De Mill Creek à Deltaville : notre premier lift d’un local

30 octobre 2018

Encore une journée de navigation au moteur et au génois. Destination du jour : Deltaville. Ce n’est pas très loin, seulement une vingtaine de miles. On commence à remarquer tranquillement que nous descendons vers le sud… Il semble faire vouloir faire un peu plus chaud (hasard?) et nous avons commencé à croiser d’énormes pélicans… C’est génial. L’effet vacances est là.

Il annonce du bon vent du Sud pour les prochains jours, il y a de fortes chances que nous devions rester quelques jours ici.

Le bout hein?! du jour : Too close!!

Voilà, c’est comme ça que Kid’eau a été accueilli dans la crique lorsqu’ils ont tenté de mouiller l’ancre un peu trop proche d’un autre voilier. On va dire. Disons que le monsieur avait le Too close un peu facile… Comme il y avait encore beaucoup de place, il était tôt lorsque nous sommes arrivés, Kid’eau a simplement changé de place sans trop faire de chichi. Et ensuite, est arrivé Fleurs des îles un peu plus tard. Ils s’enlignent également pour mouiller l’ancre prêt du voilier sympathique (not !). Nous nous disons… Il va bien accepter que des gens mettent l’ancre, il commence à avoir un peu de monde, c’est normal qu’un bateau se place à côté de lui. Eh non. Pour leur part, Fleurs des îles a eu droit à des hurlements plutôt intense du dit, est-ce qu’on peut dire fou?, dans son voilier. Pour éviter une guerre nucléaire, ils ont également choisi d’aller s’ancrer plus loin. Nous nous sommes dons retrouvé les 3 ancrés dans un espace plus petit que le monsieur peu sympa. Mais bon, comme aucun vent n’est prévu pour la nuit, ce n’est pas un gros souci. Merci pour l’accueil !

Le highlight du jour : notre premier lift

Comme nous sommes arrivés tôt, nous nous sommes donné une mission : trouver des tortillas pour le souper, au menu, nous avons des fajitas… mais pas de tortillas. Oups. Nous sommes donc partis en compagnie de Kid’eau pour une petite marche. Qui finalement s’est avérée à être plutôt longue… Près de la crique, il y a : une grosse quincaillerie, un bureau de poste, la bibliothèque, des terrains de tennis, un West Marine… mais pas d’épicerie malheureusement… Nous n’avons pas désespéré par contre, oh non, nous nous sommes rendus pour réaliser notre mission, plus de 10 000 pas plus loin (selon le compteur à Mario). Et c’est au retour que le moment magique s’est passé… Nous en avions entendu parler déjà de l’hospitalité des gens, mais nous ne l’avions pas vécue encore… Un gentil monsieur au volant de sa fourgonnette s’est arrêté prêt de nous et nous a offert de nous conduire à notre quai. Wow. Allez hop, les 4 on embarque, et on n’oublie surtout pas Lucky le bichon. Grâce à lui, nous avons aussi appris que des activités sont organisées pour l’Halloween au Musée Maritime demain : des peurs dans les bois… Merci monsieur ! Vous venez de nous faire oublier le fou…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 37° 32.691′ N 76° 20.111′ O
Comme il annonce du Sud, nous avons choisi la Jackson Creek côté Sud pour nous protéger. Bon, le bout de terre est quand même assez étroit entre les 2 criques, donc le vent risque de rentrer pas mal, mais au moins, c’est sûr qu’il n’y a pas de vague. La crique est assez large pour recevoir plusieurs bateaux et on sent que le fond est bon. Pour aller sur la terre, il y a un gros quai de la ville disponible tout près, mais il n’est pas vraiment adapté pour les dinghys… il faut donc faire un peu d’acrobaties pour y monter. Sinon, dans le côté Nord, il y a la Deltaville Marina qui nous accueille pour 5$ par jour, ou sinon, le Musée Maritime dans le petit bout de rivière (?) juste à l’Est offre un quai gratuit.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Mill Creek à Mill Creek : Journée farniente où il n’y a rien à faire

29 octobre 2018

Il n’y a rien à Mill Creek. En fait, rien qui peut nous « divertir ». Tous les terrains sont privés et il y a quelques maisons un peu partout. Donc aucun accès à la terre pour nous. Donc, on peut dire qu’il n’y a rien. La journée s’est donc résumée à popotte et balade en dinghy…

Nous aurions pu partir aujourd’hui. La météo était favorable. En fait, le plan était de partir. Toutefois, nous avons préféré rester ici pour ne rien faire. Pourquoi pas…

Comme il n’y avait pas grand-chose aujourd’hui, nous avons fait une sélection de nos photos préférées depuis le début du voyage. Les voici… Et pour votre info, nous sommes maintenant sur Instagram si jamais vous voulez nous suivre là. C’est ici : instagram.com/voile.et.cie.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 37° 47.466′ N 76° 19.661′ O
Nous sommes toujours au même endroit

Les images du jour…

Les photos du jour

 

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De Solomons Island à Mill Creek : bienvenue en Virginie

28 octobre 2018

Nous avons changé d’État ! Wouhou ! Ça ça fait sentir le voyage. Et on a une petite impression de Sud tranquillement on dirait… C’était une bonne journée encore aujourd’hui. Nous espérions faire de la voile pour ce stretch, mais malheureusement, les conditions n’étaient pas réunies (encore). Nous avons donc dû opter pour génois et moteur si nous voulions avancer.

Le projet du jour : se rapporter aux customs

Ça, nous n’en avons pas parlé encore… les fameuses douanes États-Uniennes. Prenez note que tout ce qui est écrit dans les prochaines lignes peut être sujet à discussion, changements, interprétation… Bref, aucune garantie que l’info présentée est exacte. Parce que c’est ça dealer avec les customs, ça varie constamment : selon l’agent, l’État, l’état d’âme de l’agent… Donc, petit recap de notre expérience depuis notre départ (on va essayer de faire ça simple).

Pour naviguer aux États-Unis plusieurs mois, en tant que Canadiens, nous avons besoin, entre autres, d’un Cruising Permit (ça ça ne change jamais). Ce permis est délivré lorsque l’on entre dans le pays. Pour beaucoup, cela se passe à la douane de Rouses Point dans le lac Champlain, comme nous. Le permis a une durée précise, mais variable en fonction de l’agent à qui tu parles. Une fois le permis échu, tu dois sortir des États-Unis pour au moins 14 jours, et sortir veut dire aller dans un autre pays, pas juste naviguer autour des États-Unis. Dans notre cas, nous avons eu un permis de 5 mois. Donc, nous devons être sortis des États-Unis pour la fin janvier, ce qui devrait nous laisser amplement de temps pour rejoindre la Floride… et ensuite les Bahamas, yé !

Une fois que nous sommes aux États-Unis, ce n’est pas carte blanche tout le long du voyage par contre, oh no… Lorsque l’on reçoit notre permis, nous recevons également une liste de bureau de customs que nous devons contacter lorsque nous entrons dans les différents territoires que nous allons croiser tout au long de notre voyage (principalement les États). Donc à chaque fois que tu arrives dans un nouveau territoire, tu dois te rapporter. Et ça, cela peut être pas drôle. Parce que comme mentionné plus haut, ton expérience va dépendre de l’agent. Cette info (ta position), va ensuite être entrée dans un système que les Coast Guards consultent s’ils t’interceptent.

Ce que nous avons appris…

  1. Ne skippe pas une fois, n’oublie jamais de te rapporter, l’agent de rivière Hudson nous l’a bien fait comprendre : sinon, tu pourrais avoir une amende de 5 000 $ (US, ouch, ça fait mal) si tu te fais contrôler par les Coast Guards et que tu n’as pas appelé.
  2. Lorsque tu appelles, va straight to the point. « Bonjour, je veux me rapporter, j’arrive de là, je suis ici (une ville, pas les coordonnées), voici mon numéro de permis, le nom du capitaine, et ma prochaine destination. » Point. Ce n’est pas le temps de jaser et de poser des questions, sauf peut-être une : « Où dois-je me rapporter la prochaine fois ? ». (Évidemment, on comprend ici que tout se passe en anglais…)
  3. Tu peux essayer de prendre le nom de l’agent, mais ce n’est pas toujours simple : certains refusent, certains donnent un numéro, d’autres ne veulent juste rien te donner, d’autres te donnent leur nom, mais tu ne le comprends juste pas…
  4. Certains disent que tu appelles que lorsque tu touches terre (ce qui fait du sens, ce n’est pas nécessairement tout le monde qui a un cellulaire…), mais l’agent de la rivière Hudson nous a dit que s’arrêter et s’ancrer sans aller à terre, c’est arriver à un endroit (a place tel qu’il est écrit sur le permis), donc il faut appeler. Une chance que nous avons un cell…
  5. Pour faire ça simple, appelle dans les heures de bureau, même s’ils mettent un numéro 24 h à certains bureaux, cela ne fonctionne à peu près jamais (dans l’État de New-York, le numéro 24 h nous a envoyé à Washington, et l’agent à Washington ne pouvait pas traiter notre demande… bureaucratie, quand tu nous tiens…).
  6. C’est une bonne chose d’écrire en détails tes déplacements (ce que tout navigateur devrait faire anyway en passant), ainsi si l’agent a des questions sur l’itinéraire, il peut l’avoir en détails. Pour l’anecdote, nous avons eu notre permis 2 semaines avant de partir de Plattsburgh, donc quand nous nous sommes rapportés à New York, l’agent ne comprenait pas comment nous avions pris autant de temps à atteindre cet endroit. En lui lisant le détail complet de tous nos déplacements, il a été satisfait.

Bref, se rapporter est un projet… Et nous devions le faire aujourd’hui. Nous avons bien tenté de le faire dans les heures de bureau, mais ça aussi c’est variable (dans le Maryland, nous avons laissé un message, personne ne répondait en plein milieu de la journée…), il n’y avait pas de réponse en fin de journée ici. On va se reprendre demain, il ne semble pas être possible de laisser un message.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 37° 47.4624′ N 76° 19.6644′ O
C’est un magnifique coin Mill Creek. Il n’y a rien ici. Juste un bel endroit super bien protégé pour s’ancrer. Il n’y a aucun service, c’est un endroit pour le farniente. À noter, l’arrivée n’est pas super facile, on ne voit pas très bien les bouées, le GPS est d’une grande utilité ici. Également, il y a des crabs pots jusque dans la crique, donc il faut être vigilant jusqu’à l’ancrage. Pour le fond, cela semble être un super bon fond.

Les photos du jour

 

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De Solomons Island à Solomons à Island : parlons météo… le centre de notre univers

27 octobre 2018

Depuis un certain temps, il fait froid. Ou frette, au choix. Donc disons que le quotidien est assez au ralenti, juste sortir des couvertures est un projet. Aujourd’hui, la journée a été particulièrement relax. Le gros de la journée s’est déroulé à la bibliothèque municipale où il est possible de trouver : chaleur et Wi-Fi. C’est simple le bonheur…

En plus de bien profiter des installations de Solomons, nous avons également préparé notre départ de demain, la météo est favorable !!… Remplissage des bidons de diesel et d’essence (sous la pluie bien sûr), ménage du bateau, préparation des vêtements d’hiver pour demain matin… Bref, la routine.

Parlons météo…

La météo, c’est la reine… le roi… pis le prince aussi et la princesse. Bref, c’est le centre de l’univers. Les Québécois et les plaisanciers… même combat. Si en plus on est un plaisancier québécois, ouf, c’est intense. On doit la regarder à toutes les heures. Surtout en ce moment. Il semblerait qu’elle est dure la météo cette année, c’est ce que nous avons lu en ligne dans des conversations. Les habitués du voyage que nous faisons (oui, oui, des gens sont rendus à une dizaine de fois… wow), semblent s’entendre pour dire que la température est mauvaise cette année : forts vents, nuages, pluie. On en a même vu un remettre en doute sa 13e fois l’an prochain puisqu’il n’a plus de plaisir. Bon, ce n’est peut-être pas juste la météo dude ici qui t’emmerde, il serait peut-être temps de changer de projet, just sayin ? Bref, nous y goûtons un peu, et ce n’est pas toujours facile d’avancer vers le sud sans nous mettre à risque. C’est d’ailleurs principalement pour cette raison que nous passons plusieurs jours aux endroits où nous allons. Avec une météo plus favorable, nous passerions assurément un peu de moins de temps en « pause ».

Donc, comme il n’y a pas d’histoire aujourd’hui, pourquoi pas pousser le sujet de la météo plus loin… Voici un petit article sur nos applications (pour téléphone et tablette) météo favorites. Vraiment, naviguer, du moins côtier, n’a jamais été aussi simple… Météo : Quelles applications gratuites utiliser pour la voile (Android).

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 38°20.357’N 76°27.545’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Les photos du jour

 

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De Solomons Islands à Solomons Islands : tennis (enfin!)

25 octobre 2018

Aujourd’hui, c’était la découverte du coin. Et du tennis pour Dominic. Dominic qui n’a pas joué au tennis depuis avant le départ… Ça commence à le fatiguer très très sérieusement.

Le highlight du jour : Dominic joue au tennis

Bon, on est loin du paradis en termes de terrains de tennis, mais c’est tout de même mieux que rien… À l’hôtel, il y a des terrains, un peu maganés, mais fonctionnels. Dominic a pu aller y frapper quelques balles avec Mario pendant qu’Andrée-Anne et Nathalie épluchaient les good deals à l’épicerie. Aucune garantie si les terrains sont ouverts au public de notre part par contre… Mais personne n’est venu les déloger. En plus de Mario, Dominic a également pu échanger quelques balles avec Lucky le bichon…

Trucs et astuces du jour : Weis Market et le Bureau de poste

Pas très loin du mouillage, moins d’un kilomètre à pied, il y a l’épicerie Weis. Si vous avez à faire des réserves, cela vaut la peine d’y arrêter. Les prix sont excellents et les produits sont de qualité, c’est le temps de remplir les fonds de cale ! Sinon, nous avons fait un petit arrêt au Bureau de poste pour valider comment nous pouvons recevoir du courrier ou des colis. Et c’est super simple ! Fabuleux. Voici donc la technique pour recevoir vos colis dans un bureau de poste.

Ligne 1 : Votre nom
Ligne 2 : General delivery
Ligne 3 : Ville, État Zip code du bureau de poste voulu

C’est tout !

Donc pour l’exemple :

Andrée-Anne Richard
General Delivery
Solomons, MD 20688

Ensuite il ne reste qu’à aller chercher votre colis au bureau. On nous a toutefois recommandé de vérifier avant au bureau de poste s’ils traitent les General delivery, puisque des fois, certains bureaux ne veulent pas dealer avec ça… Avoir eu l’astuce avant, nous aurions clairement fait livré des achats ici à Solomons, le bureau de poste est tout près de l’ancrage, c’est juste parfait comme spot.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 38°20.357’N 76°27.545’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Les photos du jour

 

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D’Annapolis à Solomons Island : Nuage nous rappelle qu’il est un voilier

24 octobre 2018

Ce fut une grande journée aujourd’hui. À entourer sur le calendrier ! Nous avons fait de la voile ! Sans moteur… Juste le vent… C’est notre première fois depuis le début du voyage. Wow, nous avions presque oublié ce que c’est. Parce que ce qu’il faut savoir, c’est que c’est dur de faire de la voile pour se rendre au Sud comme nous le voulons. Effectivement, si on combine le vent, la température, les marées, les courants et la nature des plans d’eau, cela n’arrive que très rarement que les éléments sont réunis pour faire de la voile.

Nous avons attendu cette journée aujourd’hui, le plan était de descendre à la voile, et nous avons été gâtés 😊 Toutefois, sur la Chesapeake, si tu veux du vent, il faut vivre avec la vague… Donc oui, belle journée de voile, mais ouf, difficile sur l’estomac, pour Andrée-Anne. Parce qu’encore une fois, visiblement les apprentissages ne rentrent pas : tu ne fais pas de projet à l’intérieur du voilier quand il y a de la vague de 3’ qui frappe sur le travers (le côté). Et il est insidieux ce mal de mer… Il ne donne aucun préavis. Hop, on se sent mal. Good luck. La chose qui semble le plus fonctionner jusqu’à maintenant pour réduire un peu l’inconfort est une barge de biscuits soda. Note à nous-même : lors de la prochaine épicerie, on s’équipe en masse !

Et les crab pots ?

Les crab pots… la hantise de la Chesapeake. En ce qui nous concerne, tout va bien jusqu’à maintenant. Nous avons vu un bon nombre de crab pots, mais toujours à bonne distance. Toutefois, avec la vague d’aujourd’hui, il fallait être vigilants. Surtout lors de la sortie d’Annapolis, et l’entrée vers Solomons. Dans le chenal, tout va bien. Et comme il est assez large, il y a de quoi s’amuser. Toutefois, dès que tu sors du chenal pour aller t’arrêter un peu, c’est là que c’est risqué. On touche du bois.

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=6A57LcjPFJo&w=560&h=315]

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 38°20.357’N 76°27.545’W
Back Creek à Solomons offre une super protection, et surtout si on va le plus loin possible, près de l’hôtel Holiday Inn. Il y a amplement d’espace pour accueillir de nombreux bateaux et l’ancre a pris instantanément dans le fond. Il est possible de laisser son dinghy au dinghy doc de l’hôtel pour 2$ par jour, et on trouve toutes les commodités à distance de marche : épicerie, diesel, liquor store, West Marine, etc. Ce n’est pas un beau petit centre-ville comme Annapolis, mais cela reste un arrêt fort sympathique quand même.

Les photos du jour

 

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D’Annapolis à Annapolis : visite du Musée Maritime… non, celui des huîtres

23 octobre 2018

Le départ a été reporté à demain. Des meilleurs vents semblent annoncés. Un beau vent Nord-Ouest qui devrait être en mesure de nous téléporter jusqu’à notre prochaine destination : Solomons. Il s’agit d’une navigation d’environ 45 MN (miles nautiques), donc une bonne journée si nous devons la faire au moteur, la meilleure stratégie est définitivement d’attendre le vent : 1. Nous pourrons faire de la voile ce que nous n’avons pas fait encore… et 2. Nous pourrons épargner la chèvre un peu. Donc petite journée aujourd’hui encore à Annapolis. On prend ça relax encore, parce qu’anyway, que pouvons-nous faire d’autre ?

La visite du jour : le Musée Maritime

Un musée maritime… ça sonne bien. Nous sommes à Annapolis, nous sommes des voileux, et c’est gratuit, c’est parfait pour nous. Mais bon, si au moins le Musée Maritime ne faisait pas que parler des huîtres… En oui, comme partout ailleurs dans les plans d’eau du monde, il y a eu un jour une réserve astronomique d’un quelconque aliment prisé dans la baie de Chesapeake aussi : des huîtres. À un point tel que les bateaux s’échouaient sur les récifs d’huîtres… Il ne resterait maintenant qu’1% de la réserve initiale dans le plan d’eau. Que voulez-vous, c’est si bon des huîtres, pourquoi en laisser quand on peut tout prendre… Bref, si vous voulez en apprendre sur les huîtres, c’est au Musée Maritime d’Annapolis que cela se passe. Si vous voulez en apprendre davantage sur l’univers maritime de la Chesapeake, alors là nous ne savons pas où vous diriger.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 39°57.834’N 76°28.842’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Les photos du jour

 

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D’Annapolis à Annapolis : En attendant la bonne météo pour partir…

22 octobre 2018

Maintenant que les gros vents sont terminés, c’est les temps d’aller se mettre le nez dans le moteur pour Dominic… Ça fait longtemps quand même. Et comme nous avons acheté des belles hoses à diesel (pas essence, yeah sure…), il faudrait bien les poser. Nous attendions une journée tranquille pour le faire, question de ne pas se retrouver avec un moteur qui ne fonctionne plus dans du gros vent… On imagine la situation : le moteur ne part plus, le vent se lève, l’ancre décroche, bang dans les beaux gros bateaux… Ben oui, il faut penser à tout ça. Donc aujourd’hui est tout à propos, il n’y a pas de vent prévu, et nous pensons à partir demain.

Nous en avons également profité pour faire (encore) une petite balade dans Annapolis, c’est tellement un beau coin pour se promener. Nous avons erré… jusqu’à temps que nous tombions sur Kid’eau IV et Fleur des îles… pour finir en 5 à 7. Chin !

Le projet du jour : changer les hoses à diesel

Un petit projet du matin pour Dominic. Il a attaqué les hoses. Le résultat a été fabuleux ! Visiblement, les hoses à diesel aident vraiment… Ou peut-être que ce sont les petits washers en cuivre. Nous ne le savons pas vraiment. Mais ce qui est sûr, c’est que lorsque Dominic a testé le moteur, il faisait un beau ronron. Ce qui lui inspire une belle activité pour les temps morts : changer tous les washers en cuivre. Il ne manque pas d’amour ce moteur-là…

Le bout insolite du jour : quand on dit qu’on aime notre ancre Mantus…

Visiblement, nous ne sommes pas les seuls à trouver que la CQR c’est de la m@$%?*. Nous trouvions l’image tellement magnifique… Une belle CQR en pleine opération corrosion déchue sur le bord de la poubelle du quai à dinghy. Dire qu’on en voit à vendre sur les sites de petites annonces. Gang, c’est poubelle. Ou 5 piasses. Pas plus.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 39°57.834’N 76°28.842’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Les photos du jour

 

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D’Annapolis à Annapolis : gros vent, slow life

21 octobre 2018

La nuit a été encore une fois ce qu’elle a été : bien venteuse. Encore une petite nuit qui nous oblige à prendre ça très relax… Mais bon, ce n’est pas comme si on nous attendait quelque part… Et le vent nous cloue sur Nuage, donc repos obligatoire. En fin de journée, nous avons tout de même pu aller faire un tour sur la terre… Question d’aller faire un tour au Wi-Fi un peu.

Le bout insolite du jour : le quai qui n’est plus dans l’eau

C’était jour de grande marée aujourd’hui. La pleine lune est prévue pour le 24 octobre, nous sommes le 21, les eaux sont déjà influencées visiblement. Tellement que le quai a dinhgy était complètement impraticable, pratique. Par temps chaud, ce n’est pas tant un souci, mais avec la température du moment, tu ne feels pas trop pour aller te mettre les pieds dans l’eau pour approcher le dinghy. Avec un peu d’imagination nous avons réussi à nous rendre, moyennant un peu de boue dans les souliers à Dominic…

La question du jour : vous sentez-vous toujours en vacances ?

C’est tranquille… On en profite donc pour répondre à une question… Question intéressante que nous avons eue de la part de Pat de Cyrano aujourd’hui, qui nous a fait réfléchir quelque peu… « Est-ce que vous vous sentez encore en vacances, ou bien le cours de la vie est embarqué ? » C’est effectivement étrange le feeling de ce voyage-là. Comme il n’y a pas eu de grosse coupure comme lorsque l’on prend un vol par exemple vers une destination lointaine, on dirait un peu que nous ne sommes jamais partis. Nous avançons tellement lentement qu’il n’y a pas de changement drastique. La météo change comme au Québec, mais plus tranquillement cependant, mais pas assez tranquillement pour nous déstabiliser. Nous avons notre maison avec nous, donc la vie continue quelque peu comme avant. Par contre, la grosse différence, c’est que c’est toujours samedi pour nous. Le feeling vacances est quand même là, mais comme les vacances sont longues, on ne sent pas l’urgence de tripper comme lorsque nous avons une ou deux semaines. Ce qui est sûr en revanche, c’est que nous nous sentons bien. Malgré le fait qu’il s’agit d’un voyage assez exigeant, et stressant parfois, se libérer du rush de tous les jours, du stress du travail, du train-train quotidien, c’est le bonheur, c’est impossible de dire le contraire 😊

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 39°57.834’N 76°28.842’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Ambiance du jour…

Les photos du jour

 

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D’Annapolis à Annapolis : une journée dans le quotidien de Nuage

20 octobre 2018

Notre vie commence tranquillement à prendre forme sur le voilier. Au début, nous étions dans l’excitation du départ et constamment dans le mouvement, nous avions une destination pour le lendemain. Du lac Champlain à Cape May, il y a peu de décisions à prendre, tu descends, et tu fais ce qu’il y a à faire (démâtage, écluses, mâtage, New-York, sortie en mer…). Maintenant, cela commence à changer. Autant en raison des plans d’eau, que de la météo.

Actuellement, nous sommes « pris » à Annapolis puisque la météo n’est pas super favorable à naviguer. Pris est un bien grand mot, puisqu’Annapolis est quand même un arrêt incontournable pour tout voileux, et que se prendre les pieds quelques jours ici est quand même assez agréable. Nous sommes à l’automne. Et en automne, ce qu’il se passe, c’est qu’il y a des forts vents. Et quand il y a des forts vents, on ne peut pas bouger. Et pas bouger peut même vouloir dire ne pas pouvoir quitter le bateau. C’est ce qui risque de nous arriver demain, parce que dès ce soir, les vents seront très forts jusqu’à demain soir, donc aujourd’hui, nous en avons profité pour faire tout ce que nous avons à faire hors du bateau.

Donc la journée a commencé un peu carrée puisque la nuit a été courte en raison du vent. Grasse matinée imposée donc pour Dominic s’il veut garder la forme un peu. Une fois un peu de repos accumulé, ce fût déjeuner, et nous avons ensuite été voir une place de moteur recommandée par les gens de Bacon Sails que nous avons vus hier. Nous voulions quelques conseils, et peut-être faire faire du boulot sur le moteur, mais malheureusement, le samedi, il n’y a que de la vente de pièces, aucun staff au niveau du service. De plus, la combinaison post boat show + fin de saison amène des délais de 3 semaines avant de pouvoir avoir un mécano disponible… C’est trop long pour nous. Donc Dominic a acheté (encore) des nouvelles hoses pour le diesel puisqu’il semblerait que celles que nous avons mises sont pour l’essence (eh ben), ainsi que des petites rondelles de cuivre pour étanchéifier. Bref, c’est peut-être pour cette raison qu’il y a des fuites de diesel et possiblement une entrée d’air. À suivre.

Ensuite, virée en ville. Petite marche pour aller prendre une douche, et faire du lavage. Parce que même prendre une douche est un projet sur un voilier… Surtout quand tu es à l’ancre. Et tant qu’à attendre pour le lavage, aussi bien déguster une petite pointe de pizza… Hier, nous avons pris un Uber pour retourner au centre-ville à partir de Bacon Sails, et nous avons demandé au chauffeur sa place à pizza. Il nous a recommandé Mangia. Et nous avons été très satisfaits. Et notre petit conseil, le plus simple est parfois le mieux, la pizza tomate fromage est vraiment la meilleure.

De retour au bateau ensuite, nous avons commencé à sentir que nous dérangions à l’endroit où nous étions ancrés… Et c’était le cas. Un staff du harbour est venu nous voir pour nous conseiller de bouger, il semblerait que nous gênions quelques plaisanciers. S’en est donc suivi une opération on change de place. C’est une opération lever l’ancre pour nous parce que, rappelons-le, nous n’avons pas de guindeau (un système de levage d’ancre), donc nous devons remonter l’ancre à bras… Ce qui implique : sortir le scaphandre pour se protéger de la boue (aka le kit de pluie), remonter l’ancre, remettre l’ancre, nettoyer le bateau plein de boue, nettoyer le scaphandre plein de boue, mettre le scaphandre à sécher… Bref, c’est un projet d’une heure au moins ici (par chance, nous ne mettons qu’une seule ancre pour le moment !). Toutefois, il semblerait que les plaisanciers du coin n’ont pas tous la même tolérance… un propriétaire de bateau que nous aurions pu clairement gêner nous a gentiment dit lorsque nous sommes partis que nous ne le dérangions pas du tout, qu’il n’avait pas fait de plainte. Bref, c’est la vie en société.

Après l’opération lavage et ancre, s’en est suivi bien évidemment l’opération ramassage. As usual. Le bateau est un peu en bordel, on replace le tout. Un classique. Pour ensuite prendre un peu de temps pour regarder le budget… Nous sommes partis quelques mois, les sous, il faut les surveiller. Prendre le temps de suivre les dépenses devient essentiel pour nous. Et jusqu’à maintenant, tout va bien 😉

Une fois tout ça fait, la journée était bien avancée, donc nous n’étions pas tant d’humeur à faire un gros souper. Cela s’est terminé avec une très simple soupe… et hop au lit pour une soirée cinéma. Nous aurions bien aimé aller profiter du samedi soir à Annapolis, mais les vents annoncés nous imposaient de rester sur Nuage.

Ces vents, qui d’ailleurs se sont fait attendre… Au départ, nous les attendions pour 20 h. Mais à 20 h, c’était finalement le calme plat… Rien du tout… Louche, louche, louche. Nous étions tellement prêts à gérer les vents que nous étions restés habillés pour sortir instantanément à l’extérieur, mais comme les vents n’arrivaient pas, on commençait tranquillement à enlever des couches (dormir avec des pantalons de pluie, si on peut l’éviter…). Mais, tout vient à point à qui sait attendre qu’ils disent ! Paf. Sans crier gare, pendant que Dominic dormait d’un sommeil profond, le vent se lève sans aucun préavis à 22 h 25, et Nuage se met à virer de tous les côtés. C’est parti pour une 2e nuit sans sommeil les amis ! Aller hop, tous aux aguets, on regarde comment cela se passe à l’extérieur, et on remet le kit à intempéries. Nous semblons ok, mais le bateau à notre tribord semble un peu proche… Rien de dramatique, mais un peu fatiguant. De l’autre côté, à bâbord, nous voyons un voilier qui s’est totalement décroché et se dirige dangereusement vers les quais avoisinants… pour finalement finir sa dérive dans les quais, en espérant qu’il n’y a pas de casse pour eux. De notre côté, après analyse de la situation, nous décidons de bouger quelque peu Nuage pour s’éloigner du voisin et des quais derrière nous (au cas). Donc, c’est reparti pour une opération ancre… Une fois le tout terminé, retour à l’intérieur, il est près de minuit, essayons de dormir un peu (tout en restant à l’affût), et avec les pantalons de pluie cette fois-ci pour vrai…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 39°57.834’N 76°28.842’W
Nous nous sommes déplacés que de quelques pieds par rapport à notre autre spot.

 

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