Big Major à Big Major : jasons électricité…

9 mars 2019

La vie suit son cours tranquillement sur Nuage ces jours-ci… Houston en profite pour se reposer (quoi de mieux qu’un voilier pour le faire ?) et pour notre part, nous sommes également sur le même rythme. Nous essayons de tenir toutefois le rythme d’un projet par jour… Quand même.

Le projet du jour : l’électricité de la pompe de cale

L’électricité, c’est un work in progress sur Nuage. Comme dans tout, il y a les bonnes pratiques… et la réalité. Pour notre part, notre réalité, c’est que Nuage est un pas pire vieux bateau (1980, on le rappelle), et que tout est toujours à faire. Si nous avions attendu que Nuage soit parfait pour partir, nous serions encore à notre quai à Plattsburgh (et on gèlerait pas à peu près à ce temps-ci de l’année). Bref, aujourd’hui, nous avons retravaillé l’électricité de la pompe de cale, question de la mettre plus standard. Rassurez-vous, elle fonctionnait, mais comme tout est à faire et à refaire constamment, nous avons choisi ce projet avec Houston. Avec Houston, nous en avons profité également pour mettre à jour la liste des items que nous allons devoir acheter pour avoir un vrai kit de réparation d’électricité efficace. Nous avons un peu tout, mais tout a de l’âge, et parfois il faut être créatif un peu, donc, on va se gâter à notre retour. Heureusement pour nous, Nuage n’est pas super compliqué au niveau de l’électricité, nous le gardons simple et évitons d’installer trop d’instruments et d’appareils. Cette approche comporte de nombreux avantages : nous pouvons avoir un plus petit pack de batteries, nous avons moins de réparations et d’entretien à faire et nous risquons moins d’être « mal pris » parce qu’un appareil a décidé de lâcher au mauvais moment. Mais cela comporte également des « désavantages » (tout est relatif) : on vit un peu plus style camping et moins maison, et on force un peu plus parfois (nous n’avons pas de guindeau électrique par exemple, nous remontons l’ancre avec nos bras).

Voici la liste de notre kit de réparation de base idéal – comme un kit de premiers soins, mais pour l’électricité… (nous avons quand même déjà quelques items, mais ce n’est pas complet) :

  • Un multimètre
  • Une pince à sertir
  • Un assortiment de fils électriques étamés (étamé c’est pour l’environnement salin) de différentes couleurs et grosseurs (8-10-12)
  • Un kit de tubes connecteurs qui resserrent à la chaleur (shrink) de différentes grosseurs
  • Un kit de tubes connecteurs réguliers de différentes grosseurs
  • Des connecteurs Wago (2-3-5 fils)
  • Un kit de cosses à anneau et à fourchette de différentes grandeurs
  • Des boîtiers à fusible étanches
  • Des fusibles variés
  • Un petit fer à souder et du fil à soudure
  • Du tape électrique
  • De la graisse diélectrique

Si vous voyez quelque chose qui manque, n’hésitez pas à nous en faire part…

Et pour la suite ?

Demain, nous allons nous rapprocher de Staniel Cay pour aller voir la fameuse grotte et faire un tour de reconnaissance de Staniel Cay dans le but de préparer le départ de Houston de lundi matin. Ensuite, tout reste à suivre…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°11.196’N 076°27.521’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Mouillage 8 mars

La photo du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Black Point à Big Major (Staniel Cay) : on est quand même pas dans un rallye…

8 mars 2019

Bon ben… on n’est pas là pour se stresser après tout donc… nous avons décidé de nous rendre seulement à Staniel Cay aujourd’hui plutôt que la Seaquarium. Nous avons décidé de rester en zone de confort et de prendre ça relax dans le coin d’ici le départ de Houston le 11. Le vent était un peu fort aujourd’hui, et on ne savait pas trop comment il allait évoluer, donc nous avons joué safe, ce n’est pas comme si on faisait un rallye… En plus, question d’agrémenter la journée au maximum, ce beau vent nous a permis de faire de la voile un peu. Un peu, c’est le bon mot, puisque la distance entre Black Point et Staniel Cay n’est pas très longue.

carte 8 mars 2019

Outre la voile, le gros highlight du jour a été d’aller faire une petite balade en dinghy. Nous sommes allés voir la mer de l’autre côté de l’île Big Major. La dernière fois que nous étions ici, nous étions venu nous protéger d’un vent instable qui allait venir de différentes directions. On trouve ici à peu près la meilleure protection pour des vents de tous côtés dans le coin (et possiblement pour tous les Exumas). Et cette fois-là, nous n’étions pas seuls à nous être installés dans le coin pour le coup de vent… Tout le contraire d’aujourd’hui. Nous avons découvert, à notre grande surprise, qu’il n’y avait juste aucun bateau derrière l’île… Comme quoi, ce n’est pas une visite à un endroit qui fait l’endroit, chaque fois peut être complètement différente…

Et pour la suite ?

Nous allons rester dans le coin jusqu’à lundi, soit la journée du départ de Houston. Outre les cochons que nous avons vus lors de notre première visite et que nous ne tenons pas à revoir, il y a comme attraction dans le coin la fameuse grotte Thunderball que nous avions gardé en banque. C’est la très famous grotte qui a servi pour un film de l’agent 007. Donc, nous prévoyons aller voir la grotte.  Pour l’instant, nous allons rester ancrés à l’Ouest de Big Major, nous avons une bonne protection et nous allons nous approcher de la grotte dimanche (nous sommes vendredi).

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°11.196’N 076°27.521’W
Un mouillage super facile d’approche où on peut trouver tous les types de bateaux… du plus petit, au vraiment très gros. Il n’y a rien à signaler ici.

Mouillage 8 mars

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Black Point à Black Point : la vraie de vraie dernière, c’est vrai là

7 mars 2019

Petite journée à Black Point aujourd’hui composée de quotidien (3 sur un voilier, ça fait du ramassage à faire pas à peu près…) et d’une petite / grosse marche (tout est relatif).

La balade du jour : on va voir Little Bay

Il faisait très beau aujourd’hui, donc nous en avons profité pour faire une marche et nous dégourdir les jambes en allant jusqu’à Little Bay, notre petit coin de paradis. C’était l’occasion d’aller dire au revoir en fait, puisque nous partons demain. Et là, c’est sûr que nous ne revenons pas avant un bon petit bout… Aucune larme n’a été versé, ne vous inquiétez pas 😉

Parlons déchets : comment nous sommes devenus des Ti-Mé

La balade aujourd’hui nous a fait passer devant le dépôt à déchets de Black Point, et si vous vous souvenez bien, nous avions dit que nous reviendrions sur ce sujet… Aujourd’hui est le moment tout indiqué. Donc… les déchets. Tout comme le reste sur un voilier, les déchets nécessitent une gestion quotidienne et serré. Les 2 composantes principales à gérer sont : l’espace et les odeurs. L’espace d’abord. En fait, la gestion de l’espace des déchets se déroule lorsque nous apportons les items sur le voilier. Le plan est simple : on ne rentre que le minimum d’emballage : on se débarrasse de toutes les boîtes (exemple céréales) pour ne garder que les sacs, on enlève tous les emballages, toutes les étiquettes, etc. Donc rentrer l’épicerie est un peu de gestion… Ensuite, les odeurs. Ça il n’y a pas tant de trucs, du moins, nous n’en avons pas pour le moment. Lorsque nous étions aux États-Unis, dans l’Intracoastal, nous avions accès à des poubelles sur les berges, donc il n’y avait pas de souci. Si jamais, nous devions attendre trop longtemps avant de pouvoir jeter nos ordures, le truc était de les laisser dans le dinghy derrière : 1. On ne les sent pas, 2. On va penser à les sortir lorsque nous allons prendre le dinghy. Aux Bahamas, c’est plus compliqué un peu, on ne peut pas jeter nos déchets sur toutes les îles bien évidemment, il n’y a pas des installations partout. Donc, il faut parfois attendre plusieurs jours avant de pouvoir se départir de ses déchets… Lorsque nous sommes loin de tout, une seule option s’offre à nous pour les odeurs : jeter par-dessus bord les déchets compostables. Ultimement, ceux-ci seront désagrégés ou mangés par les poissons (si on veut leur donner un coup de pouce, on peut les couper en petits morceaux…). Évidemment, on ne fait pas ça dans le mouillage, on attend de s’être éloignés des côtes.

Et le recyclage ? Là, ça va faire mal, attention à vos yeux et votre cœur… On ne peut juste pas en faire lorsque nous sommes en voilier. Autant aux États-Unis qu’aux Bahamas. Pour nous départir de nos déchets, nous devons utiliser les installations publiques, et celles-ci ne sont pas nécessairement composées d’espaces pour le recyclage. Nous sommes un peu pris.

Et là, le petit bout on jase sérieusement… Devoir gérer ses déchets de manière aussi rapprochée nous amène bien évidemment à réaliser combien nous en consommons des choses. C’est astronomique ! Bon… on le sait, nous n’étions pas d’énormes consommateurs en général avant de partir, mais cela nous choque quand même. On en entend parler partout, la planète croule sous les cochonneries que nous lui laissons et vous avez vu (si vous regardez nos photos) l’état des plages côté mer ici. LE PLASTIQUE EST UN RÉEL FLÉAU. Ce n’est pas une fake news ou de la propagande, c’est vrai, il faut drastiquement changer nos habitudes de consommation, il faut trouver des solutions alternatives, il faut faire des pressions à qui de droit, il n’y a pas d’autres options. Point.

Évidemment, quand on parle ainsi et que l’on met nos limitations liées à la vie de voilier dans l’équation, on pense automatiquement à la mouvance Zéro déchets, qui est hyper inspirante, mais… très difficile à mettre en application si les services / commerces ne sont pas disponibles pas dans le coin où tu es. Et quand tu te promènes en voilier, c’est rare que tu te retrouves dans des grandes villes où les installations de ce type sont principalement encore concentrées. Alors on fait quoi ? Ben c’est la grande question. Et c’est un des éléments sur lequel nous allons devoir travailler lors de nos prochains voyages. Comme il n’est presque pas possible de tendre vers le Zéro déchet lors de nos achats en route, cela doit se passer avant le départ, les réserves devront être faites de manière très méticuleuse (juste assez, pas trop question d’avoir à acheter le moins possible en route). Sinon, les conserves maison seront bien évidemment de retour (en plus de réduire les déchets, c’est très économique…). Ensuite, nous allons continuer à apporter le plus d’ingrédients de base possible pour préparer notre nourriture plutôt qu’acheter des produits préparés / transformés (pain, desserts, etc.). Pour le reste, on va continuer la réflexion…

Et pour la suite ?

On part demain matin ! Le plan serait d’aller vendredi à la Seaquarium, et ensuite de revenir samedi à Staniel Cay, pour aller avoir la grotte de l’agent 007 dimanche, et ainsi être proches pour le départ de Houston qui est lundi à Staniel Cay. Ouf, un horaire de ministre.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°06.194’N 076°24.131’W
Nous sommes toujours au même endroit.

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Black Point à Black Point : il vente, on fait des projets

6 mars 2019

Journée sous le vent et les nuages pour l’équipage de Nuage aujourd’hui. Pendant qu’Andrée-Anne est allée visiter l’équipage du voilier Sandflea qui était également dans le coin, Dominic et Houston ont attaqué quelques projets électriques… soit les feux de navigation.

Le projet du jour : on éclaire Nuage

Il était temps que l’on s’occupe des feux de Nuage. Malheureusement, l’électricité, ce n’est pas notre fort, même si nous essayons fort (Andrée-Anne a quand même fait un cours à la Société de sauvetage… mais ce n’était pas assez visiblement). Et là, il n’y avait plus aucun feu qui ne fonctionnaient… Pour les feux de navigation, nous avions acheté des feux à batterie, plutôt qu’utiliser ceux installés sur le bateau, cela fonctionnait, mais nous savions qu’il s’agissait d’une solution temporaire. Houston est donc venu à la rescousse. D’abord, il a ajusté les feux avant et arrière de navigation. À l’avant, les fils avaient été usés par le tube dans lequel ils rentraient… Et des fils usés avec des embruns d’eau salée ben ça donne des fils qui ne fonctionnent plus. Simple de même. Ensuite, ce fût le projet du feu de mouillage. Le souci en fait est que lorsque nous avons mâté à Catskill, nous étions tellement poussés dans le derrière que nous avons branché les fils trop vite. Et malgré le fait que nous les avions tous identifiés, lorsqu’il est arrivé le temps de les rebrancher, le stress du moment a occasionné quelques erreurs… Là aussi, Houston est arrivé à la rescousse. Après quelques essais et erreurs et des tests grâce à une batterie 12 volts de rechange que nous avions, il a réussi à retrouver les matchs parfaits ! Nuage is back on track !

Et pour la suite ?

Nous avons décidé de rester à Black Point demain. Le prochain arrêt que nous aimerions faire est la Seaquarium près de Bell Island. L’idée serait d’y aller, et ensuite de revenir un peu sur nos pas pour déposer Houston à Staniel Cay. Mais cela reste à suivre…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°06.194’N 076°24.131’W
Nous sommes toujours au même endroit.

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Rudder Cut Cay à Black Point : comme si on rentrait à la maison

5 mars 2019

Nous avons vraiment adopté Black Point. C’est comme rentrer à la maison venir ici. Et qu’est-ce qu’on fait quand on revient à la maison et que cela fait longtemps qu’on est parti ? On fait du lavage ! Donc aujourd’hui, après avoir faire notre journée de navigation au moteur, le vent n’était pas là du tout aujourd’hui pour nous donner un coup de pouce, nous sommes allés faire du lavage au fameux Rockside Laundromat.

La sortie du jour : le Scorpio, bien sûr

C’était mardi aujourd’hui… Donc, c’est le happy hour 😊 Nous sommes allés bien évidemment faire notre tour… Et cette soirée a été l’occasion d’en apprendre un peu plus sur le barracuda grâce à Marc du voilier L’Athanor. Ce fût une grande déception pour Andrée-Anne, elle qui était toute contente d’avoir ramené un pas pire barracuda à bord… Non, ce n’était pas à cause de ses talents de pêcheuse cachés, mais bien parce que le barracuda est un poisson paresseux. Il se laisse faire tout simplement. Visiblement, il fait confiance à la vie ce poisson. Quand tu es sous l’eau il reste là tout proche tranquille à attendre qu’une proie lui soit offerte, et quand tu le pêches, il se laisse remonter, on dirait qu’il le sait qu’il va être remis à l’eau puisqu’il n’est pas recommandé à la consommation, donc, pourquoi donc se débattre…. Bon… on repassera pour le petit exploit de pêche, une autre preuve que nous avons encore nos croûtes à manger !

Et pour la suite ?

Demain, le vent continue. Donc nous allons rester ici. À plus « long » terme, nous allons éventuellement nous rendre un peu plus au Nord, sans aller trop loin puisque Houston nous quittera à partir de Staniel Cay qui est déjà tout près. Son vol est prévu pour le 11 mars.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°06.194’N 076°24.131’W
Avec le vent du Nord annoncé, nous sommes allés mouiller l’ancre dans la portion Nord de la baie, et ce fût la bonne chose à faire.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Lee Stocking Island à Rudder Cut Cay : bonjour la sirène, check !

4 mars 2019

Aujourd’hui, notre sortie en mer a été un peu plus plaisante qu’hier. Bon… nous n’avions pas beaucoup de vent, on ne peut pas tout avoir, mais nous n’avions pas beaucoup de vagues non plus. Nous étions accompagnés d’un beau petit clapot.

Le nouveau cut du jour : Rudder cut

Comme tous les autres dans les Exumas, un cut, c’est un cut, et ça reste impressionnant considérant le fait que tu dois te faufiler entre des murs de roche qui, pour ajouter à la difficulté, ne sont aucunement balisés. Tu dois te faire confiance, et faire confiance à ton GPS aussi… Comme il y avait peu de vent aujourd’hui, le seul élément que nous avons dû considérer est la marée et nous sommes arrivés tout près de la marée haute, donc l’arrivée s’est fait assez en douceur.

L’attrait du jour : la sirène de David Copperfield

Oui, oui, vous avez bien vu le nom, il s’agit bien du magicien qui vole (une fascination de la jeunesse d’Andrée-Anne…). Celui-ci a une (ou quelques-unes) île(s) dans le coin. Ce n’est pas clair il est propriétaire de quoi exactement, mais il y aurait un resort. Ce qui est sûr cependant, c’est qu’il a mis un cadeau pour ses invités, soit une sculpture dans le fond de l’eau. Une sirène installée à un piano. Bon, avant d’y aller, nous étions déjà un peu blasés, une sculpture, sérieux, on va faire se déplacer pour une sculpture ? Et ça, c’est l’attitude idéale pour finalement passer un bon moment ! Finalement, elle vaut le détour cette sirène. C’est vraiment sympa à voir dans le fond de l’eau, c’est totalement abstrait, et en même temps, elle est à sa place. Ce qui la rend intéressante également est le fait qu’elle est grandeur nature. Bon, ultimement, on ne sait pas c’est grand comment une sirène vous nous direz, et nous vous répondrons que cela n’existe pas les sirènes, donc pour faire simple, elle est grandeur humaine. Les plongeurs les plus efficaces arrivent pour la plupart à aller s’installer au piano à côté de la sirène. Pour notre part, c’est quelque chose qui n’a pas été possible, et c’était loin d’être chic les tentatives. Vraiment, il va falloir peaufiner nos techniques de plongée et notre équipement (des poids)…  C’est sûr que nous nous ne sommes pas aidés, nous avons dû aller voir la sirène à la marée haute puisque c’était le seul moment où l’eau était étale… Si vous cherchez la sirène, elle est près de Rudder Cut Cay, dans la petite baie au Sud de l’île. Nous avons mis un point sur la carte.

Sinon, l’autre petit attrait à cet endroit est la « grotte » sur la plage. Elle est belle à aller voir. Normalement, on ne peut pas aller sur les îles privées, mais c’est toléré ici. D’autant plus qu’il semblerait qu’il est possible d’aller sur les îles jusqu’à la limite de la marée haute, ce qui veut dire que l’on peut marcher sur les îles à marée basse puisque ce bout de terre est en fait dans l’eau la moitié du temps. Mais ceci reste à confirmer. Bref, même si c’est privé, les visiteurs peuvent aller faire leur petit tour et voir la grotte. Donc nous l’avons fait.

Et pour la suite ?

Le vent est toujours prévu pour demain soir, donc les plans ne changent pas, on se dirige vers Black Point pour se protéger mardi et mercredi au moins. Nous sommes lundi.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°52.273’N 076°14.424’W
Nous avons mouillé l’ancre directement en face de la petite grotte. Rien à signaler à cet endroit, mais nous y étions par petit temps. Il y avait un peu de courant de marée, le bateau a changé de côté, mais rien d’inconfortable.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Stocking Island à Lee Stocking Island : détrompez-vous, il s’agit bien de 2 îles

3 mars 2019

Nous sommes retournés à nos amours aujourd’hui… On s’ennuyait presque de notre île, nous y avons passé tant de temps… Cette fois-ci cependant ce ne fût qu’un arrêt pour la nuit. Nous ne sommes même pas allés faire de tour sur la terre…

La navigation du jour : en mer, pas le choix

Tout comme pour nous rendre à George Town, pour en sortir nous n’avons pas le choix de prendre la mer encore. La navigation du jour a été faite au moteur et au génois en raison d’un beau vent au portant (derrière) qui ne rendait pas la chose très simple. Pour ajouter à l’inconfort, la vague venait de derrière, mais le swell, lui, arrivait de côté. Ce qui faisait que Nuage faisait des roulis assez divertissants…

Le projet du jour : installer les nouvelles lumières solaires

Ce qui est agréable d’accueillir de la visite est le fait qu’elle peut vous apporter des petites choses pratiques pour le bateau impossibles à trouver au milieu de nulle part ! Donc, quand Éric est arrivé, c’était un peu Noël. Le plus gros souci que nous avions sur le bateau est l’éclairage et l’énergie nécessaire à ce dernier. Entre autres, nous avons des soucis avec notre lumière de mât qui n’allume plus depuis que nous avons remis le mât à Catskill (ben oui, vous pouvez trouver que ne nous procrastinons :p), et comme nous n’avons pas de grosses batteries de servitudes (seulement 2 du groupe 24), nous ne pouvons pas trop utiliser les lumières du bateau, toute l’énergie étant cannibalisée par le frigidaire. Donc, Houston nous a apporté quelques petits items pour nous simplifier la vie : un chargeur à batteries qui se branche sur le 12 volts, des batteries rechargeables en plus, des lumières solaires qui allument automatiquement le soir, une lampe de poche submersible. Et aujourd’hui, le projet était d’installer les lumières solaires sur le bimini. Le but : avoir des lumières qui allument automatiquement le soir, ainsi, si on quitte le bateau de jour et que nous oublions d’allumer les lumières de mouillage (comme la lumière de mât ne fonctionne pas, nous accrochons des lumières sur les haubans normalement), ces lumières vont dépanner. Fin du projet…

Et pour la suite ?

Demain, nous nous tenons au plan, on s’en va voir la sirène de David Copperfield à Rudder Cut Cay. Ce n’est pas une navigation que nous ferons sur le bank, nous allons passer par la mer pour nous y rendre.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°45.606’N 076°05.245’W
Nous sommes de retour dans la baie Sud de Lee Stocking Island. L’endroit est toujours aussi bon pour se protéger des vents de l’Est…

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Stocking Island à Stocking Island, en passant par George Town : la dernière au Sud…

2 mars 2019

C’était déjà la dernière journée dans le coin. Ça va vite… Question de partir bien ravitaillés, nous avons dû retourner du côté de George Town pour aller chercher le propane. Heureusement, ce n’était pas très loin, et notre efficacité légendaire nous a permis de réussi à avoir du propane avant midi… Quand même !

Le projet du jour : le propane

Au réveil, nous étions encore confus sur ce que nous allions faire… Ce n’est pas tant clair le propane dans le coin. De ce que nous avons compris, il y a des annonces sur le Cruiser’s Net qui avisent les gens du moment pour aller déposer les bouteilles qui seront remplies dans les jours (heures ?) suivant.e.s… Cette formule ne nous convient pas trop, puisque cela ne nous tente pas tant d’attendre des jours pour notre propane… L’autre option, est d’aller chez Forbes. Pour leur part, ils partent avec la bonbonne, et la rapporte quelques heures plus tard, c’est déjà mieux. Mais c’est plus cher un peu (32 $ vs 21 $ pour une 20 livres – on y va de mémoire, les prix peuvent varier un peu). La dernière option qui s’offrait à nous était d’appeler le numéro que nous avons eu de la gentille employée du Shell lors de notre passage. Celle-ci nous avait donné le numéro d’Island Gases. Nous l’appelons donc très tôt en matinée, et celui-ci nous informe qu’il sera au Shell dans les prochaines 45 minutes, il pourra donc nous y remplir notre bouteille on the spot. Wow, c’est du service ça, c’est pratiquement du jamais vu dans le coin, l’équipage à bord est un peu ébahi… S’en est suivi un petit rush pour désancrer Nuage et nous rendre de l’autre côté dans les 45 minutes. À notre arrivée, nous avons vu le camion arriver à l’heure qu’il nous avait dit (on augmente l’ébahissement ici), et notre bouteille de propane a été remplie pour 21 $. Simple de même. Pour cette fois. Parce que nous avons été chanceux en fait. Nous avons appelé au moment où le chauffeur passait par là. Normalement, il ne donne pas nécessairement ce service. Voici le numéro si jamais cela peut servir… 242 357-0245

La marche du jour : le monument + la plage

Question de bien profiter de notre dernière journée dans le coin, nous sommes allés faire une petite marche en après-midi. Nous sommes allés voir le monument. Qui est en haut de la butte. Qui prend 4 minutes à monter. Et nous sommes allés voir la plage encore. Des heures et des heures de plaisir.

Et pour la suite ?

On part demain ! Retour vers le Nord. Eh oui, déjà. Il y a quelques endroits que nous n’avons pas vus, donc nous allons tenter d’y arrêter. En espérant que la température sera avec nous. Demain, notre destination sera Lee Stocking Island. Nous sommes samedi, et un bon vent du Nord est annoncé à partir de la nuit de mardi, donc nous devons être bien protégés pour mardi soir. Le plan : dimanche on se rend à Lee Stocking Island, lundi on va à Rudder Cut Cay voir la fameuse sirène, et mardi, on se rend à Black Point pour être bien protégés du Nord.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°31.806’N 075°46.153’W
Nous sommes revenus au même endroit

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Stocking lsland à Stocking Island : les papilles en prennent un coup

1er mars 2019

Encore une journée tranquille sous le soleil à Stocking Island / George Town. Dès que nous partirons d’ici, le retour sera officiellement débuté, nous irons vers le Nord, donc le fait d’étirer le temps ici a quand même quelque chose d’appréciable.

La bouffe du jour : Le Chat ‘N’ Chill

Ce midi, nous avons été à l’incontournable. Le petit bar bien peuplé de l’île déserte de Stocking Island. Houston nous y a invité. Parce que ce qu’il faut savoir c’est que malgré le fait que nous pourrions avoir l’image d’un lieu assez développé, ce n’est pas du tout le cas… Le Chat ‘N’ Chill est en fait le seul « service » de l’île, outre les petits resorts (on est loin des resorts à l’Américaine…). Bref, nous sommes allés faire notre tour. Et avons mangé un burger. C’était bon, rien de gastronomique, mais cela faisait la job comme on dit. La palme du moment cocasse revient à Dominic… Lors de son retour au bar après être allé faire son tour à la table à condiments, la barmaid l’interpelle et lui fait un signe de la main comme quoi cela sent très fort – à ce moment-là, il ne comprend pas tant ce qu’elle dit… C’est lorsqu’il a pris sa première bouchée qu’il a compris… Dans un des récipients, il y avait une huile avec un légume mariné non identifié. Toujours à l’affût de nouvelles saveurs, Dominic a mis quelques cuillères de l’huile en question sur son burger et ses frites… Mauvaise idée… C’était du feu ! Aucune idée quel genre de piment c’était, mais il était clairement mortel. Du moins pour les papilles. C’était violent, de la pure souffrance. À en détruire le repas. Question de valider la chose, il a gentiment offert une frite à Andrée-Anne pour lui faire tester, sans lui mentionner le risque bien sûr… Le « Oh sh*& » qui est sorti était tout simplement spontané, de quoi réveiller le bar au complet. S’en est suivi quelques larmes et grimaces, jusqu’à ce que la douleur disparaisse quelques heures plus tard. Il semblerait même que la cire dans les oreilles à Dominic a ramolli…

La visite du jour : évidemment Stocking Island

Nous nous sommes promené un peu… Nous sommes allés voir la plage autour du Chat ‘N’ Chill, ainsi que les petites baies proches. C’est ça que les gens appellent le camping (Sainte-Madeleine pour les plus cyniques). Effectivement, cela fait un peu camping. Dans les baies, on y trouve des boules de mouillage avec des bateaux qui ne bougent jamais, c’est leur endroit. Et ben franchement, c’est un super bel endroit pour aller s’installer. Oui, il y a du monde, oui cela fait camping, mais l’eau est bleue, il fait chaud et c’est beau autour, il y a définitivement un attrait qui peut plaire.

Dans la baie la plus au Sud, il y a un petit sentier qui mène à la plage côté mer. L’intérêt d’aller voir la plage à cet endroit ? Il n’y a pas de rochers !! C’est rare ça une plage dans la mer qui n’est que de sable. Nous en cherchons une depuis le début du voyage ! Nous aimerions bien aller nous amuser avec nos planches de body surf, mais les côtes sont toujours trop hostiles. Ici, la plage se prête totalement à la chose. On y reviendra. Si c’est possible.

La dernière balade du jour fût le sentier sur la plage de notre mouillage, Monument Beach. Celui-ci nous a mené également à la plage, c’est pas mal la destination ici. Et malgré le fait qu’il y a beaucoup de monde, du moins par rapport à ce que nous avons été habitués dans les dernières semaines, il n’y a juste personne sur les plages. C’est quand même génial.

Et pour la suite ?

Nous avons déterminé la journée du départ. Ce sera après-demain. Donc… demain, le projet sera de profiter un peu encore de Stocking Island et d’aller faire un tour à nouveau à George Town pour régler le cas du propane, pour ensuite pouvoir partir avec toutes les réserves au max.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°31.806’N 075°46.153’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

George Town à Stocking Island : Farniente et farniente encore

28 février 2019

Ce qui est agréable d’avoir un invité comme Houston à bord, c’est que pour lui, le simple fait d’être au chaud aux Bahamas le comble. Comme il est un habitué du monde de la voile, il comprend également la réalité de la vie à bord qui n’est pas que martini, bikini, et party… Ce qui nous laisse la chance de faire nos corvées en tout tranquillité.

Donc, aujourd’hui, la journée a été assez simple. Nous avons fait quelques corvées ce matin puisque le temps était plus favorable à la chose. Nous avons encore été chercher de l’eau, et nous sommes allés faire un petit tour (encore) à l’épicerie. C’est comme ça, quand l’épicerie est à côté, on dirait que tu y passerais la journée… La seule corvée qui nous restera à faire lorsque nous serons prêts à quitter George Town, c’est le propane, qui est d’ailleurs encore à démystifier…

La « navigation » du jour : on s’en va à Stocking Island

Stocking Island, c’est l’île qui est vis-à-vis Great Exuma Island. Y aller, dépendant où tu veux t’installer, prend un gros… 20 minutes. En fait, c’est principalement là que les gens s’ancrent lorsqu’ils viennent à George Town. L’endroit où nous étions près de la ville est principalement le spot à ravitaillements. Pour notre part, nous avons choisi d’aller nous installer près de Monument Beach, parce qu’il semblerait que c’est plus tranquille que près de la plage du très famous Chat ‘N’ Chill… Le Chat ‘N’ Chill c’est l’endroit dont on entend le plus souvent parler lorsque l’on parle de George Town, il s’agit d’un resto-bar sur Stocking Island, on le découvrira plus tard.

La petite balade du jour : Flip Flop Beach

Question de nous dégourdir les jambes un peu, nous sommes allés faire un tour à Flip Flop Beach qui est un peu au Nord de l’endroit où nous avons mouillé l’ancre. La plage est en fait un peu aménagée par les équipages de bateaux du coin, c’est un lieu de rencontre qui semble bien sympathique, mais il n’y avait personne lors de notre passage. À partir de la plage, on trouve un court sentier. Celui-ci nous a amenés à la plage du côté de la mer. Voilà. Simple de même. C’est ti pas beau la vie ?

Et pour la suite ?

Pour l’instant, il n’est pas prévu de bouger encore. Depuis notre arrivée, les vents sont assez modestes et la météo nous donne du répit. Nous pouvons prendre notre temps et partir quand cela nous chantera plutôt que devoir nous contraindre à une fenêtre météo, c’est du gros luxe ça ! Nous allons donc encore passer 1 ou 2 jours ici encore…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°31.806’N 075°46.153’W
Nous nous sommes installés près de Monument Beach. Outre le fait qu’il y a pas mal de bateaux, il n’y a pas grand-chose à dire sur le mouillage. Celui-ci offre une belle protection de l’Est.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :