Nassau à Nassau : c’est à l’ancre qu’on passe le coup de vent

19 mars 2019

Il est finalement arrivé. À 17 h 45. Les prévisions ont été toute la journée à l’image des derniers jours. Nous ne savions pas à quelle heure il arriverait jusqu’au moment où il était juste là. Les prévisions parlaient de 17 h, 18 h, 21 h, 00 h…  Toute la journée, nous avons vu des gens parler du coup de vent sur les internets (surtout Facebook…), dans les Abacos, à Bimini, et ensuite du côté d’Eleuthera. On a entendu parler de pointes à plus de 50 kn… Et comme nous sommes des warriors, nous avons finalement pris la décision de rester à l’ancre pour affronter la bête, et l’idée a été plus ou moins bonne. Comme nous n’avons pas d’anémomètre, nous ne saurons jamais à quelle vigueur le vent nous a frappé à Nassau en ce 19 mars 2019…

Un matin comme les autres

La journée a débuté as usual avec pas trop d’action. Dominic est allé jouer au tennis sur Paradise Island. Tranquillement, il commence à connaître des gens et on lui propose même des joueurs, sympa ! Et le bout drôle dans tout ça, c’est la rencontre terrien vs marin lorsqu’on lui a demandé s’il revenait demain jouer. Évidemment, la réponse n’a pas été simple puisqu’il a dû introduire le fameux coup de vent qui était en préparation et qui aurait pu nous forcer à nous déplacer, et qui va sûrement amener de la mauvaise température demain… Les joueurs ont été quelque peu surpris qu’il accorde autant d’importance à la météo et qu’il soit si au courant. Cette petite anecdote confirme totalement notre réflexion météo des derniers jours : les effets qu’a la météo sur le quotidien lorsque l’on vit sur l’eau sont pas mal abstraits pour les terriens.

Andrée-Anne, pour sa part, a fait l’opération on va sous le lit chercher des trucs. En général, une fois par mois, ou mois et demi, on défait tout le lit et on va dans le rangement dessous pour aller chercher ce qu’il manque. C’est là qu’on laisse les réserves de tout ce qui n’est pas alimentaire ainsi que les items que l’on garde en back-up. C’est comme aller au magasin, mais dans Nuage. Et c’est un peu long parce qu’il faut tout défaire et refaire… Un beau projet de matinée.

En après-midi, c’était toujours aussi tranquille. Nous avons donc pris le temps de vérifier notre ancre et de nous réancrer. Mais, on le sait, le fond n’est pas super ici. Nous ne sommes pas ancrés comme dans les Exumas. Il semblerait que le fond a été creusé dans le harbour et que tout le sable a été retiré afin d’augmenter les profondeurs et permettre aux bateaux de circuler. Nous n’étions pas sûrs sûrs que nous allions tenir, mais nous avons décidé de prendre la chance en nous disant que si nous décrochions, nous serions assurément en mesure de le gérer.

La gestion de « crise » du jour : le coup de vent

Kid’eau était de passage pour nous dire un petit coucou en dinghy. Au loin, on voyait les nuages noirs au nord qui s’approchaient… Et tout d’un coup, un vent froid s’est levé, presque instantanément. Le coup de vent commençait, et il était 17 h 45. Nous avons à peine dit au revoir à l’équipage de Kid’eau qui est parti, avec raison, à la seconde que le vent s’est levé…

Tout de suite, l’opération gestion de la situation s’est mise en branle. Dominic a mis son imperméable et a démarré le moteur afin de libérer un peu de tension dans la chaîne de mouillage. Andrée-Anne, pour sa part, s’est installée à la table à carte et s’est mis en mode veille des prévisions météo et des radars météo, et surveillait en même temps la ligne tracée par le bateau sur Navionics et le logiciel d’alarme de mouillage Anchor Lite.

Après à peine 10 minutes, on voit le premier bateau qui a décidé de devenir autonome et de se décrocher. Le souci : personne ne semble à bord, et il se dirige assez rapidement vers un très beau et très gros bateau de gens riches… Heureusement, le capitaine est apparu en dinghy et est venu sécuriser son bateau, il a passé proche… Ensuite, c’est un autre voilier qui n’en peut plus. On le voit aller s’installer au quai à gaz de la marina tout près pour sécuriser son bateau, avec ce temps, et à cette heure, il y a peu de chances qu’il dérange…

Environ 1 heure après le début du coup de vent, c’est à notre tour… À la suite d’un changement de bord radical du vent, l’ancre a tout simplement décroché. Dominic voyait les bateaux (quelque peu plus gros que nous…) derrière nous s’approcher (et les employés nous surveiller avec des gros yeux), tandis qu’Andrée-Anne a entendu l’alarme d’ancre partir… C’était le moment d’agir. Andrée-Anne est parti à l’avant du bateau pour aller remonter l’ancre. Comme il n’y a avait pas du tout de péril, Dominic est venu lui donner un coup de main, malgré le vent et les vagues, les mouvements de Nuage étaient assez prévisibles. Tranquillement, nous avons remis l’ancre un peu plus loin. Mais le fond n’était (évidemment) pas bon. Après seulement une dizaine de minutes, nous avons commencé à bouger de nouveau. Nous remontons donc l’ancre une 2e fois, cette fois-ci, Dominic doit rester à la roue pour faire relâcher de la tension dans la chaîne d’ancre afin qu’Andrée-Anne puisse la remonter sans trop forcer. Malgré le calme de l’équipage, il y a tout de même un peu d’adrénaline, et une chance, parce que remonter l’ancre à bras, c’est toujours un peu forçant, et si on ajoute du vent, de la vague et qu’on le fait plus d’une fois, cela peut devenir assez sportif. Bref… Tout allait toujours bien.

Question de ne pas passer la soirée à tenter de s’ancrer, le capitaine a choisi de changer de place un peu et de se diriger plus à l’ouest de la zone du mouillage, près des gros bateaux de croisière puisque le fond est réputé pour être un peu meilleur à cet endroit. Rendus près de notre but, un catamaran ancré nous interpelle, nous nous approchons donc pour entendre ce qu’il veut nous dire puisque nous croyons qu’il est en train de nous demander de nous éloigner de son bateau et nous voulons aller le voir de plus près (malheureusement, il arrive que des capitaines frileux fassent de l’intimidation au mouillage)… Nous étions dans le champ là-dessus… Il était plutôt en train de nous indiquer la belle patch de sable où nous devrions mouiller notre ancre à côté de lui. Merci l’ami, nous sommes sincèrement désolés d’avoir cru à une mauvaise attitude. À ce moment, le vent commençait tranquillement à se calmer, on le sentait déjà. Et l’ancre s’est bien prise dans le fond un peu sableux. C’était la fin de la « crise ». Et le timing était parfait, puisque le soleil était en train de se coucher. Nous avons pu arrêter le moteur, et aller manger un bon macaroni accompagné de pain naan frais avec le sifflement du vent dans les haubans en trame sonore. Qui dit mieux ?

La découverte du jour : la page Facebook de la météo des Bahamas

Il était temps qu’on la trouve celle-là. Surtout que nous y avons découvert un warning assez significatif concernant le coup de vent d’aujourd’hui, ils conseillaient même aux gens sur la terre de se tenir loin des fenêtres… rien de moins. Dommage que nous soyons tombés sur ce warning en plein cœur du coup de vent… Pour les intéressés, la page se nomme Bahamas Meteorology.

bahamas warning

Et pour la suite ?

Le coup de vent est terminé. Maintenant, nous allons profiter tranquillement des jours qui restent à Nassau pour faire des ravitaillements, jouer au tennis pour Dominic, et écrire pour Andrée-Anne. On surveille le coup de vent du 24, mais il ne semble pas très fort. Il y a de fortes chances que nous quittions New Providence Island assez vite après le départ de la visite d’Océane la Madame. À suivre…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 25°04.809’N 077°20.102’W
Nous nous sommes installés un peu plus à l’ouest dans le harbour. Une fois l’ancre bien prise et le coup de vent passé, nous y étions très bien. La tenue semblait un peu mieux que de l’autre côté du harbour.

mouillage 19 mars

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Nassau à Nassau : un projet par jour en attendant le coup de vent

18 mars 2019

Encore et toujours la météo… Donc les dernières nouvelles sont : on ne sait pas trop ! Tout est tellement incertain par rapport au coup de vent. Ce matin, il avait complètement disparu des prévisions, partout. Mais on sait que cela ne veut pas dire qu’il n’arrivera pas…

Donc, nous avons profité en mode relax de notre journée en ville. Question de se sentir un peu productif, nous avons géré le cas du connecteur de la hose à dinghy. Nous avons dû visiter 3 endroits, mais nous sommes arrivés à nos fins chez Lightbourne Marine, qui, étonnamment, tenait la petite pièce pour un prix assez dérisoire. C’est d’ailleurs une surprise quand tu arrives à Nassau… Comme les denrées sont chères aux Bahamas, tu t’attends à ce que l’équipement de bateau le soit aussi. Mais ce n’est pas le cas ! Les prix sont supers compétitifs ici, et même parfois meilleurs qu’aux États-Unis. Cela vaut la peine de bien faire le tour des magasins…

Et pour la suite ?

Évidemment, le centre de notre attention actuellement est concentré sur le possible coup de vent de demain. Demain, nous allons déterminer si nous restons à l’ancre ou si nous allons en marina. C’est une situation en développement.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 25°04.766’N 077°19.744’W
Nous sommes toujours au même endroit.

mouillage 16 mars

La photo du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Nassau à Nassau : météo quand tu nous tiens

17 mars 2019

Petite journée à Nassau aujourd’hui. Nos plans sont assez simples pour notre séjour… Dans la catégorie tâches à faire, nous devons trouver le moyen de réparer ou changer le connecteur de la hose à gaz du dinghy, et c’est pas mal tout. Donc… comme nous avons une semaine ici, nous avons amplement le temps de juste prendre le temps. La matinée a été consacrée au tennis pour Dominic, et à l’attaque de la rouille pour Andrée-Anne (non mais c’est un fléau ça la rouille dans un environnement salin…). L’après-midi, pour sa part, s’est résumée en une balade sur la terre ferme pour aller chercher des petits souvenirs (aka des cossins plus ou moins quétaines à l’effigie des Bahamas pour nos gens :p). Avec, en bonus, une parade de gens colorés du coin.

Sinon, ben il y a toujours la météo qui est le centre de notre univers… On surveille toujours le supposé coup de vent du 19 ou 20. Mais là, aujourd’hui, les prévisions nous ont confondus… Il ne reste plus qu’un seul modèle météo qui parle du coup de vent, soit le GFS sur Sailflow. C’est vraiment dur à suivre et à prévoir. Si nous nous fions aux prévisions d’aujourd’hui, nous allons peut-être nous sauver du coup de vent du 19-20… mais celui du 24 est toujours là.

La réflexion du jour : la météo (tant qu’à en parler)

Fascinante la météo. Et fascinant le pouvoir qu’elle a sur nous et sur notre itinéraire. Même en le vivant, on dirait que cela ne fait pas de sens. Nous ne sommes pas du tout habitués à y accorder autant d’importance. Dans notre monde dit « normal », dans le nord, on vit avec la météo, peu importe ce qui arrive, on se colle presque toujours à nos plans, il faut vraiment des conditions exceptionnelles (de la neige en fou ou du verglas par exemple) pour influencer réellement notre quotidien… Mais pas ici. On s’écoute parler parfois, et on dirait qu’on ne se croit même pas nous-même, on dirait que nous disons n’importe quoi… Pour les gens qui ne sont pas dans notre réalité en ce moment, c’est clairement impossible à comprendre combien elle a de la valeur. Lorsque nous regardons après coup notre itinéraire, on se dit, ben voilà, c’était simple, nous avons fait la route, nous nous sommes rendus tout simplement à notre destination, pourquoi on en faisait tout un plat avant de nous rendre, pourquoi ça avait l’air si compliqué. C’était compliqué parce que nous ne savions pas ce que la météo nous réservait ! Jusqu’à la veille, on dirait que nous sommes toujours dans la spéculation. Les plans peuvent changer le matin même… Donc comment arriver à faire des plans sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines ? Et l’impact n’est pas seulement sur la navigation, il est aussi sur la protection. On a ben beau se rendre à un endroit, si la protection pour les conditions annoncées n’est pas bonne, nous ne sommes pas plus avancés… Et là, arrive le moment où tu tentes de faire matcher ces limitations avec les considérations du monde terrestre (on parle ici de recevoir de la visite)… Dans le monde terrestre les considérations quand tu penses à un voyage sont principalement : je suis disponible à ces dates précises et j’ai tel budget, maintenant, on s’organise, on trouve un endroit et un vol selon nos considérations et hop, on booke. Mais ce n’est pas ça pour nous… C’est la météo qui décide. On essaie carrément de créer une pomrange (vous voyez la contraction ici de pomme et orange…). Qui a déjà réussi à faire ça créer une pomrange ? Ben voilà. Il y a toutefois des méthodes pour faire matcher les 2 mondes. Pour y arriver en tant que terrestre, il faut inévitablement ajouter à la recette de la flexibilité, et ça, nous comprenons que ce n’est pas donné à tous dans le monde super cadré dans lequel nous (vous) vivons-ez. Lorsque Houston est venu nous voir, il avait lui aussi des considérations de dates et de budget, mais disons que ses considérations étaient un peu plus élastiques : sa plage de temps s’étendait sur environ 1 mois pour un séjour de 2 semaines, et il avait le budget pour ne pas avoir besoin de chercher des billets à rabais. Ceci lui a donc permis de booker son vol aller seulement 1 semaine avant le départ lorsque nous avions une idée à peu près sûre d’où nous serions (malgré tout, nous avons tout de même failli rater le rendez-vous de son arrivée en raison de la météo qui nous clouait à une vingtaine de miles de notre lieu de rencontre), et de ne pas prendre de vol officiel de retour, il a plutôt choisi son vol de retour lorsqu’il était sur Nuage en fonction de l’itinéraire qui se dessinait au fil des jours. Mais, nous en convenons, ce n’est pas simple. Sinon, l’autre méthode pour faire matcher les 2 mondes, est de ne pas trop faire bouger le bateau et de rester longtemps dans le même coin, idéalement un coin qui va offrir de la protection de tous les côtés et des services, quitte à bouger parfois de quelques miles. Mais là, on fait une croix sur la navigation et on réduit considérablement la découverte des lieux pour l’équipage, la nature du voyage se retrouve donc considérablement modifiée. Bref… c’est tout un casse-tête.

Et pour la suite ?

En ce moment, c’est la météo qui décide… On attend de voir l’évolution des prévisions du coup de vent. Sur les internets, dans le groupe Facebook Voyager en bateau aux Bahamas entre autres, les gens se donnent à cœur joie et font leurs paris sur ce qu’il va se passer. De notre côté, ce que nous avons remarqué, c’est que les prévisions concernant le coup de vent changent aux quelques heures : sa force et son moment. Donc… essayer de prévoir ce qui va se passer même si c’est seulement dans 2 jours est carrément de la spéculation. Notre plan est simple, si le coup de vent reste prévu aussi fort qu’il était prévu, on se prend une marina, il y en a en masse dans le coin…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 25°04.766’N 077°19.744’W
Nous sommes toujours au même endroit.

mouillage 16 mars

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Shroud Cay à Nassau : visiblement, des irlandais, il y en a partout dans le monde

16 mars 2019

Nous avons fait une belle grande journée de navigation aujourd’hui… Sous un beau soleil et avec le charmant son du moteur pour nous accompagner, puisqu’encore une fois, le vent n’était malheureusement pas au rendez-vous. Une journée pas de vent amène toutefois un avantage majeur : une mer calme… Et une mer calme aux Bahamas, c’est beau. Surtout qu’aujourd’hui nous devions traverser le Yellow bank, une zone peu profonde dans laquelle on croise de nombreuses têtes de corail qui se présentent comme de grosses masses noires au fond de l’eau.

Et une fois rendus à Nassau, nous avons été bien heureux de retrouver les amis d’Océane la Madame 😊 Qui ont, tout comme nous, pris de bien belles couleurs durant les dernières semaines !

Route 16 mars

Notre fascination du jour (et du voyage) : le moteur

Ça fait longtemps que nous n’en avons pas parlé de lui… Notre fameux moteur…. Encore aujourd’hui, il nous a mené à bon port. Nous approchons de la fin de notre séjour aux Bahamas, et par le fait même de notre voyage, et la vieille chèvre de près de 40 ans tient toujours le coup. Comment ne pas en être fasciné ? Sûrement que tout l’amour que Dominic lui donne après chaque route en est pour quelque chose…

Le bout worldwide du jour : visiblement, des irlandais, il y en a partout

Le 17 mars, une date importante sur le calendrier mondial… Et Nassau ne fait pas exception, elle souligne elle aussi cette journée spéciale. Et quand le 17 tombe un dimanche, ben c’est le 16 que cela se passe… Pour notre part, nous n’avions absolument aucune idée de la date que nous étions (symptôme de plusieurs mois sur un voilier…), mais le bar tout près du mouillage, le Green Parrot, s’est chargé de nous le rappeler avec sa musique, comment dire, assourdissante. Les citoyens de Saint-Lambert auraient clairement été malheureux ici… Et, cerise sur le sunday, nous avons même eu droit à des feux d’artifices directement propulsés à quelques mètres de nous sur le bord de l’eau. Et ce, à 23 h 15.  Il n’y en a pas de problème de bon voisinage ou de sécurité ici… Simple de même.

Et pour la suite ?

On attend toujours de voir comment le coup de vent du 19-20 va se passer. La tenue n’est pas réputée pour être bonne à Nassau, on pense donc peut-être prendre une marina, ce serait notre première aux Bahamas. Et, un autre coup de vent semble vouloir se dessiner le 24. On va suivre ça. Pas simple la météo ces temps-ci…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 25°04.766’N 077°19.744’W
Nous sommes de retour au harbour de Nassau. Tant que le temps est clément, on est bien ici. Et, évidemment, il y a de l’action, c’est une « grosse » ville.  Tout comme en janvier, nous allons utiliser la même méthode pour aller sur terre, soit aller à la marina Bay Street Marina et payer 6 $ pour 24 h afin d’utiliser le quai à dinghys qui est surveillé à temps plein par un gardien de sécurité.

mouillage 16 mars

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Shroud Cay à Shroud Cay : la balade dans la mangrove, c’est beau…

15 mars 2019

Aujourd’hui c’était découverte de Shroud Cay. Shroud Cay fait partie des incontournables de ce que nous avons compris. Ici, l’attraction, c’est la mangrove. Et le bout le fun, c’est que pour découvrir la mangrove, on doit aller se promener en dinghy dans l’île. On se sent vraiment donc en super aventure (entendez-vous le thème d’Indiana Jones ici…).

Le début de journée mollo : la randonnée de Well

La randonnée. La trail, comme il est si bien indiqué sur Navionics… Quand tu vois un début de trail bien indiqué sur Navionics, tu te dis quoi ? Ben tu te dis qu’il y a un sentier pour marcher, non ? En t-k, c’est ce que nous nous sommes dit. Et nous étions contents. Vraiment en plus. Parce qu’on s’entend, marcher dans les Exumas, ce n’est pas si simple, il n’y a que très peu d’occasions. En plus de notre balade en dinghy prévue dans la mangrove, c’était clairement le highlight du jour : marcher. Qui finalement, s’est résumé en une marche de 100 m. Well, ce n’est pas un sentier. C’est un puit d’eau douce. Considérant le fait que dans le coin ce sont principalement des petites îles entourées d’eau salée, voir un puit d’eau douce a quand même un certain intérêt de par sa rareté. Mais de là à en faire une attraction touristique… Bref, nous cherchions un sentier, nous avons trouvé un puit. Next time, on va lire nos guides un peu plus attentivement.

Le highlight du jour : la balade dans la mangrove

Comme notre balade sur terre a été un peu plus courte que prévue, nous sommes partis assez tôt pour notre balade en dinghy vers la fin de l’avant-midi. En théorie, nous aurions dû attendre un peu plus tard pour partir, question de nous coordonner avec la marée haute, mais nous avons décidé de faire fi de cette recommandation générale… et nous n’aurions, bien évidemment, peut-être pas dû en faire fi… D’autant plus que depuis quelques jours, le moteur du dinghy fait de drôles de choses. Le gaz semble ne pas vouloir se rendre convenablement au moteur, il y a quelque chose qui semble se passer dans la hose. Donc, si on combine marée basse + gaz qui ne va pas bien au moteur, on arrive à une balade pas trop fluide… C’est simple, soit que nous étions en train de marcher à côté du dinghy, soit que Dominic était en train de crinquer le moteur. Mais, ce n’était pas du tout déplaisant par contre, oh non ! C’est vraiment très beau la mangrove de Shroud, ce n’est pas pour rien que tous disent d’y arrêter, cela vaut le détour. Malheureusement, nous n’avons pas pu tout voir toutefois puisque nos 2 limitations nous ont empêchés d’aller jusqu’au bout. Nous avons bien tenté de braver la situation du mieux que nous le pouvions à pied, mais pour une raison obscure, une image de sables mouvants s’est incrustée dans nos imaginaires, et nous avons préféré rebrousser chemin.

Lors de notre retour, nous avons croisé des bons samaritains, le voilier Liberty. Ils nous ont montrer comment bypasser le problème temporairement en mettant la hose directement dans le gaz, il semblerait que notre souci proviendrait du connecteur qui relie la hose au réservoir… Merci pour l’aide 😊 Une chance que Nassau est proche, nous allons pouvoir régler la situation en théorie assez rapidement…

pour routes 1000 x 1000 (9)

L’autre highlight : la plage du côté mer

Malgré nos petits soucis, nous avons tout de même réussi à nous rendre au bout de la dinghy route, et ce que nous y avons découvert était vraiment beau… C’était officiellement la plus belle plage que nous avons vu côté mer dans les Exumas. Pas de rocaille, juste du sable, et, juste pour nous (parce qu’il n’y avait absolument personne d’autre sur la plage que nous…), les vagues étaient juste parfaites pour aller plonger comme des enfants. C’était tout simplement génial. La prochaine fois que nous allons à cette plage, c’est clair que nous apportons nos planches de body surf.

Donc, notes à nous-mêmes pour la prochaine fois :

  • On apporte : les kits de snorkeling, les souliers pour jouer dans l’eau (c’est inévitable de marcher) et les planches de body surf.
  • On s’organise pour y aller à la marée haute
  • On s’assure d’avoir un moteur de dinghy qui va bien

Avec tous ces éléments, c’est clair que le fun va pogner solide dans la mangrove.

Et pour la suite ?

On s’en souvient, nous sommes sur le retour… Donc demain, nous prévoyons nous rendre à Nassau et nous allons y rejoindre Océane la Madame. Le projet : passer une semaine dans le coin de Nassau (ça sent le tennis pour Dominic…), et ensuite partir vers Bimini ou Freeport afin de traverser vers la Floride avec Océane. Océane a de la visite jusqu’au 23, donc le départ est prévu pour après le départ de la visite, dès le 24. Évidemment, tout ça ce sont des plans, c’est bien évidemment la météo qui décide. Et… il y a toujours le coup de vent qui s’en vient pour le 19-20, on ne sait pas trop encore comment on va le gérer. Il nous reste encore quelques jours pour y penser. À suivre…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°31.829’N 076°47.806’W
Nous sommes toujours au même endroit.

mouillage 14 mars large

mouillage 14 mars gros plan

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Bell Island à Shroud Cay : à la voile, oui oui !

14 mars 2019

Surprise ce matin lorsque nous sommes partis. Il ventait pour vrai depuis hier. Visiblement, nous avions trouvé un vraiment bon mouillage… Nous ne sentions pas du tout le vent. Ça été une réelle surprise lorsque nous nous sommes éloignés de l’île. Donc, note à nous-même, Bell Island offre une vraiment bonne protection malgré sa petite taille…

Côté navigation, nous avons fait de la belle voile aujourd’hui ! Nous avons bien fait d’attendre le vent avant de partir 😊 Cela a fait du bien… mais c’était quand même un peu vagueux, as usual, on ne peut pas tout avoir. Nous avions des belles petites vagues de 3-4 pieds, rien de tragique, mais encore une fois, comme elles étaient très courtes et sur le côté, cela faisait brasser Nuage un peu. Ce n’était pas le temps de lire ou d’écrire…

14 mars 2019 - route

La visite du jour : introduction à Shroud

Bon… c’était un peu ambitieux de croire que nous allions faire 20 miles nautiques dans la journée + faire la mangrove de Shroud. Parce qu’ici, on ne vous l’a pas dit encore, ce qu’il y a à faire, c’est visiter la mangrove en dinghy. Et, les recommandations sont de le faire quand il fait beau soleil, l’expérience est décuplée. Et l’autre aspect à considérer, c’est la marée puisqu’à marée basse, tu ne peux pas aller où tu veux. Donc… 20 miles nautiques en voilier qui ne va pas vite + le timing de la marée = on n’avait clairement pas le temps aujourd’hui d’aller faire le grand tour de la mangrove. Mais, nous avons exploré un peu, question de nous familiariser avec les environs… Et c’est très beau. Et l’eau est toujours magnifique, on ne se tanne pas.

Et pour la suite ?

C’est décidé, nous allons rester ici demain pour mieux visiter. Ce serait dommage d’avoir fait tout ce chemin pour ne pas visiter quand même… Au yable les prévisions météo, on va gérer ça au fur et à mesure. De toute façon, elles ne sont presque jamais justes. Demain, nous prévoyons aller faire la route en dinghy qui est la plus au nord de l’île, et il semble y avoir une petite marche à faire, nous allons explorer la chose, à suivre…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°31.829’N 076°47.806’W
Ce mouillage est, comme la plupart de ceux dans le coin…, bien protégé de l’Est. Nous avons senti un peu de swell qui doit être lié au renversement de la marée, mais rien de bien dérangeant, il faut simplement attendre que cela passe.

mouillage 14 mars large

mouillage 14 mars gros plan

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Bell Island à Bell Island : comment tenter de faire une planification « idéale » de navigation est juste impossible à cause de la météo

13 mars 2019

Ce qui est agréable avec les prévisions météo, c’est que tu ne sais jamais si ce qui est annoncé va arriver ou non. C’est un peu une loterie. Et aujourd’hui, le vent était toujours prévu pour l’après-midi vers 13 h. Et à 14 h, il était même prévu des rafales à 25 nœuds. Bon, des rafales à 25 nœuds, c’est loin d’être la fin du monde, on a vu pire, mais même si ce n’est pas trop décoiffant, normalement tu les sens quand même, 25 nœuds, cela ne passe pas inaperçu. Et nous confirmons, nous n’avons pas senti ce vent. Bref, les vents n’ont pas été du tout ce qui était annoncé au courant de la journée. Ça arrive… En soirée cependant, le vent s’est levé un peu plus, et nous avons eu droit à quelques rafales assez intenses, mais d’une durée de 2 secondes, c’était fascinant, le temps de réaliser qu’il y a du vent, et il n’y en a plus. La nuit pour sa part a été un peu plus venteuse, et pluvieuse, mais rien de très très fort finalement.

Et pour la suite ?

Notre but est de nous rendre à Nassau pour en fait aller rejoindre Océane la Madame qui y sera à partir du 16 mars pour accueillir de la visite, pour ensuite possiblement se mettre en mode traversée vers la Floride dès le 23 mars, après le départ de la visite. Avant de nous rendre à Nassau, nous aimerions faire un arrêt à Shroud Cay qui est, selon plusieurs, un incontournable… Mais là, encore une fois, la météo nous challenge.

Juste pour le plaisir, voici ce qui se passe dans notre tête en ce moment. On doit encore une fois tenter de faire une planification avec des prévisions météo qui vont de tous les côtés. Donc, ce qui est annoncé pour les prochains jours est : demain, le vent reste assez « fort », mais navigable sans souci (environ 20 nœuds) en matinée et devrait se calmer en après-midi. Ensuite, on devrait avoir un beau vent d’une quinzaine de nœuds de l’Est le 15 mars. Le 16 mars, il semble vouloir y avoir du vent en matinée, toujours de l’Est. Ensuite, les 17 et 18 mars, c’est mort, donc si on bouge à ces dates, c’est à moteur. Le 19 mars, on parle d’un vent d’une quinzaine de nœuds de l’Est-Nord-Est. Le 20 mars, le vent commence son tour du cadran un peu tout croche, il ferait Est, ensuite Sud, ensuite Ouest, pour retomber au Sud (très fort), pour retourner à l’Ouest (tout ça dans 24h)… Voilà, ça c’est le portrait.

Le souci maintenant : un coup de vent (assez gros, on parle de guts à plus de 30 nœuds) est annoncé pour le 20 en soirée. Le souci #2 : dans le coin où nous sommes, un coup de vent qui va de tous les côtés, ce n’est pas cool, il n’y juste pas de protection (on se rappelle notre bout plate à Allan Cay et Highbourn…). La seule bonne protection qui existe dans le coin, c’est à Staniel Cay, plus au Sud. Et nous voulons remonter, et non descendre… On veut se rendre vers Nassau. Mais là, la protection n’est pas super de tous les côtés à Nassau, et ce coup de vent semble vouloir ressembler à celui que nous avons eu en janvier, et nous avons ouïe dire que pas mal de gens ont chassé à Nassau en janvier… Donc… Rester à Nassau pour le coup de vent n’est pas nécessairement le meilleur plan. Ce que nous pourrions faire, c’est monter à Nassau dès maintenant, mais ne pas y rester, et nous rendre dans le coin de Spanish Wells (au Nord-Est de Nassau) pour aller chercher de la protection (il y a un trou 360 à cet endroit, c’est à une quarantaine de miles de Nassau).

La navigation nécessaire à faire maintenant… Nous voulons d’abord nous rendre à Shroud qui est à une vingtaine de miles que nous préférons la faire avec du vent. Ceci représente une demi-journée de navigation. Ensuite, nous voudrons aller de Shroud à Nassau, ce qui représente une quarantaine de miles que l’on aimerait également faire avec du vent puisque c’est un peu long sans vent… Ceci représente 1 journée complète de navigation. Ensuite, si nous voulons aller de Nassau à Spanish Well, nous avons une quarantaine de miles nautique à faire, qui, encore une fois, seraient plus agréables avec du vent absolument. Ceci représente une autre journée de navigation.

Donc… Demain (14), il y a du vent de l’Est, donc nous allons nous rendre à Shroud Cay (demi-journée). Après-demain (15), il y a du vent de l’Est, nous allons faire Shroud Cay à Nassau (une journée). Ensuite, on veut se rendre à Spanish Well (une journée)… Et là, pour s’y rendre avec la voile, le vent de l’Est n’est pas nécessairement super… Le 16, c’est un vent parfait en termes de force, mais de l’Est – et nous aimerions bien prendre un peu de temps à Nassau pour les ravitaillements (au moins une journée). Les 17 et 18, il n’y a pas de vent pour nous y rendre. Le 19, c’est encore de l’Est, et le 20 c’est variable pas mal, et le coup de vent est annoncé cette journée.

Donc… Il va falloir attendre et voir comment tout ça va évoluer, il est encore tôt, on va espérer que le tout se place en notre faveur. Ce n’est vraiment pas simple de faire des plans… Et de ne pas perdre la tête !! Si vous n’avez pas réussi à suivre, c’est tout à fait normal, nous avons-nous même de la difficulté à nous suivre…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°18.084’N 076°33.708’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Mouillage 11 mars

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Bell Island à Bell Island : Dame Nature décide qu’on ne bouge pas

12 mars 2019

Tel que mentionné hier, c’est Dame Nature qui avait le dernier mot sur notre planning… Et elle a décidé que nous devions rester au même endroit aujourd’hui. Elle ne nous a envoyé juste aucun vent. Et nous n’avions pas envie de faire du moteur uniquement. Donc… Nous avons décidé de ne pas bouger. Et, de prendre ça très très relax encore aujourd’hui.

Et la fameuse passe ?

Comme nous étions ancrés tout près de la passe, nous pouvions la surveiller. Donc, lorsque 3 voiliers se sont approchés tranquillement, Dominic n’a pu s’empêcher de sauter dans le dinghy pour aller les espionner… Bon, espionner est un bien grand mot, dur d’être discret dans la mer… Bref, il est allé voir comment ces derniers ont affronté la passe. Et les conclusions sont : cela passe, ils l’ont fait. Toutefois, c’était à très basse vitesse et il y avait un équipier en avant qui surveillait de très près le fond, impossible de naviguer avec le GPS ici, une marge d’erreur de quelques pieds pourrait amener son lot de désagréments. Et, dernier point important, ils ont passé à la marée haute, bien sûr.

Et pour la suite ?

Un coup de vent du Nord-Est est toujours annoncé pour demain. Il est censé arriver en après-midi. Notre but est de nous rendre à Shroud Cay qui est à une vingtaine de miles. Nous pourrions faire cette route en avant-midi sans souci. Toutefois, l’endroit ici est vraiment confortable, et nous sommes sûrs que nous allons être bien protégés pour le vent annoncé. Donc, nous avons décidé d’étirer un peu le temps ici, et de rester pour le coup de vent de demain.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°18.084’N 076°33.708’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Mouillage 11 mars

La photo du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Staniel Cay à Bell Island : on se rend enfin au Seaquarium

11 mars 2019

Ce fût la journée des au revoir aujourd’hui… Après 2 semaines parmi nous, Houston nous a quitté pour aller retrouver sa douce au Nord. Ensuite, de notre côté, nous avons continué notre route vers le Nord et avons été mouiller l’ancre à Bell Island… en plan B. Parce que le plan, tout d’abord, était de nous rendre au mouillage tout près du Seaquarium. Mais, encore une fois, le plan a changé, et cette fois-ci ce fût en raison d’une passe que nous avons décidé de ne pas prendre…

Le stress du jour : la petite passe de Bell Island

Notre objectif de départ était de nous rendre à O’brien Cay pour nous y ancrer, soit tout près du Seaquarium. Mais là, pour se rendre là, via la route que nous avions choisie, soit celle qui longe Bell Island par l’Ouest, il fallait passer dans une passe particulièrement étroite. Tellement étroite en fait que nous n’arrivions même pas à la voir en nous fiant à la couleur de l’eau, c’était pas mal freakant… Normalement, le bleu change selon la profondeur de l’eau. Ces changements de couleur nous donnent une bonne indication sur les endroits où nous pouvons passer. Moins c’est profond, plus l’eau est claire. Et là, tout ce que nous avions à vue était de l’eau très très claire… Rien de très rassurant pour l’équipage. Si on se fie aux cartes, c’est bien la route par-là, mais nous n’avons pas pris de chance, nous avons décidé de rebrousser chemin. Peut-être que si nous avions été avec un autre bateau, nous aurions pris la chance, en cas de pépin, nous aurions été 2, mais dans le contexte actuel, il était hors de question de passer à cet endroit. Donc, nous nous sommes arrêtés à Bell Island pour luncher et réfléchir à nos options… Les options qui s’offraient à nous étaient : 1. On fait le tour de Bell Island et on passe par le côté Est, mais là aussi il y a une petite passe étroite selon les cartes, 2. On se rend au Seaquarium en dinghy, mais c’est quand même 1,5 miles nautiques (ce qui est pas mal pour notre scooter…). Après un bon repas, nous avons finalement décidé de rester à cet endroit, et de nous rendre au Seaquarium en dinghy.  En passant la fameuse passe en dinghy, nous avons testé la profondeur avec une rame, il semblait y en avoir, mais c’était si étroit, que nous n’avons pas été rassurés.

Route 11 mars 2019

Le snorkeling du jour : le Seaquarium

Cela fait plusieurs fois que nous la nommons, mais nous réalisons que nous n’avons jamais élaboré sur la chose… Donc le Seaquarium, c’est une grosse tête de corail où faire du snorkeling. Tout simplement. C’est un aquarium naturel. Et c’est très très beau. Malheureusement, nous n’avons pas d’images pour vous, la batterie de la caméra nous a laissé tomber, donc il va falloir aller faire votre propre tour pour découvrir la beauté 😉.

Et pour la suite ?

Nous avons 2 plans pour la suite. Nous voulons partir demain vers Shroud Cay (plan A) ou Warderick Wells (Plan B). C’est la météo qui aura le dernier mot. Pour ensuite nous rendre à Nassau. Le 13, un moyen coup de vent du Nord-Est est annoncé, donc il va falloir être à un endroit protégé pour celui-ci. Bref, nous avons une idée un peu de ce que nous voulons faire, mais c’est vraiment Dame Nature qui va trancher sur notre itinéraire des prochains jours.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°18.084’N 076°33.708’W
Ce n’est définitivement pas le mouillage le plus pittoresque des Bahamas… Ici, on est à côté du garage du resort qui semble très luxueux de l’île de Bell Island et on a comme beau bruit de fond une super génératrice. Mais, on y est protégé, et on ne subit absolument aucun inconfort lié au courant. La génératrice est un peu plate de jour, mais elle ne fonctionne pas la nuit, c’est quand même une pas pire consolation.

Mouillage 11 mars

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Big Major à Staniel Cay : la grotte de Jame Bond, check !

10 mars 2019

Belle journée sous le soleil aujourd’hui ! Et à Staniel Cay, l’eau est juste magnifique en plus… Lorsque l’on s’approche de Staniel Cay, il y a beaucoup de courant, ce qui fait que l’eau se regénère constamment et qu’elle est juste parfaitement limpide. Lorsque tu plonges ici, c’est comme s’il n’y avait pas d’eau. C’est fascinant. Une belle journée de même était donc le moment idéal pour aller voir le fameux attrait du coin : la grotte Thunderball, qui porte fièrement ce nom en raison de son apparition dans le film du même nom : Thunderball (un James Bond).

carte 10 mars 2019

Le happening du jour : la grotte

Première chose pour aller voir la grotte, il faut savoir où elle est, ben oui… Donc la grotte, pour la trouver, on va à Staniel Cay d’abord. Ensuite, on remarque les 3 tas de roches impossibles à manquer, et on se dirige vers celui le plus au Nord. La grotte se trouve au Nord du tas au Nord, simple non ? Ou, encore plus simple, on demande à quelqu’un. Donc la grotte… Ben c’est un beau stop à faire clairement. Nous avons vraiment apprécié notre expérience. C’est beau des poissons… Et c’est génial comme ambiance avec l’écho de la grotte. Le bout dommage par contre, il faut s’y attendre, c’est que son over popularité va clairement mener la grotte à sa perte. C’était notre première fois, nous ne pouvons pas comparer, mais Houston a remarqué de son côté que les trous au plafond sont plus nombreux que lors de son précédent passage… Côté pratique, il est recommandé d’aller voir la grotte à la marée basse, ainsi on voit parfaitement les entrées (il y en a 3), et on risque moins de se cogner la caboche en entrant… Parce que là, on se le rappelle, on est dans l’eau salée, et l’eau salée, ben tu ne cale pas autant que tu veux… Donc, quand tu entres dans une grotte de même, ben il se peut grandement que tu remontes quand ce n’est pas le temps (histoire vécue, Andrée-Anne l’a testé).

Le projet du jour : préparer le départ de Houston

On arrive déjà là. Ça passe vite 2 semaines… Demain, Houston nous quitte. Donc nous avons profité d’aujourd’hui pour aller faire un petit tour de Staniel Cay et trouver la meilleure formule pour le déposer demain matin. Encore une fois, nous avons eu droit à l’hospitalité très sympa du coin avec une offre de lift en cart de golf jusqu’à l’aéroport (et on soupçonne d’ailleurs que c’est la même fille que lors de notre première visite, c’est petit ici…). Bref, nous avons finalement statué que nous allons aller déposer Houston au quai tout près de l’aéroport (le point a été mis sur la carte). Ah, et il faut le souligner, Staniel Cay est définitivement plus belle lorsqu’il fait beau. La dernière fois que nous étions venus nous promener, c’était nuageux, et vraiment les nuages ont un effet très considérable ici sur la beauté des lieux, nous l’avons bien vu aujourd’hui avec notre balade.

Le truc du jour : la pâte à dent dans le masque

Ça, c’est le truc de Ben de Sandflea. Et aujourd’hui, c’était le temps de le tester. Le souci qu’il fallait régler absolument (vraiment notre quotidien ici est marqué d’irritants majeurs…), c’était la buée dans le masque de plongée. On avait le truc de la salive, mais il n’était pas totalement satisfaisant. Et là, Ben nous a partagé son truc : mettre de la pâte à dents dans le masque. Et cela fonctionne effectivement. Problème réglé, notre qualité de vie vient de passer à un autre niveau !

La sortie de soirée : le Yacht Club et les requins nourrices

En soirée, nous sommes allés faire un petit tour dans probablement l’endroit le plus « luxueux » que nous avons visité aux Bahamas (on ne sort pas beaucoup, vous avez bien compris ça…) : le Yacht Club de Staniel Cay. Nous y avons mangé de bon burgers (le choix reste assez restreint dans les restos abordables, cela finit souvent en burger…). Et lorsque nous sommes sortis, nous sommes allés faire un tour sur les quais pour voir les beaux gros bateaux du coin, pour finalement découvrir que le highlight c’étaient pas mal plus les requins nourrices qui se prélassaient au fond de l’eau sous les quais et les bateaux, et que nous pouvions voir très bien en raison de l’eau calme, très claire, et éclairée par les lumières des bateaux. Le fond faisait lunaire, c’était de toute beauté.

Et pour la suite ?

Demain, c’est le départ de Houston ☹ Donc nous irons le reconduire à l’aéroport en matinée, et ensuite, nous nous dirigerons vers le Seaquarium. Notre prochain « gros » objectif est de nous rendre à Nassau avant le 23 mars (c’est loin, on devrait être ok…), question d’aller rejoindre Océane la Madame qui sera dans ce coin-là. Océane prévoit se mettre en mode traversée vers la Floride à cette date, et nous commençons à penser que ce serait un bon plan pour nous également.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°10.423’N 076°26.827’W
Il y a du courant ici… Mais comme il n’y avait pas de vent, le courant n’a causé absolument aucun inconfort. Mais, il y a beaucoup de trafic. Donc, ça, ça peut causer un peu d’inconfort. Et il ne faut absolument pas oublier de bien éclairer le bateau la nuit, puisque le trafic continue en soirée, et ce ne sont pas des voiliers qui se promènent de nuit…

Mouillage 10 mars good

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :