North Palm Beach à Hobe Sound (Peck Lake) : stop nature

1er avril 2019

Petite navigation de 20 miles nautiques aujourd’hui. Mais non pas stressante. Avec le shaft, nous avons un peu hâte d’être mieux posés. Disons que l’ambiance est différente des derniers mois où nous étions en mer. Le festival de la bouette est recommencé lorsqu’on remonte l’ancre. Fini les beaux fonds et la belle eau qui nettoie tout gentiment l’ancre lors de la remontée, bienvenue la grosse glaise noire. Et étrangement, contrairement à l’automne, l’eau n’est plus bleue. Particulièrement lorsque nous étions proches des inlets, l’eau était bleue à l’automne, maintenant, elle est verte. C’est un peu moins charmant. Jupiter qui nous avait ébloui avec son eau bleue et ses grosses maisons est un peu moins flamboyante.

Le throwback du jour : les ponts

Nous avons passé 7 ponts aujourd’hui. Et tout a bien été. Sauf le premier. Dont nous avons manqué l’ouverture puisque nous nous sommes un peu trop battus avec l’ancre. En n’utilisant pas la renverse, nous avons dus être un peu plus patients pour remonter l’ancre… Et le fond incertain ne voulait pas nous la redonner. Donc nous sommes arrivés trop tard pour le pont. Pour la suite, tout a bien été. Nous avons été accompagnés par une petite famille parfaite sur leur catamaran qui nous a attendu parfois et laissé passer d’autres fois question de nous laisser une chance avec notre shaft, les gens sont gentils. 😊

Le highlight du jour : Peck Lake

Peck Lake est quand même un super endroit. Malgré la couleur de l’eau, cela reste très beau. C’est l’endroit idéal pour continuer à ne rien faire, et attendre la sortie de l’eau. Autour, il n’y a rien, sauf un petit parc pour marcher, et la mer. C’est un peu comme si nous étions encore au milieu de nulle part dans les îles!!

Et pour la suite ?

Nous allons passer quelques jours ici. Ensuite, ce sera direction Indiantown. Nous ne sommes vraiment pas loin, il nous reste environ 28 miles nautiques à faire.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 27°6.833’N 80°8.564’W
Nous nous sommes ancrés pas mal au même endroit que cet automne. On ne change pas les valeurs sûres. Peck Lake est en fait dans une réserve naturelle. C’est super beau, et on y est très bien. La protection est de tous les côtés. Le souci ici cependant, c’est la profondeur. Il y a peu d’eau et il faut faire attention à bien entrer au Sud de la bouée G19. Sinon, côté ancre, pas de souci, elle a juste bien pris.

Copie de pour routes 1000 x 1000

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

North Palm Beach à North Palm Beach : farniente en attendant de bouger

29-30-31 mars 2019

3 jours en 1 ici. Parce que là, on sent que le tome 1 tire à sa fin. Les troupes n’ont plus l’énergie et la drive du départ. D’autant plus que c’est un peu moins pittoresque comme environnement. Nous avons profité de ces derniers jours pour faire beaucoup de lecture, écrire, et profiter du temps qui nous est offert. Andrée-Anne a également profité de ce temps pour travailler sur la boutique Inspiration Nautique. Nous sommes conscients que c’est un luxe ce que nous vivons en ce moment. Rien faire pendant plusieurs jours…

Nous avons décidé d’attendre quelques jours avant de bouger. Entre autres puisqu’un coup de vent du nord était annoncé et que nous préférions le passer ici. Avec le shaft qui tient un peu par peur, vaut mieux se tenir tranquilles.

Et pour la suite ?

Le départ est prévu pour le 1er avril. Notre objectif est de nous rendre à Peck Lake, un endroit que nous avons bien apprécié lors de notre descente. Nous pourrons y passer quelques jours et aller profiter de la mer puisqu’il y a un bel accès à une plage peu achalandée à cet endroit.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 26°50.293’N 080°03.234’W
Nous sommes toujours au même endroit.

pour routes 1000 x 1000 (15)

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

North Palm Beach à North Palm Beach : le magasinage des marinas pour l’entreposage en Floride

28 mars 2019

Nous avons fait une petite journée aujourd’hui. C’était le backlash des 3 nuits avec à peu près pas de sommeil. Malgré tout, nous avons été pas pire productifs, et nous avons trouvé la marina où Nuage passera l’été…

Le projet du jour : trouver où sortir Nuage

Un projet d’avant-midi. Sur le téléphone et sur les internets. Mais nous avons pris une décision ! Nuage sortira à Indiantown Marina. Nous avons comparé 3 endroits : Jacksonville, Indiantown et Fort Pierce.

Green Cove Springs Marina

D’abord près de Jacksonville. Il y a en premier la plus populaire du lot : Green Cove Springs Marina. Celle-ci est celle que nous reluquions depuis le début, puisque beaucoup de québécois s’y retrouvent, principalement en raison de ses tarifs très abordables. Avec le taux de change, disons que les prix prennent une importance capitale. Les feedbacks que nous avons eu toutefois sont mitigés, certains disent que cela fait vraiment dur, entre autres à cause de la work area qui serait en partie en terre (donc quand il pleut, allô la boue sur le bateau) d’autres sont très satisfaits. Au niveau des prix, c’est officiel, c’est la moins chère. En termes de logistique et de coûts, il faut compter qu’il n’est pas possible de travailler sur le bateau quand il est dans l’espace entreposage longue durée. Les travaux doivent être fait dans la work area. Donc il faut bien planifier ses travaux et s’assurer d’optimiser les déplacements en travelift entre la work area et la zone d’entreposage. Le souci toutefois, c’est que c’est loin d’où nous sommes actuellement, pour nous y rendre nous devrions faire 275 miles nautiques, ce qui représente, dans le pire, une grosse semaine de navigation.

Donc les pours :

  • Tarifs très bas

Et les contres :

  • Il faut faire la Floride au complet pour s’y rendre, c’est totalement au nord
  • Il faut déplacer le bateau entre la work area et la zone d’entreposage longue durée
  • Il n’y a pas de services dans la zone d’entreposage

Reynolds Park Yacht Center

Près de Jacksonville, il y a également, tout près de Green Cove Springs Marina, Reynolds Park Yacht Center. Cet endroit est recommandé aussi par plusieurs. Il semblerait que c’est plus propre que la première. Les tarifs sont différents un peu. Pour l’entreposage c’est un peu moins cher 5,50 $ vs 6 $ du pied), mais pour la sortie et la mise à l’eau, c’est 3 fois plus cher (6 $ vs 2 $ du pied). Un avantage considérable toutefois est le fait que le bateau n’a pas à être déplacé entre une work area et un entreposage longue durée. Donc, au total, les coûts vont se ressembler pas mal.

Donc les pours :

  • Tarifs assez bas
  • Pas besoin de déplacer le bateau entre une work area et une zone d’entreposage longue durée

Et les contres :

  • Il faut faire la Floride au complet pour s’y rendre, c’est totalement au nord

Riverside Marina

Riverside Marina est à Fort Pierce. Nous avons considéré cette marina puisqu’elle est recommandée par Philippe Pelletier dans ses écrits. Le monsieur qui nous a répondu a vraiment été très sympathique et semblait super compétent, nous n’aurions pas eu de misère à lui faire confiance et nous aurions eu un super service pour gérer notre shaft. Mais à quel prix… Ça c’est toujours difficile à estimer les prix des travaux. Au niveau des tarifs d’entreposage et de sortie de l’eau, c’est là que c’était un peu plus plate, c’était vraiment plus cher que les 2 autres. Malheureusement, au moment d’écrire ces lignes, les notes liés aux coûts sont disparues, donc nous ne pourrons vous dire les prix que nous avons eu. Les prix ne sont d’ailleurs pas sur leur site Web, donc on pourrait soupçonner que cela varie. Un des avantages cependant de l’endroit, c’est qu’il n’est pas nécessaire de déplacer le bateau entre une zone de travail et une zone d’entreposage long terme, donc on sauve un peu là puisqu’une fois que le bateau est sorti de l’eau, il ne bouge plus avant sa remise à l’eau. Au niveau de la distance, cette marina est vraiment plus proche de nous, nous sommes à 82 miles nautiques d’elle, donc 2 jours de navigation.

Donc les pours :

  • Peu de distance à faire
  • Pas besoin de déplacer le bateau entre une work area et une zone d’entreposage longue durée
  • Le service y semble de qualité

Et les contres :

  • Plutôt dispendieuse

Indiantown Marina

Indiantown Marina maintenant. Notre choix. Évidemment, elle représente certains avantages et certains inconvénients, rien n’est parfait. Celle-ci fait également partie de la liste des québécois en raison de ses coûts peu élevés. Tout comme Green Cove, nous avons entendu des commentaires de gens satisfaits, et d’autres de gens beaucoup moins (propreté, facture salée pour des services). Une raison considérable pour laquelle il y a moins de gens à cet endroit cependant, c’est qu’il y a un souci de tirant d’air pour s’y rendre… En chemin, quelques ponts fixes sont à passer, et le plus bas fait 54’. Donc tous les bateaux avec des mâts de plus de 54’ sont disqualifiés. Côté coûts et logistique, c’est comme Green cove, le bateau doit être déplacé entre la zone de travaux et la zone entreposage longue durée, donc il faut bien penser ses déplacements. D’autant plus qu’il n’est pas possible de rester sur le bateau lorsque celui-ci est dans la zone d’entreposage, celle-ci n’a d’ailleurs aucun service (eau et électricité). Au niveau de la distance, nous n’avons que 48 miles nautiques à faire pour nous y rendre, donc elle est vraiment proche. En plus, puisque Fleurs de îles y est, nous bénéficierons d’un mois gratuit puisqu’ils nous y ont référé (n’hésitez pas à nous utiliser si vous voulez un mois gratuit…). Un souci cependant est le fait que la marina est loin de tout. Elle est en plein centre du canal St. Lucie qui se rend au lac Okeechobee, dans les terres. Et quand nous avons contacté un mécano pour élargir notre carnet d’adresse pour gérer notre shaft, il nous a avisé que personne ne veut aller là puisque c’est trop loin, et que les mécanos ne sont vraiment pas top à cet endroit. Il va donc falloir être autonomes…

Donc les pours :

  • Tarifs très bas
  • Peu de distance à faire
  • Un mois gratuit offert puisque nous somme référés

Et les contres :

  • Il faut déplacer le bateau entre la work area et la zone d’entreposage longue durée
  • Il n’y a pas de services dans la zone d’entreposage
  • Seulement les bateaux avec un tirant d’air de maximum 54’ peuvent s’y rendre
  • Il semblerait que les mécanos ou autres ne veulent pas s’y rendre puisque c’est trop loin, et que ceux sur place ne sont pas supers (parole d’un seul mécano).

En conclusion

La sortie de Nuage est bookée, il sortira le 11 avril prochain à 11 h 30 à Indiantown Marina. Nous avons choisi ce moment puisque nous allons pouvoir profiter de l’heure du lunch pour garder Nuage dans le travelift gratuitement afin d’enlever le safran. Eh oui, pour arriver à retirer le shaft, ce n’est pas un petit projet, il faut retirer le safran. Et pour retirer le safran, il faut que Nuage soit surélevé… Donc plutôt que de payer du temps de travelift supplémentaire, nous allons profiter de l’heure du lunch. Mais ceci nous amène un peu loin dans le temps… D’ici là, on va continuer nos recherches pour trouver la meilleure solution pour le shaft.

Le 2e petit projet du jour : sécuriser le shaft

Un stress de moins, nous ne ferons pas une longue distance avec notre shaft fatigué. Mais quand même, ce ne sera pas une route des plus rassurantes, puisqu’il y a quelques ponts à passer, et que des ponts, cela peut vouloir dire des manœuvres à moteur. Également, la zone où nous sommes est un peu achalandée, donc idéalement tu ne veux pas que ta propulsion te lâche. Donc, flash du jour de Dominic : on va mettre une anode près du presse-étoupe pour empêcher le shaft de reculer. Le fun d’être en ville, c’est que tu peux trouver à peu près tout assez facilement… Les West Marine sont comme des dépanneurs ici, donc ce fût tout simple de trouver une anode.

Et pour la suite ?

Comme nous n’allons vraiment pas loin, nous ne sommes pas pressés du tout. Nous allons attendre une journée très calme pour faire notre route question de mettre toutes les chances de notre côté. Bien sûr, nous avons Boat US qui peut nous dépanner en cas de pépin, mais rien ne garantit qu’ils vont nous amener à la marina que nous voulons s’ils doivent nous remorquer. Donc, nous allons partir une journée où il y aura très peu de vent et de semaine question de ne pas subir le trafic du week-end, surtout avec tous les ponts qu’il faut ouvrir.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 26°50.293’N 080°03.234’W
Nous sommes toujours au même endroit.

pour routes 1000 x 1000 (15)

La photo du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

North Palm Beach à North Palm Beach : gestion des douanes part 2

27 mars 2019

C’était la journée retour dans le vrai monde aujourd’hui : eau brune, douanes, et épicerie à des prix qui font du sens ! Disons que cela n’a pas tout à fait le même charme ici que les eaux turquoises d’il y a à peine 2 jours… mais il y a quand même quelques avantages à être de retour en ville. Ce fût également le jour des au revoir avec Océane, ils ont continué leur route aujourd’hui… Shaft en mauvais état ou non, nous n’aurions pas pu les suivre de toute façon. Notre moteur n’est pas assez fort pour avoir une bonne vitesse. Avec tous les ponts qu’il faut faire ouvrir ici, un nœud de différence c’est énorme, c’est ce qui fait que tu passes un pont, ou que tu attends 30 minutes pour la prochaine ouverture. Et personne n’aime ça attendre, avec raison, c’est dur pour le moteur, et c’est plate aussi, donc quand tu n’es pas vite, vaut mieux faire ce bout route en solitaire.

Le projet administratif du jour : la suite de l’histoire de la cruising licence

Finalement, en fouillant sur les internets, Carmen a trouvé des infos comme quoi, si nous voulions nous procurer un cuising permit, nous devions nous rendre au bureau des douanes. Ce qui veut donc dire que l’application n’est pas bonne pour nous, gens de plaisance. Même s’ils nous en font la promotion constamment… Nous avons donc décidé de nous rendre aux bureaux des douanes ensemble ce matin en taxi. Une chance qu’Océane sait quoi faire et a déjà fait les procédures dans le coin (décidemment, ils sont nos anges en termes de douanes… après les Bahamas, les USA)… Et par chance que nous savons que cela nous prend un cruising permit parce quelqu’un qui arrive sans être jamais venu peut clairement s’y perdre et se retrouver dans le pétrin contre son gré. Si jamais vous voulez des conseils, nous sommes des experts maintenant !

Rendus au bureau des douanes, c’est tout simple, on a fait la job des agents (en fait, on a fait la job de l’agent qui nous a enregistré via l’application, mais qui n’a pas compris pourquoi on insistait autant sur le cruising licence…), et on leur explique la situation. Dealer avec un douanier états-uniens c’est toujours plaisant, on dirait toujours que tu es à la limite de te retrouver avec des menottes. Et là, on devait leur dire que leurs procédures c’est un peu de la m@%*$… Par chance, nous sommes des gens civilisés. Océane qui a l’expérience des autres années, nous met en garde. La dernière fois qu’elle est passée ici, ils ont émis un cuising licence d’un an par défaut, et ça, ce n’est pas bon du tout. Parce que l’affaire avec le cruising licence, c’est que le bateau doit être hors des États-Unis pendant les 14 jours suivant la date d’expiration du cruising licence. Donc, si ton cruising licence expire le 30 janvier, tu ne peux pas être aux États-Unis entre le 1er et le 14 février. Autre aspect à considérer, tu ne peux pas stopper ton cruising licence. Pour en avoir un autre, tu dois attendre 14 jours après l’expiration du précédent. Donc… dépendant de tes plans, 1 an, ce n’est peut-être pas la meilleure chose à avoir. Puisque comme nous sommes le 27 mars, cela veut dire que nous ne pourrons pas entrer avec notre bateau aux États-Unis entre le 28 mars et le 10 avril 2020… Ces dates sont pas mal dans la période du retour, c’est plate d’être coincé à ce temps-là de l’année. Lorsque l’agent est parti pour émettre les licences, il est évidemment parti sans trop nous dire ce qu’il faisait et sans nous demander combien de temps nous voulions sur notre licence. Par chance, Carmen, qui ne sera jamais intimidée par un agent des douanes, ni par quiconque non plus probablement, a rappelé l’agent pour lui indiquer que nous ne voulions pas un an. Ouf, nous serons ok. Nous avons une nouvelle cruising licence jusqu’au 28 février 2020.

Donc, en résumé, pour ceux qui sont perdus : Si on arrive aux États-Unis avec une cruising licence toujours valide, on fait les douanes via l’application CPB Roam. Sinon, si on a besoin d’une cruising licence, on se rend au bureau des douanes le plus proche. La liste de tous les bureaux de douane en Floride est ici : https://www.cbp.gov/travel/pleasure-boats-private-flyers/pleasure-boat-locations/fl.

Le retour en ville du jour : l’épicerie

C’est sûr, il fallait s’y en attendre. On n’était quand même pas pour passer à côté de l’épicerie sans y arrêter, que voulez-vous, le quai à dinghy est juste à côté. Et là, quel bonheur de retrouver des produits à des prix décents… Même le taux de change ne nous dérange plus !! Un sac de chip ne coûte pas 8$, un pot de jus 10$ et une caisse de bière 50$. On se paye la traite : chips, hummus, bière, jus de canneberge et soda limette. C’est simple de même le bonheur.

Le questionnement du jour : le shaft

De retour sur Nuage, une grande question reste : on se demande ce que nous allons faire avec le shaft. Mais là, un coucou de Fleurs des îles sur notre page Facebook nous fait réfléchir… Ils nous informent qu’ils laissent leur voilier à Indiantown. Et cet endroit, ce n’est pas très loin d’où nous sommes. C’est un petit peu plus cher que Jacksonville, mais considérant la longueur de la navigation pour nous rendre à Jacksonville, le petit extra pourrait nous sauver bien des soucis. Si le shaft nous lâche en route vers Jacksonville, nous pourrions nous retrouver dans une marina que nous n’avons pas du tout choisie, et là, ouch la facture, la petite économie faite entre Indiantown et Jacksonville pourrait vite fondre… D’autant plus que nous apprenons que si tu es référé par un client de la marina, le client actuel et le nouveau obtiennent un mois gratuit chacun, c’est quand même un incitatif intéressant… À suivre donc.

Et pour la suite ?

Demain, on se lance sur le téléphone. En plus d’Indiantown, il y aurait Riverside Marina à Fort Piece qui pourrait peut-être être intéressante, c’est une recommandation de Philippe Pelletier dans ses écrits. Nous allons également tenter de rejoindre un mécano que Philippe recommande pour voir s’il n’aurait pas des solutions pour nous. Bref, on tombe en mode solution.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 26°50.293’N 080°03.234’W
Nous sommes toujours au même endroit.

pour routes 1000 x 1000 (15)

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Chub Cay à North Palm Beach : 164 miles nautiques et 34 heures plus tard… De retour aux USA !

25-26 mars 2019

Ici, c’est 2 jours en 1. 34 heures de navigation, cela devient une journée pour nous. Le temps se gère complètement différemment sur l’eau quand tu navigues. C’est un nouveau record pour nous ! Ce matin, lorsque nous sommes partis, nous avons décidé d’aller le plus loin possible avec la fenêtre météo qui nous était offerte… Et cela a fini en Floride ! Simple de même. Avec un shaft qui était sur le bord de lâcher, et 100% moteur, décidemment, Nuage n’a pas dit son dernier mot !

Le bout rought du jour : la nuit

Disons que la nuit a été particulièrement agitée. Nous avons tous espéré secrètement que le swell se calme, mais ce ne fût pas le cas. Il s’agit officiellement de notre 3e nuit vraiment désagréable depuis le début de notre séjour aux Bahamas. Ce qui nous a fait une vraie de vraie mauvaise nuit par mois, ce n’est pas si pire si on décide de regarder le bon côté des choses (on se le rappelle, il faut se parler quand ça roule carré…). Nous étions donc tous en super forme (not!) lorsque le moment est venu de partir à 7 heures du matin…

La première partie de la traversée : Chub Cay à Bimini

Nous avons finalement décidé de nous rendre directement à Bimini sans arrêt sur le bank. C’est sûr qu’avec un shaft qui tient un peu par peur, c’était probablement la première meilleure décision à prendre. S’arrêter sur le bank nous aurait obligés à mouiller l’ancre, et à faire des manœuvres au moteur qui auraient pu fragiliser la réparation, et considérant le fait que le vent annoncé était très léger, tu ne veux pas te retrouver au milieu du bank sans moteur… Donc, malgré le peu de vent, nous nous sommes rendus près de Bimini avec le moteur et le génois en support. Malgré le fait que c’était un peu plate pour les invités, le rythme était bon, et la navigation n’était pas trop fatigante, c’était la bonne décision à prendre. Rendus près de Bimini, nous avons dû prendre la décision pour la suite. Notre décision dépendait en fait principalement des prévisions météo que nous avons pu avoir accès à grâce aux tours de télécommunication du coin. Parce qu’il faut penser à ça quand tu pars pour une navigation un peu excentrée : les prévisions météo risquent de ne pas se rendre à toi. Aux États-Unis, la diffusion via VHF de la météo a une super grande portée, mais dès que nous sortons de cette zone, nous n’avons plus rien, puisque notre autre source de météo, dans notre cas, vient d’internet… Évidemment, si nous avions à faire des plus longues distances hors des zones couvertes par les systèmes de diffusion à courte portée (internet et VHF), nous devrions nous équiper mieux avec des systèmes satellite par exemple, mais pour le moment, la dépense n’en vaut pas la peine. Donc, lorsque nous nous sommes approchés de Bimini, nous avons pu prendre notre météo… et constater que les prévisions avaient changé un peu. Quelle surprise… Et le bout plate, c’est que c’est un vent du Nord qui est venu s’ajouter aux prévisions, soit le vent que tu n’as pas envie d’avoir quand tu traverses le Gulf Stream.

Petit rappel 101 sur les implications de traverser le Gulf Stream

Traverser le Gulf Stream, ce n’est pas sorcier. Si tu as la bonne météo. Le Gulf Stream est un courant qui, dans notre secteur de navigation, se dirige principalement vers le Nord, a une vitesse de 2 à 3 nœuds, et est large d’environ 55 miles nautiques (100 km) en ligne droite. Donc, d’abord, pour t’aider dans ta décision, le premier vent que tu ne veux pas, c’est du Nord, parce qu’un vent contre un courant, ben cela fait simplement de la vague, qui peut, dans le moins pire des cas, causer de l’inconfort, et dans le pire des cas, rendre la navigation très dangereuse. Ensuite, tu ne veux pas nécessairement non plus du vent en pleine face puisque ce n’est vraiment pas le meilleur endroit pour tirer des bords. Tirer des bords, pour les non-voileux, signifie avancer en zigzaguant, puisque comme le vent est de face, cela permet de se placer en angle par rapport au vent, et ainsi avancer. Donc, tu veux soit un vent de travers (mais pas du Nord), ou un vent au portant (de derrière). Ce qui veut dire que si tu vas de la Floride aux Bahamas, tu veux du vent dans le spectre entre l’Ouest et le Sud-Est, tandis que si tu vas des Bahamas à la Floride, tu veux du vent du Sud-Ouest à l’Est. En ce qui concerne notre traversée d’aujourd’hui, le bout sympa, c’est que comme le courant va vers le Nord, on peut profiter de l’occasion pour se faire propulser par lui afin d’atteindre la Floride plus au Nord.

Pour ceux qui sont un peu plus curieux, voici une vidéo (en anglais) qui explique bien les implications de traverser le Gulf Stream :

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=Opy3OFB9_lk&w=560&h=315]

Mais là, si on revient à nos prévisions météo à Bimini. Le petit souci que nous avons rencontré, est le fait que vers la fin présumée de notre traversée, soit en fin d’après-midi le 26, un petit vent du Nord était annoncé. Donc là, nous avons dû prendre une décision… Et, en concertation avec Océane la Madame, nous avons décidé de prendre le « risque ». Considérant le fait que le temps était très tranquille, et que le vent allait arriver doucement à la fin de notre navigation, nous avons conclu que le pire serait un peu d’inconfort… et c’est pas mal ce qui est arrivé.

La deuxième partie de la traversée : Bimini à West Palm Beach

Donc là, la décision à prendre était de soit arrêter à Bimini, ou nous rendre directement en Floride. Un arrêt à Bimini impliquait l’obligation d’y rester plusieurs jours puisque la météo des prochains jours n’est pas favorable à une traversée, tandis que continuer impliquait de prendre le risque de se faire brasser un peu en raison du faible vent du Nord annoncé dans les prochaines heures… Après un peu de tergiversation, la décision a été prise, la direction choisie a été : l’Intel de West Palm Beach.

Jusqu’à ce que nous arrivions dans le Gulf Stream, il n’y a à peu près rien à raconter… c’était la nuit, il faisait noir, et tout roulait assez simplement. Arrive enfin le Gulf Stream… Nous l’avons senti dès que nous y sommes entrés. La mer a changé et l’eau était un peu moins calme,  une petite vague s’est formée, mais rien qui ne dérangeait vraiment le confort. Lors de notre traversée en janvier, nous étions la nuit, donc nous ne pouvions pas voir l’état de l’eau, mais en plein jour, on voit vraiment la différence, il n’y a pas de doute quand tu entres dans le courant ! Également, étonnamment, plutôt qu’aller plus vite, nous découvrons à notre grande stupeur que nous avons ralenti… Considérant que nous allons vers le Nord et que le courant est vers le Nord, nous sommes un peu confondus…

Nous soupçonnons donc le vent de nous ralentir puisque celui-ci est Nord-Ouest et qu’il s’agit pas mal de notre cap, c’est comme si le vent avait étrangement le dessus sur le courant. Une discussion est lancée avec Océane la Madame. Nous avons maintenant accès à la météo des États-Unis via la VHF, et tout porte à croire que le vent ne nous sera pas favorable pour les prochaines heures… À la vitesse que nous allions, nous avions une ETA (estimated time of arrival) à 17 h 30 environ dans l’inlet de West Palm Beach. C’était un peu tard. Et à cette heure, le courant de marée prévu dans l’inlet était sortant, donc contre nous. Nous considérons donc aller à Fort Lauderdale plutôt. Ceci impliquerait un changement de bord à environ 90 degrés, et nous amènerait le vent au travers. Normalement, ceci devrait nous donner une meilleure vitesse si le vent a autant de d’effet sur notre vitesse du moment (du moins, on de ce que nous sommes tentés de croire – vraiment nous n’étions sûrs de rien…). Côté distance, c’était exactement la même à partir du point où nous étions, toutefois, au niveau de la destination finale, nous allions nous retrouver 40 miles nautiques plus au Sud, ce qui aurait impliqué une ou deux journées de navigation dans les terres de plus que ce que nous avions de prévu en arrivant à West Palm Beach. Nous faisons donc le virement de bord avec plein d’espoirs… Pour finalement ne pas gagner de vitesse du tout. Après une vingtaine de minutes, la discussion est relancée. Visiblement, le courant a plus d’effet que le vent maintenant. Même si nous avions le vent de travers, le courant lui nous ralentissait. Décidemment, ce n’est pas facile à suivre ce mixte de vent et de courant… Donc, après consultation, nous avons décidé de revenir sur notre décision. Nous avons repris notre route initiale vers West Palm Beach. Pour le courant, en relisant bien notre Waterway Guide, on y lit que l’inlet de West Palm Beach est le plus facile de la côte Est, donc, en théorie, cela devrait bien aller pour rentrer même si le courant est contre nous… Finalement, après un peu de temps, nous avons repris de la vitesse et avons pu rejoindre l’inlet en fin d’après-midi sans souci.

L’arrivée dans l’inlet s’est faite tout simplement. Le courant de marée était super faible, et la configuration de l’entrée est très bien en raison de sa largeur, il n’y a aucun risque à cet inlet, on y rentre peu importe le courant. Et, évidemment, dès que nous sommes entrés, nous avons mis notre drapeau jaune, il ne faut pas oublier que nous entrons dans un nouveau pays… Celui-ci permet de bien signaler aux autorités (si nous les croisons) que nous ne sommes pas dédouanés.

La fin de la traversée : l’arrivée à North Palm Beach

Notre objectif, après avoir rejoint les États-Unis, était de nous rendre à North Palm Beach afin d’y mouiller l’ancre et enfin nous reposer. Nous y arrivons à 17 h 25. Et il y a foule au mouillage. Et on le rappelle, nous ne pouvons pas (idéalement) utiliser la marche arrière pour nous ancrer. Après un peu de patience, nous avons finalement trouvé un petit coin. Pas parfait, mais c’est la vie dans les coins bien achalandés de la Floride. Lorsque nous sommes finalement « ancrés » (soit lorsque l’ancre est accotée dans le fond), Mario et Carmen sont venus faire un tour pour nous guider dans notre nouvelle technique de mouillage : le reculons grâce au dinghy. C’est tout simple en fait, il s’agissait simplement de fixer le dinghy sur le côté du voilier, et de tirer/pousser Nuage vers l’arrière.

Vient ensuite la super tâche de se rapporter aux douanes. Comme nous sommes en 2019, la technologie est gentiment mise à contribution. À l’époque, dans l’ancien temps…, pour officialiser son entrée au pays, on devait se rendre à un bureau de douanes. Dans ce secteur, le bureau est directement dans le port de West Palm Beach, pas mal vis-à-vis l’inlet. Mais maintenant, on peut utiliser l’application CPB Roam !

On annonce donc notre arrivée aux douanes via l’application CBP Roam. Une fois toutes les infos de l’équipage à bord entrée et envoyée, un agent de l’immigration nous appelle via vidéo et nous fait une entrevue d’entrée. Simple de même. Pendant l’entrevue, on demande comment nous pouvons avoir notre cruising permit. L’agent nous informe que tout est ok, que nous n’avons pas besoin de plus. Ok, s’il le dit… Les douanes faites, les invités nous quittent. Ils ont hâte de retourner sur terre pour se reposer et prendre une bonne douche dans un hôtel.

Un doute persiste par contre par rapport aux douanes… Nous avons un souci. Nous n’avons pas de cruising permit. Et ceci est nécessaire pour naviguer aux États-Unis. Même si l’agent dit que c’est ok, nous, nous savons que cela peut nous mettre dans le pétrin si nous sommes contrôlés par la Coast Guard. Nous appelons au numéro que nous avons pour nous rapporter dans le coin et… nous tombons sur le même agent qui nous a dédouané via l’application. Il nous donne un numéro de confirmation, en nous disant que c’est bon. En discutant avec Océane, nous ne sommes toujours pas satisfaits… Le cruising licence a une date limite, et là, nous n’en avons pas. Océane tente de trouver des réponses de son côté. En vain. Nous considérons donc le fait d’aller faire un tour au bureau des douanes qui n’est pas très loin demain matin. À cette heure toutefois, les troupes étaient pas mal fatiguées, et c’était l’heure d’aller dormir.

Route 25-26 mars 2019

L’astuce téléphonie du jour

Question d’être sûrs d’avoir du réseau pour pouvoir annoncer notre arrivée, nous avons utilisé une technique bien simple. Lorsque nous sommes partis des États-Unis en janvier, nous avons conservé notre carte SIM états-unienne. Celle-ci avait quelques mois de validité après sa dernière recharge (4 ou 5), donc, il fallait simplement s’assurer de la réactiver avant la fin de sa période de validité. Pour ce faire, lorsque nous nous sommes approché des États-Unis, nous avons remis la carte SIM dans le téléphone et avons simplement composé le 611 pour parler à un agent lorsque nous avons vu que nous captions le réseau. Une fois en contact avec l’agent de la compagnie de téléphonie, nous avons réactivé la carte SIM. Fin de l’astuce.

Et pour la suite ?

Là, nous allons devoir prendre un peu de temps pour nous reposer (cela fait 3 nuits plutôt dures) et voir comment nous allons gérer la suite avec notre shaft qui peut nous laisser tomber n’importe quand. Notre objectif est de nous rendre à Jacksonville pour sortir le bateau de l’eau, mais avec un shaft dans cet état, il faut bien évaluer nos options : on prend la mer ? on essaie via l’ICW ? on fait des prières ? Bref, on va dormir là-dessus. Et surtout, ne pas prendre de décisions précipitées, surtout considérant le fait que nous avons du temps en masse devant nous.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 26°50.293’N 080°03.234’W
North Palm Beach est un genre de lac où il y a pas mal de bateaux. Il faut s’y trouver un trou. Le fond a l’air bon, nous avons quand même mis l’ancre qu’avec le dinghy comme propulsion arrière, et nous nous sentons bien pris. Le coup dur cependant d’arriver ici, c’est la couleur de l’eau. Un beau brun… Disons que cela fait pas mal changement de l’eau clair d’il y a quelques heures… Ben oui, toute bonne chose a une fin on dirait bien.

Sinon, pour aller sur terre, il n’y a pas d’endroit officiel, mais on peut laisser son dinghy sur le bord du pont au Nord du mouillage. Soit du côté Nord-Ouest du pont, ou Sud-Est, au choix.

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Les photos des 2 jours

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

West Bay à Chub Cay : 3 mois de péripéties en 1 journée

24 mars 2019

Ça arrive. Parfois, les journées sont un peu difficiles. Par chance que nous nous étions reposés à Nassau dans la dernière semaine. On ne sait pas s’il s’agit d’une prémonition, mais la nuit a été agrémentée d’insomnie pour Andrée-Anne, ce qui n’est pas courant, d’autant plus que le mouillage était particulièrement tranquille. Le calme avant la tempête… Rassurez-vous, nous n’avons pas eu droit à une réelle tempête, c’est une figure de style ici.

La navigation du jour : de West Bay à Chub Cay

West Bay ce matin nous protégeait pas mal de tout ce qui se passait autour. Donc lorsque nous sommes partis tranquillement du mouillage au moteur, nous avions l’impression assez forte que nous allions faire une journée moteur sous le soleil, même si les prévisions annonçaient quand même du vent. Eh non. Sans que l’on comprenne trop ce qui se passe, dès que nous sommes arrivés dans la mer pour vrai, nous y avons découvert des vagues de 7-8 pieds et du beau vent de 20 kn au travers (de côté). Aller hop le génois, c’est ton jour de gloire. Le souci toutefois qui venait avec le vent de travers : les vagues frappaient le bateau sur le côté… Tout s’est retrouvé assez rapidement sens dessus dessous à l’intérieur. Et le manque de sommeil a rattrapé Andrée-Anne assez rapidement en lui offrant gracieusement un beau mal au cœur plus fort que jamais, à la limite d’être malade, c’était une première.

Dans la catégorie première, il y a également eu 2 vagues qui sont venues se briser dans le cockpit. Jamais ceci nous est arrivé… Question de nous donner un peu plus de stabilité, nous avons tenté d’aller hisser la grand-voile, mais finalement, ça brassait tellement que ce n’était pas sécuritaire d’aller jouer sur le pont. Donc nous avons opté pour ne garder que le génois, qui nous propulsait quand même à 6 kn. Disons que nous n’avions pas prévu avoir une navigation aussi intense. Nous avons oublié que nous allions dans la mer pour vrai, ce n’était plus le bank… Et voulez-vous savoir la meilleure dans tout ça ? Ben la meilleure, c’est que nous avons trippé sur notre navigation ! Parce qu’ultimement, côté confort, c’était le bordel, mais côté navigation, c’était clairement une des plus intéressantes que nous avons faite (bon, si ces conditions s’étaient présentées de nuit, nous n’aurions pas le même discours, mais ce n’est pas le cas 😉).

Route 24 mars 2019

Le sérieux stress du jour : le shaft nous lâche

Ben voilà. Nous avions constaté que le shaft semblait avoir pris un coup après notre épopée du coup de vent à Nassau, et aujourd’hui, c’était la confirmation. Et, ce n’était pas nécessairement la meilleure journée pour avoir cette confirmation (mais en même temps, c’est quoi le bon timing pour avoir une avarie?)… Donc, c’est lorsque nous nous approchions de Chub Cay dans le but de nous ancrer dans la petite baie à l’Ouest de l’île que nous avons réalisé, lorsque nous avons démarré le moteur, que nous n’avions plus de propulsion. Pour le contexte, on rappelle que nous sommes dans une journée assez venteuse et que les vagues sont pas pire aussi… D’abord, nous avons pensé à des sargasses dans l’hélice. Tout au long de la journée, nous avons croisé pas mal de bancs de sargasses (beau fléau en passant). Note : les sargasses, ce sont des algues qui flottent. Donc, Dominic tente la renverse pour retirer les sargasses. Cela ne donne pas vraiment de résultat. Donc là, c’est la question…. On fait quoi ? La seule option qui fait du sens dans le contexte, c’est de rentrer dans la baie à la voile, avec seulement le génois. Évidemment, cette décision n’est pas simple. Dans cette baie, il y a une marina, donc des balises ont été installées. S’enligner sur ces balises dans les conditions de vent avec seulement un génois s’est avéré être plutôt difficile. Derrière nous, il y avait un autre voilier, dont nous ne comprenions pas les intentions. Ceci augmentait le stress un peu. Puisque nous ne savions pas s’il nous suivait, et considérant le fait que nous avions de la difficulté avec notre approche, avoir un voilier derrière pouvait devenir problématique. Il y donc fallu l’appeler sur la VHF, et par le fait même dévoiler à tous les bateaux du coin que nous étions en situation pas simple (ce qui leur a confirmé par le fait même pourquoi nous faisions de très drôles de manœuvres et de tours sur nous-même)…  Finalement, à l’aide de l’équipage de Cyrano, nous arrivons à nous rendre dans la baie et à mouiller l’ancre. Comme nous étions un peu limités sans moteur, nous avons été obligés de mouiller l’ancre plus vers l’extérieur de la baie que l’intérieur, dans un endroit pas vraiment protégé du vent et de la vague. Mais, grâce au bon vent, l’ancre a pris instantanément lorsqu’elle a touché le fond, et Nuage a pu être sécurisé dès cet instant. C’était notre premier ancrage à la voile. Décidemment, c’était la journée des premières fois !

La partie 2 du stress du jour : le diagnostic

Rapidement, le problème est diagnostiqué : le shaft s’est encore détaché du coupling de la transmission. Le coup de vent de Nassau a donné un bon coup au shaft lorsque nous reculions pour tenter (à plusieurs reprises) de faire prendre l’ancre… Et là, nous pensons (vraiment peut-être) que le fait de reculer pour retirer les sargasses de l’hélice a donné le coup de mort au shaft.

Être pris à Chub Cay avec un bateau qui ne peut plus avancer au moteur n’est pas nécessairement le genre de chose que tu espères qui t’arrive. Chub Cay, c’est une île privée, et la marina à cet endroit est plutôt luxueuse, tellement luxueuse en fait qu’elle ne se gêne pas pour charger 100 $ par jour pour les gens qui veulent y laisser leur dinghy. Sympa. Mais, comme tout est relatif, on peut quand même dire que c’est mieux qu’au milieu des Exumas où il n’y a juste rien. Et, nous pouvons nous souvenir que nous avons des voiles aussi qui peuvent nous propulser quand même. Il faut se parler dans ces situations-là 😉

Par chance, nous étions bien entourés aujourd’hui avec Mario d’Océane et Patrick à bord. À plusieurs têtes, cela va toujours mieux. Évidemment, Mario est arrivé dès notre arrivée afin de venir nous donner un coup de pouce. Avec ses nombreuses années d’expérience professionnelles sur les bateaux, Mario est une référence inestimable. Et ce n’est pas un shaft débarqué qui l’intimide. Rapidement, il a rassuré l’équipage en affirmant sans aucun doute : « Nous allons nous rendre à Bimini », soit un endroit pas mal plus facilitant lors d’avarie, d’autant plus que, de ce que nous avons entendu, il est possible de s’éloigner de quelques miles de Bimini et d’être en zone couverte par notre assurance remorquage de BoatUS. Ce qui veut dire que si le problème est vraiment trop sérieux, on pourrait appeler un remorqueur aux États-Unis pour venir nous chercher, c’est quand même rassurant.

Les garçons se sont donc lancés à la recherche de solutions. Les filles pour leur part se retrouvent sur Océane la Madame qui est installé plus à l’intérieur de la baie, donc qui ne subit pas le même swell.  Disons que pour ajouter à la complexité de la chose, cela brasse pas mal sur Nuage… Les garçons réussissent finalement à réparer de manière temporaire, mais fonctionnelle, le shaft. Nous allons toutefois devoir éviter la marche arrière (si possible) pour qu’il ne débarque pas encore jusqu’à la réparation officielle (qui devra se faire en Floride idéalement puisque cela implique de sortir Nuage de l’eau).

Donc, le voyage jusqu’en Floride pourra continuer en compagnie d’Océane. Et si jamais le souci revient en route, il est entendu qu’Océane pourra nous remorquer. Ouf, quel stress. Merci tellement Océane !

Le bout on déstresse : le bon souper entre amis

Comme cela brassait beaucoup sur Nuage, nous avons fini par tous manger sur Océane la Madame.  Nancy, la foodie proclamée, nous a préparé des excellentes pâtes aux fruits de mer. Tout ça fait pas mal d’action pour les invités…  Ils sont tombés dans le 50 % moins l’fun, en espérant que cela va se replacer dans les prochains jours. Cependant, ils ont eu droit à une super journée de voile comme nous en avons eu peu depuis que nous sommes ici. En 1 journée, ils ont vécu presque autant de péripéties que nous en 3 mois. À partir du moment où on embarque sur un voilier, on ne sait jamais ce qu’il va se passer. Il faut être prêt à tout !

Et pour la suite ?

Nous avons du temps clément pour les 2 prochains jours et demi. Si nous voulons nous rendre en Floride, il faudrait arriver à le faire dans ces 2 jours et demi, ou nous devrons attendre quelques jours à Bimini (ou même une semaine) pour la prochaine fenêtre météo. Voici donc ce que nous aimerions faire : on part demain à 7h, on continue le plus près possible de Bimini, ce qui représente environ 90 miles nautiques (+/ 18 heures de navigation), on dort un peu, et on continue ensuite vers la Floride mardi pour environ une cinquantaine de miles nautiques. Si cela ne fonctionne pas, on peut toujours arrêter dans le bank, et à Bimini. Il n’y aura pas de vent en théorie pour les 2 prochains jours, ce sera du moteur.

À propos des photos

Pour une raison obscure, de nombreuses photos de cette période de voyage ont disparu du téléphone. Nous ne saurons jamais quelle mauvaise manipulation a été faite…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 25°01.454’N 077°32.928’W
C’est difficile de commenter le mouillage ici en raison de note arrivée catastrophe. Par contre, comme nous avons passé du temps sur Océane la Madame en soirée, nous avons pu constater que le mouillage est assez bien protégé pour tout ce qui est Est sans souci si on entre assez loin et qu’on s’approche du bord. Pour ce qui est d’aller sur la terre, les rumeurs sont que la marina charge 100 $ pour y laisser son dinghy, mais nous n’avons pas vérifié de source sûre cette information. Côté fond, c’est encore du sable, on accroche sans souci.

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Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Nassau à West Bay : un petit front froid pour nous préparer au Nord

23 mars 2019

Ce matin,  l’eau était très claire, donc Dominic a été explorer le fond à bord du dinghy afin de vérifier si remonter l’ancre faisait partie de la catégorie Projets. Heureusement, ce n’était pas le cas. Selon nos enregistrements de Navionics, nous avons effectivement bougé hier, mais l’ancre s’est reprise dans le sable, par chance… Parce que lorsque Dominic explorait le fond, il a découvert que nous étions au-dessus d’un groupe de blocs de béton. Les drôles de frottement s’expliquent donc. La chaîne devait frotter sur l’un de ces blocs. Ça a passé proche d’être une journée plus compliquée que prévue. Donc, note à nous-même pour la prochaine fois à Nassau : dès que l’eau est claire, il faut aller voir comment l’ancre se porte, et ce qu’il y a autour, c’est indispensable ici.

Le retour à la réalité du jour : un petit front froid

C’est comme si Dame nature voulait nous préparer tranquillement à notre retour au Nord. Ce matin, ce fût le plus froid que nous avons eu depuis que nous sommes aux Bahamas, il faisait autour de 18°. Dans les Abacos plus au Nord, il faisait moins de 10°… Ish. On le sait, on ne fait pas pitié, mais quand même, on y prend goût à la chaleur !

La navigation du jour : Nassau à West Bay

Après avoir fait les petites courses pré-départ (il manque toujours quelque chose on dirait même si le bateau est rempli à craquer…), nous avons finalement quitté Nassau. Avec le ronron du moteur encore une fois. Eh oui. Le vent était au portant (derrière). Rien à faire, on n’arrivait pas à avancer seulement à la voile. Mais ce fût une belle journée, malgré le « froid », le soleil nous a réchauffé ça.

Route 23 mars 2019

Le highlight du jour : l’arrivée de la visite

Avec de la pizza 😊 Youpi ! La visite est finalement arrivée en fin de journée. Nous étions bien contents de les voir, cela va faire de l’action sur Nuage.

Et pour la suite ?

Demain, c’est départ vers Chub Cay. C’est du sérieux, on doit se lever à 7 h, cela fait longtemps que nous n’avons pas eu à mettre de cadran… Ça commence raide pour les invités, ils pensaient pouvoir se la couler un peu plus, mais non, on tombe dans l’action tout de suite. L’itinéraire des prochains jours : Chub Cay demain, ensuite nuit dans le bank si la température le permet, et ensuite Bimini, ou directement Bimini si la température ne permet pas de dormir dans le bank, et ensuite on attend notre fenêtre pour aller en Floride.

À propos des photos

Pour une raison obscure, de nombreuses photos de cette période de voyage ont disparu du téléphone. Nous ne saurons jamais quelle mauvaise manipulation a été faite…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 25°01.454’N 077°32.928’W
Ça été agréable de s’ancrer dans du vrai sable. Ici, pas de souci de fond, l’ancre prend instantanément. La protection est super bonne de l’Est, rien à signaler à ce niveau. Nous avions eu vent qu’il y a du roulis dans ce mouillage, mais nous n’en avons pas subi du tout. Côté accès à la terre, il y a une plage et un parc (Jaw’s Beach) avec une route qui s’y rend. L’endroit est parfait pour aller chercher de la visite donc. Il n’y a toutefois pas vraiment de commodités dans le coin, vaut mieux être autonome à cet endroit.

Mouillage 23 mars 2019

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Nassau à Nassau : la vie dans le harbour

22 mars 2019

Ça sent la fin pour Nassau… Aujourd’hui, c’était la dernière. Et le dernier match de tennis pour Dominic. On retourne à la navigation. Et cela tombe bien puisque les vacances de son adversaire des derniers jours se terminent aujourd’hui.

Le coup de théâtre du jour : l’équipage de Cyrano II débarque demain

Depuis quelque temps, on essayait de trouver un moment pour recevoir l’équipage de Cyrano II, mais c’était difficile au niveau du timing avec notre départ prévu de Nassau dans les prochains jours. Vous vous souvenez notre réflexion quant à la visite il y a quelques jours de ça… Bref, après de nombreux échanges à tenter de trouver le meilleur timing pour tous sans que cela ne soit évident du tout, ce fût coup de théâtre aujourd’hui : l’équipage embarque dans un avion et arrivera demain à New Providence ! Ce qui veut dire qu’ils vont se lancer dans la traversée avec nous visiblement puisque la météo semble finalement être de notre bord pour bouger. Dans la catégorie on finalise une planif à minuit moins une… À suivre.

Le bout on se rappelle qu’on vit sur un bateau du jour : l’ancre qui décroche

Ben c’est ça. Là on commence à avoir passé pas mal de temps à Nassau. Et on constate vraiment les limitations du fond ici. C’était tranquille aujourd’hui au niveau de la météo (avez-vous réalisé que nous n’avons pas parlé de la météo depuis quelques jours…?), mais pas au niveau de l’activité dans le harbour… Parmi les bateaux qui circulent pas mal, il y a un vilain rouge, un speed boat super discret autant au niveau de sa couleur que de sa navigation. Donc, pendant qu’Andrée-Anne était à l’intérieur et que Dominic était au tennis, une grosse vague est venue frapper Nuage. Assez grosse pour créer un inconfort considérable. Et qu’un mystérieux bruit de frottement se fasse entendre après. Il y a clairement quelque chose qui s’est passé au niveau du mouillage. Tout au long de la journée, nous avons essayé de voir le fond, mais l’eau était brouillée en raison du trafic… Ce qui nous inquiétait particulièrement, c’est qu’il semblerait qu’il y a un pipeline dans le coin sous l’eau, et être pogné dans un pipeline, ça peut être plate. En soit, il ne peut pas vraiment rien arriver au pipeline, ce n’est pas notre ancre qui va causer une catastrophe naturelle (d’autant plus qu’il semblerait qu’il n’est plus en service). Le souci se situe plus dans la gestion de l’ancre si jamais nous sommes pris dedans, disons que cela complexifie un peu la remontée. En après-midi, l’eau s’est finalement calmée un peu, et nous sommes arrivés à voir le fameux pipeline, et nous n’étions pas pris dedans, ouf. Nous ne sommes toutefois pas arrivés à trouver d’où vient le bruit de frottement… En espérant que ce ne soit pas trop problématique pour la suite… De ce que nous voyons sur les instruments, nous semblons avoir bougé un peu, mais nous avons de la difficulté à le confirmer en raison des changements de marée et des courants qui nous confondent un peu, en plus de la fiabilité de notre GPS sur la tablette qui peut parfois avoir une marge d’erreur de plusieurs pieds. Nous allons devoir enregistrer nos mouvements dans les prochaines heures pour voir si nous avons réellement bougé.

Et pour la suite ?

Ce soir, c’était la rencontre officielle de planification de départ avec Océane la Madame. Donc… Demain, c’est direction West Bay à l’ouest de l’île de New Providence après le départ de la visite d’Océane la Madame. L’équipage de Cyrano II viendra nous rejoindre à cet endroit. De leur côté, ils partent à 9 h le matin de Montréal et arriveront vers 13 h à New Providence. De notre côté, nous partirons de Nassau vers 12 h, et serons à West Bay entre 15 et 16 h. Ceci leur laissera donc le temps de faire leurs petites courses pendant que nous naviguons, et nous pourrons ensuite les prendre. Ensuite, le vent semble vouloir être bon pour nous emmener à Chub Cay dimanche le 24. Nous aurions aimé nous rendre à Free Port pour visiter un autre endroit, mais le vent n’est pas favorable, donc ce sera pour une autre fois… Ensuite, nous ferons la route entre Chub Cay et Bimini, soit en une longue journée de 18 heures environ, ou en 2 journées séparées par une nuit sur le bank si la température le permet (c’est fort possible, puisque les vents semblent vouloir diminuer). Et après Bimini ? La Floride ! Eh oui, déjà… Bref, on dirait bien qu’il va y avoir de l’action dans les prochains jours !

À propos des photos

Pour une raison obscure, de nombreuses photos de cette période de voyage ont disparu du téléphone. Nous ne saurons jamais quelle mauvaise manipulation a été faite…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 25°04.809’N 077°20.102’W
Nous sommes de retour au côté est du Harbour.

mouillage 16 mars

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Nassau à Nassau : parlons Nassau un peu

21 mars 2019

Nassau est la capitale des Bahamas. Et la plus grosse ville. Quand même. Cela vaut la peine qu’on s’y attarde un peu… Mais Nassau est mal aimée un peu. Avant de partir on nous a dit : Nassau, tu ne niaises pas là. Tu y arrêtes pour voir, pour faire ton crochet sur ta checklist, tu y fais des provisions, et tu pars. Ce n’est pas sécuritaire. Tu dois attacher ton dinghy pour ne pas te le faire voler. Même, prends-toi une marina pour y être en sécurité… Sympa quand même de se faire dire ça. Pauvre Nassau !

Bon, c’est sûr, Nassau, c’est une grande ville. Avec beaucoup de gens. Donc, c’est inévitable, les nombres absolus de crimes, vols, gens louches, et etc. sont plus hauts que dans les plus petites communautés. Cette grande ville est aussi située dans un pays où les gens ne sont pas particulièrement riches. Ce qui fait que… si jamais tu as déjà voyagé un peu, tu devrais être en mesure de gérer ça comme situation. Et si tu n’as jamais voyagé, ben c’est assez simple, tu n’as qu’à prendre les précautions d’usage, du type pas flasher ton cash et rester humble. Si tu respectes ce savoir-vivre de base, ton séjour à Nassau devrait super bien se passer !

En ce qui nous concerne, la seule « recommandation » que nous suivons est que nous barrons le dinghy la nuit, au cas. Ce n’est pas tant la valeur de la chose qui nous importe, mais plutôt son utilité. Pas de dinghy, tu ne peux plus te mettre à l’ancre, et ça c’est un souci assez majeur pour nous… Donc, nous faisons ce petit effort le soir, mais on se demande si on ne fait pas trop de zèle.

Côté attraits, tel que mentionné, Nassau est une grande ville. Et en plus, elle reçoit beaucoup de touristes. Donc là, ton expérience dépend de ce que tu cherches. Si tu recherches une expérience un peu préformattée à l’américaine, tu vas trouver sans souci et sans chercher grâce à l’aménagement super touristique près des quais des gros bateaux de croisière, ou du côté de Paradise Island, simple de même. Si par contre tu cherches une expérience plus root, ben là, c’est comme ailleurs, il va falloir que tu prennes le temps de découvrir le coin et de sortir des zones touristiques. Finalement, si tu recherches la nature et les belles plages à distance de dinghy, tu n’es pas nécessairement au bon endroit, même s’il y en a si tu cherches un peu. Le truc que nous n’avons pas assez mis en pratique : aller jaser aux autres bateaux dans le mouillage, certains passent beaucoup de temps à Nassau, ils sont une bonne source d’information.

Côté accueil, c’est variable. Lorsque tu restes du côté ville « normale », les gens sont normalement sympathiques, certains plus, certains moins. Quand tu prends l’autobus, certains disent bonjour à tous en entrant (tu ne vois pas ça à Montréal…), ça c’est particulièrement sympathique. Sinon, dans les boutiques et commerces, nous avons eu du bon et du moins bon service (mention spéciale à Harbouside Marine, le service y est excellent). Par contre, lorsque tu vas du côté très touristique, là on a tendance à croire que les Bahamiens de Nassau de première ligne qui travaillent avec les touristes ne nous aiment pas beaucoup. Dans certains endroits, les boutiques de cossins made in China principalement, tu te fais accueillir avec un air bête de compétition. En même temps… à voir les énormes bateaux privés de riches blancs qui débarquent ici, on ne peut que comprendre. Ajoute à ça les bateaux de croisière qui font débarquer des milliers de touristes pas tout le temps chic sur le party… Et, le fait que Paradise Island ne soit réservée que pour les touristes (les Bahamiens n’ont juste pas le droit d’entrer au Casino de l’hôtel…). Bref, ça dit tout, et cela peut justifier un peu l’air bête tant qu’à nous. Sinon, s’ils ne sont pas bêtes dans ce petit bout de ville, c’est parce qu’ils sont en mode vendeur et cherchent à te faire acheter quelque chose, jusqu’à en être assez agressifs (le marché aux puces a définitivement été trop intense pour nous à ce niveau, nous y sommes restés que quelques minutes).

Bref, si on résume, Nassau, c’est comme partout ailleurs, il faut juste prendre le temps de découvrir l’endroit. Et, s’abstenir de juger la place si on n’y passe qu’une ou deux journées pour n’y faire que des provisions, c’est cheap ça 😉

Et le quotidien du jour

Aujourd’hui, c’était tennis encore pour Dominic. On a un joueur heureux ici. Il a rencontré un joueur d’un pas pire calibre qui est à l’hôtel pour quelques jours, tout est parfait ! Andrée-Anne, pour sa part, a obtenu aujourd’hui le statut officiel de machine à pain. La qualité est maintenant constante et la préparation est entrée dans la routine. Avec la réserve de farine et de levure que nous avons à bord, nous avons statué qu’il n’y aura pas d’achat de pain avant un petit bout… Et en après-midi, nous sommes encore allés nous promener. Aujourd’hui, c’était la suite de la tentative de trouver des cossins souvenirs. Cela n’a pas été très fructueux. Tout est assez cher, et assez peu intéressant, donc nous sommes revenus plutôt bredouilles.

Et pour la suite ?

Demain, c’est encore Nassau. Tranquillement, le départ se dessine. La visite d’Océane la Madame part dans 2 jours.

À propos des photos

Pour une raison obscure, de nombreuses photos de cette période de voyage ont disparu du téléphone. Nous ne saurons jamais quelle mauvaise manipulation a été faite…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 25°04.809’N 077°20.102’W
Nous sommes de retour au côté est du Harbour.

mouillage 16 mars

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Nassau à Nassau : le calme après la tempête

20 mars 2019

Ce matin, il y avait une ambiance de lendemain de fin du monde dans le harbour de Nassau. Lors de notre réveil après notre super nuit de sommeil qui s’est déroulée sans aucune surprise, nous avons découvert que nous étions pas mal proches de notre voisin le catamaran. Tout était tellement calme que les bateaux allaient un peu n’importe où sur leur ancre. Nous avons décidé de bouger question de respecter la bulle du voisin. Nous sommes retournés plus à l’est, près des terrains de tennis. C’était de toute beauté de voir les bateaux un peu éparpillés n’importe comment. Plusieurs étaient anormalement près l’un de l’autre, et avec le temps super calme, on avait vraiment l’impression qu’on était sur un lendemain de veille de voiliers qui ont trop fait le party la veille, comme si tous étaient un peu couettés.

La journée ensuite a été à l’image de ce matin. Très tranquille. Tandis que Dominic s’est occupé de quelques corvées d’eau et de diesel, Andrée-Anne en a profité pour mettre à jour le blogue qui est particulièrement en retard. Pas facile de suivre la cadence d’un article par jour… Et toute la journée, le temps a été mort mort mort. Aucun vent, aucune vague, rien du tout. C’est fascinant comment on peut avoir autant de vent, et autant pas de vent dans des périodes aussi rapprochées. On passe vraiment d’un extrême à l’autre.

La découverte pas cool du jour : le chemin de clé du shaft qui s’égrène

Ça ce n’est pas une bonne nouvelle. Avec la soirée d’hier, nous avons fait travailler un peu fort le moteur. Et en faisant son tour du moteur, Dominic a découvert que le fait d’avoir mis Nuage sur la renverse pas mal fort hier lorsque nous faisions nos tentatives d’ancrage a abîmé le chemin de clé du coupling entre la transmission et le shaft. Il a trouvé des micro-bouts de métal au fond de la cale. Il va falloir être vigilants. Ça fait longtemps que le moteur ne nous a pas donné un signe de faiblesse, on est dus…

Et pour la suite ?

Demain, nous prévoyons peut-être aller faire un tour à Rose Island avec Océane la Madame. Après, bien sûr le tennis de Dominic. À suivre…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 25°04.809’N 077°20.102’W
Nous sommes de retour au côté est du Harbour.

mouillage 16 mars

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :