De New Baltimore à Catskill : Nuage redevient un voilier

24 septembre 2018

Nous avons fait une petite navigation aujourd’hui, puisque nous avions un beau projet : remâter Nuage 😊. Question de nous coordonner avec la marée, nous sommes partis vers 8 h pour arriver assez tôt à la marina que nous avions choisie : Riverview Marine Services. La navigation a bien été, rien à signaler.

Le projet du jour (et le stress du jour) : remâter

Nous avions quelques appréhensions par rapport au remâtage en raison de notre enrouleur qui a mangé un gros coup au quai de l’écluse 6 (nous n’en sommes toujours pas remis!!). Dès que nous sommes arrivés à la marina, nous avons commencé à évaluer l’étendue des dégâts… Après quelques discussions, nous avons décidé de remâter Nuage avec l’enrouleur brisé, puisque malgré le bris, il est tout de même possible de monter le mât, au pire, nous laisserons le génois de côté pour le moment. Nous avons décidé de trouver une méthode temporaire pour solidifier le tout, question de ne pas trop tarder à Catskill, et tenter de nous rendre à un endroit plus favorable à la réparation (dans le meilleur des mondes, le Boat Show d’Annapolis…). Peut-être que le génois ne pourra être utilisé pour le moment, mais ce n’est pas tant un souci, nous faisons beaucoup de moteur en ce moment. Concernant le remâtage, cela a quand même « bien » été. Riverview Marine Services met à notre disposition 2 hommes, donc il faut mettre la main à la pâte, ce n’est pas un clé en main. Le seul élément qui nous a quand même dérangé, c’est que nous nous sentions vraiment pressés. Il faut être très prêt lorsqu’arrive notre tour. Comme nous ne sommes pas des experts, il est difficile de ne pas oublier quelque chose à la préparation, donc cela augmente considérablement le niveau de stress (et le stress, ce n’est pas toujours facile à gérer…). Pour notre part, nous avons oublié de remettre les tubes protecteurs qui vont au bas des haubans, donc nous avons dû tout défaire les haubans et les remettre, grrrr (ce qui a été une bonne chose finalement, puisque nous étions tellement pressés, que nous n’avions pas réussi à remettre les haubans la bonne tension au départ, donc nous avons plus pris notre temps la 2e fois).

Good to know : l’entrée de la crique de Catskill, comment prendre les bouées vertes

L’entrée est complètement contre-intuitive. Et quand on regarde les cartes, ce n’est pas mieux. Pour nous guider, nous avons appeler à Riverview lors de notre entrée, et c’était la bonne chose à faire. Lorsque l’on rentre dans la crique, il faut laisser les bouées vertes à bâbord, et coller les quais au Nord, pas les bouées. Il n’y a pas beaucoup d’eau à cet endroit, il ne faut pas être gêné d’appeler pour avoir de l’aide.

À propos de la marina choisie

Coordonnées : 42°12.665’N 73°51.426’W
Au départ, nous avions prévu remâter et ensuite aller s’installer dans un mouillage pas loin. Toutefois, le remâtage a quand même été assez énergivore et long, donc nous avons décidés de rester à Riverview Marine Services pour la nuit. Les prix sont honnêtes, et il faut prendre une pause. De plus, nous n’avons pas réussi à faire la réparation temporaire pour l’enrouleur, donc il vaut mieux rester ici pour la nuit, et faire tranquillement la réparation demain. Concernant la marina, Susan et Mike sont forts sympathiques et accueillants. On y trouve tous les services nécessaires, et c’est très propre. Pour le quai, c’est 1,50 $ du pied.

Désolés! Nous n’avons pas de photos du remâtage… nous étions trop rushés 🙁

Les photos du jour

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

De Mechanicville à New Baltimore : C’est fini les écluses !

23 septembre 2018

Fanfare ! Nous avons terminé les écluses. Une autre étape de franchie ! Somme toute, ce fût une journée assez tranquille. Nos plans étaient de partir assez tôt de Mechanicville, vers 7 h. Mais, des plans, ça se change. Surtout quand la brume se met de la partie. Nous avons donc dû reporter quelque peu notre départ.

Le recap des écluses

Maintenant que nous avons passé 12 écluses, nous sommes des pros (on va dire…). De ces derniers jours, nous gardons quelques apprentissages.

  • Des écluses, c’est sale. Cela prend des bons gants de caoutchouc et des vêtements dédiées si on est coquet, parce qu’on se salit !
  • Nous n’avions qu’une seule gaffe. Cela a relativement bien été. Une deuxième n’aurait pas été de trop. Il est d’ailleurs recommandé d’en avoir 2.
  • Les pare-battages en bois sont indispensables (quoique nous avons vu d’autres voiliers avec des sacs de plastique sur les défenses) question de protéger les défenses et le bateau aussi, cela crée une bonne distance avec le mur.
  • Les cordes qui tiennent les pare-battages en bois ne devraient pas frotter sur le mur, cela risque de les user tellement qu’elles vont couper.
  • Dormir à un quai d’écluse, c’est de la m@&$?%
  • Concernant les écluses du Canal Champlain et l’écluse fédérale de Troy :
    • Le canal d’appel est le 13 pour toutes
    • Il est possible de choisir son côté préféré lorsque l’on entre, sauf à celle de Whitehall (12), qui ne se prend que par bâbord.
    • Toutes les écluses du Canal (1 à 12) mettent à la disposition des bateaux des câblots pour se tenir. Seule l’écluse fédérale de Troy n’en avait pas, nous avons donc dû utiliser nos amarres.

La nouveauté du jour : la marée

En terminant les écluses, nous sommes entrés dans un autre monde… Celui de la marée… Bon, si loin de la mer, elles sont assez modestes, mais nous avons quand même déjà commencé à sentir le courant. Donc à partir de maintenant, il faut planifier nos déplacements en fonction des courants, c’est plate un peu d’avancer avec un courant qui nous ralenti, nous sommes des gens pressés (not!). Pour nous aider à planifier nos déplacements, nous utilisons Navionics qui nous avons installé sur la une tablette. C’est simple comme tout à utiliser, et nous savons toujours exactement à quel type de courant  nous sommes confrontés.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 42°25.909’N 73°46.492’W
Nous avons trouvé ce mouillage grâce à Active Captain et Skipper Bob. Il s’agit de Schodack Creek, à la hauteur de New Baltimore. La protection est bonne Nord, Est, Ouest. Pour le Sud, moins, mais par petit temps, pas de souci. L’endroit est super mignon, toutefois, petit bémol, il y a un chemin de fer qui passe tout près, et les trains ne sont pas toujours discrets. Nous en avons entendu quelques-uns en soirée, mais la nuit a quand même été calme.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

De Mechanicville à Mechanicville pour une journée de « repos »

22 septembre 2018

On s’entend, il n’y a pas vraiment de break sur un voilier. Du moins, pas au stade de notre voyage. Si nous avons choisi de ne pas faire de route aujourd’hui, c’était d’abord pour se reposer et pour recharger nos batteries – les panneaux solaires fonctionnent super bien pour les batteries de Nuage, mais pas tant pour nous… Toutefois, cela n’a pas été autant relaxe que prévu…

D’abord, nous avons décidé de partir faire un tour au M jaune géant pour profiter du Wi-Fi. Quoi de mieux que de commencer la journée avec un sandwich gras (plein de choses vous me direz, et nous ne pouvons qu’acquiescer)… Notre objectif : trouver les mouillages que nous allons utiliser dans les 2 prochains jours. Parce qu’il va y avoir de l’action dans les 2 prochains jours : nous finissons les écluses, nous quittons le canal Champlain, et nous atteindrons Catskill où nous pourrons remâter (enfin!). Grâce à Active Captain, Skipper Bob, le Cruising Guide to the Hudson River, Lake Champlain & the St.Lawrence river et des notes accumulées, nous avons pu nous faire une bonne idée de ce qu’il nous attend dans les 2 prochains jours.

Nous avons également profité de l’occasion pour magasiner une marina pour remâter. Pour le moment, notre choix s’est arrêté sur Riverview Marine Services à Catskill. Le prix proposé est honnête et les gens qui nous ont répondu ont été particulièrement cordiaux au bout du fil, c’est assez pour nous convaincre.

Le bris du jour : la girouette

Un bri de plus sur le mât! Cette fois-ci, il s’agit du voilier voisin à nous sur le quai qui a, lors de son départ, accroché notre girouette de façon à l’abîmer pas mal… Un mât couché, ce n’est vraiment pas facile à gérer. Et un départ de quai en parallèle non plus visiblement. Donc là les amis, c’est simple. Pour partir d’un quai en parallèle, on ne fait pas comme un char… On s’éloigne simplement du quai en parallèle en se poussant grâce à un gaffe ou tout autre objet assez long afin d’éviter les autres. Et ensuite, on pointe le devant ou le derrière vers l’extérieur, mais pas les 2… Simple de même. Mais bon… à écouter les gens que nous rencontrons, des soucis avec les mâts couchés, c’est juste courant. Si jamais nous devons démâter Nuage une autre fois, nous allons peut-être considérer d’enlever les instruments. Cela prend un peu plus de temps, mais cela risque de réduire considérablement les risques de soucis.

Le moment solidaire du jour : l’arrivée de Kid’eau IV

Le quai commençait à être plutôt plein lorsque Kid’eau est arrivé. Ça été un beau moment de voir tous les capitaines et leurs acolytes tenter de trouver la meilleure manière pour Kid’eau de s’installer au quai. D’abord entre nous et un autre voilier, pour constater qu’il n’y avait pas assez d’espace, pour ensuite aller voir au bout du quai, pour constater qu’il n’y avait peut-être pas assez d’eau, pour finalement décider de déplacer à bras 1 catamaran et notre voilier pour laisser un espace plus grand. Est venu ensuite l’amarrage en soit qui était toute une opération puisqu’il fallait que le voilier se glisse dans le trou entre nous et l’autre voilier de manière parallèle. C’était pas mal beau de voir tout ce beau monde s’activer en tout cas, chapeau groupe!

À propos du quai choisi

Coordonnées : 43°54.234’N 73°41.036’W
Il s’agit du même qu’hier. Sauf qu’hier, nous avons oublié de mentionner qu’il y a des douches, très propres. Ceci est non négligeable!

Les photos du jour

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

De Fort Miller (écluse 6) à Mechanicville (écluse 3) dans le Canal Champlain : Rencontre du 3e type

21 septembre 2018

Techniquement, une journée, ça commence à minuit. Normalement, à minuit, surtout ces jours-ci, nous sommes rendus assez loin dans les bras de Morphée. Pas aujourd’hui. Nous avons brusquement été réveillé à 00 h 30 lorsque tout d’un coup un bruit qui aurait pu être du vent, un jet, un orage, ou une attaque de zombies nous a sorti de notre torpeur instantanément. Je n’ai jamais vu Dominic sortir de la cabine vite de même, je crois qu’il a volé jusqu’au cockpit. En plus du bruit, Nuage a commencé à brasser de tous les côtés et frotter sur le quai de ciment (je vous ai déjà parlé du Awlgrip à Dominic?). Ce qui est arrivé? L’écluse qui s’est mise en activité. Le bruit de l’eau à cette heure a pour nous été infernal, tandis que Nuage tanguait à cause des remous. Et la porte s’est ouverte… et une énorme barge en est sortie. À cette heure… Nous sommes petits à côté de la barge, et nous pourrions être dans sa voie. Vite, il faut se faire voir. Dominic sort le spot et commence à flasher, Andrée-Anne de son côté allume la lumière de mât… Et la barge passe à côté de nous après avoir confirmé par quelques flashs qu’elle nous a bien vus. Ouf, on se serait réellement crus dans une rencontre du 3e type. Et tout ça finit comment? Avec cet échange magnifique.

– Tu as allumé la lumière de mât?
– Ben oui, pour qu’il nous voit
– Ben voyons, est@#$, on n’a pas de mât
– Pouhahaha

La deuxième journée du jour a commencé vers 6 h. Les forecasts annonçaient de forts vents (et ça été le cas) aujourd’hui et nous voulions partir le plus tôt possible de cet endroit, pas question de subir les ouvertures d’écluse toute la journée. Donc le projet : atteindre Mechanicville, où il y a un quai avec électricité, eau, douche, et accès à quelques commodités, le plus rapidement possible pour éviter le pire des vents. La navigation a été ordinaire en raison de la température moche, mais tout a assez bien été, et nous avons atteints Mechanicville sans souci, heureusement.

Le stress du jour : le départ de l’écluse 6

Le départ n’a pas bien été. Même pas du tout. Nous avions un bon vent du Sud. Nous étions amarrés sur des taquets de paquebots à un quai trop haut. Dominic a détaché le derrière, et nous avons ensuite eu des difficultés à détacher le devant… le vent a poussé la poupe et elle s’est mise à s’éloigner du quai… tandis que la proue s’est rapprochée. Nous avons notre enrouleur en avant. Il a mangé un sacré coup. Assez pour le briser. Nous avons même tenté de couper l’amarre pour sauver l’enrouleur, mais nous n’y sommes pas arrivés. C’est le métier qui rentre sûrement. En espérant que nous pouvons trouver des bouts d’enrouleur…

Le bout plate du jour : la sortie de l’écluse 4

Il y a des travaux à la sortie de l’écluse 4. Et quand nous sommes arrivés, il y avait une bonne quantité de bois qui flottait, des billots, des bouts, des algues, qui sait, et ce en plein milieu du chenal. Nous avions quelques doutes à savoir si cela pouvait se traverser, mais comme il s’agissait du seul chemin… Il y avait un petit bateau de travailleurs, nous avons bien essayé de les contacter pour qu’ils dégagent un peu la voie (ce serait plate de frapper un autre bout de bois), mais en vain. Il y avait tellement de bois que nous appréhendions le passage, Dominic se sentait comme dans un épisode de The Beachcombers – pour les plus plus jeunes comme Andrée-Anne, ne vous en faites pas, cette référence n’est pas pour nous ;). Après avoir fait une dizaine de tours sur place pour laisser le bois s’éparpiller, nous avons finalement fait du slalom pour sortir de cette mauvaise posture. Arrivés à l’écluse, le maître éclusier nous a mentionné qu’ils ne répondent jamais aux appels, qu’ils sont vraiment nonchalants, et qu’il ne sait pas trop ce qu’ils effectuent comme travail. Bref, nous pouvions bien les trouver poches.

À propos du quai choisi

Coordonnées : 43°54.234’N 73°41.036’W
Il y a de l’électricité, de l’eau et des douches! C’est génial. Pour nous, c’est tout ce que cela prend. Dominic peut utiliser son sub, tandis qu’Andrée-Anne peut juste continuer ses trucs avec de la bonne musique.

Il a peu de photos aujourd’hui. Nous étions plus occupés à juste attendre que tout passe. Mais j’ai quand même réussi à prendre des clichés de Dominic qui valaient la peine… Comme nous n’avons que très peu de protection dans le cockpit (un petit dodger et un bimini), Dominic a sorti l’artillerie lourde pour être confortable : un rainsuit de moto, le manteau de ski de son frère André décédé il y a déjà trop longtemps, et ses goggles. Méchant look. On pourrait faire croire aux gens que nous avons fait ce voyage dans les années 80…

Les photos du jour

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

De Whitehall (écluse 12) à Fort Miller (écluse 6) dans le Canal Champlain : uh oh, on n’avance plus

20 septembre 2018

Le matin a été parfait. Dominic, le lève-tôt, ou l’insomniaque, a décidé de partir à la découverte de notre environnement immédiat. Et il a fait la rencontre d’un employé de la voirie qui lui a indiqué… où trouver des douches! Malade. Bon, ce n’était pas la fin du monde, cela ne faisait que 5 jours que nous n’avions pas pris de douche, nous étions toujours en contrôle de la situation, mais cela a vraiment bien démarré la journée. Que voulez-vous, on se reconnecte sur les petits bonheurs. Pour l’info, les douches sont dans le pavillon au Sud du quai, côté Ouest, et elles sont particulièrement propres, merci pour l’accueil Whitehall.

Côté navigation, nous avons réussi à passer 5 écluses dans la journée (11, 9, 8, 7, 6) – en passant, ne relisez pas la séquence 12 fois en cherchant l’erreur, il n’y a juste pas d’écluse 10, il semblerait qu’elle n’était pas nécessaire finalement. Naviguer dans le canal est assez simple. On reste au centre et on avance. Lorsque l’on approche une écluse, on appelle le lock master sur la VHF (toujours le canal 13) pour lui dire que nous arrivons et il nous accueille simplement. Des pinottes.

La découverte du jour : les talents aquatiques des écureuils

Tout au long de la route, nous devons être assez vigilants au cas où nous frapperions quelque chose (comme une souche). Et étonnamment, parfois les souches bougent… Au début nous étions un peu confondus, jusqu’à ce que nous réalisions qu’il s’agit en fait d’écureuils qui traversent le canal… Qui sait ça que les écureuils nagent?

Le stress du jour : la quille en prend un coup

Celui-ci est top 1 jusqu’à maintenant! Notre destination A (parce qu’il faut toujours avoir un plan A et un plan B) était au départ Fort Edward. Cet endroit est recommandé dans certaines lectures que nous avons faites, et même le voilier qui nous accompagnait dans l’écluse juste avant Ford Edward nous a confirmé qu’il s’agissait d’un spot sympa pour arrêter. Fort Edward est à la jonction de la rivière Hudson et du Canal, à l’écluse 7. Le hic, c’est que pour l’atteindre, il faut sortir du canal (carrément faire un U-turn) et entrer dans une micro partie de la rivière Hudson. Tout allait relativement bien. J’étais à l’avant pour (encore) vérifier les souches, tandis que Dominic regardait bien ses bouées lorsque…. nous avons entendu un beau bruit de frottement (genre métal sur roche), et nous nous sommes retrouvés complètement stoppés… Il semblerait bien que nous nous sommes retrouvés échoués sur quelque chose. Le hic (parce qu’il y a un autre hic), c’est que nous n’avons pas du tout vu aucune mention nulle part qu’il y a une obstruction à cet endroit. Nous étions en plein centre des bouées dans un petit chenal minuscule, c’était l’endroit où passer, et nous avons fini échoués. Pas besoin de vous dire que le projet Fort Edward est tombé à l’eau à l’instant, pas question d’aller plus loin. Dominic à mis les moteurs à fond (on rêve ici – les moteurs haha… il a plutôt poussé la chèvre à son max), et nous avons réussi à nous sortir de cette fâcheuse situation sans trop de soucis, nous l’espérons – moyennant un frottement sous le bateau à faire grincer les dents. Nous aurions bien aimé aller voir l’état de la quille (et le safran, et l’hélice), mais il est très peu recommandé d’aller faire un tour dans l’eau brune qui nous entoure. Après notre debrief avec Houston (Éric), nous avons conclu qu’il s’agissait sûrement d’un billot entre 2 eaux, ou pris au fond, qui sait. Les dommages sont sûrement minimes.

À propos du quai choisi

Coordonnées : 43°9.604’N 73°34.785’W
Comme notre plan A n’a pas fonctionné, nous avons décidé de passer la nuit au quai de l’écluse 6. Il s’agit d’un gros quai de ciment, beaucoup trop haut, avec des taquets pour des paquebots, dans la nature. Ce n’est pas ici que sont les services. Mais Dominic a trouvé une poubelle pour jeter nos déchets, c’est déjà ça. Nous ne sommes pas sûrs que nous le recommanderions… Pas tant pour le manque de services, mais plutôt en raison du quai presque impossible à atteindre sans être un premier de cordée.

Les photos du jour

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

De Ticonderoga à Whitehall : On sort du lac Champlain… et on affronte notre première écluse

19 septembre 2018

Il fallait bien parler du temps chaud pour être confrontés à notre premier matin catégorie froid. Nous avions quelques vêtements chauds à notre disposition, des vêtements pour l’automne, mais disons que nous avons dû y aller un peu plus dans les ligues majeures ce matin. Dominic a même fini avec un manteau de ski sur le dos, rien de moins… ça promet.

Aujourd’hui, nous avons fait notre première vraie navigation en zone inconnue, le sud du lac Champlain. Qui est magnifique en passant. Il ne ressemble plus tant à un lac, mais plutôt à une rivière bordée de marais. C’est quand même intéressant de réfléchir au fait que nous sommes perdus dans la nature, dans un pays étranger (bon des fois on l’oublie, mais nous ne sommes pas dans notre pays ici), seuls sur un plan d’eau sur notre voilier. Bref, nous avons pu apprécier de belles envolées d’oiseaux quelconques, des grands hérons qui font leur toilette, des faucons… C’était très beau. Mais, il y a un mais ! Ce coin du lac est assez tricky à naviguer. D’abord, nous avons pu observer de nombreuses souches ou autre qui pouvaient être dangereuses. Également, le fait que le lac devienne très étroit et sinueux demande une attention constante. Pour notre part, tout a bien été, mais nous avons croisé un voilier qui s’est échoué dans cette partie du lac.

Au bout du lac, nous avons finalement atteint Whitehall afin d’aller traverser la première écluse. Nous avions comme projet de continuer plus loin après Whitehall, mais après une brève réflexion, nous avons décidé de prendre ça relaxe et de simplement nous amarrer à un des quais disponibles tout de suite après l’écluse.

Le highlight du jour : l’écluse

Il s’agit clairement de notre première écluse! Nous avions un peu d’appréhension, mais tout a drôlement bien été. Tellement qu’il n’y a rien à raconter. Toutefois, voici quelques infos utiles pour les prochains qui voudront passer cette écluse pour la première fois :

  • On appelle le lock master sur le canal 13 lorsque l’on approche.
  • Nous devons nous placer sur le côté bâbord
  • Il y a des câblots, et des colonnes pour passer son propre câblot, donc on peut choisir la méthode qui nous convient
  • Il semblerait que c’est une écluse avec beaucoup de courant. Personnellement (AA), je n’ai aucune référence à ce niveau, et je n’ai absolument pas senti le courant.

Malheureusement, nous n’avons aucune image de notre écluse ☹ Nous étions trop occupés à gérer le bateau.

2e highlight : Kid’eau IV qui nous rejoint

Ils ont fait ça vite le duo Kid’eau quand même! Malgré le fait qu’ils sont partis bien après nous de la même marina, ils ont trouvé le moyen de nous rejoindre à Whitehall. Nous étions bien contents de les retrouver 😊. Ils ont eux aussi trouvé sur le sud du lac assez tricky. Donc c’est à noter 😉

Notre projet du jour : ranger les voiles

Ranger les voiles… Suite à notre opération voile à l’ancre qui s’était un peu mal terminée, nous avons pris le temps de bien ranger nos voiles. Nous pouvons à nouveau un peu mieux respirer dans le carré :p

À propos du quai choisi

Coordonnées : 43°33.291’N 73°24.123’W
Des quais gratuits sont mis à la disposition des plaisanciers. Avec électricité et eau. Du vrai luxe. Il est également possible d’attraper le Wi-Fi de la bibliothèque avec une antenne pour booster idéalement. Il semble y avoir plein de commodités proches.

Les photos du jour

 

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

De Ticonderoga à… Ticonderoga, en passant par Chipman Point Marina pour le démâtage !

18 septembre 2018

Ah là aujourd’hui nous sommes officiellement fatigués. Démâter, c’est quelque chose… Dire que nous avions comme projet au tout début de la journée de d’abord démâter, et ensuite passer la première écluse de Whitehall, ce qui inclut une navigation de près de 4 heures entre les 2, et tout ça avant 17 h. Ce n’est pas du tout ce qui est arrivé… Nous sommes gentiment arrivés à la marina Chipman Point vers 7 h 30 pour notre rendez-vous de 9 h. Nous pensions être prêts. Eh non. On nous a fortement recommandé d’ajuster notre ber de mât, ce que nous avons fait. Ensuite, nous avons dû attendre notre tour, puisque nous avons été shiftés par un autre voilier. Pour ensuite arriver devant le monstre (la grue) après l’heure du lunch. Pour finalement repartir de la marina vers 15 h 15. Bref, on repassera pour la navigation aujourd’hui et les écluses, Ticonderoga sera de nouveau notre destination.

Ce que nous avons appris sur le démâtage

  1. C’est de la c@#*$&% de m@$*%&, de dire Dominic
  2. Ne pas prévoir autre chose de sa journée, c’est assez comme projet
  3. Certains le font seuls… ils gèrent la grue et tout eux-mêmes. Ce n’est pas pour nous, nous avons adoré avoir l’aide de Chip, et les tarifs de Chipman sont honnêtes (4$ du pied de mât) – Oui, oui, vous avez bien lu, à Chipman Point Marina, le fils s’appelle Chip, c’est drôle quand même!

Notre appréciation de Chipman Point Marina

Vraiment pour le prix, cela vaut tout à fait la peine d’aller y démâter. Il faut noter toutefois qu’il ne s’agit pas d’un clé en main, vous allez travailler. Chip s’occupe principalement de gérer le projet, de donner des bons conseils, et de manipuler la grue avec un helper, donc tout le reste doit être fait par nous : le ber de mât, tout détacher (haubans, pataras, câblots, étais, etc.), assister les opérations, tout attacher à la fin. Bref, nous avons sués pour la peine, mais nous y sommes arrivés, donc c’est ce qui compte 😊

Le highlight du jour

On se croirait au mois de juillet. Il fait tellement chaud, on oublie que nous sommes au mois de septembre.

Le stress du jour

Étonnamment, ce n’était pas démâter. Mais bien avant, très tôt, lorsque nous avons quitté notre mouillage. La procédure avec la nouvelle ancre est bien sûr différente de celle avec l’ancienne ancre. Andrée-Anne a enfin compris aujourd’hui qu’il faut absolument bien fixer l’ancre dès qu’elle est remontée, sinon, elle suit la gravité, elle retourne vers le bas… Donc en pleine route, pendant le nettoyage de l’ancre (nous étions encore dans la glaise…), l’ancre est repartie. En avançant, ce n’est pas cool. Mais, encore une fois, plus de peur que de mal.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 43°50.261’N 73°23.310’W
Comme un vent du Nord est annoncé, nous avons choisi de nous ancrer du côté de New York à Ticonderoga. De ce côté-ci, nous avons une bonne protection du Nord et de l’Ouest.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

De Giards Bay à Ticonderoga : une micro-journée qui nous permet de profiter de notre zone de confort

17 septembre 2018

Cette belle journée a d’abord commencé par un beau bain de boue, contre notre gré, lorsque nous avons monté notre magnifique nouvelle ancre. Le fond de glaise a simplement décidé de remonter avec l’ancre et la manipulation de tout le gréement (la chaîne et le câblot) n’a pu que nous transformer en Picasso grisâtre… Le bonheur tout simple de la vie à l’ancre. Ma paire de souliers dédiée à la manipulation de l’ancre est maintenant officiellement justifiée.

Nous n’avons que très peu navigué aujourd’hui. L’objectif du jour était en fait de se rendre tout près de Chipman Marina afin d’y arriver tôt demain matin pour notre plus gros projet du moment (dans la catégorie : extrême stress – c’est notre première fois…) : le démâtage. Pourquoi démâter vous me direz… ? Il s’agit d’une très bonne question. Outre le fait que tout le monde le fait, il y a une raison technique, et c’est le fait que nous devrons passer de multiples ponts très bas tout au long du canal Champlain dans les prochains jours, simple de même.

Donc afin de de nous préparer à cette grosse journée, nous avons décidé de nous arrêter à Ticonderoga pour faire les derniers petits préparatifs au démâtage : marquer les haubans, bien identifier les câblots qui devront être retirés (et évidemment remis ensuite), détacher tout ce que nous pouvons détacher. Ticonderoga est le dernier endroit que nous connaissons du lac. À partir de demain, nous tombons dans la totale nouveauté, excitant quand même non? Comme nous avons déjà visité le coin, nous n’avons pas fait le petit tour villégiature, mais pour les néophytes qui nous lisent, je prends quand même le temps de vous mentionner qu’il y a un bel attrait historique à visiter à cet endroit : le Fort de Ticonderoga. Pour en apprendre davantage, je vous invite à lire l’article que j’ai écrit sur le sujet.

Le highlight du jour : le repos…

Depuis le début du mois, nous sommes dans une course qui ne finit plus. Les préparatifs pré-départ de dernière minute sont quelque chose, et le départ en soit, également. De pouvoir prendre un peu de temps pour juste rien faire nous a fait le plus grand bien.

Le stress du jour : Surprise! Le moteur

Il y a encore eu de la boucane bleue/blanche qui est sortie au démarrage. Nous commençons toutefois à avoir une théorie : l’abus de cétane. Selon certains, il serait bon de traiter le diesel avec du cétane. Nous avons décidé de le faire. Mais peut-être que le coude de Dominic a été un peu trop lousse… Bref, nous allons surveiller la chose. Vous avez des idées sur ce qui peut causer notre souci? N’hésitez pas à nous en faire part.

Le projet du jour : Se faire un orin avec ce que nous avons à bord

Dominic aime tellement sa nouvelle ancre. Il ne veut surtout pas la perdre. Donc il veut un orin. Toutefois, ceux qui nous connaissent bien connaissent notre petit côté gratteux, ou créatif, au choix. Donc le défi du moment a été de créer un orin avec le matériel que nous avons à bord. Nous avons quand même réussi à monter quelque chose… Avec un bidon d’eau de javel, un bon bout de corde, 2 manilles et un top de bouteille d’eau. Comme nous étions déjà ancrés, nous n’avons pu tester notre système. Le résultat est donc à suivre, stay tuned !

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 43°50.215’N 73°22.674’W
Du côté Vermont du lac à la hauteur de Ticonderoga, il est possible de trouver une bonne protection pour le Sud et l’Est. Comme il annonce un bon vent du Sud, cet endroit est tout désigné pour une nuit reposante. À partir de cet endroit, il est possible d’aller simplement visiter le Fort, ou, si on a du temps, on peut remonter la petite rivière qui mène à la ville de Ticonderoga. Malgré sa couleur verte peu invitante, elle offre quand même une belle balade en dinghy et mène au cœur de Ticonderoga (si une envie de civilisation – modeste quand même – vous prend). Il faut compter une trentaine de minutes pour atteindre la ville.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

De Quaker Bay à Giards Bay – Lac Champlain : On passe un parallèle!

16 septembre 2018

Petit matin avec très peu de vent… Nous avons fait la grasse matinée. Parce que nous savons que cela ne sera pas possible tout le temps. Nous profitons encore de notre zone de confort qu’est le lac Champlain que nous connaissons déjà un peu. Question de bien tester notre nouvelle ancre Mantus que nous avons ancré la première fois la veille, nous avons décidé de nous désancrer à la voile, sans moteur. Tout comme l’ancrage, cela a été un vrai charme, nous n’y croyons presque pas… Bref, pour le moment, la Mantus a la cote chez nous. Pour bien agrémenter ce petit matin, nous avons également eu droit à une belle envolée d’outardes rasant la surface de l’eau tout près de nous. Cette année, nous allons dans la même direction, nous sommes des outardes.

Côté navigation, nous avons fait quelques 25 miles nautiques aujourd’hui, soit une petite journée, mais qui finalement s’est avérée assez grosse avec les projets on the side. Comme nous avions du temps, nous en avons profité pour faire un arrêt à Port Henry pour faire une petite baignade, aller faire quelques courses, et retirer les voiles en préparation au démâtage prévu mardi le 18. Le vent est censé monter demain, donc nous avons décidé de retirer les voiles tout de suite pour nous éviter un bordel.

Et le parallèle, pourquoi on en parle? Parce que nous sommes passés du 44e parallèle au 43e! C’est notre premier parallèle vers le Sud, cela vaut la peine de le souligner, non?

Le highlight du jour : la baignade

Quand même! Se baigner un 16 septembre dans une eau même pas froide, c’est du spécial ça. Cette petite baignade a été grandement appréciée puisque nous savons qu’après le pont, l’eau devient, comment dire, horriblement verte, ou brune, dépendant de l’endroit. Il faut savoir qu’à Ticonderoga un peu plus bas, les égouts sont directement rejetés dans le lac, cela donne une idée de comment on gère le lac dans ce coin… Cette section du lac n’est donc pas la plus ragoutante. Ce qui veut donc dire que si nous faisons l’équation date + eau naviguée, nous savons pertinemment qu’il s’agissait de notre dernière baignade avant un bon moment.

Le bris du jour : une rame

Rien de bien dramatique ici. Lors de notre sortie à Port Henry, nous avons décidé de ne pas prendre le moteur sur le dinghy et de ramer, c’est tellement plus bucolique. Alors voilà, première sortie des rames du voyage et une des attaches à rame a tout simplement brisé. Nous trouverons bien une solution un jour.

Le stress du jour : le moteur

Eh oui, encore. Pour une raison obscure, un peu de boucane bleue/blanche est sortie lors de notre départ de Port Henry. De la boucane blanche après un long arrêt, ok, c’est de l’humidité, mais après un arrêt d’une heure… À suivre.

Le bout tout croche du jour : le retrait des voiles

Nous avons décidé de garder nos voiles le plus longtemps possible afin de pouvoir en profiter tout au long du lac Champlain. Finalement… 1. Le vent n’a pas du tout été favorable, un vent du Sud la première journée en avant-midi seulement, et ensuite pratiquement plus aucun vent jusqu’à notre arrivée à Port Henry. 2. Retirer un génois 135% pratiquement neuf avec un ber dans de mât dans les pattes, ce n’est pas simple… Le génois s’est retrouvé en boule dans la cabine, nous ne pouvions pas faire mieux.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 43°59.035’N 73°24.232’W
Rien à dire de Giards Bay en fait. C’est une petite baie qui permet d’être protégé un peu du Sud, et de l’Est.

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

 

Les photos du jour

Le départ : de Plattsburgh Boat Basin à Quaker Bay – Lac Champlain

15 septembre 2018

C’est sous les au revoir de presque toute la marina (ok, juste notre quai) que nous avons quitté notre « port » de Plattsburgh. Nous avons bien tenté d’être un peu discrets, mais la sirène de signal de Michel pour appeler Nathalie et Monique, qui s’étaient sûrement accroché les pieds dans une conversation de bout de quai, a finalement quelque peu attiré l’attention de la marina au grand complet. C’est donc vers 9 h 50 que nous avons finalement largué les amarres pour nous diriger vers le Sud, avec un merveilleux vent… du Sud. Nous avons réussi à tirer quelques bords, mais le moteur a finalement gagné la partie, et nous avons terminé notre route avec notre génois et le moteur, pour arriver à la très tranquille Quaker bay. En cours de route, il y a peu à signaler…. Outre le réfrigérateur qui a cessé de fonctionner. Pour une première journée, ce n’est quand même pas si pire un frigo qui arrête… Arrivés à destination, les talents d’électricien de Dominik lui ont permis de trouver la faille : un fusible qui n’aimait pas trop la vibration et qui a décidé de faire sa vie de manière déconnectée. Ouf, la grande aventure que nous avons eue là 😉.

Le highlight du jour : notre première fois avec la Mantus

Pour notre départ, nous nous sommes équipés pour notre mouillage question d’avoir l’esprit un peu plus tranquille (nous avions une CQR – sans commentaire, que nous avions changé pour une « Bruce », et 15’ de chaîne 3/8 + câblot…). Nous avons finalement décidé d’installer une ancre Mantus 35 lbs avec 40’ de chaîne 3/8 et 120’ de câblot. Il s’agissait donc aujourd’hui de notre premier essai avec la Mantus… Cela a été comme un charme! Rien à signaler! Hop on descend l’ancre, on recule tranquillement, et bang, nous sommes ancrés instantanément. Le bonheur! Bon, les conditions étaient idéales vous me direz, et je vous répondrai que vous avez bien raison.

Le stress du jour…

Le départ ! En fait, ce n’est pas tant le départ, mais plutôt le moteur… Combiné au départ. Notre vieux Yanmar 1980 va être un stress constant tout au long du voyage (s’il fait tout le voyage). Et le comble du ridicule aurait bien sûr été un faux-départ en raison du moteur. Surtout avec la foule en liesse sur le quai!

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 44°22.644’N 73°16.517’W
Quaker bay est juste tranquille. Il n’y a rien ici, sauf une bonne protection pour le Nord, l’Est ou le Sud. On ne peut pas descendre sur la berge, tout est privé. Et le réseau autant cellulaire que data est quasi nul. Il s’agit de l’endroit idéal pour dire, « désolé, je n’avais pas de réseau… », et pour juste rien faire et se reposer. Ah oui, fait à noter, c’est vraiment une belle baie, on se sent déjà dans le Sud quand on s’y installe.

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

 

Les photos du jour