Quelque part dans l’océan Atlantique à Fernandina Beach : on arrive en Floride, oh yeah !

29 novembre 2018

C’est notre dernier État ! Ça commence à sentir la chaleur… Et c’est bien mérité nous croyons bien. Parce que la nuit s’est bien terminée, malgré tout, mais cela n’a pas été facile… Donc que s’est-il passé à partir de minuit… ? Pas grand-chose en fait. Dominic a continué d’être malade et de voir sa chaudière en 3D en gros plan, tandis qu’Andrée-Anne était à la roue. Jusqu’à 3 h du matin, où là, le froid a commencé à trop de faire sentir. Dominic a dû prendre la relève un peu le temps qu’Andrée-Anne se réchauffe et se repose un peu. Il a pu tenir un petit bout, jusqu’à 4 h environ.

Le bout le plus dur : le dernier stretch de la nuit

À partir de 4 h, on entre dans le dernier stretch de la nuit. Le soleil devrait se lever dans les 7 heures, et commencer à se faire sentir dans les 6 heures. Nous avions toujours une ETA vers 8 h, donc c’est vraiment le bout le plus difficile. Vers 4 h, Andrée-Anne a repris la roue, tandis que Dominic a choisi d’inspecter le bateau, il entendait un bruit qu’il n’aimait pas. En fouillant partout, il est arrivé au bloc de métal quelconque qui est sous l’épontille, qui est elle-même sous le mât. Donc, on parle ici d’un bloc qui est sous tout. Ce bloc s’en vient pas mal abîmé, et cela inquiète Dominic. Assez pour décider de descendre les voiles… Le souci, c’est que les vagues n’ont pas tant diminué encore, et Nuage se fait pas mal brasser. Sans les voiles, cela ne peut qu’empirer. Et en plus, nous perdons énormément de vitesse si nous roulons que seulement au moteur… Bref, le niveau d’inconfort a augmenté pour le dernier stretch. Après analyse de la situation, nous avons décidé de rouvrir le génois quelque peu pour nous aider. Mais le mal a tout de même été fait, en raison de ce petit souci, nous avons perdu 1 heure. Nous sommes dons arrivés vers 9 h à Fernandina, avec Dominic à la roue pour gérer l’inlet, où nous avons enfin mouillé l’ancre.

Le highlight du jour : nous sommes en Floride

Quand même, la Floride. Là, c’est le Sud pour vrai. Bon, nous sommes vraiment tout au Nord, nous ne pouvons pas plus être au Nord de la Floride en fait, mais il faut bien commencer quelque part ! Nous sentons déjà la chaleur 😊 C’est peut-être juste une question de timing… les vents du Nord sont terminés et passent au Sud, fini le froid pour les prochains jours, peut-être aurions-nous eu le même break de froid plus au Nord, mais bon, nous sommes en Floride, donc c’est à cause de la Floride bon !

Notre déception du jour : ne pas pouvoir continuer à cause du froid

Le froid a vraiment joué sur notre énergie lors de cette navigation. Si cela n’avait pas été de lui, malgré les vagues et les malaises, nous aurions pu continuer un peu plus loin hors de l’ICW. Mais dans l’état que nous étions rendus à Fernandina, nous ne pouvions pas continuer. C’est vraiment dommage. Nous avons bien hâte de pouvoir faire de belle grandes navs avec un peu de chaleur, cela va clairement tout changer !

Les apprentissages de cette sortie en mer

Côté météo, nous ne savons pas quoi penser. Nous avons bien regardé les prévisions. Nous avons été en contact avec Houston afin de bien analyser la situation. Nous pensions être safes. Nous ne savons pas ce qui s’est passé. Ce qui est sûr par contre, c’est que nous n’allons plus jamais prendre pour acquis qu’une mer sera calme. Même si les prévisions le disent, nous serons toujours préparés pour la pire mer au monde. Ce qui veut dire : plus question de partir avec moindrement de fatigue. Comme nous pensions que la sortie serait pépère, nous avons décidé de partir même si Dominic n’avait pas dormi de la nuit. Erreur à ne pas refaire. Si nous avions été en mesure de faire les tours de garde convenablement, même si cela brassait énormément et qu’il faisait froid, notre navigation aurait été vraiment plus agréable…

Et pour la suite ?

Nous allons commencer par dormir un peu… Aujourd’hui, c’est dodo, repas, film et re-dodo tout simplement. Les vents seront du Sud dans les prochains jours et parfois forts, nous ne pourrons pas retourner en mer, nous allons devoir continuer notre route via l’ICW. Demain, départ vers Jacksonville, ou plus loin, nous verrons comment nous le sentons.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 30°40.310’N 81°28.100’W
Il s’agit d’un mouillage assez exposé avec une belle vue sur les usines de… on ne sait pas trop. C’est très grand, les bateaux ancrés autour sont loin, cela fait du bien. Peu de vent était annoncé pour la nuit, et c’était vrai cette fois-ci, donc nous avons très bien dormi, jusqu’à en oublier où nous étions. Il y a pas mal de courant, il faut le prendre en considération. Côté fond, l’ancre a bien pris à cet endroit également.

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Beaufort à quelque part dans l’océan Atlantique : Nuage file vers le Sud

28 novembre 2018

Ouf, quelle journée. Qui s’étire sur 2 celle-là. Elle a commencé aujourd’hui, mais se finira demain… Ce fût une autre belle journée en mer sportive. Les prévisions étaient du vent de 10kn Nord-Ouest, avec une vaque de 1’ tout simplement, et même 0’ à partir de minuit. Ce n’est pas ça pantoute qui est arrivé… Pour le vent, nous ne savons pas trop d’où il vient, ce n’est pas clair. Depuis que nous nous sommes fait briser la girouette dans les écluses, nous estimons le vent grâce à nos drapeaux. Et aujourd’hui, cela n’allait pas super bien. Bref, plutôt qu’un beau vent de travers/portant et des petites vagues sympathiques, nous avons eu un vent random qui a l’air au près, et des vagues de 2-3 pieds très courtes qui nous cognent sur le côté. Pour faciliter la navigation, et ne pas trop nous fatiguer, nous avons opté pour faire des rondes de 2 h 30 chaque, soit 2 h de repos et 30 minutes de transition. Malheureusement, rien de tout ça n’est arrivé…

Le bout essentiel raté : la nuit de sommeil avant départ

Notre départ s’est fait comme prévu vers midi. Une heure géniale pour s’assurer d’être en forme. On peut se lever tard et accumuler un peu de points repos. Mais bon, pour accumuler des points repos, il faut d’abord passer une bonne nuit… ce qui n’est pas arrivé. Vers 4 h du matin, nous avons réalisé que Nuage était rendu accoté sur le bateau voisin (un bateau « permanent »), Nuage avait besoin d’affection on dirait bien… Évidemment, on ne pouvait pas répondre à ce besoin de Nuage, donc nous avons dû remonter l’ancre et trouver une solution instantanée : le quai des pêcheurs. C’est donc lors de la nuit la plus froide (-1°…) que nous avons vécu jusqu’à maintenant que nous avons réussi à devoir sortir pour gérer Nuage… Bravo à nous. Malgré cette mauvaise nuit, nous avons tout de même décidé de partir, même si ce n’était pas une décision recommandée. Nous ne savons pas quand la météo sera favorable pour une autre sortie… Ce qui veut dire que si nous n’étions pas partis, nous aurions eu 2 choix : attendre plusieurs jours à Beaufort (cela ne nous tentait pas du tout), ou continuer dans l’ICW et traverser la Georgie (non merci). Donc la décision s’est imposée, on part malgré la fatigue.

Le bout on est fiers de nous : on mange bien avant de partir

La dernière fois, nous avons été négligents à ce niveau, et pas question de répéter. Donc juste avant le départ, c’était le déjeuner du bûche… non, du navigateur, imposé. Faim pas faim.  Œufs et bines au menu, on se gave. Bref, on apprend quand même un peu. Nous n’avons pas eu la nuit de sommeil escomptées, mais nous pouvons travailler sur les autres F…

Le bout dur du jour : la navigation en mer

Nous nous sommes fait brasser. Et ce n’est pas terminé… Le premier bout de 4 heures qui était dans les terres et la sortie dans l’inlet a été fait par Dominic. Le deal était que nous commencions nos tours de garde à partir du moment où l’on sortait des bouées de l’inlet et que nous étions en mer. Et c’est là que tout est parti un peu tout croche. Dominic, voulant aller se reposer puisque nous n’avions pas eu la nuit de sommeil escomptée, est parti s’installer sur petit lit dans le carré vers 16 h. Retour prévu à 18 h 30. Mais… c’est là que le mal de mer a décidé de prendre le dessus sur Dominic… Il n’y avait plus rien à faire pour stopper la chose, c’est mal parti pour Dominic, la chaudière est officiellement devenue sa nouvelle bff. Quand est venu le temps de son retour vers 18 h 30, il a bien pris la roue, malgré son état. Andrée-Anne pour sa part est parti pour sa pause prévue jusqu’à 21 h. En entrant à l’intérieur, c’était déjà le chaos. Nuage était sans dessus-dessous. On aurait pu croire que nous avions été victimes d’un cambriolage… c’était fascinant. Bref, un peu de ménage s’imposait, si possible. Le bateau brassait tellement qu’il était impossible de se tenir debout, dès qu’on essayait de bouger, on tombait d’un côté ou de l’autre. Après un peu de ménage et une petite bouchée, Andrée-Anne s’est reposée quelque peu… Andrée-Anne est ressortie pour prendre la relève vers 20h30… et ce jusqu’à minuit, puisque c’est à minuit que cette journée se termine… Dominic n’a pas pu ressortir.

Et nos inquiétudes : le froid et les vagues ?

C’est simple, les 2 se sont réalisées. Il fait froid et nous avons des vagues de m@$%8#. Ce n’est pas dangereux, mais c’est extrêmement inconfortable. Le froid, avec le soleil de jour, cela peut aller. Mais le froid de nuit, c’est vraiment difficile. Nous comprenons maintenant pourquoi certains disent que le full enclosure est essentiel. En fait, si les tours s’étaient bien déroulés, nous aurions été ok, durant 2 h 30, tu prends ton mal en patience, mais plus longtemps, cela se corse. Et les vagues, elles n’ont juste pas arrêté jusqu’à minuit. À minuit, tout était censé être terminé… il va clairement falloir être patients, ces vagues ne se calmeront pas de sitôt…

Le bout positif : notre vitesse

Ce bon vent a un point positif par contre, nous allons pas pire vite. À cette vitesse, notre ETA (estimated time of arrival) qui était à midi au départ est maintenant à 8 heures, ça c’est assez positif, au moins, nous allons sauver 4 heures de brassage. Décidément, Nuage aime vraiment le vent et est un bateau ultra rapide.

Et pour la suite ?

La nuit se poursuit dans la prochaine journée… En espérant que cela se calme un peu… Demain, nous serons en Floride 😊

 

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

De Green Pond à Beaufort (Bew’-Fort) : Repos avant la mer

27 novembre 2018

Petite journée de nav encore aujourd’hui. Nous avons décidé d’arrêter à Beaufort, plutôt que d’aller à l’inlet. De cette façon, nous pourrons profiter de la ville un peu et nous reposer plus avant de partir. Nous allons simplement ajouter la navigation entre Beaufort et l’inlet à notre route de demain… Rendu là, 21 h ou 24 h de nav, cela ne change plus grand-chose…

Notre petite sortie du jour : on va manger du BBQ

Cela faisait plusieurs fois que Huston nous disait d’aller manger du BBQ. Donc nous avons trouvé une place pour y goûter. Qu’est-ce que du BBQ ? Ici du moins, parce que ce n’est pas toujours clair pour nous… Ben c’est de la viande effilochée. Nous avons pris 2 assiettes, une de porc et une de poulet. Le bout l’fun était les choix d’accompagnement… Il y avait du macaroni & cheese ! Quoi de mieux qu’un macaroni au fromage pour accompagner du poulet effiloché ? C’était très bon 😊 Nous avons été à Q
on bay pour les intéressés.

À propos de Beaufort

Nous n’avons pas eu la chance de visiter. Le centre-ville semble être similaire aux autres centres-villes du coin sur le bord de l’eau, soit mignon et bien vivant avec plein de petites boutiques. Peut-être pourrons-nous y passer un peu plus de temps à notre retour…

Le projet du jour : on fait beaucoup de bouffe pour la mer

Il faut être très prêts pour notre sortie. Pas question d’avoir faim… Donc aujourd’hui, comme c’était tranquille sur l’ICW, c’était le bon moment pour préparer les petits plats pratiques pour la mer : la salade de macaroni froide, et des spaghettis si jamais on arrive à réchauffer quelque chose.

Notre combat du moment : encore le froid

Quand c’est rendu que le frigo est l’endroit le plus chaud du bateau, c’est tout dire… Demain matin, nous devrions être en bas du point de congélation. Il est annoncé -1°… Ça commence vraiment à nous peser le froid. Vivement la Floride sous peu, qui on l’espère, pourra nous réchauffer un peu.

Et pour la suite ?

Le projet est confirmé, nous partons demain pour une petite navigation en mer de quelques 130 mn, qui devrait nous prendre maximum 24 h à faire. Le vent est bon, les vagues seront petites, les courants de inlets sont bien coordonnés, c’est un go. Nous partirons vers midi, pour arriver à midi maximum à notre destination qui sera Fernandina en Floride. Oui, oui, nous devrions atteindre la Floride après-demain jeudi !! Et comme nous sommes en Caroline du Sud actuellement, on comprend que nous allons sauter un État grâce à cette grosse journée, soit la Georgie… Il semblerait que c’est le festival des hauts-fonds la Georgie, cela ne nous tente pas trop de vivre cette partie-là dans l’ICW, donc on saute l’État, simple de même. Toutefois, 2 éléments nous inquiètent pour cette navigation… Andrée-Anne c’est le froid, tandis que Dominic, ce sont les vagues… En espérant que tout ira bien.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 32°25.230’N 80°39.634’W
C’est très petit ici. Nous avons été au mouillage Factory Creek – 2 dans Active Captain. Il y a assez peu d’espace pour s’ancrer et il semble y avoir des bateaux « permanents », soient des bateaux qui sont laissés au mouillage pour une longue durée et dont les propriétaires sont absents, pas facile de se trouver un trou. Côté fond, cela prend bien, aucun souci ici. Le courant est toutefois à considérer, il est fort ici… À côté de l’espace de mouillage, il y a un quai pour les pêcheurs à la ligne du coin. Ce n’est pas un dinghy dock officiel, il n’y a pas de taquets, mais nous l’avons tout de même utilisé pour rejoindre la terre sans souci. Côté commodités, il y a tout ce qu’il faut à moins d’un mile à pied, épicerie et compagnie, toutefois, il n’est pas nécessairement possible d’atteindre le centre-ville via cet ancrage puisqu’il faut traverser le pont. Et le pont, il est peu accueillant avec son micro-trottoir sans sécurité du côté de la route. Pour notre part, nous avons opté pour une Uber pour nous rendre de l’autre côté. La prochaine fois, nous allons considérer nous ancrer de l’autre côté du pont pour avoir accès à la ville.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Charleston (Johns Island) à Green Pond : Vers le Sud contre vents et marées

26 novembre 2018

Nous aurions voulu en faire plus aujourd’hui… Mais les courants de marée ont été contre nous toute la journée. Là, nous sommes dans une partie de l’ICW où tu passes ton temps à croiser des inlets et à changer de rivière ou de canal… Ce qui fait que le courant, ben il va dans tous les sens. Impossible de prévoir ta navigation en fonction des courants. Des fois tu es chanceux, des fois moins. Aujourd’hui, pour la majorité de la journée, nous avons fait 3kn, ça ce n’est pas vite… Ce qui fait que nous n’avons pu parcourir qu’une trentaine de miles nautiques. Ce fût une journée sans histoire dans les bayous de la Caroline du Sud. Il n’y a pas grand-chose à voir ici. Tu avances, et c’est tout. Comme nous avions le courant dans la face, la chèvre travaillait fort, donc nous avons dû arrêter assez tôt, vers 14 h 30, pour mouiller l’ancre, on sentait que Nuage voulait un break. Que voulez-vous, c’est ça vivre au beat slowlife sailing style… on avance tranquillement…

Le highlight du jour : le petit oiseau

Comme quoi c’est assez tranquille… Andrée-Anne a eu la chance de sympathiser avec un joyeux petit oiseau qui est venu se reposer sur Nuage. Il est resté jusqu’à temps que Dominic décide que c’était le temps de sortir le génois… ça c’était trop d’action pour l’oiseau. Dommage, on commençait à l’apprivoiser… Andrée-Anne était sur le bord de lui donner un nom ☹ Une autre fois.

Et pour la suite ?

Nous sommes toujours sur le même projet, soit rejoindre l’inlet de Port Royal. Une fenêtre semble se confirmer pour mercredi (nous sommes lundi) afin que nous puissions prendre la mer. À suivre…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 32°32.171’N 80°25.060’W
Nous avons arrêté à cet endroit un peu sans regarder. La chèvre était fatiguée, le spot était là. Nous avions le courant dans la face pour encore au moins 2 miles et nous roulions à 2kn, Nuage avait besoin d’une pause. Les commentaires dans Active Captain disaient qu’il n’y a pas beaucoup ce courant. Eh ben, ce n’est pas ce que nous avons vécu… Avant minuit, c’était un peu l’enfer, nous avions le courant qui nous plaçait d’un côté, et les vagues qui venaient sur notre travers. C’était très inconfortable. Pour une raison obscure, nous avons réussi à nous endormir et lorsque le courant a changé, tout s’est calmé… Bref, on dirait bien qu’on commence à s’habituer et dormir dans toutes sortes de conditions. Pour le fond, rien à signaler, l’ancre a bien pris.

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Charleston à Charleston (Johns Island) : Ravitaillements partie 2

25 novembre 2018

Petit départ en catastrophe un peu ce matin… Dominic, réveillé avant le soleil as usual, se cassait la tête un peu avec l’endroit où nous devrions aller pour la prochaine nuit. Les soucis : nous touchons le fond à marée basse (donc il faut bouger de cet endroit, et à marée haute), et il annonce du bon vent demain matin, ce qui implique que si nous voulons bouger demain matin, nous serons dans le vent si nous restons à cet endroit puisqu’il n’est pas protégé du tout, et remonter l’ancre, sans guindeau, dans le vent, c’est un peu désagréable. Bref… il faut trouver la meilleure formule. En regardant un peu ce qu’il y a autour, nous avons réalisé qu’il n’y a pas d’ancrages très protégés du côté de la ville. Nous avons donc choisi un ancrage du côté de Johns Island. Nos limitations maintenant… il faut partir à marée haute, nous avons un pont à faire ouvrir pour aller à l’autre mouillage, et le pont n’ouvre qu’à 9 h de ce que nous comprenons (les explications du Waterway Guide pour le pont en question, Wappoo Creek Bridge, sont aussi claires qu’un panneau de stationnement de Montréal…), et nous devons traverser une zone de courant assez intense pour nous rendre à l’autre endroit, et nous avons besoin d’aller faire des courses… Donc, une fois toutes les données combinées, nous sommes arrivés à l’évidence, il fallait partir à 7 h le matin, pour nous rendre à notre autre mouillage. Nous devrons trouver un endroit pour faire les courses dans ce coin… Par chance, comme nous n’avons pas bien compris les explications du pont, il ouvrait finalement plus tôt. Donc nous avons pu nous rendre à notre mouillage dès 9 h.

Le petit bout de navigation à bien planifier : le courant d’Elliot Cut

Dans la Wappoo Creek, juste après le pont (quand on va direction Sud bien sûr), il y a petit bout qui se nomme Elliot Cut. Ça va vite à cet endroit. Vaut mieux bien planifier ses déplacements et avoir le courant avec le bateau lorsqu’on y passe. Sans même pousser le moteur, nous avons atteints facile 9kn de vitesse sur le fond dans ce petit bout de rivière…

La balade du jour : Johns Island et James Island en Uber

Nous nous sommes promenés dans le côté campagne / banlieue de Charleston… Et c’est tout aussi beau que la ville, wow ! Les arbres sont omniprésents partout, ce qui rend le paysage vraiment beau. Et le bord de l’eau est vraiment fascinant partout puisqu’il est composé d’herbes qui ne finissent plus, donc les routes sont des routes/ponts qui passent au-dessus de toutes ces herbes, c’est super intéressant comme vue. Bref, notre petite balade a été bien plaisante, ça nous donne le goût de venir y passer plus de temps… Sinon, pourquoi la balade ? Pour les courses, la partie 2 de notre ravitaillement. Nous sommes en urgent besoin de produits frais. Comme bien des endroits aux États-Unis, c’est Uber qui a pris le contrôle du service de voiturage ici, donc nous avons pris Uber pour nous rendre au gros W où on trouve tout. Ce qui est un peu dommage en ce moment avec le fait que nous soyons à pied comme aujourd’hui, c’est que nous ne pouvons pas faire 10 places pour acheter notre tonne de trucs que nous avons besoin (nous ne faisons pas les courses souvent donc la liste est longue…), donc la meilleure solution reste de tout faire au même endroit… Et comme nous avions également besoin de quelques accessoires pour Nuage, le gros W devient la solution puisqu’on peut tout y trouver…

Le highlight du jour : il fait plus de 20° pendant au moins 1 heure…

Du gros luxe aujourd’hui : soleil et chaleur. Nous avons pu même enlever nos combines… Pour au moins 1 heure. Cela vaut la peine de le souligner, on commence, comme tout le monde, à manquer de soleil avec ce mois de novembre, disons, hostile.

Et pour la suite ?

Nous ne prendrons pas la mer à partir de Charleston. Les fenêtres météo ne sont pas assez sûres pour le moment. La décision est prise, nous allons continuer sur l’ICW jusqu’au prochain endroit compatible à une sortie en mer : Port Royal Inlet. Ceci devrait nous prendre 2 jours pour nous y rendre par les rivières et canaux sinueux. Ensuite, si la météo est avec nous, nous sortirons à cet endroit pour aller… le plus loin possible. Encore là, il va falloir attendre avant de déterminer, tout dépend de la grosseur de la fenêtre que nous aurons, si fenêtre il y a.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 32°45.421’N 80°0.638’W
On est un peu au milieu de nulle part encore, mais à côté il y a une marina, donc en cas de besoin, il y a un peu de vie. Nous étions le seul bateau de passage ancré à cet endroit. Les 3 autres étaient des bateaux « permanents », donc des bateaux qui ont été laissés là. Si les gens se sentent assez safes pour laisser leur bateau sans surveillance, c’est que cela doit être un bon endroit… L’ancre a bien pris, et est remontée plutôt propre. Rien à signaler ici.

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Mount Pleasant à Charleston : les plus longs 14,9 miles ever

24 novembre 2018

En théorie, nous étions à moins de 15 miles de Charleston. Ce n’est pas très loin. Par contre, on dirait que cela a pris une éternité pour s’y rendre. D’abord, nous n’avons pas pu partir en début de journée, puisque toutes les berges étaient disparues comme hier. Nous avons un GPS, mais quand même, c’est plaisant de voir le bord quand tu navigues, donc nous avons préféré attendre que la marée redescende quelque peu. Nous avons donc réussi à partir vers 11h20. En plus des marées à considérer, nous avions également un pont à faire ouvrir, et ce pont, il n’ouvre qu’aux heures… Nous avons calculé environ 1h30 pour nous rendre au pont. Ensuite, de l’autre côté du pont, c’était l’arrivée au grand inlet de Charleston… plein de courant.

Le stress du jour : le pont

Ben oui, les ponts nous stressent encore. En fait, ce n’est pas tant le pont ici, mais plutôt le courant qui a fait augmenter le facteur stress. Le pont à ouvrir est le Ben Sawyer Memorial Bridge. Le souci, c’est que le courant dans le canal n’est pas tant facile à prévoir. Nous avions donc prévu 1h30 puisque nous n’avions que quelques miles nautiques à parcourir pour nous rendre au pont qui ouvre à toutes les heures. Ça été limite. Effectivement, le courant n’était pas avec nous. Ce qui n’est pas facile à gérer dans ce genre de situation est le fait que s’il y a du courant et que tu arrives trop tôt, cela peut devenir fastidieux de tourner en rond devant le pont avec le courant, donc tu veux arriver assez flush, mais tu ne sais pas si le courant sera de ton bord nécessairement, donc tu prends un peu un pari… Bref, ce sont nos gros problèmes du moment… faire ouvrir des ponts…

À propos de Charleston

Gros coup de cœur ici. Charleston semble vraiment être une belle ville, les bâtisses sont magnifiques, et les arbres (les palmiers entre autres !!) sont omniprésents ce qui rend l’ambiance vraiment sympathique. Aujourd’hui, nous n’avons que pris le temps d’aller souper à un pizzeria hypster qui était à une trentaine de minutes de marche du bord de l’eau, mais cela a été amplement pour nous combler.

Côté navigation et mouillage par contre, ce n’est pas simple à Charleston. Et ça c’est dommage. Il y a de la marina en masse pour accueillir les gens, mais les ancrages sont bofs. Ils sont exposés, ou très pleins, ce qui rend l’expérience un peu moins agréable. S’ajoute à ça, des courants et marées très considérables. Il est difficile de circuler dans le coin de la ville, vaut mieux ne pas être pressé, puisqu’il y a inévitablement un moment où tu te retrouves avec le courant en pleine face. Et c’est d’ailleurs ce qui nous est arrivé lorsque nous avons remonté la rivière Ashley pour aller rejoindre les mouillages près du centre-ville.

Le projet du jour : les ravitaillements, partie 1

Nous étions pas mal rendus à prendre soin de Nuage, nous avions besoin d’eau, de diesel et de faire un pump-out. Le fun a été de trouver où nous allons faire tout ça. Avant d’arriver, Andrée-Anne a fait quelques appels à des marinas du centre-ville pour vérifier les disponibilités des ressources… Et ce n’était pas simple aujourd’hui. Les gens ne répondaient juste pas aux appels dans les marinas. Kid’eau et Fleurs des îles ont également tenté de joindre des marinas le matin pour y passer la nuit, et ils n’ont reçu de réponse que d’une seule chaque. Quelque chose d’étrange se déroulait clairement à Charleston. Après multiples essais, nous avons réussi à joindre la City Marina, qui nous a informé qu’ils avaient du diesel, mais pas d’eau, et pas de pump-out. Effectivement, nous avions vu sur leur site Web qu’il faut prendre rendez-vous 24 h à l’avance pour un pump-out, pas très pratique… Comme nous n’arrivions pas à rejoindre les autres marinas à côté, nous nous sommes présentés. Pour, finalement, tomber sur le bateau à pump-out de la City Marina. L’employé à bord a été super sympa, et nous a emmenés jusqu’au quai de service, pour que nous puissions acheter du diesel, faire un pump-out, et remplir notre eau. Visiblement, il était possible de faire un pump-out à cette marina, malgré le refus de l’employée au téléphone. C’est à y rien n’y comprendre. Et pour les appels sans réponse ? Nous avons eu l’explication… Nous sommes en période de grande marée actuellement (ceci arrive 2 fois par mois), et la grande marée de cette-fois ci est particulièrement grande, c’est comme une extra-grande. Donc, pour ce qui est de la City Marina, le bureau d’accueil s’est retrouvé inondé ce matin… D’où la non-réponse et le service un peu désorganisé. Tout s’explique toujours…

Et pour la suite ?

Pour la suite, nous aimerions prendre la mer à partir d’ici pour nous rendre où le vent nous le permet. Mais la météo ne semble pas nécessairement favorable dans les prochains jours. Nous allons voir si nous passons quelques jours ici, ou si nous continuons vers l’ICW. Vraiment, tout est incertain en ce moment.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 32°46.094’N 79°56.633’W
Pas facile les mouillages à Charleston. Notre première idée était d’aller s’ancrer entre la City Marina et les Coast Guards. Il y a un petit bassin à cet endroit qui est un peu protégé grâce aux quais des 2 installations. Toutefois, il y avait pas mal de monde dans cet endroit. Nous avons tenté de nous ancrer, nous avons mis l’ancre… et nous avons attendu quelque peu. Pour constater que le courant va un peu dans tous les sens et que tu ne peux pas t’ancrer trop près des autres bateaux à cet endroit, il n’y a pas un bateau qui va dans la même direction… donc peu de bateaux peuvent s’y installer. Nous avons donc relevé l’ancre… Et sommes partis en face. Le souci de ce 2e ancrage, est qu’il est super exposé, et sur le bord du chenal. Il n’y a juste aucune protection. Et malgré l’illusion de grandeur à cause de l’eau partout autour, il est très petit puisqu’il n’y pas de profondeur. Pour notre part, nous avons été un peu dans le fond, et il n’y avait pas assez de profondeur à marée basse pour nous (nous avons 4’11″ de tirant d’eau). Donc lorsque nous sommes revenus après la pizza en soirée, nous étions bien accotés dans le fond… Ceci n’est pas idéal, nous allons clairement devoir changer de place demain.

Les photos du jour

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Mount Pleasant (Dewees Creek) à Mount Pleasant (Dewees Creek) : les berges disparaissent…

23 novembre 2018

Ce fût une longue journée aujourd’hui dans les herbes folles de la Caroline du Sud… Ou parfois, pas dans les herbes. Parce que les marées sont grandes ici, et surtout en ce moment. Donc, ce matin, lors de notre réveil, nous avons eu une belle surprise en nous levant : les berges qui constituaient la crique où nous nous sommes installés avaient disparus… Nous étions en plein milieu de rien. Eh ben. Là tu ne te sens pas tant protégé… D’autant plus que nous devions passer la journée ici à cause des forts vents annoncés. Super. Donc ce fût une belle journée à attendre que le temps passe au milieu de nulle part. Nous en avons profité pour faire un peu de ménage et relaxer. On ne peut pas faire grand-chose de plus dans ce genre de journée. Et il n’y a rien à raconter.

Et pour la suite ?

Nous allons pouvoir partir demain et nous rendre à Charleston, puisque les grands vents seront enfin terminés. Nous sommes bien contents d’enfin atteindre un peu de civilisation, nous sommes rendus à nos ravitaillements, un peu de légumes frais nous feraient le plus grand bien. Ce sera une petite journée puisque nous avons moins de 15 miles à faire. Ensuite, si la météo est favorable, nous aimerions prendre la mer encore pour faire un autre petit bout. À suivre…

À propos du mouillage choisi

Mile ICW : 454.9, Coordonnées : 32°50.626’N 79°45.151’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Georgetown (Winyah Bay Channel) à Mount Pleasant (Dewees Creek) : Go vers le sud, y fait frette !

22 novembre 2018

Il fait froid en ce moment encore. Les matins sont particulièrement difficiles. Et avec l’humidité qui ne diminue juste pas, on ne fait que rêver du Sud. Donc on continue, nous avons pris la direction de Charleston aujourd’hui et avons fait une journée très ordinaire dans l’ICW… du moteur, des bouées, du stress à cause des profondeurs… Bref, le quotidien sur l’ICW. Même si nous ne sommes pas en mer, nous devons tout de même regarder nos marées pour nos navigations ici. Les marées sont de 6’ dans le coin, ça te change une profondeur ça… Tu es pas mal mieux de t’organiser pour te promener à la marée haute si tu veux que tout aille bien. De notre côté, tout s’est bien passé. Nous avons été limite entre les bouées 37 et 42, le fond semblait très proche de la quille, mais nous n’avons pas touché, du moins, nous ne nous sommes pas enlisés… Il est fort probable que la quille ait frôlé le fond par contre.

La farce du jour : la pub de TowBoat

En entrant dans le Winyah Bay Channel, qu’est-ce qui ne nous attend pas… ? Une belle affiche avec le numéro de téléphone de TowBoat. Vous savez, le service de remorquage à la CAA… Il y a de quoi rassurer son capitaine ici, c’est tout un accueil. Bref, c’est presque inconcevable de faire la route dans le coin sans une assurance de la sorte. Surtout pour un voilier. Les canaux de l’ICW ne sont clairement pas faits pour les voiliers, ce n’est pas leur place avec leur grand tirant d’eau. Tout au long, c’est le stress constant à savoir si tu vas pogner le fond. Bon, ce n’est pas la fin du monde, mais quand même… c’est fatiguant quand ça arrive. Surtout quand il fait frette comme maintenant. Ton but, c’est d’avancer, pas rien d’autre. Pas être pris dans un banc de sable. Vivement la mer 😊.

Et pour la suite ?

Nous avons arrêté à une dizaine de miles de Charleston. On arrivait en fin d’après-midi, et nous étions rendus au changement d’huile, donc il fallait garder un peu d’énergie pour cette super tâche qu’il faut faire aux 100 heures de moteur. Pour faire ton changement d’huile, le moteur doit être chaud, donc le meilleur timing c’est quand tu arrives d’une nav. Malheureusement, tu n’as pas toujours l’énergie pour le faire… et c’est ce qui nous est arrivé dans les derniers jours, ce qui nous a forcé à repousser un peu le changement, nous sommes désolés Nuage. Pour la suite, nous comptons nous rendre à Charleston, mais il y a de fortes chances que ce ne soit pas demain puisque de bons vents sont annoncés. En plus de rendre la navigation pénible, les vents pourraient empêcher d’ouvrir un pont que nous devons passer. Donc nous risquons fortement de devoir (encore) prendre une journée de repos dans un quelconque mouillage. C’est vraiment un défi de faire plus de 3 jours de navigation en ligne avec la mauvaise météo qui ne nous lâche pas…

À propos du mouillage choisi

Mile ICW : 454.9, Coordonnées : 32°50.626’N 79°45.151’W
Nous sommes à Dewees Creek, au milieu des herbes. Ce n’est pas du vent que nous sommes protégés ici… Au moins, avec les herbes, nous somme protégés des vagues, mais c’est tout. Côté fond, l’ancre a pris instantanément, et a tenu malgré les forts vents que nous avons eus. Rien à signaler. Côté services, on est au milieu de nulle part, vaut mieux avoir des réserves… On rêve à une Di Menna ou un Schwartz’s…

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Little River à Georgetown (Winyah Bay Entrance) : on cherche le vent

21 novembre 2018

Changement de programme ce matin à 4 h du matin (ça, c’est l’heure que Dominic se réveille en général…), les conditions ne semblent pas tant favorables demain pour prendre la mer, même s’il va y avoir un bon vent, les vagues vont être trop grosses et trop courtes, cela va être très inconfortable, voir désagréable, donc… On est partis aujourd’hui. Par la mer. Il annonçait un vent pas trop fort du Nord, mais assez pour nous donner une bonne vitesse… Il nous a accompagné jusqu’aux trois quarts de la route, et nous avons fini le tout au moteur. Et la journée a été magnifique. Aucun nuage, une mer tranquille… Nous étions seuls au monde sur notre Nuage dans l’océan Atlantique avec notre musique dans le tapis. Du gros bonheur.

Le highlight du jour : les dauphins

Encore ! Il faudrait savoir s’il y a des études scientifiques qui expliquent pourquoi voir des dauphins cause autant d’euphorie chez les gens… C’est fou, on perd le contrôle. Et là, ils sont venus nous voir vraiment proche sur le bord du cockpit, c’était juste trop beau. Ce sont nos nouveaux bff (après Lucky le bichon de Kid’eau bien sûr…).

Le truc weird du jour : les 2 eaux qui se rencontrent

Vers la fin de la journée, une drôle d’affaire est arrivée avec l’eau. Nous approchions de l’inlet, il était à vue. L’eau sur laquelle nous naviguions était d’un beau bleu-gris, avec une petite houle et des petites vagues d’environ 1’. Et tout d’un coup, une longue ligne de moutons s’étend devant nous… L’eau s’entrechoque on dirait. Des vagues de différentes directions se rencontrent et créent une ligne. C’est Andrée-Anne qui est à la roue. Ne sachant pas trop ce qui s’en vient, Dominic prend le relais… Et nous avons passé cette « barrière » pour nous retrouver dans une eau plutôt brune qui avait l’air d’une grosse gelée. La houle est devenue très lancinante, et très lisse. Il y avait donc 2 eaux qui se rencontraient… Nous ne savons pas ce qu’est le phénomène, c’était juste… weird.

Prendre la mer : le casse-tête

C’est fou tout ce qu’il faut considérer lorsque vient le temps de faire une sortie en mer… Vraiment, cela prend un bon nombre de conditions pour pouvoir faire des sauts de crapaud comme nous faisons entre les inlets. Il faut d’abord regarder la distance à parcourir et évaluer le temps maximum que cela prend. Ensuite, on doit s’assurer de bien lire les cautions and hazards des inlets visés afin de voir quelles sont les meilleures conditions pour les prendre (absolument de jour ou non, avec le courant ou non nécessaire, quels vents ne pas avoir…). Ensuite, il faut regarder les marées et les courants de marée (surtout pour nous avec notre chèvre…), et voir si les courants sont bien timés en fonction du temps requis pour la navigation et des limitations des inlets, exemple, si on veut naviguer que de jour, nous devons avoir une marée descendante lorsque nous quittons le matin, et une montante lorsque nous arrivons en fin de journée.  Ensuite, on doit considérer les vents annoncés que nous voulons idéalement au travers (de côté), sinon au portant (derrière), ainsi que les vagues que nous ne voulons pas trop grosse (max 4’) et pas trop courte (le temps entre les vagues en secondes, plus elles sont grosses, plus le temps doit être élevé). Finalement, on doit aussi considérer la température (soleil, pluie, froid, chaud). En mer, quand il fait froid, il fait froid, et comme nous n’avons pas de full enclosure, la température joue sur notre décision. Comme les prévisions météo sont très peu fiables à l’avance, il est difficile d’être sûrs d’une sortie jusqu’à la veille au soir, sinon le matin même. Bref, cela nous demande pas mal de cogitation ces sorties-là, mais c’est tellement l’fun !!

À propos de l’inlet Winyah Bay Entrance

Nous avons lu que le courant est intense dans cet inlet, nous le confirmons. C’est le seul moment où nous avons réussi à faire un peu de « vitesse » dans notre 10 heures, au moins la route s’est bien terminée. Nous n’aurions pas aimé être contre le courant ici…

Et pour la suite ?

Du mauvais temps s’en vient. Nous ne retournerons pas en mer demain. Nous allons continuer notre route via l’ICW et nous diriger vers Charleston, c’est le projet du moment. Une fois à Charleston, nous allons considérer reprendre la mer, il y a quelques petites sorties que nous pouvons faire à partir de là…

À propos du mouillage choisi

Mile ICW : 406, Coordonnées : 33°15.383’N 79°14.826’W
Nous sommes arrivés tard, et avons été nous ancrer le plus près possible du Winyah Bay Channel, soit la continuité de l’ICW. Nous nous sommes ancrés sans souci dans un bon fond, l’ancre est remontée un peu bouettée. Ce n’est pas un endroit protégé, pas top pour du gros temps, mais comme c’était relax comme nuit, nous y avons très bien dormi…

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Sunset Beach à Calabash : « Dominic… tu sais que tu t’en vas dans m@%*?# hein… ? »

20 novembre 2018

Cette phrase emplie de sagesse fût dite par un voisin de marina au courant de l’été avant notre départ. Nous ne pouvons mieux dire pour décrire la journée d’aujourd’hui… C’était le genre de journée que tu te dis « Ok, est-ce que j’aimerais mieux être dans le trafic dans la neige ou devant un ordinateur…. ?… Non ? Donc tout va toujours bien… pour le moment. » Nous avons passé la journée dans nos problèmes. Qui finalement, sont relatifs. Mais quand tu es rendu les 2 mains dans le jus de tank à eau noire (les toilettes…), il faut quand même que tu te parles un peu pour ne pas te laisser emporter par le découragement…

Bref, nous avons commencé la journée en essayant de trouver de l’aide pour notre shaft. Et ce n’est pas facile dans le coin. Nous avons d’abord contacté Osprey Marina, qui nous a finalement conseillé de trouver quelque chose de plus proche, puisque cette marina n’a pas de lift pour sortir les bateaux. Et comme nous pourrions en avoir de besoin, cela ne valait pas la peine de faire 30 MN. S’en est suivit ensuite une série d’appels et de twists pour arriver à nos fins, assez tordu tout ça pour que nous ne nous rappelions même pas tout ce que nous avons fait. Parce qu’il n’y a rien de simple quand tu veux faire réparer un bateau. C’est fascinant. Donc là, nous avons appelé un mécano du coin dont le nom nous avait été recommandé un peu plus tôt dans notre voyage par Pete à Hobucken. Le souci, c’est que ce mécano n’a pas de marina, donc il faut trouver un quai pour nous accueillir dans le coin. Et là, ce n’est pas facile. Il y a un boat yard dans le coin avec un lift, mais pas de quai. Et pas de facilités. Parce qu’il ne faut pas oublier que l’ouragan Florence a frappé il n’y a pas si longtemps… tout est un peu magané ici. Bref, on doit trouver une marina avec un quai pour nous accueillir, pas trop loin du yard qui a un lift, et on veut essayer de faire affaire avec le mécano recommandé qui ne peut pas aller dans n’importe quelle marina, elles ont des sous-traitants officiels les marinas… S’ajoute à tout ça Thanksgiving…. Vous savez cette fête qui est plus grosse que Noël aux États-Unis… Ben elle est jeudi. Et nous sommes mardi. Donc si nous devons sortir Nuage de l’eau et l’entreposer, cela peut durer plusieurs jours puisque tout le monde tombe en congé jeudi. Vendredi, c’est ouvert, mais comme le week-end arrive ensuite, on ne peut pas trop compter sur cette journée. Bref, c’est un peu le bordel. Mais bon, après avoir jasé avec on ne sait combien de personnes, nous avons réussi à prendre rendez-vous avec un mécano qui nous attendait au quai de Cricket Cove Marina, un endroit qui ne veut pas nous accueillir, mais qui fait une faveur au mécano. Belle ambiance. 11 h, c’est un départ…

Nous n’avions qu’environ 5MN à faire, ce qui est très peu quand même. Sauf… si une barge se retrouve enlisée devant toi en tentant de te rendre. Eh oui, nous nous sommes retrouvés dans un bouchon de circulation dans l’ICW avec un shaft qui veut débarquer… Il n’est même pas midi… Au moins, cela a été l’occasion de jaser un peu avec Papillon bleu que nous avions rencontré à Mechanicville il y a déjà plusieurs semaines, qui est lui aussi, pris dans le bouchon. On finit par s’y rendre…

Et là commence la job. James, notre gentil mécano, défait tout. Et arrive avec son verdict : il faut tout changer : le coupling et le shaft… qui ont été installés au printemps… ils sont tout neufs ! Comment tout peut être aussi mal fait ?? Question de jaser et de voir les possibilités, nous décidons de sortir le vieux coupling que nous avions gardé. Pour le trouver, une petite recherche s’impose… Et c’est là que la tank à eaux noires se met de la partie… Autour de la tank, c’est du rangement. Donc on ouvre pour aller chercher le coupling… Pour découvrir un beau 5 pouces de jus brun dans le fond… Ça coule cibôle. Donc… pendant que Dominic tente de trouver la meilleure solution avec James, Andrée-Anne se retrouve à devoir tout vider le stock qui a été souillé par l’eau brune… Et à tout nettoyer. Nuage est un chaos.

Après discussions et millions de scénarios avec James, il a finalement été décidé de tout remonter avec le vieux coupling qui lui est finalement plus en état que le nouveau (le nouveau est scrap!!…) et d’attendre à possiblement lundi (nous sommes mardi) pour tout changer : coupling et shaft… Parce qu’anyway, avec Thanksgiving, si on sort Nuage de l’eau aujourd’hui, et qu’il faut commander et faire faire les pièces, rien ne bougera avant lundi. Et, pour ajouter à la complexité de la chose, si nous décidons de sortir Nuage ici, nous ne pouvons pas rester sur Nuage lorsque celui-ci est en cale sèche, il faut aller dormir à l’hôtel… ça ne finit plus tout ça. Bref, pour le moment, aussi bien dormir sur tout ça et reprendre le tout lundi prochain… Ça, c’étaient les réflexions du moment. Jusqu’à ce que le montant des réparations de la journée arrive… Ah là, plus question de continuer lundi. Au prix que cela vient de nous coûter pour tout remonter, pas question d’aller plus loin pour le moment, cela semble solide les réparations faites, nous allons continuer ainsi, même si ce n’est pas parfait, et prendre le guess de nous rendre où il fait chaud pour faire les autres réparations, tant qu’à ne pas être sur Nuage, aussi bien ne pas l’être à un endroit où on peut en profiter un peu. Allez hop, on repart le plus rapidement possible, et on croise les doigts que nous nous rendrons à la chaleur.

Et pour la suite ?

Pour la suite, nous voulons nous rendre à Georgetown par la mer. Une petite sortie de 60 miles nautiques, mais qui peut se faire de jour, les marées sont du bon bord le matin et le soir, donc avec un vent favorable, cela devrait bien aller. Nous pensons partir jeudi (nous sommes mardi), et ainsi faire la route en mer avec Kid’eau et Summum qui ne sont pas loin, cela leur laissera le temps de venir nous rejoindre demain. Demain sera donc une journée repos à Sunset Beach…

À propos du mouillage choisi

Mile ICW : 341.7, Coordonnées : 33°52.412’N 78°34.212’W
Comme nous avions peu de temps avant la noirceur, nous ne sommes pas retournés à Sunset Beach, mais avons plutôt été à Little River, Calabash Creek. Drôle de spot… La rivière est très étroite à cet endroit, et reste quand même utilisée puisque des bateaux de pêche y circulent. Les bateaux passent donc très très proche. Pendant que nous étions là, nous avons vu 2 bateaux de pêche s’enliser… Ça ne donne pas trop le goût de continuer dans l’ICW ça… Pour le fond, pas de souci, l’ancre a bien pris, et elle est remontée pas trop sale.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :