D’Annapolis à Annapolis : des voiliers partout

19 octobre 2018

C’est beau Annapolis… Vraiment. Nous nous sommes promenés aujourd’hui. C’est une ville particulièrement charmante à découvrir à la marche. Outre les traditionnelles boutiques cadeaux, les crèmes glacées et les boutiques de t-shirt, on y trouve également toutes sortes de petits commerces charmants, restaurants, et pubs. On peut facilement y passer quelques jours.

Et l’effervescence ici est géniale. Tout est tellement voilier. Dès le matin (rappelons que nous sommes vendredi, ils ne travaillent pas ces gens ?), nous avons eu une série de voiliers de course passer à côté de nous pour aller rejoindre la baie. Les voiliers étaient juste magnifiques et les équipages semblaient si sympathiques, tu as juste envie de les arrêter pour qu’ils t’embarquent avec eux. Ça irradie le voilier ici. Tout est pensé pour bien accueillir et servir les plaisanciers : water taxi pour se déplacer entre les criques, pump-out flottant qui vient te voir directement à ton bateau à l’ancre pour la modique somme de 5 $, wow!, des moorings partout pour les visiteurs ($$), des fournisseurs en quantité industrielle et dans tous les domaines touchant le bateau. Bref, c’est définitivement un incontournable.

Le projet du jour : aller faire un tour chez Bacon Sails

C’est une petite marche aller chez Bacon Sails… Mais nous voulions aller y faire notre tour. En 2016, lorsque nous avons élégamment brisé (tué) notre grand-voile, c’est chez Bacon Sails que nous avons pu trouver une voile de remplacement à un prix très honnête. Ce magasin se spécialise surtout dans l’usagé, et principalement les voiles. L’achat de 2016 avait été fait par téléphone, donc nous n’avions jamais vu le magasin. Il fallait y aller. Bref, nous avons été faire notre tour. C’est comme un gros marché aux puces nautique. On trouve de tout dans tous les états. Dépendant ce que l’on cherche, on peut y faire des trouvailles, toutefois, il faut chercher, et les prix ne sont pas si intéressants que ça sur place pour les accessoires nautiques (pour la voile nous avions été vraiment satisfaits pas contre). Pour notre part, nous sommes repartis plutôt bredouilles, mais bon, il fallait faire le détour. Et cela a été une belle marche en compagnie de Kid’eau !

Et pour les visuels… Voici une petite balade en dinghy dans Back Creek…

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=WUQET9Q2CCE&w=560&h=315]

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 39°57.834’N 76°28.842’W
Nous sommes toujours au même endroit qu’hier. Cette nuit, il annonce des vents assez forts. Nous avons d’ailleurs vu un employé du harbour faire le tour et prendre les noms des bateaux qui sont ancrés dans la crique… sûrement que c’est pour avoir des infos en cas d’accrochage des suites du vent (notre hypothèse). À suivre…

Les photos du jour

 

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De Baltimore à Annapolis : Du vent ? Quel vent ?

18 octobre 2018

Le vent s’est poursuivi tout au long de la nuit également. Le projet du jour était de se rendre à Annapolis, enfin ! Parce qu’Annapolis, quand tu fais de la voile, tu as hâte d’y aller. Annapolis, c’est la capitale des bateaux, de ce que l’on dit. Mais cela dépendait du vent, et de la nuit de sommeil précédant le départ…

Le réveil a finalement été tardif (presque 9 h quand même). Nous savions que nous avions entre 4 et 5 heures de navigation à faire. Cela laissait du jeu. Et là, ça été la tergiversation. On fait quoi.., Parce que dans la rivière qui mène à Baltimore, ce matin, il y avait quand même du vent. Et là tu te dis, s’il y a du vent ici, imagine dans la baie… Et avec tout ce que nous entendons au sujet de la baie Chesapeake… Qu’elle peut être surprenante, que ce n’est pas rare que des gens virent de bord, que tu te pognes dans les crab pots, ou la la, elle a l’air d’un sacré défi selon les ouïe dires cette baie… Bref, comme ne savions pas quoi faire, nous avons décidé d’aller faire une balade à pied et d’aller chercher du diesel au Shell pas loin, tant qu’à…

Après avoir regardé et discuté avec Kid’eau et Fleur des îles de à peu près toutes les sources météo à notre disposition, nous avons finalement pris notre décision… C’est un départ. Dernier petit arrêt avant le départ : le pump-out de la marina Lighthouse Point. Qui ne vaut pas le détour (bon, nous n’avions aucun détour à faire, nous étions ancrés à quelques pieds…) du tout. Just sayin.

Donc finalement, le vent… Ben il n’y en avait juste pas. Une petite vague, pas de vent. Une navigation plate plate plate. Vraiment, les forecasts ne sont pas facile à suivre… Heureusement, nous avons eu un peu de vent vers la fin, pour notre entrée à Annapolis, question de nous satisfaire un peu.

Le highlight du jour : arriver à Annapolis

Quoi dire… Quand tu arrives à Annapolis, c’est comme le paradis du voilier. Il y en a juste partout. Tu sens la vibe dès que tu passes le pont. C’est comme si tout d’un coup tu arrives parmi tes semblables. Des gens partout qui sont comme toi. Et là, tu regardes ton bateau et tu te dis « ouain, ils sont beaux les bateaux ici… ». Pas que Nuage n’est pas beau, oh non, mais disons que wow, tu te sens petit ici.

Le stress du jour : arriver à Annapolis

Il y a tellement de bateaux ici que s’ancrer est un pas pire projet. Tout l’espace maritime autour d’Annapolis est occupé par des marinas, autant des quais que des zones de mooring avec boules. Un des seuls endroits un peu protégés où il est possible de s’ancrer est du côté de Back Creek, en plein milieu de la crique, entre les quais et les boules. S’il n’y avait pas des bateaux déjà ancrés, et de l’info à ce sujet sur Active Captain, jamais on ne croirait qu’il est possible de s’ancrer à cet endroit. Comme nous n’avons pas trop envie de payer pour un mooring, nous avons choisi cette option. Avis aux cœurs sensibles, ce n’est clairement pas une place pour vous… Si jamais vous ne faites pas confiance à votre ancre et que vous prévoyez arrêter à Annapolis, prévoyez un budget mooring ou quai ici.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 39°57.834’N 76°28.842’W
Tel que mentionné, c’est vraiment un ancrage difficile à gérer. Il y a très peu d’espace, et on ne peut presque pas mettre de chaîne / câblot. Avec une profondeur d’environ 8 pieds, et l’espace restreint, on se retrouve à ne mettre qu’entre 20 et 30 pieds de chaîne. Si moindrement notre ancre n’est pas top, on se met à risque. D’autant plus que le fond n’est pas réputé pour être très solide. Notre première nuit s’est super bien passée, il n’y avait pas de vent du tout. On verra pour la suite… Côté commodités, il y a 2 dinghy docks qui permettent d’accéder soit à la portion plus centre-ville, soit à la portion plus périphérique (voir la carte pour leur emplacement).

Les photos du jour

 

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De Baltimore à Baltimore : une journée dans le vent et dans la bouffe

17 octobre 2018

Aujourd’hui, nous ne pouvions pas quitter Nuage. Et nous ne pouvions pas naviguer non plus. Il n’était également pas question de se lancer dans un gros projet… Parce qu’il y avait du vent… Dame Nature a encore pris le contrôle de notre journée. Cela fait partie de la game. Quand il y a du bon vent, on peut chasser. Et comme cela peut arriver à tout moment, tu ne peux pas partir sur un projet qui t’empêche de bouger même 10 minutes, parce que si tu chasses pendant ce 10 minutes, tout part en vrille. Donc tu restes stand-by. Et tu lis, tu trouves des petits projets, tu regardes le vent… Et par chance que nous sommes restés. Parce qu’il y a eu des bateaux dans la baie qui ont chassé.

Projet du jour : on joue dans la bouffe

Comme nous avons du temps, nous pouvons faire à manger. Et comme nous n’avons pas d’électricité, une chance que nous avons du temps… Parce que faire du hummus avec un « robot » manuel, il faut être patient… Plus d’une heure à tourner la poignée pour arriver à faire un hummus pas trop motonneux. Non mais, il faut le vouloir son hummus. Est-ce que nous allons répéter l’expérience ? Sûrement, c’est un super entraînement ! Pas besoin de gym quand tu peux faire du hummus manuellement (prenez des notes). Merci Tiffany pour le robot ! Sinon, l’autre projet bouffe a été de trouver des conserves de soupe à quelque part dans la réserve. Comme il commence à faire froid, garder des soupes à disposition est assez pratique.

La question du jour : Mangez-vous bien ?

Comme il s’agit d’une petite journée, pourquoi ne pas répondre à une question que nous avons eue quelque fois de la part de notre entourage depuis notre départ… « Mangez-vous bien ? » Cela inquiète les gens ça il semblerait notre alimentation. Alors, voici la réponse courte : oui. Nous mangeons très bien en fait. Sur Nuage, nous avons tout ce qu’il faut pour nous faire à manger : soit une belle cuisine composée d’un poêle et d’un four au gaz (nous n’avions même pas ça à la maison !) et d’un réfrigérateur. Tout au long de notre route, nous croisons des épiceries régulièrement, donc nous pouvons nous approvisionner sans problème de produits frais. Avant de partir, nous avons fait une bonne réserve de différents produits non périssables que nous aimons : des conserves, des pâtes, des condiments, des sauces, de la fondue au fromage (miam), des épices… Également, Andrée-Anne s’est mise à l’autoclave (merci Marie-Eve!!),  et a fait des repas en conserve : du chili et du bœuf Strogonoff (on aurait aimé en faire plus, mais le temps a manqué avant le départ…). Bref, nous ne souffrons d’absolument aucune carence alimentaire, soyez rassurés 😉 – et en bonus, nous avons même déjà perdu quelques kilos provenant de nos réserves de sédentaires urbains tellement nous mangeons bien !

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 39°16.634’N 76°34.914’W
Nous sommes restés au même endroit

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De Baltimore à Baltimore : Dominic mon héros

16 octobre 2018

Ce fut une petite nuit pour Dominic. Le vent a continué toute la nuit. Lorsque le vent est aussi fort, il est difficile de dormir paisiblement. Surtout pour Dominic. Donc il a passé une bonne partie de la nuit aux aguets. Pour les beaux yeux d’Andrée-Anne qui aime dire… Et pour ceux de Nuage aussi 😉. En fait, ce qui est fatiguant aussi, ce n’est pas seulement le fait que nous pouvons chasser, mais aussi le fait que les autres bateaux peuvent chasser également… Et ça, nous n’avons pas de contrôle sur ça, on ne peut que surveiller, et tenter d’éviter le pire si jamais un autre bateau se dirige vers nous.

Le projet du jour : Transférer les données

Un truc que nous n’avons pas eu le temps de faire avant de partir est de vider le disque externe à Dominic qui fonctionne sur le 110 volts. Comme nous n’avons pas de 110 volts sur Nuage (sauf quand nous sommes à quai, ce qui est rare), il fallait trouver un spot pour le faire. Donc Andrée-Anne a passé une bonne partie de la journée à la place à café verte pour utiliser le 110 volts… Rien de très palpitant, mais de fort utile, il fallait récupérer la musique ! Avec tout ce beau temps devant l’ordinateur, j’en ai profité pour vous faire un petit article sur comment nous avons géré nos comptes de téléphonie afin de garder le contact. Avec la téléphonie IP maintenant, il est possible de trouver des solutions super économiques. Vous pouvez lire ça ici : Le cellulaire, on fait quoi avec lorsque nous sommes aux États-Unis et aux Bahamas ?

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Coordonnées : 39°16.634’N 76°34.914’W
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De Baltimore à Baltimore : Le vent se lève

15 octobre 2018

Une des raisons qui nous a poussée à venir à Baltimore est la température ordinaire annoncée. Pluie et vent. Tant qu’à être pris à ne pas pouvoir être dehors, aussi bien être dans une ville. Ainsi, on peut se trouver des intérieurs pour changer le paysage.

Aujourd’hui a été une petite journée, nous sommes en vacances après tout 😉 Nous avons été nous promener à pied un peu dans les environs de notre mouillage. La première impression de Baltimore que nous avons eue est que c’est assez beau et propre. Nous sommes arrivés dans un quartier résidentiel qui semble très paisible. Le projet récurrent lorsque nous arrivons en ville est bien sûr de trouver du Wi-Fi. Parce qu’ils le disent… les voileux de jadis cherchaient le vent, les voileux modernes cherchent le Wi-Fi… Bon, on pourrait s’en passer, mais c’est tellement le fun de vous donner des nouvelles, et de nous de notre côté de nous tenir au courant de ce qu’il se passe.

Donc… nous avons décidé de nous rendre au M jaune géant le plus près pour aller profiter du Wi-Fi. Notre balade était particulièrement agréable. Nous avons en chemin trouvé un beau parc (avec des terrains de tennis, oulala!), et découvert les trottinettes en libre-service (que nous n’avons pas testées encore). Ensuite, nous avons passé la rue Baltimore Est… Et tout a changé. Le beau et propre qui nous avait marqué dès le départ a complètement été remplacé par les déchets et les maisons en manque d’amour. D’une rue à l’autre. Nous avons continué notre balade et nous avons finalement trouvé le M jaune. Nous avons pris notre crème glacée. Et nous sommes partis. Direction : la place à café verte près du mouillage plutôt.

Le stress du jour : le vent qui se lève

Nous sommes tellement dépendant de la météo… Afin de limiter notre consommation d’énergie, nous sommes en général au lit assez tôt (20 h), et aujourd’hui, cela a été une bonne chose puisque le vent s’est levé vers 23 h 30. Nous avions donc pu accumuler un peu de sommeil avant la nuit modeste qui nous attendait. Du bon vent, ce n’est pas tant grave, nous avons maintenant une super ancre, toutefois, au mouillage où nous sommes, nous sommes assez nombreux dans un espace assez restreint, et le fond est composé de déchets plutôt que de terre. Ce serait plate de chasser. C’était assez beau de voir toutes ces petites têtes sortir dans les cockpits partout autour. Décidemment, nous n’étions pas les seuls à stresser à propos de notre ancre… Ce n’est pas cette nuit que nous allons dormir.

À propos du mouillage choisi

Nous sommes restés au même endroit

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De la rivière Sassafras à Baltimore : on passe le temps en attendant la fin de la saison des ouragans

14 octobre 2018

Il n’y avait aucun vent aujourd’hui… On repassera pour la voile. Notre idée de départ était d’aller tout de suite à Annapolis, l’arrêt incontournable pour tout voileux. Mais, aujourd’hui, c’est la dernière journée du boat show pour les bateaux moteur (la semaine dernière, c’étaient les voiliers, mais nous n’avons pas pu nous y rendre à temps ☹). Donc nous nous sommes dit que peut-être ce n’était pas le meilleur timing pour y aller. Et tant qu’à aller juste arrêter dans une baie, pourquoi ne pas aller à Baltimore qui est un petit détour, mais pas tant. Kid’eau IV et Fleur des îles s’y arrêtent également.

L’histoire du 40e parallèle et les ouragans

La saison des ouragans en Atlantique Nord se déroule en général de début juin à fin novembre. Et cette saison complique un peu les déplacements en bateau. Et, surtout, les assureurs ne l’aiment pas. Certains voyageurs se retrouvent donc obligés, à cause de leur assurance, de rester au-dessus du 40e parallèle jusqu’à la fin de la saison des ouragans puisque s’ils sont frappés par un ouragans en bas du 40e, ils ne seront pas assurés. Lorsque tu pars du lac Champlain, tu as donc 2 grosses limitations qui dictent un peu ton voyage : la fermeture des écluses et les restrictions des assureurs canadiens et européens.  Donc, tu dois passer les écluses avant le 10 octobre (date 2018), mais ne pas aller plus loin que le 40e parallèle ensuite avant le 1er décembre (date 2018). Ce qui fait que beaucoup de gens se retrouvent à prendre ça relax dans la baie de Chesapeake. Techiquement la baie de Chesapeake est sous le 40e, donc ceux qui restent ici ne sont pas assurés en cas d’ouragan, mais le risque est tellement faible et les protections bonnes ici que ce n’est pas tant dangereux de rester ici. Dans notre cas, nous n’avons pas de restriction de la part de notre assureur puisque nous nous sommes assurés avec une compagnie États-Unienne : Boat US. Avec eux, nous pouvons à peu près faire ce que nous voulons. Mais comme nous sommes des personnes responsables, nous allons rester dans la Cheseapeake un petit bout question de laisser un peu plus passer la saison. C’est donc pour cette raison que nous en profitons pour faire un petit détour vers Baltimore.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 39°16.634’N 76°34.914’W
Ce spot est super. Il est bien protégé, et il y a un dinghy dock pour aller se promener en ville. Côté fond, nous sommes en ville ici, donc on ne sait pas trop ce qui s’y trouve… On sent que ce n’est pas aussi solide qu’on le voudrait, mais comme c’est protégé tout autour par les marinas, cela ne cause aucun souci.  Tout près, il y a une épicerie, une quincaillerie, et quelques restos. Sinon, c’est Baltimore, il y a moyen de trouver des taxis, des autobus, et même des trottinettes électriques partagées.

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De Chesapeake City à Turner Creek dans la rivière Sassafaras : Dominic va toucher les nuages

13 octobre 2018

Dominic a une nuit troublée. Notre boutade d’hier soir qui a laissé la drisse de spi en haut du mât le tracassait. Avec raison. Nous partons aujourd’hui, et nous ne pouvons pas ouvrir les voiles avec une drisse en liberté. La seule manière d’aller récupérer une drisse en liberté est de grimper dans le mât. Simple en théorie pour les habitués de la voile. Toutefois… cela prend de l’équipement, chose que nous n’avons pas.

Throwback 2016 : la première expérience de Dominic dans le mât

Si nous n’avons pas d’équipement, c’est surtout en raison de la première expérience de Dominic dans le mât à l’été 2016. Cette fois-là, il a dû aller chercher l’anémomètre. Pour ce faire, il a utilisé un harnais d’escalade emprunté à un ami. Et il a très souffert. Il a cru devoir devenir castra. Depuis ce temps, il est un peu traumatisé puisque c’est le seul équipement qu’il a utilisé jusqu’à maintenant. Malgré le fait que tous nous disent qu’il nous faut de l’équipement, nous n’avons toujours pas fait le move.

Le projet (euh, non, stress) du jour : aller chercher la drisse de spi

Nous pouvons vous le dire tout de suite, tout s’est bien terminé 😉 Et cela a été vraiment plus simple que nous l’imaginions. Comme nous n’avions pas d’équipement, nous avons demandé à Fleur des îles qui était tout près ce matin si nous pouvions leur emprunter le leur. Ils ont bien volontier accepté, merci les amis ! Le rendez-vous était à 10 h30. Dominic est allé chercher François qui est arrivé avec sa chaise de mât, et Dominic s’est installé… Pour découvrir que c’est très confortable une chaise de mât, rien à voir avec le harnais d’escalade ! Du haut de ses 7 pieds dans les airs, on sentait que la tension montait. Monter dans le mât, c’est loin d’être un party pour Dominic. Ce qu’il faut savoir c’est que Dominic n’aime pas laisser sa sécurité (ou celle d’Andrée-Anne) dans les mains de quelqu’un d’autre. Donc, tenir dans les airs, accroché par une corde qui est elle-même tenue par d’autres gens, cela le stresse terriblement. Il était important bien gérer la drisse qui le montait et le soutenait, il ne fallait pas qu’elle se prenne dans le winch, sinon, il allait passer toute sa vie dans le mât, l’horreur ! Et… c’est ainsi que François et Andrée-Anne ont simplement monté Dominic dans le mât avec la drisse de grand-voile. Dominic, assis confortablement dans sa chaise de mât, a attrapé la drisse de spi, et hop, tout le monde était de retour sur le pont avec le sourire. Fin. Simple de même. Tellement simple que nous allons aller nous acheter une chaise de mât 😊 Youpi ! Accompagnée d’un harnais pour sécuriser nos prochaines aventures dans le mât.

La balade du jour : on entre dans la baie de la Chesapeake

Après 5 jours dans le bassin de Chesapeake City, il était temps de partir. La prochaine étape : la baie de Chesapeake. C’est une très grande baie. Aujourd’hui, nous avons donc convenu d’aller rejoindre Kid’eau IV à la rivière Sassafaras dans Turner Creek. De leur côté, ils ont passé les derniers jours à une marina de Georgetown, plus loin dans la rivière pour régler quelques soucis techniques. Cela a été une pas pire navigation. Il y avait un bon vent pour soulager le moteur, mais pas encore assez pour ne pas l’utiliser. On nous avait dit que ce serait difficile de faire de la voile, et le nous voyons bien que c’est le cas. Si nous voulons avancer, nous n’avons pas le choix d’y aller avec le moteur. Des fois, on trouve ça plate. Mais encore là, il y a des choses ben plus plates que ça 😉

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 39°16.634’N 76°34.914’W
Pour la première fois, nous avons dû nous reprendre à 2 fois pour faire prendre notre Mantus… Un traumatisme pour nous, nous sommes rendus paresseux. Une fois prise en revanche, tout était ok. Le fond est très boueux, c’est probablement pour cette raison que nous avons eu de la difficulté.

Les photos du jour

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De Chesapeake City à Chesapeake City : Micheal arrive

12 octobre 2018

C’est aujourd’hui que nous avons subi Michael. Donc c’est aujourd’hui qu’était notre dernière journée à Chesapeake City. Il commence à être le temps de bouger, on s’ennuie un peu là… Michael n’est pas passé par où nous sommes, nous n’avons eu que du vent relié. Si nous étions restés à Cape May, nous aurions eu du très bon vent, ici, nous n’avons eu que du bon vent (des rafales à 20kn environ, rien de bien grave). Bref, nous avons joué la carte de la super prévention, tout a bien été.

Les vents de Michael sont arrivés à 2 h du matin. Lorsque nous nous sommes réancrés hier, nous nous sommes placés un peu proche du bord du basin. Et cela stressait un peu Dominic. Donc dès 2 heures, il a été en alerte. Cela a été une petite nuit. Le tout s’est poursuivi jusqu’en après-midi, pour ensuite redevenir aussi tranquille que les derniers jours. C’était notre Michael.

L’apprentissage du jour : la suite du projet d’hier soir

Finalement, se désancrer en voulant charger les batteries aura possiblement été une bonne chose pour nous… Lorsque les « bons » vents sont arrivés en après-midi, nous avons vu un voisin voilier chasser dans l’ancrage. Ce voilier était là depuis un bon moment comme nous, et a subi les mêmes jours de petit temps. Notre théorie : à force de subir les revirements de vent et marée, le bateau a tourné autour de l’ancre et l’ancre a fini par se décrocher. Comme nous n’avons eu que très peu de vent, le simple poids de l’ancre et la chaîne pouvait retenir le bateau. Mais quand les vents plus forts sont arrivés, le bateau est parti. Donc, le fait que nous avons décroché en chargeant les batteries hier a peut-être été pour nous une bonne chose… Nous n’étions sûrement en fait plus ancrés. Donc l’apprentissage du jour : après quelques jours ancré, vérifie donc ton ancre…

Le projet site web du jour : une carte de nos déplacements

Nous avons du temps en ce moment… C’est donc idéal pour travailler sur le site Web. Aujourd’hui, je vous ai fait une carte qui montre nos déplacements, ce sera plus facile de savoir où nous sommes. Elle a été ajoutée au bas de l’article 😊

Le projet de soirée : hisser une lumière de mât

Notre feu de mouillage (un feu en haut du mât qu’il faut allumer lorsque nous sommes à l’ancre de nuit), ne fonctionne pas. Il semble y avoir un court-circuit. Rappelons-nous que lorsque nous avons remis notre mât, nous étions assez pressés par la marina… Voilà donc ce qui est arrivé, les connexions ne semblent pas avoir été faites correctement dans le rush. Bref, notre feu de mouillage ne fonctionne pas. Fleur des îles nous a donné une bonne idée, soit hisser une lumière quelconque avec une des drisses (câblots qui servent à hisser les voiles). Dans notre virée au Wal-Mart d’hier, nous avons acheté une petite lumière de camping. Ce soir, c’était le test ! Que nous avons élégamment échoué. Comment échouer un projet aussi simple… Nous allons vous expliquer ça. D’abord, Andrée-Anne a attaché une corde à la lampe pour la redescendre (c’est un bon début quand même).  Le hic, c’est que la corde a été attachée à la lampe, et non la manille de la drisse… Ensuite, Dominic a hissé la lampe avec la drisse du spi (le spi, c’est une voile). Tout va bien encore. Ensuite, est venu le temps de tester et de redescendre la lampe… Dominic de son côté, oublie de débloquer le taquet coinceur de la drisse (donc la drisse est bloquée, on elle ne peut pas redescendre), tandis qu’Andrée-Anne se met à tirer sur la corde… Crac ! Et au loin, Fleur des îles se demande bien d’où vient l’étoile filante sur notre bateau… La lumière a pris une belle débarque. Quand on dit que tout est un projet sur un voilier… Même monter une lumière avec une drisse le devient… La drisse de spi est maintenant prise au ¾ du mât, et il va falloir grimper pour aller la chercher. Bravo les moussaillons !

À propos du mouillage choisi

Nous sommes toujours au basin de Chesapeake City.

Les photos du jour

 

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De Chesapeake City à Chesapeake City : Toujours en attente de Michael…

11 octobre 2018

Nous sommes toujours dans notre basin. Et il fait toujours aussi chaud. Nous avons décidé d’aller voir le monde aujourd’hui. Destination : le Wal-Mart. Youpi. Il nous manque quelques trucs, et c’est un bon endroit pour les trouver. Rien de très glamour, mais pratique. Nous avons fait cette belle expédition avec Fleur des îles.

Le bout excitant du jour : le voyage en taxi

Nous sommes rendus là. Un rien nous diverti. Pour y aller nous avons dû prendre un taxi. En plus d’être assez relax comme endroit, le réseau AT&T ne rentre pas très bien. Donc nous n’arrivions pas à avoir du réseau pour trouver une compagnie de taxi. Pas de souci, l’hôtel de ville est tout proche, et ils sont gentils, on va leur demander. La gentille dame à la réception nous a donné 2 numéros de taxi.

Nous avons choisi un des numéros, et la dame au bout du fil nous a gentiment dit que notre balade de 8 km allait nous coûter 30 $. Ok, c’est genre un peu cher, mais que pouvons-nous faire ? Cela doit être comme ça ici… Bref, c’est bon, nous confirmons la chose et elle nous avise que nous devons attendre 25 minutes… Ok, ce n’est pas comme si nous étions pressés… Le taxi est finalement arrivé 25 minutes plus tard. Le chauffeur a bien pris la peine de nous aviser que le Wal-Mart que nous avions choisi n’était pas son préféré, non. On peut y trouver des bons deals, mais ce n’est vraiment pas le plus beau Wal-Mart du coin. Et, nous sommes mieux de garder notre porte-monnaie proche de nous. Étant lui-même gardien se sécurité également, il nous prévient bien de faire attention, ce n’est pas le Wal-Mart le plus sécuritaire. Nous lui avons dit que nous étions à Atlantic City quelques jours plus tôt. Cela lui a clos le bec. Donc, quand quelqu’un veut de faire peur, dis que tu as été à Atlantic City, c’est simple.

Pour le retour, nous avons rappelé la compagnie. Pour nous faire dire que nous devrions attendre 45 minutes. Non merci, nous avions du réseau à ce moment, internet pouvait nous trouver mieux. Et ce fût le cas. Nous avons appelé une autre compagnie. Et, très étonnamment, le chemin du retour s’est fait beaucoup plus rapidement (visiblement le premier chauffeur s’était donné comme mission de nous promener dans la ville…) et a coûté la moitié du prix, soit 16 $. Donc pour l’info, pour un taxi dans le coin, on appelle la compagnie Key Lime Taxi.

Le projet du jour : sauver Dominic des moustiques

Ils sont agressifs les moustiques dans le coin… Et il y a aussi des petits brulots qui arrachent des bouts de peau. Comme nous sommes à l’extérieur à temps plein, cela peut devenir un irritant. Surtout pour Dominic. Visiblement, il a un sang que ces petites bêtes aiment. Et il commence à gonfler à certains endroits. Les moustiquaires que nous avons ne bloquent clairement pas les brulots. Avant de partir, nous nous sommes équipés en tissu pour faire des moustiquaires supers fins pour que lorsque nous arriverions dans la zone des no-see-ums. Les no-see-ums sont de minuscules moustiques assez agressifs que nous allons croiser inévitablement un moment donné dans notre périple. Est-ce déjà le moment ? Nous ne le savons pas, mais ce qui est sûr, c’est qu’ils sont voraces dans le coin. Donc voilà, l’opération moustiquaire extra fin à commencé aujourd’hui.

Le projet de soirée : charger les batteries

Il n’a pas fait très beau aujourd’hui… nous avons des panneaux solaires pour recharger les batteries, mais quand il ne fait pas beau, on s’entend que le rendement est assez nul. Donc nos batteries avaient besoin d’amour. La technique classique est de partir le moteur. Dominic a appris dans son cours de mécanique de la Société de sauvetage qu’il ne faut pas simplement partir le moteur, mais qu’il faut l’embrayer également. Ok, go la marche arrière. Nous sommes ancrés anyway. Eh non. Qu’est-ce qui ne se met pas à arriver… ? Nuage se met à reculer. Visiblement l’ancre ne nous tient pas. Contexte : il commence à faire noir, il pleut pas mal (ce qui assez cool en fait considérant la chaleur, c’est rafraîchissant), et nous sommes en pyjamas. Un beau show pour les voisins d’ancrage. Nous avons donc remonté l’ancre, tenté de la remettre, fait un tour du basin (question de dire coucou à tout le monde), et finalement mouiller l’ancre à nouveau. Avec en prime, un beau bain de boue pour Andrée-Anne.

À propos du mouillage choisi

Nous sommes toujours au basin de Chesapeake City.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

De Chesapeake City à Chesapeake City : il fait chaud dans l’trou d’eau

10 octobre 2018

Nous sommes vraiment chanceux. Depuis New-York, nous avons vraiment du beau temps. Cela vaut la peine de le souligner. Nous pensions vraiment nous les geler jusqu’en Floride. Tellement qu’une bonne partie des vêtements d’été est rangée loin dans le fond, tandis que les tuques et mitaines sont bien prêtes dans le hamac à vêtements chauds. Mais ce n’est pas du tout ce qui arrive. Même qu’il nous arrive de nous plaindre de la chaleur – désolés gang, nous savons qu’au Québec le froid commence déjà à vous faire suer. En fait, le principal souci en ce moment, c’est que nous sommes « pris » dans un basin à eau brune à attendre Micheal. Donc même s’il fait super beau et que nous sommes sur un bateau, nous n’avons absolument aucune manière de nous rafraîchir. Mais bon, nous avons vu pire comme épreuve…

Le projet du jour : comprendre comment fonctionne le four

Une chose à la fois sur un voilier. La liste des choses à maîtriser est longue, et le four au gaz ne faisait pas partie des priorités. Mais là nous avons du temps… Donc le projet a été de préparer des pizzas au four – tant qu’à avoir chaud… Qui ont fini en genre de quésadillas à l’italienne, en boules dans nos assiettes. Bref, nous avons réussi à faire fonctionner le four, nous sommes assez fiers de nous. Prochaine étape : le pain. Un jour.

La balade du jour : Chesapeake City

Le centre de Chesapeake City est composé d’une rue d’une longueur de 2 pâtés de maison. Il y a des auberges, des boutiques de cossins, des cafés. C’est un peu ça. Nous sommes allés faire une promenade, parce qu’il faut se dégourdir les jambes, et qu’il faut bien passer le temps… Toujours en attendant Michael…

À propos du mouillage choisi

Nous sommes toujours au basin de Chesapeake City.

Les photos du jour

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :