieux. Mais, nous pouvons confirmer qu’il y a encore des gens dans les parages, il devait y avoir une bonne vingtaine de bateaux lorsque nous y étions. Donc… va savoir d’où vient la rumeur. Bref, nous y avons passé 2 jours sans soucis. Nous en avons profité pour aller faire une petite épicerie de frais, puisque c’est facile, le Publix est collé sur le lac. Autre commerce pratique dans le coin au besoin : West Marine. Celui-ci est à distance de marche. Pour aller à terre, on se dirige vers le pont de la A1A au nord du lac (ou 703), et on laisse le dinghy sous le pont, côté nord ou sud.

Vers notre secret bien gardé : North Palm Beach à Lantana

25 décembre 2019
Distance parcourue : 15,8 Nm

Notre objectif du moment était de nous rendre à Boca Raton. Cependant, avec les vents et la température moche, il semblerait que les mouillages se remplissent pas mal de bateaux qui attendent leur fenêtre météo pour traverser aux Bahamas. Donc, nous ne voulons pas arriver trop tard aux mouillages. Et comme nous ne sommes pas pressés, nous avons décidé de faire une petite journée et d’arrêter à Lantana, petite ville où nous avons passé beaucoup de temps l’an dernier, et dont nous nous sommes attachés un peu. Rien de particulier à cet endroit… juste le fait que ce n’est pas trop bling bling, et nous on aime ça quand c’est simple. Côté navigation, rien à signaler, outre le fait que nous sommes passés devant la maison de M. Trump à West Palm Beach, et que visiblement il était dans le coin… À voir la grosseur de l’arme automatique qu’il y avait sur les bateaux de sécurité dans les parages, on ne pouvait pas en douter. Un des bateaux à même pris la peine de venir nous dire un petit bonjour, on se préparait à une visite de contrôle lorsque nous les avons vu approcher (là c’est le moment où tu repasses dans ta tête tout ton matériel de sécurité obligatoire, et tu espères que tout est ok), pour finalement n’être qu’un petit coucou, ok les gars, pas de soucis, c’est vous qui décidez…

À propos du mouillage à Lantana

Coordonnées : 26°34.897’N 080°2.865’W
25 décembre 2019

Tout comme North Palm Beach, ce n’est pas clair pour le mouillage de Lantana. Sur Active Captain, il y a un commentaire récent qui mentionne qu’il faut dorénavant un permis pour s’ancrer à cet endroit. Et là, l’affaire avec Lantana, c’est que tu ne peux pas tant te fier au fait qu’il y a d’autres bateaux pour te rassurer puisqu’il n’est pas super populaire, et que ce n’est pas rare d’être le seul bateau sur place, comme la nuit où nous y sommes arrêtés. Donc… nous avons décidé d’y aller tout de même. Nous nous sommes dit qu’il y avait peu de chances que les inspecteurs ou autres personnes qui viennent te demander de partir travaillent le soir de Noël. Personne n’est venu nous voir. Sur les quais, nous avons vu une pancarte qui indiquait que les « overnight mooring » sont interdits. Dans notre anglais à nous, mooring, cela veut dire s’attacher à une boule de mouillage… On ne comprend pas trop ce qu’ils veulent dire… Mais bon, nous y avons passé la nuit sans soucis. Et le lendemain, c’est Éric qui y est resté pour une nuit, accompagné de 2 autres bateaux. Selon lui, mooring signifie qu’on ne peut pas s’installer aux quais pour la nuit. Donc, pas de problème à s’ancrer. Morale de l’histoire : à chacun son histoire de mouillage, visiblement, l’expérience varie vraiment en fonction des moments.

Attention ! Il faut bien regarder ses cartes et bien choisir où mouiller son ancre à cet endroit. Les éléments à surveiller sont : le fait qu’il s’agit d’un « spoiling area », et qu’il y a 2 épaves au fond. Question de ne pas se retrouver dans le trouble, il vaut mieux aller le plus loin possible du quai.

Même si nous n’en avons pas profité, il est bon de savoir que proche du mouillage, on trouve tout : épicerie, petits restos, magasin de pêche, et la mer qui n’est pas loin également. Pour accéder à la terre, on utilise simplement les quais de la descente à bateau impossible à manquer. Simple de même.

Dernière micro-navigation avant l’arrêt indéterminé : Lantana à Boca Raton

26 décembre 2019
Distance parcourue : 14,9 Nm

Journée record de navigation ! 7 ponts de passés, dont 5 avec horaire (ça ça veut dire que ce sont des ponts qui ouvrent, s’il y a des bateaux qui le demandent, à des heures précises, en général soient aux heures et aux demi-heures, ou aux 15 et 45 minutes). D’habitude, avec notre chèvre, on a beau tenter l’impossible, on finit toujours par arriver que quelques minutes en retard à un pont, et on doit tourner sur nous-même pendant 30 minutes pour attendre la prochaine ouverture. Mais pas cette fois-ci ! Nous avons été dans les temps comme jamais. À un point tel que nous avons même atteint 5,6 nœuds de vitesse moyenne dans notre navigation, ce n’est pas rien ça, en général on fait plus 4,2, méchante différence ! On soupçonne le courant de nous avoir aidé pas mal. Et le vent aussi, qui nous a donné un petit coup de pouce lorsque nécessaire (une belle bourrasque a d’ailleurs réussi à faire voler quelques trucs à l’intérieur de Nuage… oui oui, dans l’Intracoastal). Côté objectif du jour, notre but était de nous rendre à Boca Raton, et ce le plus tôt possible question de trouver une belle place au mouillage. Nous sommes finalement arrivés tellement tôt, que nous avons pris la place d’un voilier qui lui était seulement sur son départ. Ce fut parfait comme arrivée. Nous avons ensuite pu avoir le temps d’aller nous dégourdir les jambes et aller faire un tour à la plage qui est à distance de marche. On a enfin commencé à sentir les vacances qui commencent…

L’arrêt indéterminé : Boca Raton

Et question de confirmer que le fun commence, les amis ont également commencé à apparaître. Il y a d’abord Éric, à bord de Destiny IV Us, qui est venu nous rejoindre au mouillage le lendemain de notre arrivée, et également André et Anne qui sont venus faire un tour en voiture puisque ceux-ci sont en vacances à Hollywood. Nous avons profité des quelques moments de beaux temps que nous avons eu pour profiter un peu de la Floride et prendre le rythme des vacances… plage, balade, petits restos. Pendant les journées pluvieuses et venteuses, nous avons gentiment patienté avec des lectures, et la configuration du nouvel ordinateur. Côté resto, grâce à la tante à Anne, nous avons découvert le buffet (oui, oui, buffet, vous avez bien lu) Santo’s qui, pour une trentaine de dollars, vous propose un buffet bien garni de sushis, poissons, fruits de mer et crabe, le tout bien sûr à volonté. Côté look de la place, on repassera, mais côté assiette, c’est un good deal…

À propos du mouillage à Boca Raton

Coordonnées : 26°20.760’N 080°4.447’W
26 décembre 2019 au …

Le lac Boca Raton est un mouillage que nous aimons bien, entre autres, parce que nous pouvons accéder à la terre facilement grâce au quai de la descente à bateaux, et que nous pouvons également faire le plein d’eau grâce aux facilités du même quai. Également, la plage n’est pas loin, une petite marche de rien du tout. Autre petit plus que nous aimons : l’épicerie Trader Joe’s, qui est un peu loin à pied, mais qui vaut le détour puisqu’il y a tout plein de beaux produits bio et un peu exotiques (pas facile les produits exotiques aux USA…). Le seul problème du mouillage cependant est son achalandage, surtout dans la période des Fêtes. Beaucoup de gens viennent y passer la journée, et cela peut devenir un peu le bordel. Quand ce n’est pas un gros cruiser qui vient se prendre l’hélice dans notre chaîne d’ancre (heureusement, toutes les parties ont gardé leur calme, et tout s’est bien terminé), c’est un bateau qui vient s’ancrer trop proche pour la nuit (allô la nuit à stresser…). Certains ont eu des mauvaises expériences ici en raison justement de l’achalandage, mais ce n’est pas tant notre cas, c’est encore mineur ce qui nous est arrivé.

Et pour la suite

Pour la suite… Pour le moment, nous n’avons pas d’agenda, du moins pour quelques semaines. Comme nous prévoyons que traverser vers les Bahamas qu’à la fin janvier, nous avons amplement le temps de prendre le temps, et ça, c’est pas mal apprécié de l’équipage. Question de bien profiter de notre séjour, nous avons pris la décision d’aller chercher la voiture à la marina pour quelques jours. Celle-ci permettra au capitaine d’aller jouer au tennis à volonté, et permettra également de faciliter nos déplacements dans les parages. Boca Raton est l’endroit idéal pour avoir la voiture puisque (secret très bien gardé), il y a un stationnement à la descente à bateaux, sous le pont, qui nous permet de la garder tout près, c’est tu ben faite. Côté météo, les nouvelles sont bonnes. Le soleil semble vouloir reprendre ses droits pour les prochains jours.

Quelques photos en vrac

La carte de notre périple

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici : http://bit.ly/JournalNuage
 

Partir aux Bahamas en voilier : par où commencer

Ou, par où avons-nous commencé de notre côté

Voilà, c’est dit. Nous avons, nous aussi, décidés de nous lancer dans la petite des grandes aventures en voilier. Que voulez-vous, il faut bien commencer quelque part 😉

La grande question lorsque le projet semble vouloir se forger une place un peu trop significative dans les pensées est : par où commencer? C’est bien beau « je veux partir en voilier vers le Sud », mais encore…?

Je vais essayer, bien lire ici : essayer, de vous aider en vous donnant quelques pistes. Parce que le monde de la navigation, c’est tout un monde à découvrir, d’autant plus quand on n’y connaît rien au début.

D’abord, il est important de mentionner que partir en voilier est un projet accessible. Pour certaines personnes. C’est un projet qui, étonnement, nous rapproche de la simplicité tout en étant assez complexe. Mais accessible. Vous me suivez?

Laissez-moi exposer un peu mieux ma pensée. Depuis 2 ½ ans, nous caressons notre projet en y croyant par période beaucoup, et d’autres moins. Voici un peu notre courbe.

La courbe

  • Soyons fous, achetons un voilier ! Liberté…!!
  • Ok, comment on gère ça au juste?
  • C’est merveilleux, je me vois déjà sur les mers du sud à l’aventure !!
  • 3 h de cours seulement et je peux conduire un bateau? 
  • Ok, comment on gère ça au juste?
  • On s’en va dormir à l’ancre !
  • C’est quoi chasser….?
  • On va tous mourir !!
  • Le plus beau réveil de ma vie, c’est indécent
  • Partons vers le Sud ! Liberté…!!
  • Merde. Je crois que nous venons de tuer la grand-voile…
  • Ça coûte combien une grand-voile?
  • On est all set, on part ! Liberté…!!
  • Et ça, ça coûte combien?
  • C’est trop gros comme projet.
  • Ok sérieux, il faut vraiment tout savoir… menuiserie, électricité, mécanique, plomberie, couture, et quoi d’autre ??
  • On va suivre des cours de plus…
  • Au pire on partira l’an prochain.
  • Ok non on part, liberté…!!

Pour résumer le tout, ce que nous avons compris pour mener à terme ce projet (et on ne parle que du départ en ce moment), il faut simplement : commencer et mettre du temps. Et ce, peu importe par où. Parce qu’une fois que c’est parti, c’est parti, et une surprise n’attend pas l’autre. 

Voici comment nous avons commencé notre projet.

Lire

Des blogues, des livres, tout ce qui se trouve. Voici quelques suggestions.

  • L’Intracostal, le guide
    • Je recommanderais cette lecture au tout début. Avant toute chose. Il y a tellement de contenu dans ce livre, c’est vraiment une bonne base pour se faire une tête sur l’ampleur du projet.
  • Le blogue du voilier SurpriseS
    • Philippe Pelletier a une super plume. Il fait le voyage vers le Sud chaque année depuis des années et publie également un livre électronique à absolument avoir. Cette année, en 2018, il ne fera pas le voyage par contre, mais ses écrits restent .
  • Le cours des Glénans
    • Certains trouvent ce livre too much. Pas nous. Nous le considérons plus comme une bible. Tout y est pour découvrir la navigation à la voile.
  • Voile abordable
    • Ça jase pas mal sur le forum de Voile Abordable, on y traite de tout. Il ne faut juste pas se laisser refroidir par le look 1999 du site 😉
  • Et si c’était ça la vie?… (si vous arrivez à le trouver)
    • Ce livre date un peu, mais il se lit toujours aussi bien. C’est le récit de Yanik Aubé et Stéphanie Laniel qui ont fait le périple à un très jeune âge.
  • Notre blogue 😉
    • Nous avons raconté notre périple de Plattsburgh aux Bahamas sur le présent blogue en détails, vous seriez fous de vous en passer!

Se perdre sur Youtube

Il y a tellement de vidéos sur la voile et les voyages. Il en sort des nouveaux à tous les jours. Un groupe Facebook existe d’ailleurs sur ce seul sujet : YouTube Sailing Channels. Voici quelques propositions que nous avons regardées avant notre départ. 

Assister à des conférences

Dans la région de Montréal, il y a par exemple la Conam qui propose une programmation hivernale intéressante. Les conférences présentées sont sympathiques et abordables. Et il s’agit du rendez-vous des navigateurs du coin.

Économiser

Pour partir, cela prend des sous, c’est plate de même. Évidemment, toutes les poches sont différentes, à chacun sa situation financière. Par contre, j’aurais tendance à croire que la majorité des gens n’ont pas un an d’économies. À chacun de voir comment arriver à économiser, mais c’est indispensable ! Et attention… Le monde nautique coûte cher, il faut bien évaluer toutes les dépenses liées au projet, c’est facile de perdre le contrôle.

Visiter des marinas

Outre sur l’eau en navigation, c’est là que tout se passe ! Aller se promener parmi les bateaux autant à quai qu’en cale sèche et sentir la vibe, c’est vraiment motivant. Et qui sait, vous allez peut-être y faire des rencontres qui pourraient être significatives…

Prendre des cours

Nous avons opté pour des cours théoriques offerts par l’École de navigation de la Société de sauvetage. Ces cours nous ont permis de prendre un peu d’assurance dans certains volets :

  1. Navigation de plaisance (qui permet d’obtenir le permis de conducteur)
  2. Électricité à bord
  3. Mécanique diesel
  4. Navigation côtière intermédiaire
  5. VHF
  6. Objectif Sud

Outre l’aspect pédagogique, les cours sont également une excellente occasion de rencontrer des gens. C’est pratique de développer un réseau, et les navigateurs sont tellement fins.

Conseil : les cours théoriques sont encore plus pertinents quand on peut mettre en pratique les apprentissages assez vite. Si on n’a pas de voilier, les cours pratiques sont à privilégier (surtout si on part de zéro).

Se procurer un voilier et naviguer le plus souvent possible

En ce qui nous concerne, nous avons fait le saut assez vite. Dominic avait une bonne base en navigation, Andrée-Anne, pas du tout. L’aspect intéressant lorsque l’on passe à l’action, c’est qu’il devient difficile de reculer.

Penser à consulter un expert maritime lors de l’achat peut être une bonne idée, cela aide grandement. Pour notre part, nous avons contacté Michel Duquet, et nous vous le recommandons sans aucune hésitation.

Quelques endroits pour magasiner son voilier

Évidemment, il ne s’agit que de quelques pistes basée sur notre début à nous. Des formules, il y en a tout plein, chaque navigateur a son parcours, et tous les navigateurs ont débuté à partir de rien un jour 😉

Dernière chose. Se lancer dans une telle aventure nécessite du travail, beaucoup de travail. C’est exigeant, mais je le rappelle, accessible. On doit développer une multitude d’habiletés, et ceci ne se fait pas instantanément. Il ne faut pas perdre le focus !

Sur ce, bon vent, nous, on part !