5 trucs de nourriture longue durée sans grande dépendance au réfrigérateur

Ou comment bien manger sans avoir l’impression de se priver

Quelques habitudes au niveau de la cuisine ont dû être changées pour faciliter la vie à bord. Contrairement à notre vie sur terre, certaines limitations nous imposent de faire des choix différents au niveau culinaire. Idéalement, nous cherchons des solutions qui vont nous permettre d’utiliser des ingrédients qui se conservent sur une longue durée pour compenser les visites espacées au supermarché, qui vont se conserver hors du réfrigérateur le plus possible, et qui vont nous permettre d’utiliser le moins d’énergie possible lors de la préparation des repas.

Comme tout, cela prend le temps que cela prend pour intégrer la nouvelle réalité, mais une fois qu’on s’habitue, c’est le quotidien qui embarque.

Truc #1 : La germination

Pour ça, on dit merci à Océane la Madame, et à Eaux vives également. La germination, c’est la chose la plus simple au monde, mais quand tu ne connais pas, cela a l’air compliqué. Donc le principe de la germination, c’est de faire germer des petites semences, qui seront consommées après seulement quelques jours de germination. L’exemple le plus connu de germination : la luzerne, que l’on retrouve couramment en épicerie. Là, l’idée, c’est de le faire soi-même et de ne pas acheter de petite barquette.  

La germination permet d’avoir des aliments frais en tout temps, et peut compenser lorsque les visites au supermarché sont rares. Certains vantent les mérites des nutriments contenus dans les petites pousses, on ne s’y connaît pas dans le domaine, donc pour notre part, ce n’est qu’une super méthode pour mettre un peu de vert et de fraîcheur dans nos assiettes. La germination a l’avantage de ne prendre que peu d’espace, peu d’eau, et peu de temps. C’est pas mal de positif ça.

Pour faire de la germination, on peut utiliser toutes sortes de systèmes qui ont l’air de micro-serres, et rendre la chose super flashy (bienvenue dans le monde de la consommation), ou on peut utiliser un simple pot Mason à large bord, qui devrait être « fermé » par un couvercle ou un morceau de tissu (ou du moustiquaire par exemple) qui laissera l’eau s’égoutter et l’air entrer, mais qui gardera les semences humides dans le pot. De notre côté, nous avons choisi un couvercle en plastique trouvé sur Amazon. La raison de cet achat ? L’utilisation de la bague en métal, en situation d’humidité, combinée au milieu marin, fait que la bague s’est mise à rouiller vraiment rapidement. Donc nous avons opté pour le couvercle en plastique destiné à la chose. Pour le pot Mason, comme on ne voulait pas se retrouver avec une douzaine de pots, nous sommes allés en chercher à l’unité chez Renaissance, il y en a presque toujours de disponibles.

La méthode de base (là, vous allez voir, c’est simple comme tout) :

  1. On met une bonne cuillère à soupe de semences dans le pot.
  2. On met un peu d’eau pour les faire tremper pendant un 4 heures. Selon les semences choisies, le temps de trempage peut varier. Pour notre part, nous en faisons pas mal abstraction et tournons autour de 4 heures (ou plus des fois) pour toutes les semences, et tout a bien fonctionné.
  3. Après le trempage, on vide l’eau, on rince les semences.
  4. On met le pot à l’envers pour laisser l’eau s’écouler.
  5. On rince 2 fois par jour (matin et soir) les semences pendant quelques jours (3-4 en général, mais cela varie selon la semence), et on remet à chaque fois le pot à l’envers, en angle, ou sur le côté (mais pas debout), tout fonctionne pour nous.
  6. On rince et on mange.
  7. On met les restants dans un pot fermé au réfrigérateur si on a un, on y garde les germes une bonne semaine sans problème.

Chaque semence est différente cependant, il faut le savoir. Cette méthode est de base, mais varie. Certaines semences ne se mangent pas crues. Une fois germées, elles doivent être cuites. Google est là pour valider les particularités de chaque semence, par exemple le site Mes graines germées en liste plusieurs.

Et les semences, on les prend où? Un peu partout. Mais on risque d’avoir plus de chances dans les commerces de type vrac, ou d’aliments naturels tels que Aliments Merci, ou le Marché Tau. Pour les plus pressés, il y a également toujours Amazon qui peut dépanner. Il y a énormément de choix, et il faut savoir qu’un sac en général produit beaucoup de pousses, donc on peut facilement trop en acheter, il ne faut pas partir en fou. Un sac peut produire 40 tasses de pousses (le prix est donc justifié) et avec une tasse, tu peux faire au moins 4 si ce n’est pas 6 sandwichs pour se donner une référence.

Notre coup de cœur jusqu’à maintenant : les graines de radis! La surprise que cela fait dans la bouche quand tu réalises que les quelques petites pousses goûtent réellement… le radis, et pas à peu près! Et de l’autre côté, notre déception : les graines de brocoli. Elles sont si petites qu’elles sont vraiment difficiles à gérer dans le pot. Peut-être qu’un autre système de germination serait plus approprié pour ces graines.

Truc #2 : Les conserves maison

Les fameux pots Mason. Que nous apprécions particulièrement pour différentes raisons. D’abord, pour la conservation, pas besoin de réfrigérateur, tout se conserve à la température ambiante et pour plusieurs mois, voire années. Ensuite, c’est si simple d’ouvrir un pot, et de mettre un repas tout prêt déjà dans un chaudron quand tu n’as pas le goût de cuisiner, ou lors d’une journée de navigation houleuse. En plus d’être simple, comme on ne fait que réchauffer, on n’utilise que très peu d’énergie (propane), ce qui peut être appréciable. Et finalement, cela nous permet de profiter des spéciaux au Québec avant de partir plutôt que de dépendre des trouvailles (ou des non-trouvailles) sur la route.  

Faire ses conserves maison peut paraître intimidant au début, mais avec un peu de pratique, on arrive facilement à maîtriser la bête. Et une fois que l’on casse la glace, un monde s’ouvre à nous. Plusieurs « méthodes » (les opinions varient sur chaque méthode) existent pour faire des conserves : au four, à l’eau bouillante, à l’autocuiseur et à l’autoclave. Pour notre part, nous avons choisi de nous lancer dans les conserves à l’autoclave. Cette méthode de mise en conserve est pour nous idéale puisque celle-ci est sécuritaire pour tous les types d’aliments, peu importe l’acidité. L’autoclave, c’est comme l’ultime méthode sécuritaire pour faire des conserves, les chances de manquer ton coup sont à peu près nulles, si tu suis la méthode et les recettes. C’est possiblement la plus impressionnante à première vue, mais tu ne veux pas prendre le risque de te retrouver avec un empoisonnement quand tu es au milieu de nulle part…

Petite note : Attention de ne pas confondre l’autoclave avec l’autocuiseur (communément appelé « presto »). Les 2 sont similaires de l’extérieur et certains utilisent l’autocuiseur pour faire des conserves, mais ce n’est pas un autoclave. Question d’ajouter une petite couche à la confusion, la marque Presto produit un autoclave, et c’est d’ailleurs lui que nous avons choisi.

Pour nous lancer, nous avons simplement suivi les conseils de du blogue de Recettes de conserves maison qui donne toute l’information nécessaire pour bien se lancer sur sa page, et une quantité astronomique de recettes, et nous avons suivi les conseils de l’amie Marie-Eve qui utilise l’autoclave depuis déjà un bon moment pour la conservation de ses légumes de jardin. En plus du blogue, il y a également un forum qui contient des tonnes de discussions bien intéressantes. Si on avait à recommander une recette pour se lancer, on recommanderait la recette de Soupe au poulet de M. Pilon, qui est, probablement, la recette la plus simple au monde dans l’univers de l’autoclave. Ensuite, on fouille, et on trouve celles qui nous parle!

Pour notre part, voici ce que nous avons testé et intégré pour le moment :

  • Les pilons de M. Pilon mentionnés plus haut.
  • Les poitrines de poulet. Nous nous sommes inspirés d’une recette, et nous faisons plus simple : on fait revenir les poitrines dans une poêle, et on les met dans un pot avec des oignons et de l’ail, de l’eau, et un peu de bouillon en poudre et du sel. On suit ensuite le temps de stérilisation recommandé. Le processus crée des morceaux de poulet qui s’effritent, on ne sort pas de belles poitrines du pot du tout. Donc on utilise ce poulet pour faire des sandwichs, faire des riz, l’intégrer à une sauce indienne, des soupes, ou autre.
  • Du bœuf haché. Question d’optimiser la chose, plutôt que de mettre que le bœuf, nous ajoutons quelques légumes en dés : oignon, poivron et céleri, et quelques assaisonnements. Le mélange peut donc être utilisé seul avec du riz, ou intégré à une sauce tomate pour un bon repas de pâtes.
  • Le porc. C’est Océane la Madame qui l’a mis dans notre radar. On peut simplement mettre en conserve du porc cru qui servira comme le poulet. Simple comme tout. De notre côté, on ajoute au porc des tranches d’oignons, d’ail et des épices de Montréal.
  • Le bœuf stroganoff. Une de nos recettes chouchous, c’est si bon. Ce n’est pas simple à faire nécessairement, mais le bonheur est proportionnel lorsqu’on ouvre le pot au milieu de nulle part.
  • Le chili. Un classique. On accompagne de riz tout simplement. Rien à faire autre que réchauffer.

Truc #3 : Des aliments qui se conservent bien hors du frigidaire

Quand tu vis sur un voilier et que tu ne veux pas dépendre du réfrigérateur, un nouveau radar se développe chez toi : le radar à aliments sur les tablettes. Et c’est étonnant ce que l’on peut trouver lorsque l’on cherche un peu…

Du fromage

Certains fromages n’ont pas à être conservés au réfrigérateur. En fouillant, on peut tomber sur des cheddars très forts qui se gardent sur les tablettes, et même des fromages à pâte molle, tels que ceux de la marque Castello qui ont un brie et un camembert qui se gardent sur la tablette (ce n’est pas dit sur leur site cependant, c’est un peu étrange, mais on confirme que ces fromages ne sont pas au réfrigérateur dans les épiceries Métro et Bonanza). Bon, on va être honnête, ce ne sont pas les meilleurs fromages en ville, mais cela fait son effet quand tu es pris depuis une semaine dans un mouillage au milieu de nulle part.

Fondue au fromage

Dans la même lignée… La fameuse fondue au fromage suisse. N’oublions pas que celle-ci n’a pas besoin d’être au réfrigérateur, et elle peut se conserver très longtemps. On s’assure d’avoir un peu de muscade, de l’ail et du vin blanc à bord, et on a un super repas tout simple. Si en plus on fait son pain maison… C’est le bonheur.

Pepperoni / Salami / Saucissons

Beaucoup de « charcuteries » sont disponibles sur les tablettes. Ces charcuteries peuvent servir lors d’apéro par exemple, ou comme viande dans une pizza ou une sauce. Cela vaut la peine d’en avoir à bord, c’est un bon dépanneur.

Tortillas

Les tortillas… l’indispensable à bord. À temps perdu, amusez-vous à regarder les dates de « péremption » des tortillas. C’est fascinant, c’est bon pour plusieurs mois! Donc on en rentre à bord, et on les utilise lorsque le pain fait défaut.

Miracle Whip

Truc d’Eaux vives ici. Étonnamment, la sauce Miracle Whip n’a pas à être conservée au réfrigérateur. Pour ceux qui aiment, c’est bon à savoir! Petite astuce supplémentaire d’Eaux vives : s’assurer de ne pas y laisser de miettes cependant, on utilise un ustensile dédié, sinon, on risque de corrompre la conservation.

Lait UHT

Ça c’est le lait dit « Grand Pré ». On le connaît tous, mais il est bien de rappeler qu’il existe. Ce lait, tant qu’il n’est pas ouvert, n’a pas besoin d’être au frais, et il se garde très longtemps. Pour une économiser de l’espace, on peut également utiliser le lait en poudre qui fonctionne parfaitement bien dans les préparations. Nous ne sommes pas des buveurs de lait, donc nous ne pouvons pas commenter le goût, mais pour la cuisine, c’est approuvé!

Truc #4 : Légumes d’hiver

Ça, ce sont les légumes qui se conservent très longtemps. Nos préférés : carotte, courge, chou, oignons. À cette liste, on pourrait ajouter pomme de terre et navet, mais nous ne sommes pas fans de ceux-ci en raison de leur temps de cuisson élevé. En théorie, toute personne nordique connaît ces légumes, et ce sont les meilleurs à avoir à bord lorsque les ravitaillements tardent. Il y a certains trucs de conservation que l’on peut appliquer.

  • Carottes : un truc est de les conserver dans le sable. Certains l’utilisent. Pour notre part, nous n’avons pas eu besoin de cette technique puisque nous utilisons le frigidaire en ce moment, et que celui-ci nous permet de les garder plusieurs semaines. Mais nous savons que la technique existe si besoin il y a.
  • Chou : nous conservons le chou plusieurs semaine hors du frigidaire dans notre hamac à légumes. Un petit truc pour allonger la durée de vie : utiliser le chou feuille par feuille plutôt que couper le chou avec un couteau. Simple de même.
  • Oignons : les oignons vivent super longtemps dans notre hamac. On les met dans un sac en maille, ils sont bien aérés ainsi, et sont heureux.
  • Courge : les courges type spaghetti ou musquée ne nécessitent aucune attention. On les laisse dans le hamac, à l’air, et elles font leur vie sans souci. Elles durent éternellement.

Truc #5 : Faire son pain

Le défi du navigateur et de la navigatrice. Ça, et la pêche, même combat. On pense que c’est simple, mais cela prend de la pratique. Et une fois qu’on réussit, on affiche sur notre blogue, ou notre page Facebook notre réussite (un pain ou un poisson), c’est un classique. Pour la pêche, nous n’avons pas atteint le Graal encore, mais pour le pain, cela s’en vient.

Nous avons intégré une technique à la poêle. Notre four n’étant pas super égal dans la répartition de la chaleur, nous avons de la difficulté à faire une belle miche de pain. Donc nous avons adapté une recette de pain naan au barbecue de Ricardo.  

On pourrait appeler notre recette :

Petit pain naan à la poêle en fonte (inspiration de Ricardo)

Ingrédients :
  • 250 ml (1 tasse) d’eau tiède
  • 37 ml (2 1/2 c. à soupe) de miel
  • 15 ml (1 c. à soupe) d’huile d’olive
  • 675 ml (2 1/2 tasses) de farine tout usage
  • 2,5 ml (1/2 c. à thé) de levure instantanée
  • 5 ml (1 c. à thé) de sel
Préparation :
  1. Dans un bol ou une tasse, mélanger l’eau, le miel et l’huile.
  2. Dans un autre bol, mélanger la farine, la levure et le sel.
  3. Cette étape est la plus cruciale. Ajouter en très petites quantités le mélange d’eau au mélange de farine et mélanger tranquillement avec une grosse cuillère. Lorsque l’on commence à avoir une grosse masse, on laisse tomber la cuillère, et on y va avec les mains, et on pétrit, encore et encore, en ajoutant toujours son eau en petites quantités. Il faut prendre le temps de rendre la masse le plus homogène possible, tant qu’il y a encore des petits grumeaux, on continue. Bon à savoir : lorsqu’on ajoute l’eau, la masse va devenir super collante, ce n’est pas le temps de lâcher, on continue, l’eau ajoutée va se mélanger, et la masse va redevenir intéressante à travailler. Le mot d’ordre : patience.
  4. Une fois que le mélange est bien lisse, former une boule et la déposer dans un bol propre et légèrement huilé. Couvrir le bol d’un linge légèrement humide et laisser reposer dans un endroit tiède et humide pendant minimalement une heure. Aucun souci à laisser plus longtemps (on aime même mieux plus longtemps pour notre part). Plus la boule repose, plus elle gonflera tout simplement.
  5. Préchauffer la poêle en fonte avec de l’huile au choix.
  6. Sur un plan de travail enfariné, faire des petites boules de pâte (2 pouces). Abaisser la pâte pour faire des petits disques.
  7. Cuire les pains dans le poêlon un côté à la fois.
  8. Facultatif : badigeonner de beurre fondu et servir immédiatement. Sinon, on laisse refroidir et on mange plus tard.

Rendement : on fait plus ou moins 10 petits pains ainsi.

Conservation : Ils ne se conservent pas super bien puisque aucun agent de conservation n’est utilisé, donc on les mange dans les jours qui suivent.

Sur ce, bon appétit!

2 janvier au 12 février 2020 | Un mois de tennis et de soleil à Boca Raton

De Boca Raton à Boca Raton, FL

Retour à l’écriture groupe un peu ! Là, on le sait, vous êtes oh combien nombreux à vous demander ce qu’il s’est passé dans le dernier mois et demi… Notre boîte courriel ne dérougissait juste pas (not!). Voilà donc ce qui s’est passé.

Pour Dominic, ce fût… allez on devine… tennis ! Eh oui, le capitaine s’est repris pour l’an dernier et a profité du beau temps pour s’imposer sur les terrains de tennis de Pompano et de Century Village. À Pompano, il a pu rencontrer plusieurs joueurs dont certains font les tournois provinciaux (Tennis Québec). Des bons liens se sont tissés et aucun match en simple ne s’est soldé en défaite. Cela n’a pas été de tout repos cependant, certains de ces joueurs ne laissent pas leur place malgré les années qui passent. Quand ce n’est pas un match qui s’étire sur plus de 2h30, c’est un fond de raquette qui rend l’âme. Allô les courbatures le lendemain matin, une chance que les Motrin existent. Surtout quand on ajoute quelques corvées d’eau entre tout ça. Deerfield, pour sa part, a été l’endroit pour poursuivre la rivalité entamée l’an dernier avec un bon joueur du coin, et divertir le fan club officiel de Dominic qui est composé principalement de son bon ami Pascal, sa conjointe Michelle, et Andrée-Anne. L’important ce n’est pas la quantité qu’ils disent.

Andrée-Anne, de son côté, a passé son temps « ordinateur » à des activités professionnelles, ce qui fait que le blogue a écopé, désolée groupe. Le reste du temps a lui été consacré à la vie de bateau, la lecture et la marche, slow life quoi.

Nous avons également eu Éric qui nous a tenu compagnie avec le voilier de Philippe jusqu’au début du mois de janvier. Éric a toujours de bons conseils pour les petits soucis que nous avons avec Nuage donc nous sommes toujours bien heureux de l’accueillir 😉 Sa visite a également été l’occasion pour Dominic d’aller visiter quelques petits canaux de Fort Lauderdale en accompagnant Éric jusqu’au lieu de livraison du voilier dont Philippe devait reprendre possession ensuite.

Devenir « liveaboard » à Boca Raton

Après tout ce temps, nous sommes pratiquement devenus des « liveaboard » officiels du lac. Presque, parce que les vrais eux sont là depuis… 2 ans ! Mais tout le monde est tellement dans sa bulle et discrets que nous n’avons fait connaissance qu’à la fin de notre séjour. Qui a dit que nous ne pouvons plus mouiller l’ancre en Floride déjà ? Sans vouloir vendre tous les secrets, on va quand même vous en partager quelques-uns, peut-être que vous allez y penser 2 fois avant de vous sauver d’ici les navigateurs pressés 😉

Le bon moment pour arrêter

Certains ont eu des expériences ordinaires à Boca Raton en raison de l’achalandage. Ce qu’il faut savoir en fait, c’est que le lac est particulièrement achalandé la fin de semaine, mais pas la semaine. La fin de semaine, on restait carrément sur le bateau pour gérer les nouveaux voisins du jour qui venaient prendre un petit verre à l’ancre. On y voit de tout, ça va du pneumatique au yacht de luxe, c’est la cohue. Et tout ce beau monde n’est pas nécessairement super expérimenté avec une ancre… Pour notre part, outre notre « mésaventure » du bateau pris dans notre chaîne d’ancre le premier week-end, tout a bien été. Mais nous étions là pour surveiller. La meilleure journée pour arrêter : assurément le lundi, il n’y a personne au lac.

Un bon endroit pour les derniers ravitaillements avant de traverser

Le lac peut être un bon endroit pour faire ses derniers ravitaillements avant de traverser si le projet de traverser existe. Cela peut clairement valoir la peine si on a beaucoup de choses à faire, de faire une petite pause ici et louer une voiture, ou de prendre un taxi ou un Uber. Pour la voiture, pas besoin de se casser la tête, il y a un beau stationnement 24h à la descente à bateau pour la stationner (et psst, si on est sympa, personne ne t’achale si le véhicule reste plus de 24h). Outre les commodités proches (eau, et épicerie) que vous avez dans l’article précédent, il y a également quelques bons plans qui ne sont pas à distance de marche, mais qui valent la peine.

  • L’épicerie Aldi à Deerfield. On ne se le cachera pas, le Publix, ce n’est pas la place la plus abordable en Floride… Donc on fait quoi ? On va chez Aldi. C’est tellement moins cher que tu entres dans ton argent avec un taxi après seulement 2 blocs de fromage (presque). C’est tout dire.
  • Une fois rendu au Aldi avec un taxi payé à cause des bonnes aubaines, tu peux profiter des commodités autour. Pour les types zéro déchet et bio, on fait quelques pas de plus, et on va au Sprout Farmers Market. On y trouve un beau choix de produits spécialisés, locaux et de produits en vrac. Nous avons pu y trouver, par exemple, de la farine de pois chiche qui nous permettra de tenter une recette d’hummus qui ne nécessitera pas 2 heures de tournage de robot manuel (à suivre).
  • À côté du Sprout Farmers Market, on trouve un autre commerce bien utile : le Dollar Tree. Bon, on ne veut pas encourager la Chine à outrance, mais disons qu’il peut y avoir des fois certains items qui sont pratiques et pas chers à trouver à cet endroit.
  • Évidemment, si on veut trouver des grandes bannières, on peut aussi dans le coin sans souci (on pense au gros W qui dépanne sur des aspects parfois). Et on peut aussi trouver une quincaillerie Ace et un West Marine.

Une fois tous les ravitaillements faits, on accède rapidement (2 jours ou moins) aux points de chute pré-traversée que sont le Lake Sylvia ou No Name Harbour. Cela peut être un bon plan quand on ne veut pas être dans la « foule » de ces mouillages.

Nos petits coups de cœur

Évidemment, tout n’est pas que commodités dans le coin, on peut aussi en profiter pour juste profiter du temps.

  • La plage. Bien sûr. Elle est à 10 minutes à pied. On serait fous de s’en passer. La mer est si proche que nous l’entendons du lac. Et la plage est belle dans le coin. À la hauteur du lac, elle est achalandée, mais tu marches 5 minutes de plus, et tu as la paix si tu veux.
  • La pizza. Un classique pour nous. Et là, ce qu’il faut savoir, c’est que la communauté italienne est pas mal présente à Boca Raton donc… Nous avons trouvé une vraiment bonne place à distance de marche : Tucci’s Fire N Coal Pizza. Ce n’est pas la pizza la moins chère, mais ça vaut le détour, et nous n’étions pas seuls à le penser à voir le monde qu’il y avait là!

Le « downside » de rester longtemps au même endroit : l’écosystème qui prend ses droits

S’il y a quelque chose qui rend les algues et les petites moules heureuses, c’est bien une coque qui ne bouge pas. Et nous l’avons appris, cela a été un bon projet de ramener la coque à l’état qui nous plaît. Ce qui est bien du lac cependant, c’est que l’eau est renouvelée constamment à cause de l’inlet, donc on peut avoir des journées avec une eau super limpide quand c’est tranquille (à voir le fond quand même!), donc il ne fallait qu’attendre la bonne journée pour plonger. Disons que la spatule à peinture en plastique s’est faite bien aller! Dans la catégorie petit cossin à avoir à bord, c’est clairement un indispensable.

La découverte du moment : la colle HH-66

Ils appellent cette colle-là du « vinyl cement ». Donc, quand tu décides de t’en servir, il vaut mieux que tu l’apposes à la bonne place. Bref, cette colle géniale est parfaite pour toute réparation à faire sur un pneumatique en PVC, genre, un dinghy gonflable (elle ne semble pas recommandée pour l’hypalon). Le dinghy a eu besoin d’un peu d’amour, un côté arrière s’est décollé complètement de la base, ce qui faisait que nous avions les petits pieds pas mal mouillés. Nous avons testé la HH-66, et ce fût un succès. C’est un peu fascinant comme produit. Tu l’apposes sur chaque côté que tu veux coller : exemple le dinghy et la patch, et ensuite tu attends 2-5 minutes, jusqu’à ce que la colle, étrangement, ne colle plus si tu la touches avec tes doigts. C’est à ce moment que tu peux fusionner les 2 parties. Qui seront des meilleures amies jusqu’à la fin des temps. Comme on ne peut pas trop quitter le bateau le week-end à cause de la foule qui débarque au lac, nous avons profité d’un beau dimanche ensoleillé pour refaire le derrière du dinghy minutieusement. Nous sommes pas mal fiers de notre job, mais un peu moins fiers des beaux coups de soleil que nous avons attrapés. Bref, une autre affaire à avoir à bord de Nuage absolument dorénavant.

Le truc à ne pas répéter : utiliser le « general delivery » à Boca Raton

Sur la trotte, une technique pratique pour recevoir du courrier ou des colis est d’utiliser le service de « general delivery » qu’offrent certains bureaux de postes. Nous avons utilisé ce service à Indiantown, et tout a super bien été. Mais à Boca Raton… Nous avons tenté de recevoir un routeur pour Éric de Island WiFi. Question de valider que le service était bien offert à ce bureau, nous avons confirmé par téléphone avant. Le routeur est bien arrivé au bureau de poste en une journée, mais ils ont réussi à le perdre en moins de 2. Leur réponse : nous ne recevons pas de « general delivery » à ce bureau en particulier, il faut aller au bureau à l’autre bout de la ville… Ah bon, pouvez-vous aviser la personne qui répond au téléphone svp ? Étant bons joueurs, nous sommes retournés plusieurs fois pendant plusieurs jours pour tenter de les encourager à trouver le routeur. Mais en vain… Disons que c’était plutôt drôle de voir leur tête à chaque fois qu’on entrait dans le bureau de poste… Tout ça a mal fini. Ils n’ont jamais trouvé le routeur. Du moins, du temps du séjour à Éric. Qui a reçu un appel un mois plus tard du bureau pour lui annoncer qu’ils avaient du courrier pour lui. Bravo. Morale de l’histoire : prochaine fois, on fait envoyer au bureau d’UPS qui est à seulement quelques portes du bureau de poste.

Et pour la suite ?

Le départ est prévu pour le 13 février! Direction : sud. Nous nous rendrons à Miami / Biscayne Bay, et nous y attendrons la prochaine fenêtre qui va nous mener dans les fabuleuses îles des Bahamas…

Quelques photos en vrac

La carte de notre périple

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici : http://bit.ly/JournalNuage