Brigantine à Lee Stocking Island : balade en lieu déserté

17 février 2019

Micro-navigation aujourd’hui de 5 miles vers Lee Stocking Island. Malgré le peu d’eau qu’il y a dans le coin, cette navigation se fait assez bien en ligne droite entre Brigantine et Lee Stocking. À marée haute, un tirant d’eau de 4’11″ comme nous s’en sort très très bien.

La balade du jour : le centre de recherche abandonné

La particularité de Lee Stocking Island, c’est son centre de recherche de jadis. Jusqu’à 2011 ou 2012 (aux Bahamas, on n’est jamais sûrs de nos infos), il y avait un assez gros centre de recherche sur la vie marine qui était financé / géré par la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis (NOAA). La principale source de financement était un riche mécène. Qui est décédé un jour. Donc le centre a fermé. Plate de même. Donc maintenant, quand on prend une marche sur Lee Stocking Island, on se promène parmi les bâtiments qui n’ont pas été entretenus depuis la fermeture du centre. On peut même encore y voir certaines installations, comme le bâtiment avec les aquariums qui devaient accueillir plein de petites vies marines jadis. Le fait que l’on puisse se promener sur l’île ou non n’est pas très clair… Il semblerait qu’une affiche No trespassing apparait de temps en temps, mais en ce qui nous concerne, nous ne l’avons pas vue… L’île aurait été rachetée il y a 1, 2 ou 3 ans (au choix), et des travaux semblent un peu en cours, nous avons vu une génératrice qui semblait assez récente, et nous avons vu un bateau avec 3 personnes qui semblaient des travailleurs arriver, mais nous n’avons pas d’infos de sources sûres concernant le statut de l’île.

Outre les bâtiments, on peut également trouver sur l’île des noix de coco !! Oui oui, puisqu’au contraire de la croyance populaire, les Bahamas ne sont pas peuplés de palmiers… Eh non. Si tu veux des palmiers, tu dois aller dans les endroits habités où des humains en ont planté (jadis loin loin, il semblerait qu’il y avait des palmiers, mais ils tous été coupés). Et comme Lee Stocking a été bien habitée comme île, il y a des palmiers, donc des noix de coco disponibles à profusion puisque l’achalandage dans le coin n’est pas si grand… Encore une fois merci à B to B pour le heads up.

Le projet « culinaire » du jour : la luzerne

Aujourd’hui, nous nous sommes lancés. Cela faisait déjà un petit moment qu’Océane la madame nous avait offert un beau cadeau : un pot mason avec un col large et des graines à germer. Ça, c’est un des trucs simples pour avoir de la verdure sur un bateau : la germination. Pour une raison obscure, nous étions un peu intimidés par la chose. En fait, c’est surtout le flot constant de nouveautés qui ne nous lâche pas qui nous intimide… Le projet de la germination a probablement été mis de côté puisque nous avions notre dose quotidienne de nouveauté. Bref, c’est aujourd’hui que cela s’est passé. Et c’était quoi le projet en fait ? Ben c’était de mettre des graines de luzernes dans un pot orné d’un bout de moustiquaire, de les faire tremper pendant 4 heures, et ensuite de les laisser germer tranquillement pour les prochains jours moyennant 2 rinçages par jour. C’est tout. On vous revient dans quelques jours avec le résultat…

Et pour la suite ?

Demain, c’est un départ vers George Town. Notre plan est de sortir via Adderly Cut, juste au nord de Lee Stocking Island et de nous rendre à George Town via la mer. Il annonce un peu de vent de l’Est, on devrait être pas pire pour faire de la voile.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°46.291’N 076°06.375’W
Rien à signaler pour ce mouillage. La protection est bonne pour l’est et nord-est. Pour accéder à la terre, on se rend sur la petite plage, on évite les quais qui sont privés. C’est sur la plage qu’il semblerait qu’une affiche No trespassing apparaît parfois… Les cartes indiquent qu’il y a des moorings, mais nous n’avons vu qu’une seule boule, évidemment, nous n’avions pas tant envie de nous y accrocher. Au niveau de l’approche, comme nous sommes arrivés par Brigantine, nous avons fait un petit crush vers le Nord puisqu’il y a une zone avec peu d’eau en ligne droite pour ensuite revenir sur nos pas et longer l’île vers le mouillage (voir les images).

 

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Brigantine à Brigantine : comme une mer de glace

16 février 2019

Dans la catégorie « on est tu ben aux Bahamas » (Bonjour Océane 😉), vraiment, Brigantine est en bonne position. Ici, il n’y a rien d’autre à faire que profiter du temps. Donc, ce fût une super journée en compagnie de B to B et Eaux vives qui s’est résumée par en avant-midi écriture pour Andrée-Anne et maintenance du moteur pour Dominic, en après-midi préparation des prises de B to B et en soirée, festin des rois.

L’apprentissage du jour : le petit cours de préparation des fruits de mer d’Émilie

Ce matin, Simon le pêcheur trop lève-tôt et Émilie sa conjointe sont partis pêcher dans leur coin secret… Et ils ont rapporté un beau butin : des conques, des langoustes, des crabes. Donc en après-midi, les équipages des 3 bateaux se sont retrouvés sur la plage pour la préparation des fruits de mer, le tout sous la supervision et les bons conseils d’Émilie. La grosse job, ce sont les conques… Des heures et des heures de plaisir ça. Et c’est gluant… C’était beau de nous voir chacun notre tour nous battre avec les mollusques qui ne voulaient pas sortir de leur coquillage avec les outils à notre disposition : couteau et tourne-vis. Ce qui est fascinant, c’est que lorsque tu regardes un habitué bahamien préparer une conque, il te fait ça en quelques minutes, pour lui ça a l’air aussi compliqué que d’éplucher une banane pour nous… Tandis que de notre côté, ça a clairement plus l’air un combat ultime. En soirée ensuite, nous nous sommes tous réunis pour manger le butin sur B to B, un beau festin des rois. Merci pour l’accueil !!

Le projet culinaire du jour : le pain naan

Comme les tentatives de pain au four n’ont pas été super fructueuse, et que là, nous sommes officiellement au milieu de nulle part, il nous fallait trouver une méthode pour avoir du pain. C’est là que le pain naan arrive à la rescousse ! En fait, c’est Ricardo qui est arrivé à la rescousse, ben oui, à qui demander d’autre… Bref, aujourd’hui, ce fût la première tentative de pain naan maison inspiré de la recette de Ricardo : Pain naan au barbecue (que nous avons plutôt fait à la poêle en fonte). Et le résultat a été pas pire pantoute ! Il y a du potentiel là, il va falloir continuer les expérimentations…

Le bout wow du jour : la mer qui est trop calme

Ce fût notre soirée la plus calme ever. On a eu la plus mouvementée à Allan Cay, et la plus calme à Brigantine. Il faisait silence comme jamais. Il n’y avait même pas un petit clapoti. Rien du tout. La mer donnait l’impression d’être maintenant glacée, une patinoire… Et, pour ajouter à l’ambiance, il n’y avait évidemment aucun nuage et la lune était assez grosse pour nous illuminer afin que nous puissions tout voir autour. C’était magique, on dirait que nous étions sur une autre planète. C’était si clair que l’on voyait l’ombre des bateaux au fond de l’eau même si nous étions en pleine soirée.  Et comme il n’y avait pas de vent, l’ancre restait tout paisiblement sous le bateau avec sa chaîne enroulée. C’était vraiment wow.

Et pour la suite ?

On déménage vers Lee Stocking Island demain. Eaux vives part pour George Town demain puisque Michel veut aller s’inscrire pour la régate du coin. Pour notre part, nous allons aller à Lee Stocking avec B to B, question de découvrir l’île un peu et aller à la chasse aux noix de coco, il semblerait que le spot est bon !! Ensuite, après-demain, nous partirons vers George Town avant que la météo ne nous soit plus favorable… Houston vient nous rejoindre le 25, ce serait bien arriver avant lui.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°42.852’N 076°09.260’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Little Farmer’s Cay à Brigantine : naviguer dans une piscine…

15 février 2019

Mission accomplie ! Nous avons atteint Brigantine via le bank ! Et c’était magnifique. Pour les yeux, pas pour la voile toutefois. Il n’y avait juste aucun vent. Et aucun vent + pratiquement pas d’eau (6’ d’eau plus souvent qu’autrement), ben ça donne une belle grosse piscine pour naviguer. On voyait le fond parfaitement : les conques, les étoiles de mer, les algues et même… nous avons même eu une visite de dauphins ! Nos premiers aux Bahamas !! De retour à l’âge de 3 ans, again, pour l’équipage. On devrait régler les problèmes du monde avec les dauphins, c’est simple, dès qu’un dauphin apparaît, tout devient merveilleux. On veut des dauphins comme présidents !

À propos de la navigation du jour : Brigantine dans le bank

Pour atteindre notre destination, c’est simple, nous avons fait une grosse courbe dans le bank à partir de Little Farmer’s Cay jusqu’au petit cut entre Brigantine Cay et New Cay. Simple de même. Pas plus stressant que ça. Bon… on dit ça après coup, pendant c’était une autre histoire au niveau du stress 😉 Voici des captures d’écran de notre tracé question de donner une idée.

Pourquoi aller à Brigantine ?

Brigantine ne fait pas partie nécessairement du parcours commun comme c’est un peu excentré et que la profondeur est assez limitée. Alors pourquoi y aller ? D’abord, parce qu’il semblerait qu’il s’agit d’un beau spot à pêche. Ensuite, en plus, c’est vraiment beau à cet endroit. Et totalement inachalandé. Lorsque nous sommes arrivés, il y avait un seul autre voilier, qui était en train de partir. B to B a eu le temps de lui parler. Ce voilier était là depuis 4 jours et n’avait tout simplement vu personne. Même si les Exumas ne sont pas super achalandés, tu vois quand même toujours au moins un autre bateau. Ici, tu ne vois personne. Et ça c’est cool.

Les activités du jour : snorkeling et 5 à 7

Quoi de plus typique ici ? Une fois au milieu de nulle part dans une eau magnifique, c’est difficile de résister… On se jette à l’eau. Nous sommes allés voir un peu ce qu’il y avait sous l’eau près de l’île de Brigantine, ce fût bien plaisant. C’est tellement tranquille et reposant sous l’eau, on y resterait des heures pour regarder les poissons qui font leur petit train-train. Et ensuite, ce fût le 5 à 7 sur B to B, avec Eaux Vives également, merci pour l’accueil 😊

Et pour la suite ?

C’est confirmé. Nous devons être à George Town pour le 25 février puisque Houston arrive. Cela nous laisse 10 jours, on devrait être ok. Demain, nous allons rester ici encore, et ensuite, nous allons attendre le bon vent pour nous amener à George Town. À partir d’ici, nous pouvons prendre la mer près de Lee Stocking Island qui est à environ 5 miles nautiques. Cela devrait donc bien se faire.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°42.852’N 076°09.260’W
C’est tout simplement beau. Cet endroit offre une bonne protection de l’Ouest. Avec du vent d’Est, on ne viendrait pas ici par contre, c’est pas mal exposé. Au niveau courant, nous n’avons rien senti ici.

Les photos du jour

Black Point à Little Farmer’s Cay : on règle le cas de Navionics

14 février 2019

Petite navigation aujourd’hui en eau assez calme. L’idée était de couper en deux la navigation vers Brigantine.

Le projet du jour : installer Homeport de Garmin sur l’ordinateur

Après moult discussions avec les gens, nous sommes arrivés à une conclusion que d’autres ont déjà conclue : Navionics, aux Bahamas, c’est de la m@%?(. Le souci, c’est que c’est ce que nous utilisons beaucoup comme logiciel. Le problème majeur avec Navionics, ce sont les profondeurs. On ne peut juste pas savoir si elles sont bonnes. Parfois, c’est astronomique les différences de profondeurs affichées sur Navionics versus la réalité. Cela peut devenir très dangereux. Et anxiogène. Nous avons également un petit GPS Garmin, mais nous ne l’aimons pas beaucoup, il est vraiment petit. Donc… flash du jour : il doit bien y avoir une manière de lire les cartes de Garmin que nous utilisons sur le GPS et qui sont stockées sur carte SD sur l’ordinateur, et ainsi profiter d’un plus grand écran pour consulter les cartes. Une courte recherche Google (m*erci Google, fidèle compagnon as usual), nous a permis de trouver le logiciel que Garmin met gratuitement à la disposition des gens pour lire les cartes : Homeport. Simple de même. Mais là, petit souci technique… Pour que le logiciel trouve les cartes, elles doivent être sur un répertoire externe, elles ne peuvent pas être dans un dossier de l’ordinateur, donc, si on insère la carte SD dans le lecteur, Homeport voit les cartes, mais si on fait une copie des cartes sur l’ordinateur, il ne les voit pas. Défi. Merci encore à Google. Après un peu d’exploration et d’essais et erreurs (dont nous allons vous épargner les détails), nous avons trouvé comme solution d’installer le logiciel Dekart Private Disk Light qui permet, à la base, de créer sur l’ordinateur un disque virtuel caché (il y a d’autres logiciels du même type, mais celui-ci est assez user friendly, c’est principalement pour cette raison que nous l’avons choisi). Du fait de sa configuration, celui-ci se retrouve à être considéré comme externe. Donc… Homeport détecte les cartes lorsqu’elles sont dans un dossier créé via Private Disk Light. Fin des trucs technos pour maintenant !

La capsule météo du jour : le printemps arrive ?

Ça, cela peut paraître un peu étrange pour nous gens du Nord. Depuis hier, on dirait que l’on sent un changement dans la température. C’est un peu plus chaud, et plus humide, rien d’énorme, mais le feeling est différent. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que c’est l’hiver ici également même si pour nous c’est une température d’été. Et là, c’est comme si on sent le printemps arriver. À suivre…

Et pour la suite ?

Demain, c’est direction Brigantine. Via le bank. Il y a un peu de nervosité dans l’air… Et s’il n’y avait pas assez d’eau… ? Il semblerait que du vent d’Ouest est annoncé pour plusieurs jours. C’est rare ça de l’Ouest. Et ça tombe bien puisque l’île de Brigantine protège du vent d’Ouest. Pour une fois que nous sommes en harmonie avec la météo…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°57.295’N 076°19.013’W
Ici, le facteur incomodant au niveau du mouillage, c’est le courant. Grâce aux conseils d’Eaux Vives, nous avons toutefois réussi à trouver un petit coin qui ne bouge pas trop, près de l’île de Little Farmer’s Cay. Contrairement à la dernière fois que nous sommes venus dans le coin (lors du festival 5F), il n’y a pas grand monde, donc nous avons le choix de l’endroit où nous voulons nous ancrer. Et comme il n’y a eu à peu près pas de vent, ce fût très confortable.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Black Point à Black Point : une petite dernière

13 février 2019

C’est la fin pour Black Point (du moins pour le moment…). C’était notre dernière journée, une petite dernière qui nous confirme que nous sommes prêts à bouger. Nous sommes quand même bien heureux d’avoir pu (dû) passer autant de temps ici puisque, vraiment, c’est un super endroit pour s’accrocher les pieds. C’est clairement un coup de cœur. Pour une raison que nous ignorons, l’ambiance est juste bonne ici. Et on y trouve ce qu’il faut : des commodités de base (de l’eau, une buanderie, un endroit pour les déchets, et des micro-épiceries), des beaux spots pour profiter de la mer ou du bank, de la protection de vent du Nord au Sud en passant par l’Est (dommage qu’il n’y en ait pas pour l’Ouest, mais il est si rare l’Ouest), et des endroits pour voir des gens. Qu’a-t-on besoin de plus ? Ah oui, un terrain de tennis. S’il avait eu un terrain de tennis pour Dominic, nous aurions pu statuer que c’est le paradis !

La petite corvée du jour : l’eau

On est un peu anxieux là-dessus… Quand tu passes trop de temps à un endroit où tu as accès à des ressources, tu as l’impression que tu vas manquer de tout quand tu n’y seras plus… Donc, nous avons pris le temps de bien tout remplir l’eau, même si nous en avions pour beaucoup de jours (semaines) encore. Mais, la particularité du jour, c’est qu’il n’y avait pas de pression… Du moins, pour une bonne partie de la journée. Pour notre part, nous avons été chanceux, elle est revenue pendant qu’on remplissait nos bidons. Donc… la morale du jour est : ne compte pas sur les installations, il n’y a aucune garantie que cela fonctionnera au moment où tu en as de besoin, donc : assure-toi toujours une autonomie de plusieurs jours, aller au bout des ressources n’est clairement pas une bonne idée…

Le moment on vit sur un bateau du jour : on commande une pizza via la VHF

Il nous est arrivé quelques fois de nous sentir un peu paresseux et de ressentir une petite envie de pizza au milieu de nulle part. Tsé, juste décrocher le téléphone et commander… Ben aujourd’hui, nous avons réalisé notre envie : nous avons commandé une pizza au Lorraine’s Café via la VHF ! C’est donc possible ! Il n’y a pas de livraison toutefois, on n’en est pas là. S’il faut commander, c’est parce qu’il faut aviser le restaurant 1 h 30 d’avance que nous voulons une pizza (ne posez pas de question, ce sont les Bahamas…) pour pouvoir en avoir une au restaurant. Bref, nous avons été comblés, et avons pu manger une pas pire pizza (ce n’est pas leur spécialité quand même) en compagnie du voilier Eaux Vives et du bateau B to B.

Et pour la suite ?

Demain est le grand jour ! On part ! Nous partons avec Eaux Vives et B to B qui nous ont proposé un plan hors des sentiers battus. Le voici. Nous allons d’abord nous arrêter à Little Farmer’s Cay à une dizaine de miles nautiques, et ensuite, nous nous rendrons aux Brigantines après demain, puisque les prévisions annoncent un peu de vent de l’Ouest (ce qui est très très rare), et à cet endroit, c’est mieux d’avoir de l’Ouest. Ce qui sera particulier, c’est que nous nous y rendrons via le bank. Ceci n’est pas une navigation courante, peu de gens passent par le bank pour s’y rendre, en général, les gens sortent en mer. Pour effectuer cette route, il faut un assez petit tirant d’eau (moins de 6 pieds), ce qui est le cas de nos 3 bateaux. À suivre…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°6.088’N 076°24.190’W
Nous sommes toujours au même endroit.

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Black Point (Little Bay) à Black Point : parfois, mettre les choses en perspectives, cela peut être bien…

12 février 2019

Grosse navigation aujourd’hui… Nous sommes retourné au mouillage Nord de Black Point (un gros 2.8 miles nautiques). Le swell était devenu trop inconfortable au mouillage de Little Bay. Nous avons étiré jusqu’au bout… Quand nous sommes devenus le dernier bateau ancré, nous nous sommes finalement résignés à quitter notre nouveau mouillage préféré. Nous avons été chanceux quand même d’avoir pu passer autant de jours au même mouillage !

La sortie du jour : le Scorpio – ça fait du bien de jaser avec les gens…

Ben oui, c’est mardi… On va où ? Au Scorpio ! Happy Hour… Et, aujourd’hui, il y avait pas mal de gens qui s’étaient donné rendez-vous… Il y avait de l’ambiance là. Et des tam-tams pour occuper Dominic. Ce n’est pas du tennis, mais… Bref, belle soirée ! Qui a permis au capitaine, en plus de jouer du tam-tam, de discuter avec pas mal de gens et de relativiser un peu notre ressenti face au voyage actuellement… Le moral des troupes n’est pas mauvais du tout, mais même malgré le fait que nous sommes sur le break depuis quelques jours, on ressent un peu de fatigue et parfois on a l’impression d’être dépassés, et cela nous fait nous poser pas mal de questions… C’était le temps de jaser avec du monde. Ce qui est ressorti des discussions est que c’est un peu normal que nous soyons un peu patate. Beaucoup sont ici depuis plusieurs années, ce qui fait qu’ils sont en forme et plus relax autant mentalement que physiquement. La première année, c’est difficile, surtout si tu as fait l’Intracoastal en plus. Tu es toujours dans la nouveauté, tu dois constamment dealer avec tes routes, tes ancrages, tu es toujours dans l’incertitude. La navigation aux Bahamas n’est pas simple au début, elle est à apprivoiser, surtout en raison (particulièrement dans le bank) des faibles profondeurs qu’il faut apprendre à gérer (c’est stressant…). C’est normal que nous soyons fatigués, le break ici à Black Point était finalement tout à propos. La soirée a en quelque sorte été rassurante, puisque de parler avec les gens avec franchise nous a permis de mettre les choses en perspective. Un moment donné, tu ne peux pas bouger tout le temps pendant 8 mois (la durée prévue du voyage) sans arrêt, cela prend des breaks. Mais le challenge ici, ce sont les conditions météo, parfois, même si tu veux prendre un break, tu ne peux juste pas, il faut bouger pour se protéger, et là, cela peut devenir lourd. D’ailleurs, on nous a même confié, de la part de novices de l’an dernier, que la météo était tellement désagréable l’an dernier (beaucoup de vent) qu’ils pensaient ne jamais revenir, tout ce qu’ils faisaient c’est se cacher du vent, ça joue sur le moral ça. Cette année, c’est une meilleure année (il semblerait) dans les Bahamas, par chance pour nous… Surtout considérant que la partie de l’Intracoastal n’a pas été de tout repos cette année côté météo.

La découverte du jour : la Loaded Fries

Ben voilà. On ne savait pas ça nous que nous ne sommes pas les seuls à mélanger des frites avec n’importe quoi (aka la poutine…). C’est en voulant aller chercher simplement un drink qu’Andrée-Anne est tombée sur Marie du voilier la Toison d’or et Sébastien du catamaran One Life qui étaient en train de commander une Loaded fries. Ils n’ont pas eu à utiliser beaucoup d’arguments pour convaincre Andrée-Anne d’en prendre une : déjà, on parle de frites, et ensuite de guacamole, de salsa, de crème sûre, et de plein d’autres bonnes choses pas nécessairement bonnes pour la santé. Verdict : c’était très bon et étrangement un peu réconfortant.

Et pour la suite ?

Le départ est toujours prévu pour jeudi, direction Sud vers George Town. À suivre…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°6.088’N 076°24.190’W
Nous sommes de retour près du village de Black Point, dans la baie Nord, c’est un peu plus tranquille ici, quoique pas autant que ce que nous avons eu droit comme tranquilité à Little Bay.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Black Point (Little Bay) à Black Point (Little Bay) : internet is back, et flânage sur la plage…

11 février 2019

Nous sommes retournés dans le vrai monde aujourd’hui après notre journée d’ermites d’hier. Nous avons été en ville ! Le gros mot ici pour Black Point, la ville haha. Bref, le gros projet a été de paramétrer le téléphone pour avoir internet de nouveau. Une fois internet de retour, nous avons réalisé que nous avons raté une invitation de feu pour hier soir sur la plage ☹ Ben voilà, on ne peut pas vivre sans internet visiblement… S’en est suivi ensuite un après-midi de flânage sur la plage.

Journée sans contenu : nos trucs et astuces

Aujourd’hui, il n’y a pas grand-chose à raconter comme vous pouvez voir… Donc, nous en avons profité pour travailler sur un article qui parlera de nos petits trucs et astuces. Parce que des trucs et des astuces, on n’en a jamais assez sur un bateau, et particulièrement sur un voilier qui est l’embarcation la moins ergonomique au monde… T’organiser, c’est un projet (comme tout le reste d’ailleurs). Donc bref, l’article est en construction, et en évolution, et sera en ligne sous peu. À suivre…

Et pour la suite ?

Nous considérons actuellement un départ possiblement mercredi ou jeudi avec Eaux vives (nous sommes lundi). Les vents vont devenir plus favorables pour une potentielle sortie en mer…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°4.810’N 076°23.191’W
Nous sommes toujours au même endroit.

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Black Point (Little Bay) à Black Point (Little Bay) : des ermites déconnectés

10 février 2019

Pas d’internet aujourd’hui. Du tout. Nous ne sommes plus habitués à ça… Ouf, quel dépaysement haha. L’objectif du jour était de régler les gaffes d’Andrée-Anne. Mais là, le souci c’est qu’il y en avait 2, et que 2 projets pas jour, c’est beaucoup ici… Donc nous avons opté pour une seule gaffe : l’ancre au fond de l’eau. Donc, pas d’internet pour aujourd’hui.

Le projet du jour : aller chercher l’ancre

Ce qui est bien ici c’est que l’eau est comme l’eau d’une piscine : claire claire claire. Donc trouver quelque chose dans le fond fait partie du domaine du possible sans trop de souci. Dominic a toutefois cherché un peu autour du bateau. On ne savait pas exactement où elle était tombée (ça bouge un bateau à l’ancre), et malgré le fait que l’on voit, il n’y a rien comme un fond de sable pour ressembler à un fond de sable. Bref, tu vois l’ancre, tu remontes chercher de l’air, tu ne vois plus l’ancre. Et là, tu la vois. Des heures et des heures de plaisir. Pour aller chercher l’ancre, Dominic a fait preuve de beaucoup d’ingéniosité… Il a attaché du fil à pêche sur la gaffe au bout duquel il a attaché un poids et un hameçon. Il est donc allé à la pêche à l’ancre. Et est revenu avec l’ancre. Bravo Capitaine ! Gaffe 1 d’Andrée-Anne réparée.

On vit comment sans internet ?

Ne vous inquiétez pas, nous étions très loin d’être en perdition… En fait, le seul souci considérable de ne pas avoir internet dans notre cas est le fait que nous n’avons plus accès à notre météo. Mais comme les prévisions étaient assez constantes pour plusieurs jours (du vent de l’Est encore et encore), nous n’étions pas trop stressés. D’autant plus qu’il y a de nombreux bateaux autour de nous, donc si nous avions voulu avoir des infos à jour, il n’y avait aucun souci à aller voir un voisin. Et, personne n’a bougé dans le mouillage, donc c’est un bon signe qu’il n’y a pas lieu de stresser. Toutefois, il ne faudrait pas trop pousser notre luck, demain nous irons chez Lorraine’s pour avoir un peu de Wi-Fi.

Et pour la suite ?

Demain, le projet du jour sera bien sûr le Lorraine’s Café. Rien de plus compliqué pour le moment…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°4.810’N 076°23.191’W
Nous sommes toujours au même endroit.

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Black Point (Little Bay) à Black Point (Little Bay) : quand il manque de projets… Andrée-Anne remédie à la situation !

9 février 2019

Question de rester dans le beat d’hier, nous avons commencé la journée avec… une très grosse grasse matinée. C’est comme si l’attente et le minimum de stimulation ralenti ton système au grand complet. Chaque tâche ou activité que tu fais dans la journée devient le centre de ton attention, et tu profites de tout, même s’il ne s’agit que de faire la vaisselle. Rien n’est fait dans le rush, tout suit son court. C’est très intéressant de réussir à atteindre ce niveau de décompression et de moment présent.

Le projet du jour : aller jeter la chaise de camping morte hier soir et nager

Une chaise de camping a rendu l’âme hier soir près du feu. Et maintenant, il faut la jeter. À une quinzaine de minutes à pied, il y a dépotoir de l’île (nous ne vous avons pas parlé encore de la gestion des déchets, c’est un sujet en soi ça, on devient de vrais Ti-Mé sur un voilier… on vous en parle éventuellement). C’est là que nous avions comme projet de nous rendre. Eh oui, vous avez bien lu, avions. Parce qu’entre le dépotoir et Nuage, il y avait la plage. Et sur la plage, il y avait des gens. Dont B to B, des gens que Dominic a jadis connus dans un cours de mécanique… Et là, il y avait une activité pas mal plus le fun pour Dominic que d’aller au dépotoir : aller pêcher 😊 Donc, le projet s’est terminé en : Dominic va pêcher avec Simon de B to B et Michel d’Eaux vives, tandis qu’Andrée-Anne est allée tranquillement écrire sur la plage (parce qu’il y a comme du mobilier sur la plage, on peut s’installer un peu, c’est génial comme plage !). Ah, et la pêche, hein,  il faudrait en reparler… Ben ils sont revenus bredouilles. Pas de souci, c’est toujours plaisant d’aller faire du snorkeling.

Les gaffes du jour d’Andrée-Anne

Elles se comptent au nombre de 2 aujourd’hui. Des pas pire. La première concerne le cellulaire. Ben oui, encore lui. Cette fois-ci, c’est l’eau salée qui est entrée en scène. Et la pochette étanche qui n’était plus étanche qui s’est retrouvée dans l’eau. Le cellulaire faisait des drôles de choses à la suite du petit peu d’eau qui l’a attaqué, donc nous avons tenté de le redémarrer, et pouf, plus rien. 2e cellulaire qui mange la claque. Nous n’avons plus d’internet. En soi, ce n’est pas si pire, mais… c’est internet qui nous donne notre météo… Donc il va falloir remédier assez rapidement à la situation. La solution trouvée : nous allons réutiliser le cellulaire brisé en décembre et l’utiliser comme hotspot pour nos autres appareils. Pour le moment, ce sera ça… Mais là, pour faire fonctionner le tout, il faut paramétrer le cellulaire pour BTC, et pour ce faire, il faut avoir accès à l’info sur… internet. Ça va prendre une visite au Lorraine’s Café, dommage… Paramétrer le cellulaire devient donc un projet en soi. L’autre petit souci causé par ce petit incident est le fait que nous avons perdu quelques photos malheureusement. La plupart des photos étaient sur une carte SD, nous avons pu les récupérer, mais des fois, les photos se rangeaient sur le stockage interne du cellulaire… Donc si vous vous demandiez pourquoi les articles derniers jours (et les prochains également) sont un peu cheaps en termes d’images, ben c’est pour cette raison…

Et la 2e gaffe maintenant. L’ancre du dinghy. Qui a pris le bord dans 10 pieds d’eau lorsque nous sommes retournés à Nuage (pour une raison obscure, la corde pour attacher le dinghy s’est enroulée dans l’ancre, et l’ancre est partie… il semblerait qu’il n’y a qu’Andrée-Anne qui est capable de faire des choses comme ça, eh ben…). De même, on l’avoue, cela n’a pas l’air de la fin du monde, mais ne pas avoir d’ancre pour le dinghy peut considérablement altérer notre quotidien… Les marées sont assez grandes ici, et lorsque tu laisses ton dinghy sur une plage, tu dois absolument le sécuriser avec une ancre, autrement, tu dois le monter très loin sur le sable et le laisser au sec de manière à être sûr qu’il ne parte pas avec la marée, et ça, trainer un dinghy sur du sable, ce n’est pas très agréable… Heureusement, comme nous ne sommes pas ancrés dans très profond d’eau, en théorie, à marée basse, nous devrions être en mesure de sauver l’ancre.

Et pour la suite ?

Nous avons maintenant des projets ! On va devoir aller faire un tour en ville demain pour utiliser le Wi-Fi du Lorraine’s question de paramétrer le cellulaire. Également, il va falloir trouver une manière d’aller récupérer l’ancre… Demain, le vent de l’Est est censé se lever pour vrai. On attendait ce vent pour ensuite pouvoir bouger. Ici, nous sommes super bien protégés, donc pas de stress.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°4.810’N 076°23.191’W
Nous sommes toujours au même endroit.

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Black Point (Little Bay) à Black Point (Little Bay) : juste le temps qui passe

8 février 2019

Là, on est dans l’extrême farniente. Et cela fait du bien pour l’équipage. On oublie souvent que nous vivons sur notre voilier depuis bientôt 5 mois. Que depuis le début de l’aventure, nous avons traversé les États-Unis complètement, et avons atteints les Bahamas. Il y a eu des beaux moments, mais aussi des moments très stressants. Nous avons affronté de la nouveauté et sommes sortis de notre zone de confort plus souvent qu’autrement, ce qui nous a fait acquérir beaucoup d’expérience. Tous les jours, nous devons négocier avec la température et s’assurer que nous sommes en sécurité, il n’y a juste pas de pause… Qui fait ça penser à sa sécurité à temps plein dans notre monde occidental paisible… Le plus loin qu’on va c’est ne pas oublier de mettre sa ceinture en voiture et regarder des 2 côtés avant de traverser…

Le projet du jour prise 2 : trouver des œufs

Aujourd’hui, notre quête a été fructueuse : nous avons trouvé des œufs, des tomates et des oignons. Il y avait également des patates et des bananes, vraiment le choix nous étourdit ici. Fin du projet. Une fois notre mission terminée (on se rappelle que nous avons dû marcher plus de 30 minutes sous un soleil ardent pour atteindre le village), nous sommes allés nous récompenser au Lorraine’s Café. C’est le jour de la marmotte comme Houston aime si bien nous rappeler. Et vous savez quoi ? On est vraiment ben !

2e projet du jour : faire un feu sur la plage

Sur la plage du mouillage, tout est prêt pour faire un feu de camp : pit à feu et bûches pour s’asseoir. L’installation nous fait de l’œil depuis notre arrivée… De retour à la plage, nous y avons trouvé Michel du voilier Eaux Vives. Ce qui nous ne savions pas, c’est que Michel reluquait également le pit à feu. C’est Andrée-Anne qui a lâché le go : « On fait un feu ce soir… » Il ne s’en est pas plus fallu pour que Dominic et Michel se lancent instantanément dans les parages pour aller chercher du bois. Andrée-Anne a bien sûr également suivi. Et nous avons monté une belle montagne pour notre feu en soirée. Qui fût fort sympa avec Eaux Vives et le couple du voilier provenant de l’Alaska (vous nous excuserez, nous avons complètement oublié le nom du voilier). Et, good to know, étonnamment, il n’y a pas de moustiques, ni de bébittes trop louches dans le sable le soir. Cette plage est vraiment parfaite.

Et pour la suite ?

C’est simple. On reste encore ici demain… pas de stress. On y prend goût.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°4.810’N 076°23.191’W
Nous sommes toujours au même endroit.

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :