Hobucken à Oriental : petit tour de machine à laver dans la Neuse River

9 novembre 2018

Par chance que c’était une petite navigation aujourd’hui… Notre passage dans la Neuse River a particulièrement été mouvementé, nous n’avons pas eu droit au cycle délicat aujourd’hui, ça brassait. Le souci avec les « petits » plans d’eau (tout est relatif…) que nous traversons est la profondeur. Comme ils sont très peu creux, la vague s’y forme rapidement et est très courte, donc moindrement qu’elle vient de côté, on ne fait que chanceler tout au long. Et c’est ce qui est arrivé aujourd’hui…

Heureusement, ce n’était que de courte durée. Nous avons atteint Oriental assez rapidement, et nous avons pu prendre ça un peu relax.

À propos d’Oriental

Oriental semble être une petite ville qui a pas mal de personnalité. Elle se définie comme étant la capitale de la voile de la Caroline du Nord. Mais elle est également la capitale des chiens à ce que nous avons pu comprendre. Pet lover alert !! Tout le monde a un chien à Oriental. Et le journal local a même une chronique Pet of the month, c’est tout dire. De plus, il n’y a pas une personne que nous avons croisée qui ne nous a pas dit bonjour. Même la police qui passe en voiture prend la peine de t’envoyer la main, visiblement, la zoothérapie fonctionne pour vrai, tout le monde semble de bonne humeur ici. Outre les chiens, il y a également pas mal de poissons à Oriental… C’est d’ailleurs l’arôme qui nous accueille lorsque l’on arrive, Oriental, la ville au frais parfum d’écaille de poisson. Mais ce n’est pas désagréable du tout, on se sent seulement de plus en plus près de la mer…

Bref, Oriental semble être une petite communauté bien sympathique. Malheureusement, le temps froid devrait nous rattraper d’ici quelques heures (aujourd’hui, nous avons sorti les shorts pour la dernière fois avant quelques jours), donc nous voulons continuer notre route vers le sud, notre arrêt ici ne sera que pour une nuit.

Les projets du jour : manger un cornet et trouver la boutique Marine Consignemenrt Store

Nous avions 2 gros projets aujourd’hui… Qui finalement n’ont pas abouti… Mais nous avons pris une petite marche, ce qui est fort appréciable lorsque nous passons beaucoup de temps sur un bateau. Pour info, le Marine Consignement Store, listé dans les endroits à visiter pour de l’usagé (on aime ça l’usagé nous…), est maintenant à vendre. Le propriétaire avoue candidement sur une simple affiche sur la porte d’entrée que le magasin a besoin d’un nouveau propriétaire qui connait le digital marketing parce que lui, il n’y connaît rien. Bref, pour le moment, la boutique fermée, donc ne faites pas le détour. Sinon, il faisait quand même chaud aujourd’hui, et nous voulions célébrer la fin du beau temps avec une crème glacée. Mais finalement, notre marche a été assez longue pour que le soleil descende et que la petite fraîche pogne, donc nous avons skippé la crème glacée et fini notre balade devant le quai de Kid’eau sur le terrain vert de la marina Oriental Marina & Inn avec un petit drink. Divertissante d’ailleurs la petite marina qui fait vraiment resort avec son tiki bar à l’extérieur et sa musique d’ambiance de resort.

Et pour la suite ?

Demain, c’est direction Beaufort. Sur le bord de la mer. Qui sait, si la météo est favorable dans les prochains jours, nous pourrions faire une sortie en mer… À partir de Beaufort, il est possible de faire une courte sortie de 70 miles nautiques jusqu’à Wrightsville. Si la météo est bonne, cela représente l’équivalent de 2 jours à l’intérieur en une journée, et une nous donnons un break au moteur. Mais bon, avant de prendre la mer, nous devrons nous rendre à Beaufort, ce qui représente de traverser la Neuse River pour atteindre Adams Creek qui nous mènera à Beaufort ensuite.

À propos du mouillage choisi

Mile ICW : 181.5, Coordonnées : 35°1.387’N 076°41.855’W
2-3 quais gratuits sont mis à la disposition des visiteurs à Oriental par la ville. Toutefois, ils sont difficiles à avoir, ils sont très prisés. Donc, vaut mieux prévoir s’ancrer. Et c’est ce qui nous est arrivé. Nous nous sommes installés à l’entrée de la ville, tout près du break water et des bateaux de pêche. L’endroit, tout comme les quais, est achalandé, il ne faut pas avoir peur d’être proche d’un autre bateau à l’ancre. Le fond est bon, rien à signaler. Il y a également un autre endroit pour mouiller de l’autre côté du pont, mais comme le pont ne fait que 45’ de hauteur, et que Nuage en fait 50’, nous n’avons pas pu y aller, bien évidemment.

Les photos du jour

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Alligator River sud à Hobucken : un arrêt chez les pêcheurs

8 novembre 2018

Cette journée a commencé avec l’éternel canal à eau couleur café qui relie l’Alligator River à la Pungo River… On croirait qu’il ne finit pas ce canal. Et, malgré le fait que nous étions au milieu de nulle part encore, il y avait beaucoup de trafic ! Ça jasait fort sur le canal 16 de la VHF (la radio pour communiquer entre bateaux) : « Thank you for your nice passage capt! » « You’re very welcome, nice boat! » « Have a great day » « Maerci, baonne journey »…  Les gens semblaient vraiment de bonne humeur.  Ça doit être à cause qu’ils peuvent aller vite dans le canal. Au contraire de nous avec notre chèvre… Mais bon, nous ne sommes pas pressés, nous y arriverons nous aussi.

L’objectif du jour a été atteint, soit le quai de R.E. Mayo Co à Hobucken. Sans aucun pépin ni anecdote, nous nous sommes rendus à notre destination, et avons pu y trouver des supers crevettes fraîches pour notre souper. Simple de même, des fois la vie de voilier c’est relax.

Et pour la suite : to Oriental or not to Oriental ?

La grande question du jour est : Est-ce que nous arrêtons à Oriental demain, ou nous continuons directement à Beaufort ? Oriental est une petite ville qui semble avoir une belle réputation, un arrêt qui fait partie de la liste pour tout voileux. Le souci, c’est que la ville n’est qu’à une vingtaine de miles nautiques d’où nous avons arrêté aujourd’hui, donc cela ne nous fait pas beaucoup avancer… Comme notre but est de nous rendre le plus rapidement possible où il fait chaud, nous pourrions faire une grosse journée et nous rendre directement à Beaufort, ce qui nous ferait pas mal plus avancer. Après mûre réflexion, nous avons décidé de faire une petite journée et d’aller faire un tour à Oriental finalement demain. Après tout, nous ne sommes pas en convoyage…

À propos du quai choisi

Mile ICW : 157.3, Coordonnées : 35°44.584’N 076°35.435’W
R.E. Mayo Co. est un endroit fort sympathique pour s’arrêter. Mais, il faut le dire tout de suite, ce n’est pas chic. Il s’agit en fait d’une shop à fruits de mer où il est possible de prendre un bout de quai pour la nuit moyennant un gros 0,40 $ du pied. On se retrouve donc sur le bord de l’entrepôt entre les bateaux de pêche. Évidemment, si on décide d’y arrêter, il faut profiter des produits frais. Pour notre part, nous avons fait un bon souper de crevettes avec Kid’eau IV. Fait à noter, les crevettes viennent entières, il faut donc leur enlever la tête et les décortiquer et déveiner… une nouveauté pour nous, une chance que le staff était là pour nous montrer comment faire… Nous avons également eu droit à un super accueil, et en particulier de la part de Pete, qui a veillé à ce que nous ne manquions de rien tout au long de notre court séjour, vraiment merci ! Outre les fruits de mer, il y a également : de l’électricité et une boutique avec pas mal de stock si nécessaire.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Poplar Branch (Coinjock) à Alligator River sud : charmante journée de navigation

  • 7 novembre 2018

Départ matinal ce matin. 6 h 45. On était bien réveillés, et comme les vents annoncés n’étaient pas super forts, il valait mieux partir tôt pour compenser notre petite vitesse au moteur. Mais finalement, pour notre plus grand bonheur, nous avons eu droit à une belle brise tout au long de notre route aujourd’hui, ce qui nous a permis de gagner quelques nœuds avec le génois, et d’ainsi faire une belle journée de navigation jusqu’au sud de l’Alligator River. Cela s’est fait comme un charme.

Nous avons donc traversé la baie Albermale Sound et l’Alligator River. L’Albermale Sound est l’endroit où nous retrouvons les voiliers qui ont pris le chemin de la Dismal Swamp, nous nous retrouvons tous à l’entrée de l’Alligator. D’ailleurs, nous étions pas mal seuls sur la route lorsque nous sommes partis de Poplar Branch, mais pendant notre traversée de l’Abermale, nous avons vu plusieurs voiliers apparaître à tribord, il s’agissait de la gang de la Dismal. Nous n’étions plus seuls à ce moment… Et nous avions tous la même destination en tête, le sud de la rivière. L’ancrage s’est bien rempli en après-midi lorsque nous sommes tous arrivés. Visiblement, nous ne sommes pas les seuls à nous rendre au sud !

Le pont à faire ouvrir du jour : Alligator River Swing Bridge

Il n’y avait qu’un seul pont aujourd’hui à faire ouvrir, soit celui qui relie East Lake et Alligator à l’entrée nord de l’Alligator River. Ce pont est ouvert au gré du trafic maritime et routier, c’est à la discrétion de l’opérateur. Qui, soit dit en passant, est très patient (ainsi que les automobilistes) puisque lorsque nous sommes passés, le pont est resté ouvert très longtemps pour laisser passer quelques voiliers (dont nous), qui n’allaient vraiment pas vite…

Les bouts stressants du jour : l’approche de l’Alligator et l’approche du mouillage

Malgré la grandeur des plans d’eau du coin, la profondeur n’est toujours pas au rendez-vous. Donc, il faut bien planifier sa route et suivre ses bouées. L’approche de l’Alligator, avant le pont est bien balisée, mais il n’y a pas tant de jeu, donc, il faut être à l’affût. Au niveau du mouillage, dans cette section au sud de la rivière, le chenal est vraiment rendu minuscule en largeur. Donc là aussi, il faut être très vigilant.

Et pour la suite ?

Demain, nous devrons traverser le canal qui relie l’Alligator River à la Pungo River. Ensuite, nous naviguerons la Pungo River qui nous mènera à Goose Creek qui elle nous mènera à un canal où nous atteindrons le quai de R.E. Mayo Co., à Hobucken, afin de profiter des tarifs pas cher (0.40$/pied) et des bons fruits de mer disponibles… Il semblerait que cela vaut vraiment la peine ! Ce quai est en fait un quai pour les pêcheurs, mais les plaisanciers peuvent s’y arrêter s’il y a de la place, ce que nous espérons. S’il n’y a pas de place, nous pourrons trouver un endroit pour nous ancrer dans Goose Creek avant.

À propos du mouillage choisi

Mile ICW : 104.4, Coordonnées : 35° 40.379’ N 076° 28.076′ O
L’endroit n’est pas tant protégé, mais c’est partout comme ça sur l’Alligator River. Toutefois, malgré le bon vent du nord, nous avons été très confortable. Tout ce qui compte, c’est le fait qu’il y n’y ait pas trop de vagues… et il n’y en avait pas, donc nous étions bien. Côté fond, l’ancre a très bien pris. Côté espace, il y a vraiment beaucoup de place, nous devions être une bonne dizaine de bateaux, et ce n’était pas plein du tout. Dans Skipper Bob, il est recommandé d’utiliser un orin à cet endroit, donc nous en avons profité pour tester notre système maison créé en début de voyage. Cela a bien fonctionné, mais il reste un peu de fine tuning à faire. Le système que nous avons fait est de simplement passer un bout de corde dans la poignée d’un bidon d’eau de javel. Un bout doit s’attacher à l’ancre, tandis que l’autre bout doit être muni d’un poids afin de faire redescendre l’excédent de câblot vers le bas, tandis que le bidon flotte. Pour le poids, nous avons utilisé une grosse manille, mais cela semble encore un peu trop léger.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Poplar Branch (Coinjock) à Poplar Branch : Vent du sud…. On break !

6 novembre 2018

Pas question de bouger aujourd’hui… Avec le vent du sud du jour, nous devons prendre une petite pause. Quand même, nous avons réussi à faire 3 jours de navigation consécutifs, cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé ! Nous aurions bien continué encore, nous sommes sur une bonne lancée… mais bon, Dame Nature ne veut pas.

Donc qu’est-ce qu’on fait lorsqu’on se retrouve au milieu de nulle part à l’ancre ? On se trouve des petits projets… Anyway, sur un voilier, il y a toujours quelque chose à faire, pas besoin d’avoir beaucoup d’imagination pour se tenir occupé : davier avant à réparer, cutter pins à changer, serrer les vis de railing, faire du ménage (encore)…

Le projet du jour : se laver les cheveux

Comme il a fait super beau, 27°, wow, Andrée-Anne en a également profité pour se laver les cheveux. Il a fait assez froid récemment, avoir la tête mouillée n’est pas nécessairement le meilleur move à faire, donc il faut faire preuve d’un peu de patience à ce niveau. Donc quand le beau temps arrive, on se garoche ! Nous le savons, tout est un projet sur un voilier, se laver les cheveux ne fait pas exception pour nous. La technique simple que nous avons trouvée est d’utiliser un pulvérisateur à insecticide (qui n’a évidemment jamais eu d’insecticide dedans…) dans le cockpit à l’extérieur (d’où l’importance d’un peu de chaleur…). Le pulvérisateur a l’avantage d’offrir une pas pire pression, tout en utilisant que très peu d’eau, le tout sans aucune énergie nécessaire. Bref, cela fonctionne bien lorsque les conditions sont réunies.

Et pour la suite ?

Le départ est toujours prévu demain matin. Comme il annonce que très peu de vent, nous avons comme objectif de soit nous rendre à l’extrémité sud de l’Alligator River, ou, si les conditions ne sont pas favorables, à l’entrée de l’Alligator River après la baie Albermale Sound. Demain soir, il annonce un bon vent du Nord, donc nous n’avons pas beaucoup de choix pour nous protéger, c’est pour cette raison que c’est soit au début ou à la fin de la rivière, ce sont les seuls endroits où nous pouvons bien nous protéger.

À propos du mouillage choisi

Mile ICW : 56.5, Coordonnées : 36° 16.056′ N 075° 57.273′ O
L’endroit a été excellent tout au long de la journée pour nous protéger des vents du sud. Malgré les bonnes rafales, nous avons été confortables tout au long de la journée. Le bout le plus « inconfortable » a en fait surtout été le matin lorsque le trafic a repris quelque peu sur le chenal, nous écopions des vagues.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Chesapeake, Virginie, à Poplar Branch (Coinjock), Caroline du Nord : nous sommes au milieu de nulle part

5 novembre 2018

Tel que prévu, nous sommes bien partis à 8 h ce matin. Et nous n’étions pas seuls ! Nous étions une bonne gang au quai, ainsi qu’une autre gang qui est sortie de l’écluse pour prendre le pont de 8 h, la gang des BMX sur l’ICW… Malheureusement, en raison de notre chèvre, nous n’avons pas pu suivre le troupeau… Et nous n’avons pas pu passer le second pont pour 8 h 30 ☹. Par chance, celui-ci ouvre aux 30 minutes, donc nous n’avons pas attendu longtemps pour le traverser.

Et c’est officiellement parti pour le moteur ! À partir de maintenant, il va falloir faire preuve de créativité si nous voulons utiliser nos voiles. Et ceci ne fait pas peur à Dominic… Nous en avons de la route au moteur à faire dans les prochaines semaines pour atteindre la Floride, il va falloir épargner le moteur. À moins que nous choisissions la mer… ce qui est loin d’être impossible 😉.

Les pirouettes du jour : ajuster le génois dans un micro chenal sinueux

Ouvrir le génois nous permet quand même de gagner 1 à 2 kn, c’est considérable. Nous n’avançons qu’à environ 4 kn maximum lorsque nous ne sommes qu’au moteur, nous les voulons les 1 à 2 de plus ! En plus d’augmenter la vitesse, le génois nous permet également de soulager le moteur, il force beaucoup moins, et ça, nous aimons ça. Mais… gérer un génois dans un chenal, ce n’est pas simple. À chaque tournant, il faut ajuster le tout : on borde, on choque, on en sort plus, on enroule un bout… Il faut surveiller le vent, les bouées, les profondeurs, les ponts, les barges, alouette. Fait à noter, où nous avons navigué aujourd’hui, les profondeurs hors du chenal tombaient presque qu’instantanément à 1 ou 2 pieds, donc hors de question de faire des fausses manœuvres, il fallait être vigilant à chaque minute, rendant la chose très sportive pour le skipper et l’équipage. D’autant plus que la largeur du plan d’eau, la North Landing River, peut clairement confondre n’importe qui, c’est tellement large que l’on pourrait croire qu’il y a de l’eau partout, mais au contraire, à certains endroits, hors du chenal, on tombe directement à 1’… Il y a eu un bout tellement sinueux, que sur environ 1 mile nautique, nous avons fait du près serré, du travers et du portant, c’est tout dire. Et en plus du petit chenal, il y a également eu des ponts à traverser, et pas question de les faire sans le génois, on y prend goût 😉. Bref, c’est toute qu’une valse. Mais Dominic s’en vient pas mal bon avec tout ça. Avec ce genre d’exercices, nous commençons vraiment à bien maîtriser le génois.

Les ponts à faire ouvrir du jour : Great Bridge Bascule Bridge, Centerville Turnpike Swing Bridge et North Landing Swing Bridge

Nous avons passé 3 ponts aujourd’hui. Question de démêler le tout, j’ai mis les ponts que nous faisons ouvrir sur la carte Google au bas de la page, des fois que cela pourrait vous être utile… Donc dans l’ordre, les 3 ponts furent :

  1. Great Bridge Bascule Bridge : celui du quai où nous étions
  2. Centerville Turnpike Swing Bridge : celui qui ouvre à 8 h 30 à 3 miles du premier
  3. North Landing Swing Bridge : 5 miles après le 2e

Le stress du jour : la barge

Les barges… on dirait toujours qu’il faut les croiser au mauvais moment celles-là…Et elles sont larges et peu flexibles ces barges. Hier, c’était à l’entrée de l’écluse. Une belle gang de voiliers et de cruisers qui ne savent pas trop où se mettre puisque c’est juste pas large. Et aujourd’hui, c’était dans une passe entre 2 îles, vraiment pas large, et sinueuse. Nous n’avons pas pu conserver le génois… Il a fallu se rendre à l’évidence, il y a toujours bien des limites à ce que nous pouvons faire comme ajustements. Et comme c’est nous qui sommes dans le chemin, fais ce que tu peux l’ami pour te tasser, la barge, elle, elle continue. Le capitaine de cette dernière ne s’est pas gêné pour nous le dire, get out of my way. Mais le souci, c’est la profondeur hors du chenal… Donc, malgré les signaux intenses du staff à l’avant de la barge, nous avons décidé tout de même de passer si proche sur le côté que nous aurions pu nous faire un high-five. Tiens toi la barge ! Kid’eau IV qui était juste derrière, pour sa part, a eu une petite frousse… Avec son tirant d’eau de plus de 6’, il a été impossible de ne pas accrocher le fond en s’éloignant de la barge… mais plus de peur que de mal, Kid’eau IV a pu continuer sa route sans souci. Bravos aux capitaines !

Et pour la suite ?

Lors de notre prochaine journée de navigation, nous devrons traverser la baie Albermale Sound pour ensuite rejoindre la Alligator River. La baie Albermale est assez large à traverser, et avec notre chèvre, nous devons avoir un vent favorable pour le faire, soit pas de Sud. Et c’est ce qui est prévu pour demain, un beau sud un peu ouest, soit le pire vent que nous pouvons avoir… directement dans le nez. Donc, demain devra être une journée de repos, cela ne vaut pas la peine de bouger.

À propos du mouillage choisi

Mile ICW : 56.5, Coordonnées : 36° 16.056′ N 075° 57.273′ O
Ce mouillage est au Nord de Buck Island. Comme du vent du Sud est prévu demain et que nous ne pouvons pas bouger, ce mouillage est tout à propos. Comme nous avons fait une grosse journée et que notre arrivée s’est faite assez tard, nous étions un peu stressés par rapport à l’espace disponible, mais finalement nous avons constaté qu’il y a vraiment beaucoup d’espace dans ce mouillage, donc pas de souci, de nombreux bateaux peuvent s’y ancrer. Ce n’est pas un coin avec beaucoup de profondeur, et le mouillage ne fait pas exception. On s’ancre dans 6’ d’eau ici, même s’il est indiqué jusqu’à 8 sur les cartes, nous n’en avons pas vu. Le fond semble bon

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Norfolk à Chesapeake : C’est parti pour l’ICW

4 novembre 2018

Nous commençons l’ICW tranquillement… Nous avons fait une petite navigation aujourd’hui pour rejoindre le quai gratuit de Chesapeake au Great Bridge. Nous voulons nous y arrêter pour aller y trouver quelques ravitaillements avant de faire un plus gros stretch demain.

La nouveauté du jour : les ponts à faire ouvrir

Nous le savons, ce n’est pas la Floride… En Floride, ce sera vraiment le party des ponts. Mais tout de même, c’est nouveau pour nous. Aujourd’hui, nous avons passé 1 pont : le Gilmerton Bascule Bridge. Le fun avec les ponts, c’est de tenter de se démêler entre les cartes officielles, les guides et Navionics. Pour l’exemple, il y a un pont listé à faire ouvrir dans les cartes et les guides qui se nomme Dominion Boulevard Bridge (aka « Steel Bridge »), tandis qu’il se nomme Veteran Bridge sur Navionics… Une chance que Google existe pour démystifier le tout. Arrivés au pont, nous avons constaté que ce pont ne s’ouvre pas, il y a amplement d’espace pour passer… Est-ce un nouveau pont ? Qui sait ? Bref, il faut avoir le nez collé sur ses cartes, ses guides, Google et la route pour s’y retrouver

Le bout « on va tu y passer la journée » du jour : la Great Bridge Lock

Nous avions aussi une écluse à passer…. Mais ça, nous sommes rendus des pros ! Sauf que celle-là… My God, c’était long. Cela a dû prendre pas loin d’une heure pour nous faire monter de 3 pieds. Plutôt que faire plusieurs batchs, les maîtres éclusiers ont laisser entrer environ 8 bateaux qui étaient quand même assez distancés. Ensuite, chaque bateau est accueilli par un maître éclusier qui aide à mettre les amarres sur les taquets… C’est long… On le rappelle, tout ça pour 3 pieds. Le cruiser en avant de nous avait un moteur qui puait particulièrement en plus, tout ça a failli finir en sérieux mal de tête. Sauf que… nous avons ensuite compris pourquoi c’était si long. Juste après l’écluse, il y a le pont à faire ouvrir, et comme il n’ouvre qu’aux heures, cela ne valait pas la peine de faire passer les bateaux plus vite dans l’écluse. Voilà… Le hic, c’est que nous ne voulions pas passer le pont, nous voulions nous rendre au quai. Mais bon, nous ne sommes pas seuls il faut croire.

Le bout on se rassure du jour : même des locaux n’arrivaient pas à traverser la Chesapeake !

Au quai, nous avons fait la rencontre d’un autre voilier qui commençait sa route vers le Sud puisqu’il venait de Washington. Le couple nous a confirmé que même eux, qui sont des habitués de la Chesapeake, c’est leur plan d’eau, ont pris 2 semaines pour se rendre à Norfolk au sud de la baie. Bref, cela confirme que ce n’est pas simple cette année. Le voilier faisait partie du groupe que nous avons vu en même temps que nous lorsque nous avons fait le dernier stretch hier. Comme nous, ils n’en pouvaient plus et voulaient atteindre Norfolk, et ont décidé d’affronter le vent et les vagues.

Le projet du jour : les ravitaillements

Nous ne sommes vraiment pas à sec, mais… enfin, nous avons un Dollar Tree à notre portée à pied !! Le Dollar Tree est le vrai magasin piasse aux États-Unis. Il est possible d’y faire des réserves de certaines denrées alimentaires toutes à 1 $ qui valent vraiment la peine… Outre la nourriture, on y trouve aussi également plein de cossins à 1 $ au besoin. Bref, vous le savez, on roule sur un budget, donc un arrêt au Dollar Tree est vraiment un petit moment de bonheur 😉.

Et pour la suite ?

Le départ est prévu pour demain matin 8 h. Nous aimerions bien partir avant, mais un des ponts que nous devons faire ouvrir n’ouvre qu’à 8 h 30 après le trafic du matin, et le Great Bridge, celui qui surplombe notre quai actuel ouvre aux heures. Donc, c’est soit que nous passons à 7 h et que nous tournons en rond pour le second pont à 8 h 30 (ce qui n’est pas super pour le moteur), ou que nous passons à 8 h et tentons de prendre l’ouverture de 8 h 30 du pont suivant. Une fois les ponts passés, nous prévoyons nous rendre près de Coinjock en Caroline du Nord (oui, oui, nous changerons d’État) pour y passer la nuit.

À propos du quai choisi

Mile ICW : 12.1, Coordonnées : 36° 43.274′ N 076° 14.477′ O
De part et d’autre du Great Bridge à Chesapeake, il est possible de prendre une place pour 24 heures sur les quais gratuits disponibles. L’avantage : c’est gratuit, et on peut faire le plein de presque tout : denrées, diesel / essence, propane… Le seul hic, c’est que nous sommes dimanche aujourd’hui… Et que tout n’est pas ouvert le dimanche. Nous avons donc dû sauter notre tour pour le propane, le spot proche était fermé.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Deltaville à Norfolk : On atteint le Mile Zéro de l’Intracoastal Waterway

3 novembre 2018

Quelle journée de navigation aujourd’hui ! Une belle séance de machine à laver. Notre séjour dans la Chesapeake est éternel, nous voulions vraiment en sortir, et aujourd’hui, c’était la journée toute désignée, dans le contexte actuel. En temps normal, nous aurions pu considérer laisser passer cette journée puisqu’elle s’annonçait pour être assez sportive, mais comme les conditions météo sont quasi nulles en ce moment, il faut faire des concessions et se lancer, au pire ce n’est qu’inconfortable. D’ailleurs, nous étions un bon nombre de voiliers (au moins une dizaine) au même moment sur la même route, c’était beau de voir toutes ces voiles déployées ensemble. Tous en avaient marre probablement et veulent rejoindre le Sud ! C’est donc avec un beau vent d’Ouest (ou de toute autre direction…) et des belles vagues de 3-4 pieds de quelques secondes à peine que nous avons tracé notre route vers le Sud

Nuage s’est tout simplement téléporté à Norfolk aujourd’hui. Quand tu atteins 10 kn de vitesse sur le fond, c’est que ça va vite. En surface, il n’était pas rare de voir 8 kn, et ce seulement avec un génois environ 100 % (pour l’info, notre génois est 135 %, ce qui veut dire que lorsqu’il est déroulé (ouvert) au complet, nous sommes à 135 %) et le moteur presque au neutre pour assurer une stabilité. Et même avec cette configuration assez simple, il est arrivé en route que nous avions un peu trop de toile. Mais rien pour rendre le tout dangereux 😉. Nous avons définitivement eu la confirmation aujourd’hui que Nuage est un voilier très rapide et que John Cherubini savait ce qu’il faisait lorsqu’il a conçu ce voilier il y a 38 ans.

Le highlight du jour : le Mile Zero de l’ICW

Nous entrons dans une autre étape de notre voyage ici. Nous avons rejoint le mile 0 de l’ICW qui nous mènera jusqu’en Floride. Nous allons passer la fin de la Virginie, la Caroline du Nord, la Caroline du Sud, la Georgie et enfin la Floride ! Pour info, le Mile 0 est à la bouée 36, vis-à-vis le mouillage choisi aujourd’hui.

À propos de Norfolk

Norfolk est une assez grosse ville qui peut en intéresser plusieurs. C’est une ville où on retrouve une énorme base militaire, donc c’est le festival du bateau gris. Pour certains, cela représente une attraction à ne pas manquer. En ce qui nous concerne, nous avons décidé de seulement passer la nuit ici et de continuer notre route. Nous avons tellement attendu dans la Chesapeake que nous avons envie d’accélérer la cadence. La visite de la ville sera pour une autre fois…

Et pour la suite ?

Nous avons un choix à faire pour la prochaine partie, soit passer par le Dismal Swamp ou le Virginia Cut, 2 chemins qui nous mèneront au même endroit. Le Dismal Swamp est le plus vieux canal des États-Unis, et il semblerait que la route est vraiment pittoresque et très belle. Toutefois, il présente quelques désavantages, soit le peu de profondeur, la quantité de débris qu’on peut frapper, et la présence parfois de duck weed, une algue vraiment intense qui peut aller jusqu’à arrêter le bateau s’il y en a beaucoup (imaginez comme le moteur va aimer…). Le Virginia Cut pour sa part, est le chemin safe, plus large, moins d’obstacle, mais aussi moins de plaisir pour les yeux… Après lecture de quelques discussions en ligne où des gens racontaient leur expérience récente, nous avons décidé d’opter pour le Virginia Cut. Nous y allons pour le côté safe.

À propos du mouillage choisi

Mile ICW : 0, Coordonnées : 36° 50.610′ N 076° 17.952′ O
Nous nous sommes rendus à Hospital Point à Norfolk. Un grand espace qui peut accueillir de nombreux bateaux. Le fond est très solide, il est composé d’une glaise tellement intense qu’on dirait du béton liquide, il était presque impossible de nettoyer l’ancre lorsque nous l’avons remontée. Le souci du moment dans cet endroit est le fait qu’il y avait un bon nombre de crab pots (??)… Drôle d’endroit quand même pour aller mettre des cages. Par chance, il n’y avait aucun changement de vent prévu, donc nous avons pu nous ancrer près d’un flotteur à crab pot sans trop stresser.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Deltaville à Deltaville : on se pratique pour l’Intracoastal… on pogne le fond

2 novembre 2018

Nous sommes pas mal près de la fin de la baie de Chesapeake à Deltaville. Et demain, les vents sont favorables pour une belle journée de voile qui devrait nous emmener pas mal au bout. C’est excitant !

Ce qui nous attend après la Chesapeake, est le début de l’Intracoastal Waterway (ICW) dont le mile 0 est à Norfolk. Si tout va bien demain, nous pourrions peut-être nous y rendre. L’ICW est une route interne formée de canaux et de rivières qui permet aux bateaux de se rendre jusqu’au Sud des États-Unis via la côte Est. Pour ceux qui veulent pousser plus loin, il est également possible de faire la Great Loop qui elle fait le tour complet des États-Unis. En ce qui nous concerne, c’est les Sud qui nous intéresse… Donc, l’objectif est de se rendre au mile 1 096 en Floride, pour ensuite traverser vers les Bahamas via Bimini.

Toutefois, pour un voilier, l’ICW peut être un peu lassante. Et pourquoi donc vous nous direz ? Parce que c’est une route qui se fait principalement au moteur. Et le moteur, nous n’aimons pas tant ça… De plus, les profondeurs tout au long de l’ICW varient beaucoup et des zones sont très peu profondes. Un voilier, à cause de sa quille, ça a un pas pire tirant d’eau (la hauteur sous l’eau), donc lorsque c’est peu profond, c’est simple, les chances augmentent de pogner le fond. Toutefois, il faut noter que ce n’est pas particulièrement dramatique de pogner le fond, puisque celui-ci n’est composé que de sable… Tout de même, nous espérons grandement être en mesure de faire quelques sorties en mer lors de la descente, plutôt que nous taper les 1 096 miles complètement à l’intérieur avec le moteur et les hauteurs incertaines.

Le stress du jour : on pogne le fond

Bon, il va falloir quand même s’y habituer à pogner le fond. Parce que dans l’ICW, cela risque de nous arriver… Donc, tant qu’à, aussi bien débuter le plaisir ici. Avant de partir, nous voulions faire un pump-out, parce qu’avec la météo prévue demain, ça va brasser, et une tank à eau noire qui brasse, c’est pas cool pour les narines… Bref, pour ce faire, nous devions aller à la marina. Et comme le chenal à Deltaville est particulièrement étroit, nous avons solidement pogné le fond puisque nous sommes visiblement passés trop sur le bord. S’en est suivi une belle opération on se désenlise à l’aide Mario sur son dinghy. Dominic était à la roue. Tandis qu’Andrée-Anne était sur le dinghy à essayer de le contrôler (ceci a été sa principale implication dans le projet, soit tourner en rond autour du bateau et essayer de pogner le bon angle pour pousser Nuage… Il y a eu quelques succès… mais pas tant). Tout s’est finalement bien terminé après environ 30 minutes de manœuvres, Nuage est sorti de son enlisement. Merci Mario !

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 37° 32.691′ N 076° 20.111′ O
Nous sommes retournés au même endroit, mais nous avons fait bien gaffe de ne pas passer au même endroit…

 

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Deltaville à Deltaville : la journée des petits cossins

1er novembre 2018

Enfin un peu de chaleur ! Bon, vous nous direz que 10-15 degrés ce n’est pas si pire… mais nous vous répondrons qu’à temps plein dehors, cela peut devenir un peu fatiguant. Ces jours-ci, il fait plus de 20° le jour, on peut se permettre d’enlever quelques couches. Et on peut aussi se permettre de se lancer dans des petits cossins, comme se mettre les mains dans l’eau pour faire du ménage et faire la passe au réfrigérateur pour Andrée-Anne, et jouer (encore) dans le moteur pour Dominic.

Également, cette journée a été tout à propos pour rattraper les derniers jours de rédaction. Eh oui, des fois il ne se passe rien, on fait juste écrire 😉.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 37° 32.691′ N 076° 20.111′ O
Nous sommes toujours au même endroit.

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

De Deltaville à Deltaville : on se fait faire des peurs dans les bois…

31 octobre 2018

Aujourd’hui, nous nous sommes payé la traite ! Du gros luxe ! Nous avons été profiter des installations de la Deltaville Marina. Pour un gros 11 $ par personne, il est possible d’utiliser tous les services : dinghy dock, douches, buanderie, lounge avec Wi-Fi, eau, voiture de courtoisie… Ils sont vraiment bien équipés. Cela fait du bien ! Parce qu’étonnamment, il n’est pas si simple de trouver des services complets lorsque tu ne prends pas de quai à une marina. Nous avons appelé quelques fois à des marinas pour leur demander si nous pouvions utiliser leurs installations moyennant un montant quelconque, et la réponse a toujours été non, les installations sont réservées à ceux qui prennent un quai. Donc l’accueil de la Deltaville Marina est particulièrement apprécié. Évidemment, nous n’avons pas pu tout faire, nous nous sommes concentrés sur le lavage…

Le highlight du jour : Le cata qui s’excuse du fru Too close

Petit moment on vit en société. Dominic et Mario de Kid’eau ont été faire un un petit aller au bateau au courant de la journée en dinghy, Dans l’ancrage, outre le « fou », il y a également un catamaran pas trop loin. Lorsque Dominic et Mario sont passés proche du catamaran, un homme à bord les a appelés pour qu’ils s’approchent. Il tenait à s’excuser… Pour le voisin fru. Parce que le voisin fru vient du coin, il est immatriculé Virginia, donc le propriétaire du cata tenait à les informer qu’ils ne sont pas tous comme lui ici, et que nous étions les bienvenus. Cela fait 2 fois quand même qu’un bateau s’excuse pour un autre, c’est mignon quand même.

La sortie du jour : on va voir l’Halloween du coin

Nous avons pris bonne note des conseils de notre lift d’hier et sommes partis à l’aventure vers le Musée Maritime afin de nous faire faire des peurs dans les bois. Et nous avons été agréablement surpris ! Toute la ville devait être présente, le nombre de voitures dans le stationnement confirmait la popularité de la chose. C’était un gros party (surtout pour les enfants, mais ne sommes-nous pas tous des enfants… surtout le 31 octobre ?). Au menu : bonbons des commerçants du coin, petite maison hantée, sentier épeurant dans les bois, et balade en charrette tirée par un tracteur. Le sentier était vraiment sympathique, vraiment, chapeau aux organisateurs et bénévoles, cela prend du monde motivé pour coordonner tout ça. Le bout fail du party par contre fut la balade en charrette… Les jeunes filles avant nous dans la file (parce qu’il y a tellement de monde qu’il faut attendre en file, oui oui), ont indiqué à Nathalie de Kid’eau que c’était un peu comme le sentier avec des gens qui nous font peur. Finalement… ce fût un tour de 400 mètres de charrette, sur le terrain du Musée… Point. Bon, l’intention était là. Merci Deltaville pour l’accueil !

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 37° 32.691′ N 76° 20.111′ O
Nous sommes toujours au même endroit.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :