George Town à George Town : trop de vagues, pause imposée…

27 février 2019

Aujourd’hui, c’était pas mal vagueux dans le mouillage… Et quand il y a beaucoup de vagues, c’est plutôt difficile de commencer à gérer des jerricans et une bouteille de propane. Donc, nous n’avons pas pu continuer les corvées. Dommage… On a dû prendre ça relax : sieste, écriture, lecture. Ici, ce ne sont pas les tempêtes de neige qui nous empêchent de sortir, mais bien les vagues !

Le bout communauté du jour : le Cuiser’s Net

Quand on parlait de communauté… Si tu veux te tenir au courant de ce qui se passe dans le coin, c’est simple, tu ouvres ta radio VHF tous les matins à 8 h au canal 72 et tu écoutes les nouvelles… Ça dure 1 heure de temps. C’est fascinant. Tout au long de cette heure, différentes thématiques sont abordées et tous les bateaux sont invités à faire leur petite annonce dans la bonne thématique en s’annonçant tout simplement : les activités du jour, les nouveaux arrivants, les bateaux qui quittent, les trucs à donner, les trucs à vendre, les activités pour les enfants, les annonces des commerces du coin… Voilà, simple de même. Out internet, on a la VHF dans le coin !

La balade du jour : on va visiter un peu la ville

Lorsque cela s’est calmé un peu en après-midi, nous en avons profité pour aller faire une petite balade en ville et voir un peu plus ce qu’il y a comme services. On y trouve de tout, et rien de particulier en même temps : buanderie, épicerie, terrasses, un peu de boutiques… Vraiment ce n’est pas la ville la plus palpitante au premier coup d’œil, mais tout est là.

Et pour la suite ?

Évidemment, comme nous n’avons pu terminer nos corvées aujourd’hui, nous allons devoir les finaliser demain. Et ensuite, nous prévoyons traverser de l’autre côté, à Stocking Island, là où les centaines de bateaux du coin s’installent… On va aller voir la fameuse communauté qui y passe tout l’hiver.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°30.283’N 075°45.902’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

George Town à George Town : un mot, corvées

26 février 2019

Aujourd’hui, c’étaient les corvées, comme prévu. Et nous en avons fait pas pire, mais pas autant que nous aurions voulu évidemment. Parce que même si cela a l’air simple, ben ce ne l’est pas. Donc… tout a relativement bien commencé. Nous sommes allés faire une épicerie avec Houston question d’aller chercher un peu plus de denrées. Ensuite, nous avons fait un voyage d’eau (3 jerricans) et nous avons également réussit à aller cherche du gaz et du diesel…

Ce qu’il faut savoir, c’est que tout ça ne peut se faire en un seul voyage, un dinghy ça a ses limites. Donc cela veut dire que : tu pars du bateau, tu vas à la première épicerie, tu fais tes courses, tu mets tes courses dans le dinghy, tu vas à l’autre quai pour aller à l’autre épicerie, tu fais tes courses, tu mets tes courses dans le dinghy, tu reviens au bateau, tu ranges le tout. Ensuite, tu repars du bateau avec tes jerricans d’eau, tu te rends au quai à dinghy où tu peux remplir tes jerricans, tu attends en file puisqu’il y a toujours pas mal de monde, tu remplis tes jerricans, tu retournes au bateau, et tu vides ensuite tes jerricans dans tes réservoirs. Ensuite le carburant. Tu prends tes jerricans pour le carburant, tu te rends au quai à dinghy du Shell, tu remplis ton gaz, et là… on t’annonce que le diesel est vide, mais que le camion devrait arriver sous peu, donc tu décides d’attendre… 1 h 30 plus tard, tu remets tes jerricans dans le dinghy, tu retournes au bateau, tu vides tes jerricans de diesel dans le réservoir du bateau, tu ranges le tout, et là… tu relaxes. Voilà comment on remplit une journée complète avec des corvées qui normalement prendrait 1 h 30 dans le monde des terriens.

À propos de George Town

George Town, c’est la « grosse » ville du sud des Exumas. Ce n’est pas Nassau, mais on peut y trouver tout ce dont nous avons besoin pour les ravitaillements. C’est également un excellent endroit pour accueillir des membres d’équipage. George Town et ses environs est également le lieu de rencontre de plusieurs centaines de bateaux. Ici, on parle de 200 à 300 bateaux qui sont à l’ancre. C’est pas mal de monde ça. Jusqu’à maintenant, le plus de bateaux que nous avons vus, c’est une soixantaine à Black Point, on n’est plus dans les mêmes ligues ici… Il semblerait que la communauté est très forte (avec le nombre, on ne se serait pas attendu à moins). Certains aiment le style, d’autres moins. En chemin, nous avons rencontré des personnes qui ne sont pas du tout intéressées à aller à George Town, pour eux, c’est over raté, pour d’autres, c’est le paradis. Pour notre part, c’est notre première année aux Bahamas, nous ne pouvions pas ne pas y aller. Étant donné sa position géographique, au sud des Exumas, George Town a fait office d’objectif pour nous tout au long du voyage, notre but était de nous y rendre. Et c’est fait ! Maintenant, reste à découvrir le coin et nous faire notre propre idée de l’endroit…

Côté pratico-pratique, pour aller rejoindre la terre au fameux quai le plus connu, c’est simple, on suit tous les dinghys qui circulent vers la ville (ils se dirigent tous vers le petit pont et passent dessous, c’est là que cela se passe) – l’info a été ajoutée sur la carte. De l’autre côté du pont, dans le lac Victoria, on y trouve le quai mis gracieusement à la disposition des gens par l’Exuma Market. Il est assez gros, et très dur à manquer. C’est à ce quai que nous pouvons remplir nos jerricans d’eau. En face de ce quai, il y a un autre quai, celui du Shell, qui lui permet d’aller chercher le carburant. Pour les déchets, c’est simple, on laisse les déchets dans le petit camion qui est à notre droite lorsque l’on atteint la rue (moyennant quelques dollars, 2$ pour les petits, 3$ pour les gros). Pour le reste, on explore la ville, ou on consulte la page qui parle de George Town sur bahamascruisersguide.com, tout est pas mal là.

Et pour la suite ?

C’est simple, il nous reste à terminer nos corvées. Nous devons encore trouver comment remplir notre bonbonne de propane, et il va nous manquer encore de l’eau et du diesel.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°30.283’N 075°45.902’W
Nous sommes toujours au même endroit.

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Boysie Cay (Rat Cay Cut) à George Town : Notre point le plus au sud !

25 février 2019

C’est fait ! Nous avons atteint le point le plus au sud que nous irons cette année : George Town. Notre journée de navigation s’est bien déroulée, mais nous n’avons pas pu faire de voile, encore. La mer était très calme et nous avions le vent directement dans la face. Nous aurions pu louvoyer un peu question de dire que nous avons fait de la voile, mais nous étions un peu short dans le temps… Houston arrivait quand même aujourd’hui.

Notre pêche du jour : un beau barracuda…

Comme nous étions en mer, c’était le temps de sortir la ligne à pêche ! En plus que la mer était calme, c’était la journée idéale… pour attraper un barracuda. Ben oui, nous n’avons pas plus été chanceux que ça. Décidemment, la pêche, ce n’est pas notre truc encore. Mais bon, c’était quand même un peu trillant de devoir négocier avec le poisson. Pendant que Dominic était à la barre, Andrée-Anne s’est afférée à remonter la prise. Étonnamment, pour sa grosseur, il a été assez facile à remonter. Ou peut-être qu’Andrée-Anne est plus forte qu’elle ne le pense… Bref, ça reste quand même un peu impressionnant quand tu le remontes, surtout que ça a des pas pire dents un barracuda… Mais là, c’est ben beau le remonter, mais comme c’est un poisson qu’on ne peut pas manger (à cause de la ciguatera, les avis sont partagés en fait, mais pour notre part, nous préférons ne pas prendre de chances), il faut le décrocher pour le renvoyer à l’eau…  Et ce n’est pas comme si nous avions déjà fait ça. C’est donc armée de ses gros gants de caoutchouc bleus qu’Andrée-Anne s’est lancée dans la gueule du lo… euh non, du barracuda. On aurait pu s’attendre que le barracuda se démène un peu, mais pas tout. Il est resté là, tout calme, à attendre que l’hameçon soit retiré. Et ensuite, nous l’avons remis immédiatement à l’eau. En espérant qu’il se soit remis de son aventure…

L’urgence du jour : aller à l’épicerie

Là, c’est sportif un peu. Normalement, quand de la visite arrive, tu t’organises pour arriver quelques jours avant le lieu de rencontre pour préparer le bateau et faire les ravitaillements. Nous, nous n’avions que quelques heures avant l’arrivée de notre invité… Donc nous nous sommes rués sur le quai de l’Exuma Market et nous sommes allés faire quelques courses question de nous ravitailler en quelques produits frais. Et là, vous nous voyez venir… On aime tellement ça les épiceries… Voici donc notre review officiel d’une des épiceries de George Town : l’Exuma Market. Comme nous arrivons d’un mois et demi dans les îles où il n’y a à peu près rien, disons que nous avons été particulièrement heureux de mettre les pieds dans une si grande épicerie ! Il y a de tout : du choix dans les légumes, des breuvages, du pain, de la viande, des fromages, etc., tout ! Pour nous, c’est clairement la fête, nous n’avons pas besoin de plus avec les réserves que nous avons à bord. Cependant, ne partez pas dans vos rêveries, on est loin des grandes chaînes auxquelles nous sommes habitués, dans les faits, elle n’est pas si grande que ça, même s’il y a tout, le choix reste quand même limité par rapport à ce que nous sommes habitués. Et, évidemment, les prix sont assez élevés, considérablement plus qu’à Nassau, ce qui veut dire énormément plus qu’aux États-Unis.

La délectation du jour : le hamburger

C’est sympa les conserves maison, mais… un peu de viande fraîchement cuite n’était pas de refus après 1 mois et demi… D’autant plus que nous n’arrivons pas à pêcher… On s’est gâtés. On s’est acheté du beau bœuf haché, et nous nous sommes fait des extraordinaires burgers. Ils étaient les meilleurs de la vie. C’est fou ce que la privation peut faire…

Le happening du jour : l’arrivée de la visite

Houston est arrivé en après-midi. Comme il est un habitué du coin, il a fait ça comme un pro. Pendant que faisions la sieste pour récupérer de notre navigation et de nos courses (il fallait bien digérer les burgers), Éric est arrivé à l’aéroport, a pris un taxi, fait un arrêt chez BTC pour aller se chercher une carte SIM pour qu’il puisse communiquer avec la terre entière. Ensuite, il a communiqué avec nous pour nous dire qu’il était arrivé et s’est rendu près du quai à dinghy. Mais là oups. De notre côté, nous avons oublié de mettre le son sur le téléphone… Donc les messages de Houston arrivaient bien, mais nous de notre côté, nous étions trop occupés à dormir. Bref, nous avons manqué l’arrivée de Houston. Mais bon, pas de souci, près du quai, il y a une terrasse, donc il s’y est installé en espérant que nous lui donnions un signe de vie un jour. Ce qui est arrivé, en fin d’après-midi. Salut l’ami ! Désolés pour l’accueil !

Et pour la suite ?

George Town, c’est la ville des ravitaillements. On y trouve de tout. Et nous sommes dus pour tout. Donc pour le moment, notre projet pour la suite se résume par toutes nos corvées à faire : eau, diesel, gaz, courses, propane. Tant que tout n’est pas terminé, on reste ici, près des services de George Town. Si possible, on aimerait tout faire demain, mais c’est pas mal de projets pour une journée tout ça. À suivre.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°30.283’N 075°45.902’W
Nous nous sommes ancrés près de « l’entrée » de George Town, question de pouvoir aller chercher la visite et faire nos ravitaillements. Ce mouillage n’est clairement pas le plus tranquille… Ça bouge beaucoup ici à cause de la circulation, et ce n’est pas très protégé. C’est le genre d’endroit que tu ne restes pas longtemps.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Lee Stocking Island à Boysie Cay (Rat Cay Cut) : C’est le temps de partir !

24 février 2019

Il y avait de l’excitation dans l’air aujourd’hui, nous avons quitté Lee Stocking Island ! De retour à notre point du 18 février, déjà vu… Boysie Cay. Vous savez l’endroit où nous avons eu droit à une nuit de m@%?& ? Ben nous lui avons donné une seconde chance. Parce que le temps était clairement en train de se calmer. Et nous avons bien fait. Parce que c’est vraiment un super bel endroit. Quand c’est tranquille (c’est important de le noter ça).

Le fun du jour : on retourne voir Blow Hole Cay 2 fois plutôt qu’une

Un rien nous amuse. Et aujourd’hui, quand nous sommes retournés à Blow Hole Cay la première fois, la marée était haute ! Ce qui veut dire que les geysers provoqués par les blow holes étaient pas mal plus gros que la dernière fois. C’était divertissant comme tout. D’autant plus que nous avons eu droit à une super belle journée, soleil, chaleur, tout le kit. C’est d’ailleurs à ce moment que les amis du Québec qui étaient réunis pour un brunch ont décidé de nous lâcher un coup de fil vidéo. Coucou les amis ! Ils ne pouvaient pas mieux tomber en termes de moment où nous avions du fun. Ça avait clairement l’air too much notre affaire. En plus que de leur côté, ils étaient en train de se taper l’une des énièmes journées de verglas de cet hiver. Essaie après ça d’expliquer au monde que c’est beaucoup de travail se rendre ici en voilier et que ce n’est pas toujours facile… C’est clair que personne ne te croit.

Ensuite, nous sommes revenus plus tard à notre petite île. Nous voulions que la marée descende un peu pour que la petite piscine se forme et que nous puissions chasser les poissons pris dans la piscine avec notre toute nouvelle sling ! L’intention était là. Nous avons travaillé fort. Et nous sommes revenus bredouilles, ce sera un repas en pot Mason ce soir…

La bouffe du jour : on pousse la créativité avec les conserves

Comme on le disait hier, on est arrivés à la fin de nos fruits et légumes. C’est comme un peu la fin du monde quand tu n’as jamais vécu ça, c’est officiellement la première fois de notre vie que nous n’avons pas accès à des denrées fraîches facilement, nous ne sommes pas habitués à gérer ça. Mais vous savez quoi ? Cela s’est très bien passé finalement ! Pour le lunch, nous avons réussi à concocter des bons sandwichs au thon qui donnaient l’impression d’un peu de fraîcheur, nous y avons mis : du thon en conserve, du maïs en conserve, de l’ail en pot, des noix de Grenoble, des câpres, de la luzerne fraîchement germée, de la mayo, et le tout bien enroulé dans des tortillas de maïs. Bingo, défi lunch relevé. Pour le souper, nous nous sommes concoctés un souper indien parfait (maintenant que nous faisons du naan…) : des poitrines de poulet en pot Mason que nous avons mélangées avec un mélange de légumes indiens acheté chez Trader’s Joe (une super belle épicerie genre granol aux USA), du riz basmati bien sûr, et du pain naan frais fait… Voilà ! Finalement, on mange pas mal bien au milieu de nulle part…

Et pour la suite ?

Demain is the day. Nous allons nous rendre à George Town finalement. Coûte que coûte. Houston arrive en après-midi. Nous avons une vingtaine de miles nautiques à faire, nous pouvons arriver pour midi. Quand même, cela nous aura pris une semaine pour faire 1/2 journée de navigation ! Nous étions sûrs de notre affaire à Brigantine avec nos 10 jours de disponibles pour aller à la rencontre de notre visite, et nous avons failli de pas être au rendez-vous ! On croise les doigts que rien n’arrive demain pour nous détourner de notre objectif 🤞.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°43.721’N 076°01.829’W
Rien à voir avec la nuit du 18 février… Avec du petit temps, nous avons eu droit à une super nuit de sommeil, même s’il y avait un très petit petit roulis.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Lee Stocking Island à Lee Stocking Island : c’est la dernière

23 février 2019

Bon ben là, nous avons bien l’impression que nous avons fait le tour de l’île… Nous avons hâte de bouger officiellement. En termes de légumes et fruits frais, il nous reste : 1 petite carotte et une noix de coco, cela devient sérieux. Bon, on a encore l’équivalent de 3 mois de nourriture à bord (on n’exagère presque pas…), on ne mourra pas de faim, mais on n’est quand même pas habitués à arriver aussi short dans les produits frais (notre dernière vraie épicerie remonte maintenant à près d’un mois et demi…). Un truc qui nous manque aussi, ce sont des gâteries. Ce n’est pas évident à apporter des gâteries, parce qu’elles ne durent pas très longtemps, nous n’avons pas tant de retenue… Donc, plutôt que manger beaucoup trop de trucs pas bons pour la santé en un temps beaucoup trop court, nous avons opté pour ne pas en apporter. Mais cela nous manque un peu. Donc nous sommes allés chercher loin dans nos retranchements et nous avons trouvé du… Jell-O ! Que nous avions apporté pour une raison que nous ignorons. Ben oui, nous sommes rendus là, du Jell-O est rendu l’fun. Ça va aller jusqu’où cette dégringolade vers la simplicité extrême… ? Seule l’avenir nous le dira.

Et pour la suite ?

Dominic est allé voir l’état de la mer aujourd’hui. Le vent a baissé. La mer aussi un peu. Ça augure bien pour que nous soyons à George Town le 25. Yé. Notre projet : nous déplacer demain et nous rendre à Boysie Cay près de Rat Cay Cut afin d’être collés sur le cut le 25 au matin et ainsi partir tôt vers notre but ultime : George Town !

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°45.628’N 076°05.185’W
Nous sommes toujours au même endroit.

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Lee Stocking Island à Lee Stocking Island : attente jour 3

22 février 2019

On ne voudrait pas être alarmistes, mais le moral des troupes commence tranquillement à descendre à bord de Nuage. Le capitaine commence à fatiguer pas mal et trouve que les tas de roches sont un peu plates. Il manque un peu d’action dans le coin. Parce que c’est ça les Exumas en passant, c’est un peu plate. Il n’y a pas de vie. C’est un peu comme si tu es dans le désert, mais sur l’eau. C’est magnifique, tu te gaves les yeux, mais c’est pas mal tout. Si tu as moindrement besoin de pas mal de stimulation, cela peut devenir lassant… Mais pas de panique, on ne se plaint pas ici ! On fait juste dire qu’il ne se passe rien.

Les balades du jour : on va voir la mer, et on découvre un autre sentier

La journée a commencé et a terminé avec de la marche. En matinée, nous avons rejoint un groupe de voileux pour aller faire une petite marche vers le côté mer de l’île. Ceci nous a confirmé que nous n’allons pas bouger de sitôt… Ça brassait pas mal de l’autre côté. Pour l’info, une fois que tu as monté la butte du mouillage, tu peux continuer la marche sur les rochers qui longent la mer vers le sud. À certains endroits, il y a même des câblots pour aider les gens à ne pas trébucher dans les rochers… c’est presque de la randonnée extrême. En après-midi, nous sommes allés faire une autre marche dont le sentier débutait sur la petite plage au nord du mouillage avec Sylvain et Loulou de Tribull (voir la carte). Ce sentier semble moins populaire que les autres… On aurait presque dû avoir nos machettes avec nous. On se croyait en pleine jungle. Outre le fait qu’il n’y avait pas d’animaux… Ah si, désolés, nous avons vu 2 oiseaux quand même, ce n’est pas rien. Parce qu’on vous la dit déjà ça, il n’y a pas beaucoup de vie sauvage dans le coin. Outre les petits lézards qui courent vite, il n’y a pas grand-chose. Ça enlève un peu de fun ça qu’il n’y ait pas d’animaux, on ne se le cachera pas.

Le youpi du jour : le frigo is back on track

Merci tellement Sylvain ! Notre frigo n’allait plus très bien depuis un petit moment… En tant qu’excellents électriciens que nous sommes, nous ne savions pas trop ce qui se passait. Nous avions remarqué que le ventilateur du compresseur ne fonctionnait plus, et pour nous, c’était le début de la fin (depuis que nous avons acheté Nuage en 2016, nous croyons toujours qu’aujourd’hui sera le jour de la mort du frigo, mais sa mort n’arrive jamais finalement…). Comme le ventilateur ne fonctionnait plus, le compresseur devenait très chaud et cessait de fonctionner constamment. Nous avions commencé à considérer le fait de vivre sans frigo. Étonnamment, on peut très bien vivre sans réfrigérateur, beaucoup d’aliments n’ont pas nécessairement besoin d’être au froid, de nombreuses ressources existent sur le sujet, mais ça, c’est un autre sujet. Bref, on revient à Sylvain. Qui, sur sont Tribull, doit tenir l’équivalent d’un Addison. Lorsque nous avons parlé du ventilateur, qu’est-ce qu’il ne nous dit pas ? « Je dois avoir 3 ventilateurs de différentes grosseurs sur mon bateau en back-up, laisse-moi voir s’il y en a un qui serait de la bonne grandeur… » Ben, il y en avait un de la bonne grosseur. S’en est suivi une opération beaucoup trop efficace de on change le ventilateur, et hop, quelques dizaines de minutes plus tard, notre frigidaire était de retour parmi nous. Qui aurait cru que la solution se trouverait devant une île déserte…

Les visiteuses dans le mouillage : les giga raies

Comme cela fait maintenant 3 jours que nous sommes ici, nous commençons à remarquer la routine de la faune autour… Et ce qui est fascinant est que nous avons remarqué que de très grosses raies (il y en a une qui doit être grosse comme le dinghy !!) viennent faire leur tour dans la baie tous les jours entre 14 h et 16 h. Elles ont des montres les raies ? Comment elles font pour savoir que c’est le temps de venir nous voir ? Fascinant quand même. Lorsque nous sommes partis pour notre deuxième marche en après-midi, c’est là que nous avons constaté leur habitude puisque nous les avons croisées en chemin à bord de notre dinghy. Eh ben. On va rester à l’affût pour les prochains jours.

Et pour la suite ?

Les prévisions ne changent pas. En théorie, le vent va baisser sous peu. Nous serons peut-être capables de partir dimanche le 24. Sinon, ce sera le 25. On fait confiance à la vie…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°45.628’N 076°05.185’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Les photos du jour

📸 Merci à Tribull pour certaines photos

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Lee Stocking Island à Lee Stocking Island : la vie de voileux continue

21 février 2019

Une autre journée remplie de projets tout aussi peu engageants, mais divertissants sur l’île de Lee Stocking. Le quotidien de voileux en attente : marche, popotte, gestion des noix de coco, et souper avec les copains de Tribull.

Les activités sportives du jour : l’autre côté de la coque et un peu de marche

Aujourd’hui, c’est Dominic qui est allé passer la tondeuse. Il restait l’autre côté de la coque. Maintenant, Nuage a une super coque tout lisse pour filer vite… lorsque nous pourrons bouger enfin. L’autre activité, ce fût une belle marche. Nous sommes chanceux, Tribull est dans le coin. Et Tribull, ben cela fait plusieurs années que l’équipage se retrouve aux Bahamas, donc ils ont des bons plans à partager. Sur Lee Stocking, il y a quelques sentiers et Tribull nous a invité à aller marcher avec eux aujourd’hui. Et nous avons fait une très belle marche dans le sentier qui sentait le café. Le sentier nous a mené jusqu’en haut de l’autre butte qui est plus haute que celle d’hier, et nous avons eu droit à une super vue de l’île et de la mer. Pour l’info, nous avons mis les accès aux sentiers sur la carte.

Le quotidien du jour : bracelets, popotte, pain, vaisselle

Il y a eu d’autres commandes de bracelets aujourd’hui, Andrée-Anne va finir par être dans le jus! Mention spéciale à Sylvain de Tribull qui a créé un modèle assez original du parfait marin : rouge, vert et blanc. Bon, pour vous terriens, vous pensez sûrement à Noël en voyant ces couleurs, mais pour Sylvain (et plusieurs d’entre-nous), ce sont des feux de navigation. Original ! Sinon, la journée a été ponctuée par le petit quotidien telle que la vaisselle… On a parlé de la vaisselle déjà ? Parce qu’il nous semble qu’elle est omniprésente la vaisselle… Comme nous n’avons juste pas de cuisine, dès qu’un item est sale, la cuisine est en bordel, donc on dirait que nous sommes toujours en train de crouler sous la vaisselle… Ajoute en plus le fait que nous faisons beaucoup à manger (les restos sont rare dans le coin…), et nous finissons par avoir l’impression de passer nos journées à faire de la vaisselle. Bon, fin de la parenthèse.

Côté popotte, c’était jour de luzerne aujourd’hui ! Nous sommes vendus, la germination c’est vraiment génial. Voici la salade de « presque pas de frais qui donne l’impression d’être frais » que nous avons fait : une conserve de légumineuses mélangées, du maïs en grain en conserve, des artichauts en conserve, des cœurs de palmiers en conserve, des olives en conserve, des câpres, de l’ail en pot, des carottes râpées à l’économiseur, des oignons, des tomates et de la luzerne. Cette salade a été inspirée par la salade préparée par Doris du voilier Eaux Vives quelques jours plus tôt. Quand on pense qu’on n’a plus rien de frais… Et pour bien accompagner la salade, on fait du bon pain frais.

Le projet du jour : sortir les noix de coco de leur écorce

C’est bien beau aller chasser la noix de coco, mais pour la manger, il faut l’arranger… Les noix de coco dans la nature n’ont pas du tout l’air de celles que l’on trouve en épicerie… Elles ont une belle grosse écorce/pelure qui ne s’enlève pas du tout comme celle d’une orange. Sylvain de Tribull nous a initié à sa technique assez sportive qui consiste à… peler la noix de coco avec une hache. Tout simplement. Nous avons réussi à en défaire 2. Et pour y arriver, nous avons sûrement brûlé plus de calories que lorsque nous avons monté la butte pour voir la mer. C’était ça le vrai sport du jour.

Et ça se finit comment une journée d’attente ?

Par un souper avec les amis. Ce qui est sympa lorsque tu es au milieu de nulle part, c’est que le plus simple prend tout d’un coup beaucoup plus de valeur que ce que nous sommes habitués. Concrètement cela veut dire quoi ? Ben que tu peux recevoir de la visite avec un macaroni aux tomates et tout le monde est heureux et se délecte. C’est ti pas beau ça ?

Et pour la suite ?

On attend toujours la bonne fenêtre pour George Town. Houston arrive toujours le 25. Nous pensons bien pouvoir arriver le 24 ou le 25. Cela va être juste, mais on croise les doigts ! C’est toujours à suivre…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°45.628’N 076°05.185’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Les photos du jour

📸 Merci à Tribull pour certaines photos

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Lee Stocking Island à Lee Stocking Island : grattage de coque, bracelet, balade et 4 à 6

20 février 2019

Si vous pensez qu’il n’y a rien à faire dans un voilier au milieu de nulle part, détrompez-vous ! Si tu as un peu d’imagination et des attentes pas trop élevées, tu peux vraiment te faire du fun ! Donc, aujourd’hui, ce fût une série de petits divertissements…

La mission du matin d’Andrée-Anne : la coque

Il était temps d’aller passer la tondeuse un peu. Mais, question d’ajouter un peu de piquant à la chose, ce matin, le swell était de la partie. Déjà que plonger à peu près 400 fois en ligne pour aller gratter la coque demande un peu d’énergie, si tu ajoutes en plus la vague qui te pousse où tu ne veux pas, on commence à parler d’un work out pas pire.

Le projet bricolage du jour : une commande de bracelet

Ben oui, même au milieu de nulle part, il est possible de faire des affaires… Du sur mesure pour vous mesdames et messieurs dans le désert des Bahamas 😊 Cette fois-ci, c’est l’invitée de Jolie Brise qui a eu un petit coup de cœur pour un bracelet. Justement, Andrée-Anne cherchait des projets…

La balade du jour : on va voir la mer du haut de la montagne

Ok, la butte. Pas la montagne. C’était un micro-balade en fait. Mais le point de vue est beau par contre ! Tellement qu’on voit des bateaux de touristes arriver tout au long de la journée pour venir monter la butte et voir la mer. Quand même ! Bref, ce fût la 2e activité sportive du jour. On a sûrement brûlé quelques calories avec ça… Du moins, on l’espère.

Les nouvelles du jour : la luzerne

Quand même, on aurait pu en donner avant… Cela fait maintenant 3 jours que les graines germent et elles vont bien ! On dirait bien que nous allons avoir de la verdure fraîche sous peu… Voyez les photos !

Le nouveau cossin du jour : la sling

Nous sommes partis sans sling. Et là vous vous dites, mais c’est quoi une sling ? Avec raison. Si vous ne vous êtes jamais intéressé à la pêche, il y a de fortes chances qu’une sling, cela ne vous dise rien. Donc, une sling, c’est une longue tige munie d’une pointe très pointue d’un côté et d’un système de de propulsion avec un élastique à l’autre bout, et qui sert à attraper les poissons sous l’eau. Voilà. Nous ne voulions pas en acheter une tant que nous ne connaissions pas un peu la pêche (tant qu’à acheter n’importe quoi). Donc nous nous retrouvons là, au milieu des Exumas, avec aucun outil pour pêcher (outre la canne à pêche, mais elle n’est pas super utile dans les faibles profondeurs du bank…) . Et là, nous discutons avec les amis de tout, de rien, de sling, et Jolie Brise nous informe qu’ils ont une sling à bord qu’ils n’utilisent pas. Ah oui ? Eh nous voilà donc en train de troquer la sling contre un bracelet. Simple de même. Nous avons maintenant une sling. Watch out les poissons, on arrive !

La sortie du jour : 4 à 6 sur la plage

Il n’y a rien autour ? Ça fait quoi des voileux ? Ben ça s’organise… Il y a une plage après-tout, pas besoin de plus ! L’invitation a donc été lancée à tous les voiliers dans le mouillage (on commence à être une bonne gang déjà, visiblement, nous ne sommes pas les seuls pris ici) par les jeunes mariés en lune de miel du voilier dont nous avons oublié le nom (désolés!!). Quand même, c’est cute, ils sont en lune de miel depuis 5 mois… Bref, nous nous sommes tous réunis sur la plage et avons pris un petit verre, simple de même. L’occasion a aussi été tout à propos pour qu’Andrée-Anne sortent les bracelets suite aux fortes recommandations de Malic de Jolie Brise (on va l’engager j’cré ben, elle fait beaucoup trop de pub…).

Et pour la suite ?

Des vents forts sont annoncés jusqu’à samedi (23) ou dimanche (24)… Nous espérons toujours nous rendre à George Town pour le 25. Si les vents se calment dimanche, nous serons ok. On se croise les doigts.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°45.628’N 076°05.185’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Les photos du jour

📸 Merci à Tribull pour certaines photos

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Boysie Cay (Rat Cay) à Lee Stocking Island : j’cré ben qu’on va devoir passer un peu de temps icitte…

19 février 2019

La journée a un peu mal commencé. La nuit a été horrible. Le bateau a tangué toute la nuit. À tel point que la première chose ingurgitée au réveil pour Andrée-Anne fût une Gravol… Déjeuner au Gravol, oui oui. Notre projet du jour était bien évidemment de nous rendre à George Town, mais si vous avez bien lu le titre, vous vous doutez bien que ce n’est pas ce qui est arrivé… Donc, après une belle nuit pas reposante du tout, nous avons levé l’ancre… pour aller nous ancrer quelques centaines de pieds plus loin afin de nous protéger des vagues pour retirer le moteur du dinghy en toute sécurité. Ensuite ce fût le départ pour vrai… Derrière nous, dans le cut, il y avait un autre voilier. C’était rassurant de ne pas être seuls 😊 Mais notre escapade n’a pas duré bien longtemps. Nous avons dû nous rendre à l’évidence très rapidement, les vagues étaient trop grosses pour nous et notre chèvre… Nous avons dû rebrousser chemin. Lorsque l’autre voilier nous a croisé, les garçons à bord nous ont fait de grands signes : « Mais vous faites quoi ?! » Sorry les boys, nous n’avons plus 20 ans comme vous, ça brasse trop pour nous… En suivant leur route des yeux, nous croyons finalement qu’ils n’allaient pas à George Town, mais qu’ils traversaient vers Eleuthera, l’archipel d’îles plus à l’est. Dans cette direction, cela brassait un peu moins puisque la vague se retrouvait à être de face, et non de côté…

Le social du jour : ça débarque en masse à Lee Stocking

Nous étions un peu déconfits en raison de nos sorties ratées. Mais, il y avait un peu de vie à Lee Stocking, donc cela nous a un peu remonté le moral (quand on parle de vie ici, on parle de d’autres bateaux, pas de la vie sur l’île, c’est mort ici…). D’abord, c’est Jean qui est venu nous rendre visite. Jean est un regular du coin. Et il est venu nous apporter des tomates qu’il a achetées à Barraterre. Il n’y a pas tant d’agriculture aux Bahamas, mais il y en a Barraterre. Il connaît bien les gens là-bas, et il s’est retrouvé avec une cargaison beaucoup trop grosse pour lui tout seul. Son timing était excellent. Parce que là, oui nous voulons nous rendre à George Town pour accueillir Houston, mais nous avons aussi une autre excellente raison de vouloir aller à George Town : nous avons besoin de nous ravitailler ! Les fruits et les légumes frais commencent à se faire rare sur le bateau, il nous reste un peu de carottes et des oignons, mais c’est pas mal tout… Donc bref, Jean est arrivé au bon moment. Comme nous n’avions pas grand-chose de prévu, nous avons invité Jean à bord et il nous a jasé du coin qu’il visite depuis 25 ans… Il nous a parlé du centre de recherche sur l’île qui était bien vivant avant, et qu’il allait visiter puisqu’il avait une amie qui y travaillait, l’ambiance était bonne sur l’île… Il nous a aussi appris que jadis, bien avant qu’il commence à venir ici, il y avait des iguanes partout sur les îles, mais qu’ils ont tous été mangés. Il semblerait que l’iguane ressemble à du poulet. Eh ben. Maintenant, il ne reste que quelques colonies d’iguanes protégées sur quelques îles de l’archipel. Il semblerait qu’il y a eût des tentatives de repeuplement, mais en vain… Il nous aussi parlé des 2 cochons sur une des îles des Brigantines. Il semblerait que les gens font ça ici : ils déposent des cochons sur une île inoccupée afin qu’ils s’engraissent là tout simplement. Cela doit être moins de trouble que de les garder dans sa cours…

Plus tard dans la journée, nous avons vu des nouveaux bateaux que nous connaissons arriver ! Yé, des amis, Jolie Brise et Tribull arrivent dans les parages ! Ils arrivaient d’Eleuthera, ce qui veut dire qu’ils arrivaient de la mer… Comme leur cap était vers l’ouest, il a été « plus facile » pour eux de prendre la mer aujourd’hui. Mais ce n’était clairement pas une journée pour les cœurs sensibles.

Le projet culinaire du jour : le pain naan, again

Ça s’en vient le pain. C’était le 2e essai aujourd’hui pour le naan et… on doit dire que ce fût pas pire réussi. Ça commence tranquillement à ressembler à la solution que nous allons utiliser pour avoir du bon pain à bord… Nous avons quelque peu ajusté la recette de base de Ricardo par contre et avons ajouté un peu plus de miel pour un peu plus de oumf. Rappel, la recette est ici : Pain naan au barbecue.

À propos de la route entre Rat Cay cut et Lee Stocking Island

Ça passe. Mais pour les petits tirants d’eau. Donc, officiellement, avec un tirant d’eau de 4’11″ comme nous, il est possible de faire Allan Cay jusqu’à Boysie Cay par le bank exclusivement. Avant de nous rendre ici, les lectures et les discussions laissaient croire que nous devrions obligatoirement prendre la mer bien avant, près de Little Farmer. Mais notre expérience nous dit maintenant qu’il y a d’autres options lorsque l’on se déplace à marée haute.

Et pour la suite ?

Notre but, en début de journée, était de réessayer demain matin, mais en fin de journée, nous avons dû capituler : les prévisions ne sont que trop mauvaises. C’est sûr que l’on va rebrousser chemin si on sort demain… On va devoir attendre ici, la protection est assez bonne pour un vent de l’est. Mais là, on ne sait pas du tout si nous allons réussir à nous rendre à George Town. Comme il nous reste quelques jours encore, nous allons laisser le temps filer pour le moment, on croise les doigts.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°45.628’N 076°05.185’W
On se sent bien protégé ici pour l’est. L’île de Lee Stocking est un peu plus haute que les autres vis-à-vis de cette baie, donc cela donne un répit un peu. Tant que le vent est d’est ou nord-est ici, pas de souci !

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Lee Stocking Island à Boysie Cay (Rat Cay Cut) : on visait George Town, on trouve un blow hole

18 février 2019

Ben voilà. La mer n’a pas voulu que nous nous rendions à George Town. Les vagues étaient trop grosses, et le vent n’était pas favorable, il était du sud. On le sait, nous avons une chèvre comme moteur… Nous n’arrivions pas à atteindre à une vitesse intéressante. Malgré la distance assez courte, notre ETA (Estimated Time of Arrival) se retrouvait à être en soirée, cela ne nous tentait pas trop d’arriver de soir. Donc, après réflexion et quelques tours sur nous-même à tergiverser (On attend que le courant soit de notre bord et on retourne à Adderly Cut ? On continue ? Et si on continue, on va jusqu’où, les choix sont limités… ?), nous avons finalement choisi d’avancer jusqu’à Rat Cay quelques miles plus loin et de revenir dans le bank par là.

La découverte du jour : Blow Hole Cay

C’est magnifique dans le coin ! On se sent vraiment au milieu de nulle part (même si on voit des bateaux quand même parfois passer). Nous avons été explorer les petites îles autour. Qui sont en fait des tas de cailloux un peu piquants parce que ce sont en fait des coraux. Vivement les petits souliers pour jouer dans l’eau… La plus sympa que nous avons aimée : Blow Hole Cay. Ce bout de roche est assez petit, et en son centre, il se crée une petite piscine qui est alimentée par l’eau venant du côté mer à marée basse. Nous y sommes allés regarder les poissons pris… Il y avait des beaux soupers. Dommage que nous n’eussions pas de sling pour les attraper…

Le souci du jour : va-t-on se rendre à George Town, et sinon, on fait quoi avec Houston ?

Là, nous sommes un peu embêtés. Nous étions pas mal sûrs de pouvoir nous rendre à George Town aujourd’hui, et ce n’est pas arrivé. Houston arrive le 25. En théorie, cela nous laisse pas mal de jours, si on regarde ça, il reste quand même 7 jours d’ici le 25… Mais en pratique, c’est une autre histoire, puisque la météo ne semble pas vouloir aller dans le bon sens pour nous. Mais là, nous sommes quand même « près » de George Town, du moins via la terre. Pas très loin de nous, il y a Barraterre, qui est accessible en auto à partir de Great Exuma Island, soit l’île de George Town. Donc, techniquement, quelqu’un qui arrive à l’aéroport de George Town peut se rendre à Barraterre en taxi. De notre côté cependant, aller à Barraterre n’est pas nécessairement la navigation la plus safe à faire, disons que les profondeurs sont assez limites. Peut-être qu’à la marée haute nous serions bons, mais… cela implique prendre pas mal de risques, selon nous du moins. À Blow Hole Cay, nous avons rencontré Smiley. Smiley amène des touristes faire des tours de bateau dans le coin, avec un bateau moteur, c’est assez facile de partir de Barraterre et de se rendre où nous sommes à Blow Hole Cay. Pendant que ses invités profitaient de la plage, nous en avons profité pour aller lui jaser et voir quelles pourraient être nos options dans le coin si on ne se rend pas à notre destination. Il nous a finalement laissé son numéro. Si jamais on n’arrive pas à se rendre, on pourrait l’appeler pour qu’il nous amène notre visite dans le coin… Nous n’avons pas parlé coûts par contre…

Le cut #1 du jour : Adderly Cut

Le cut est assez facile. Mais n’empêche qu’il reste un peu stressant lorsque c’est la première fois que tu le navigues, d’autant plus si tu le fais seul. Pour sortir, nous nous sommes dirigés vers le phare de l’île Adderly Cay question de rester dans les bonnes profondeurs, nous nous sommes tellement approchés que nous avons presque eu l’impression que nous allions rejoindre l’île… Et ensuite nous avons bifurqué vers tribord pour prendre le cut. Question de nous aider un peu, nous sommes sortis à l’étale de la marée.

Le cut #2 du jour : Rat Cay Cut

Ce cut est le plus impressionnant. Il est minuscule… Et bordé de beaux récifs. Super accueillant… Heureusement, pendant notre tergiversation à nous demander ce que nous allions faire, nous avons lu que ce cut est l’un des plus faciles, malgré son étroitesse. Et effectivement, ce cut se fait très bien, si tu t’enlignes comme il faut. Le fait qu’il pointe vers le nord-est plutôt que l’est permet à l’eau de rester très calme.

Et pour la suite ?

Demain, nous allons essayer encore de nous rendre à George Town. En espérant que cela fonctionne. À suivre…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°43.741’N 076°01.839’W
Ce mouillage est assez petit. Et pas très bien protégé. Le gros catamaran à côté de nous avait l’air bien confortable… Mais pas nous. On est presque dans la mer à cet endroit, on y est très vulnérable : le vent, les vagues, le swell, le surge, tout y est. C’est un ancrage pour du petit temps seulement.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :