Nassau à Nassau : Épicerie et poisson

11 janvier 2019

Matin de rêve pour Dominic… puisqu’il a pu aller faire une petite visite aux terrains de tennis sur Paradise Island. Les terrains sont accessibles via quelques minutes en dinghy de Nuage. Que voulez-vous de plus. Sinon, outre le tennis, petite journée de découvertes à Nassau, et de ravitaillements.

Le projet du jour : l’épicerie

Ça, on aime ça ! Donc nous sommes allés faire notre tour à l’épicerie pas très loin du mouillage, celle qui se nomme Super Value Food Store. Là, il faut être de plus en plus stratégiques dans nos achats. On doit trouver des aliments qui ont la plus longue durée de vie possible. En fait, il ne nous manque pas grand-chose sur Nuage, surtout des légumes, qui eux, n’ont malheureusement pas une durée de vie surper longue. Mais… on peut en choisir qui vont se converver un petit bout. Voici les légumes stratégiques que nous avons choisi : des carottes, des chous, des courges (musquée, mmmm), des oignons, des maniocs, et comme fruit : des pommes. Et, on en a pris certains de plus courte durée de vie : laitue et tomates. On va devoir s’organiser avec ceci, et en combinant ces légumes avec des légumes en converve que nous avons, on peut s’assurer de ne pas tomber en carence (Andrée-Anne ne se sent pas bien si elle manque de légumes, c’est son petit côté princesse…). Sinon, outre les végétaux, nous avons trouvé du poulet pas cher, et du jus d’orange (eh ben!), qui lui était beaucoup moins cher qu’en Floride (en Floride il est tellement cher qu’on s’en passait, ce n’est pas le QG des oranges la Floride !??). Pour le reste, tout est pas mal dispendieux. C’est à se demander comment les Bahamiens réussissent à acheter ces produits…

La sortie du jour : le shack à fruits de mer

En soirée, Carmen nous a booké un souper sous le pont dans l’un des shacks à fruits de mer qui y sont installés. Il s’agit d’une belle rangée de petit bâtiments colorés à peine plus gros que des cabanons dans lesquels, avec le charmant son des génératrices en trame de fond, des bahamiens s’affairent à nous préparer leurs spécialités de poissons et fruits de mer. Pour notre part, nous sommes allés à M&M Seafood, et c’était bien sympathique. C’est un peu comme s’ils nous recevaient chez eux. Tellement à la bonne franquette que tu vas toi-même chercher ta bière dans le cooler. Nous avons bien mangé, mais un peu trop. La facture a été salée aussi un peu. Prochaine fois, nous serons moins gourmants 😊. Nous étions avec les voiliers Océane la Madame, Raven et Interlude.

Notre première impression de Nassau

C’est une ville, ça bouge. Mais de ce que nous avons vu aujourd’hui, ce n’est pas cacophonique du tout. Comme ailleurs aux Bahamas, il ne faut pas oublier que les autos circulent à l’anglaise, soit de l’autre côté de ce que nous sommes habitués. C’est en fait surtout ça le gros défi… Qui s’ajoute au fait qu’il n’y a pas vraiment de trottoir pour circuler à pied, donc c’est très important de marcher avec les voitures qui s’en viennent vers soi. Sinon, où nous nous sommes promenés, à l’Est du mouillage, vers les ponts, c’est relativement pauvre. Nous nous sommes sentis en sécurité, nous avons marché de jour et de nuit, pas de souci à ce niveau. Ce qui est intéressant de voir, c’est l’état du fond de l’eau. Près des grandes villes, en général, le fonds est saturé de déchets, mais on ne peut le voir, ce n’est que lorsque tu montes l’ancre que tu découvres les surprises. À Nassau, l’eau est claire. Donc on peut tout voir ce qu’il y a dans le fond. Il y a quand même du stock, mais c’est sûrement moins pire que les autres villes, du fait que l’on voit ce qu’il y a, donc c’est plus facile à aller chercher si tu échappes quelque chose…

Et pour la suite ?

Nous sommes toujours au stade de profiter de Nassau… Disons que Paradise Island avec son complexe Atlantis nous fait de l’œil, on risque bien d’aller visiter ça demain…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 25°04.725’N 77°19.726’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Les photos du jour

📸Merci à Océane la Madame pour certaines photos !
 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Question de Daniel : vous avez fait beaucoup plus de navigation avec le moteur qu’à la voile… pourquoi ?

Nous avons reçu une bonne question via notre page Facebook de la part de Daniel, et celle-ci mérite un peu de développement…

Réponse

Ça, c’est une excellente question… Et la réponse n’est pas courte. En fait, la plupart du temps, nous naviguons avec le moteur et les voiles, nous faisons du motor sailing. La première partie de notre voyage était de la navigation côtière composée de navigations de courtes distances que nous faisions principalement de jour dans le but de nous rendre à un point B. Les marges de manœuvre pour ces petites navigations sont très minces pour différentes raisons : les conditions météo (vent et vagues), les marées, les heures d’ensoleillement, les distances à parcourir. Afin d’avancer de manière sécuritaire, nous nous devions de faire nos navigations dans certains laps de temps, et à des moments bien précis, et la plupart du temps (99% du temps en fait), les voiles uniquement ne nous permettaient pas de faire les navigations voulues. Maintenant que nous sommes rendus dans les Exumas aux Bahamas, notre agenda est un peu plus flexible, et les navigations que nous avons à faire sont très courtes puisqu’elles seront principalement composées de petits sauts entre les îles. Ceci nous permettra d’avoir de meilleures marges de manœuvres (que la navigation dure 2 h ou 6 h, cela importe peu, c’est juste court), donc, nous avons plus de chances de pouvoir faire de la voile… si les vents sont favorables bien sûr. Mais encore là, nous devrons quand même considérer les courants et les marées, qui parfois, nous imposent d’accélérer le rythme afin de prendre certains passages au bon moment. De manière concrète voici un exemple récent. Lors de notre arrivée à Bimini, nous avons attendu 3 jours les bonnes conditions de vents pour pouvoir nous engager dans la route qui nous mènerait à Nassau. Selon les prévisions, nous aurions dû être en mesure de faire la route à la voile… mais, ce n’est pas du tout ce qui est arrivé. Finalement, les vents ont été vraiment plus faibles que prévu, et comme nous devions arriver à certains points à certaines heures question de nous reposer un peu, il a été totalement impossible de faire la route à la voile uniquement. Bref, faire de la voile dans un contexte de point A à B sur de courtes distances, c’est très difficile… Pour une navigation de plus longue durée, une traversée de l’Atlantique par exemple, le temps n’a plus la même valeur. Ce type de navigation se fait très bien à la voile uniquement puisque les marges de manœuvre ne sont plus de quelques heures, mais bien de quelques jours, voire quelques semaines. En plus, pour faire une traversée au moteur, tu as besoin de beaucoup de carburant à bord, et les bateaux de notre grandeur ne peuvent pas stocker assez de carburant pour traverser un océan. Donc ce voyage-là, tu le fais à la voile uniquement. Mais, nous ne sommes pas rendus là 😉

 

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Chub Cay à Nassau, Providence Island : on arrive en ville

10 janvier 2018

Départ matinal encore ce matin, mais un peu moins qu’hier : 7 h. Question de bien débuter la journée, Dominic s’est lancé à l’eau pour aller vérifier si nous avions encore des sargasses de prises dans l’hélice… Eh non, pas cette fois, nous sommes prêts à partir.

Le vent du jour : un mautadine de portant

Le portant… ça, pour les néophytes, c’est un vent qui arrive de derrière. Au premier abord, on pourrait croire que le portant est un bon vent pour la voile, on veut se faire pousser par le vent non ? Donc s’il est derrière, c’est parfait ? Eh non, ce n’est pas comme ça que cela fonctionne. Le portant est en fait un vent vraiment plate pour la navigation à la voile, puisque c’est extrêmement difficile de garder les voiles au vent, le vent étant derrière, les voiles ne savent plus de quel côté se placer. Une option qui s’offre à nous est de tenter de naviguer en ciseau, ça cela veut dire que le génois (la voile du devant) est d’un côté, tandis que la grand-voile est de l’autre côté. C’est ce que nous avons essayé… Mais ce n’était pas bien fort notre affaire… Bref, Dominic s’est un peu fait suer tout au long de la journée à la roue en tentant de toujours garder Nuage dans le bon axe du vent. Il était épuisé à la fin de la journée. Eh non, nos rêves de flyer jusqu’à Nassau n’ont pas été réalisés… Toutefois, encore une fois, il a fait super beau et chaud et on est vraiment bien sur l’eau.

L’arrivée à Nassau : on repassera pour les formalités

Lorsque l’on arrive à Nassau, on doit s’annoncer au Nassau Harbour Control. Le but : s’assurer que l’on ne va pas faire de face à face avec un gros bateau de croisière qui serait en train de sortir du port. L’inlet de Nassau est particulier, il est très étroit, c’est impressionnant de constater que des si gros bateaux de croisière l’empruntent pour entrer et sortir de Nassau, chapeau à ces capitaines ! Donc, le Nassau Harbour Control. Lorsqu’on les appelle, ils en profitent également pour nous poser quelques questions sur qui nous sommes, où nous allons, etc. En théorie. Pour notre part, nous avons bien essayé de nous rapporter. Toutefois, après avoir demandé 3 fois à la VHF de répéter la question et de ne toujours rien comprendre à la question, nous avons abandonné. Ils viendront nous chercher au mouillage s’il y a un problème. Bonjour Nassau !

Notre première soirée à Nassau

Elle a été très tranquille en fait… Nous ne sommes même pas descendus du bateau. Outre Pim qui est venu prendre une bière avec nous, il ne s’est pas passé grand-chose. On se reprendra dans les prochains jours !

Et pour la suite ?

Pour le moment, les plans ne sont pas super définis pour la suite. Nous savons que nous voulons descendre vers les Exumas, mais c’est encore très vague comment nous allons arriver à nos fins. Nous avons quelques petits trucs que nous aimerions faire à Nassau : il faut aller retrouver un kit pour mettre des leurres sur notre canne à pêche, faire quelques courses (des fruits et des légumes), faire du lavage, et Dominic, as usual, voudrait jouer au tennis. De plus, nous voulons visiter Nassau même si sa réputation est un peu mise à mal par certains voileux, et également aller voir Palm Cay, à l’ouest de Nassau, puisque le neveu à Dominic, Alexandre, et sa conjointe Tiffany, y viendront faire leur tour en février, nous devons donc aller voir si nous pouvons les y rejoindre en voilier. Donc, on va voir comment le tout va se présenter.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 25°04.725’N 77°19.726’W
C’est Nassau. Et il y a de l’action à Nassau, et du bruit. Les bahamiens ne sont pas particulièrement discrets sur l’eau. D’autant plus qu’il semblerait qu’aujourd’hui, c’est la fête nationale, donc il y a beaucoup de bateaux en circulation, avec de la musique forte. Le no wake zone n’existe pas ici… Le fond semble bon, malgré ce qu’on en dit, la Mantus a très bien pris. Pour l’accès à la terre, on peut aller à la marina Bay Street Marina et payer 6 $ (l’an dernier c’était 5 $, il y a de l’inflation…) pour 24 h afin d’utiliser le quai à dinghys qui est surveillé à temps plein par un gardien de sécurité.

Les photos du jour

 

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Quelque part en mer à Chub Cay : se réveiller avec aucune terre en vue

9 janvier 2019

Nous n’utilisons pas de cadran le matin. Normalement, Dominic est naturellement réveillé entre 4 et 6 h le matin. Sauf que ce matin, cela n’a pas fonctionné visiblement. Et nous nous sommes rendu compte que nous devions nous activer à… 6 h, soit l’heure prévue du départ. Océane la Madame et Raven, pour leur part, avaient mis un cadran, et ils étaient déjà bien partis. Alors, hop, on y va. Un temps record ! En 5 minutes, nous étions partis. Vraiment, nous commençons à être des pros de l’ancrage (ou du désancrage…). On enfile les vêtements, on se garoche les lentilles dans les yeux, et hop, on lève l’ancre à bras. Nous sommes partis. Pour une autre belle journée de navigation… Avec un fabuleux levé de soleil en plein milieu de l’océan. Parce que rappelons-le, nous avons passé la nuit dans le bank… Quelle vue lorsque nous sommes sortis à l’extérieur dans le cockpit et que nous avons regardé à 360° et que… nous n’avions aucune terre en vue.

Le mal de mer du jour : F, pour frousse

C’est quand même intéressant d’avoir des expériences concrètes qui confirment la théorie. Le départ en catastrophe a bien évidemment créé un certain stress chez l’équipage. Ce qui a fait que, une fois Nuage bien en route, Andrée-Anne a réalisé qu’elle avait un petit mal de cœur. La mer était calme calme calme. Étrange. Ben c’est ça le F de la frousse qui cause le mal de mer. Un simple stress a créé de l’inconfort malgré le fait que les conditions de navigation n’étaient aucunement éprouvantes. Fascinant n’est-ce pas ?

L’expérience de pêche du jour : il va nous avoir coûté cher notre premier poisson !

Eh non, nous n’avons pas eu de poisson aujourd’hui non plus. Mais… La canne à pêche s’est fait aller pas à peu près un moment donné. À un point tel que nous avions l’impression qu’elle allait partir au large tellement que cela tirait fort. C’était gros ce qu’il y avait au bout. Nous avons bien tenté de ramener la bête qui s’énervait au bout du fil, on voyait ça revoler de tous les côtés, mais nous n’avons juste pas été capables. Et, c’est en plein milieu du combat ultime que nous avons senti un gros poc et un relâchement de tension dans la canne. 2 choix : 1. Le poisson vient de faire une crise de cœur, 2. Il n’y a plus de poisson. On mouline le tout pour découvrir que… c’est bien le 2, il n’y a plus de poisson. Et, en plus du poisson qui n’est plus là, tout le matériel au bout du fil a disparu ☹. Le beau système d’attache que le gentil vendeur de Cape May nous avait fait, le poids, et le leurre de malade que nous avions mis. Tout est parti. Près de 30 $ de stock disparu. Qui aurait cru que se procurer de la nourriture gratuitement de l’océan pouvait coûter aussi cher… C’est le métier qui rentre. Nous ne savons pas trop ce qui est parti avec notre stock cependant… Est-ce un requin ? Un barracuda ? Un espadon ? Le monstre du Loch Ness en vacances ? Nul ne le sait, ceci restera un mystère à jamais…

Et la navigation ?

La journée a commencé sans vent du tout. C’était du moteur, moteur, moteur et on avançait très tranquillement. Le vent s’est par contre levé un peu plus tard et nous avons pu en profiter quelque peu. Mais malgré tout, vent, pas vent, ce fût encore une super journée sous le soleil en mer, de quoi rendre n’importe qui heureux. Le seul souci que nous avons eu (outre le monstre qui a volé notre leurre), ce sont encore les sargasses. Qui, cette fois-ci, se sont bien logées dans l’hélice. Un simple coup de renverse n’a pas été assez, Dominic a été obligé de plonger. Au moins, ça rafraîchit ! Dans tout ce que nous avons lu, on nous a parlé de la dont grande utilité (ou non) du coupe-orin (une genre de petite scie que tu installes près de l’hélice, sur le shaft, pour couper ce qui peut s’y prendre) pour traverser les zones de pêche au crabe aux États-Unis, mais jamais personne n’a parlé des sargasses aux Bahamas. Un nouveau fléau ?

Et pour la suite ?

Demain, c’est Nassau. Un beau vent du Nord-Ouest est annoncé, il devrait nous faire flyer jusque-là. On croise les doigts…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 25°24.356’N 77°51.382’W
À Chub Cay, on ne peut pas descendre sur l’île. C’est un endroit pour une nuit seulement. Nous nous sommes ancrés au sud. Rien à signaler au niveau de l’ancrage, tout a bien été.

Les photos du jour

📸Merci à Océane la Madame pour certaines photos !
 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Alice Town, Bimini, à quelque part en mer : changement de plan, on part aujourd’hui !

8 janvier 2019

Ce matin, les plans ont changé. Nous avons contacté Océane la Madame pour coordonner notre départ prévu ensemble, et ils ont proposé une autre formule, soit partir aujourd’hui vers 13 h 30, aller aussi loin que possible, dormir dans le bank, et finir la route demain. Le bank… vous devez bien vous demander ce que c’est… Le bank, c’est l’endroit où nous allons naviguer pour nous rendre à Chub Cay. La particularité de ce dernier est sa faible profondeur. C’est une énorme zone, dans l’océan qui n’a pas plus de 20’ de profondeur. Si les conditions météo le permettent, il est même possible de mouiller l’ancre et d’y dormir. Les conditions météo de la journée étaient favorables pour cette nuit en plein milieu de l’océan… donc nous avons choisi cette option ! En plus des bonnes conditions pour un nuit paisible, le vent semble vouloir virer au Nord demain. Si le vent est bon, nous pourrions même considérer ne pas arrêter à Chub Cay, et nous rendre directement à Nassau. Avant de partir, nous validons bien sûr avec Houston que le plan fait du sens… Houston confirme.

Donc, petit branle-bas de combat en avant-midi pour un départ après l’heure du lunch… il faut que Nuage soit tout en ordre, on s’en va quand même en mer ! Et c’est un départ tout relax à 13 h 30, en compagnie d’Océane la Madame, ainsi que Raven et Down Home, nos voisins de mouillage qui se lancent avec nous. Nous sommes donc une petite flottille… Nous ne sommes pas habitués à ce beat, c’est divertissant d’avoir du monde sur la VHF ! Dès le départ, Raven rencontre son premier défi : les sargasses. Vous savez, ces algues dont tout le monde parlent et qui traînent un peu partout dans les océans ? Ben il y en a ici. Pas en quantité industrielle, mais assez pour aller se prendre dans l’hélice… Pim, de Raven, doit se jeter à l’eau pour aller déprendre le tout. Quelques minutes plus tard, c’est nous qui devons affronter les sargasses. Heureusement, un simple coup de marche arrière réussira à les retirer, pour cette fois-ci, nous sommes chanceux.

Les animaux dans l’eau

Nous avons vu un requin lors de notre départ ! Tout juste après être sortis de la passe de Bimini ! C’est notre premier 😊 Il semblerait qu’il est possible d’en voir tout plein à la marina Blue Water lorsque les pêcheurs nettoient leurs prises du jour, les requins venant dévorer les restants jetés à l’eau, mais nous n’avons jamais été assez timés pour les voir… Donc, c’est ici que cela se passe ! Sinon, nous nous sommes aussi lancés dans la pêche, le moment était tout à propos aujourd’hui pour tester nos leurres de malade que nous avons achetés. Nous avons eu 2 prises ! Si on veut… la première fois que nous avons senti un peu de tension dans notre fil, nous avons ramené le tout pour y découvrir… une belle motte de sargasses. Hmmm, appétissant. La deuxième fois, c’est un petit poisson étrange qui est apparu. Nous n’avons pas pu trouver ce que c’était, et, nous avons oublié de le prendre en photo… Un petit poisson beige avec des taches, rien ne ressemblait à ceci dans notre documentation. Il est apparu pendant qu’Andrée-Anne préparait le souper. Dans l’énervement du moment, il y a du débordement de riz partout sur le four et on a complètement oublié de prendre la photo officielle avant de le retourner à l’eau. Meilleure chance la prochaine fois.

Et la navigation ?

Un mot : magnifique ! L’eau est belle, le soleil est bon, on est tout simplement heureux ! La seule chose qui nous manque, c’est un peu de vent. Mais bon, pour aujourd’hui, comme nous avons décidé de dormir dans le bank, le pas de vent est apprécié. Nous avons finalement navigué jusqu’à 21 h. En route, Down Home a décidé de nous quitter pour arrêter plus tôt, donc nous nous retrouvons à être 3 bateaux, à l’ancre, au milieu de nulle part dans l’océan sous un ciel étoilé grandiose, c’est assez magique. Pas besoin de vous dire que le dodo est arrivé vite…

Et pour la suite ?

Le départ est prévu à 6 h demain matin pour nous rendre à Chub Cay. Nous ne pourrons pas nous rendre à Nassau finalement.  Même si le vent était super favorable, nous aurions quand même 80 miles nautiques à parcourir, c’est un peu trop pour une seule journée. Chub Cay, pour sa part, est quand même à 50 miles nautiques, donc nous nous devons de partir tôt. Le plus beau, ce fût la réaction de Pim à la VHF lorsque nous lui avons annoncé que nous devons partir à 6 h… Cela valait de l’or. Pour le contexte, Pim vient des Pays-Bas et a acheté le bateau Raven en Floride pour ensuite traverser vers les Bahamas que quelques semaines après l’achat. Il n’a absolument aucune expérience de navigation. Il a fait sa traversée avec un membre d’équipage à bord, mais maintenant, il est seul à bord, et, pour ajouter un peu de challenge à la chose, il n’a pas de pilote automatique. Donc, des navigations comme aujourd’hui et demain, ça forge le navigateur. Pour notre part, nous sommes maintenant habitués au drôles de nuit et aux réveils à des drôles d’heures pour optimiser les navigations, mais pour lui, tout est nouveau. Et d’autant plus qu’il n’a juste pas de pause en étant seul. Allô l’expérience acquise en un tant record !

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 25°32.484’N 78°45.749’W
Nous avons dormi au milieu de nulle part. La seule chose à considérer lorsque l’on dort dans le bank, est de s’assurer que l’on ne mouille pas l’ancre dans les routes entre les îles. Rien n’est officiel, il n’y a pas de bouées pour délimiter les chenaux, mais sur les cartes, on peut voir facilement ces routes. Il est recommandé de s’éloigner d’un mile de la route. C’est ce que nous avons fait. Et avons très bien dormi.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Alice Town à Alice Town, Bimini : 2 projets par jour, pas plus

7 janvier 2019

Aujourd’hui, nous avions 2 missions : activer le cellulaire, et frapper des balles au mur pour Dominic. C’est un nombre respectable de projets pour une journée aux Bahamas.

Projets : tennis et cellulaire

Tandis que Dominic va frapper des balles au mur, Andrée-Anne se rend chez BTC pour aller chercher une carte SIM. Mais… petit souci. En arrivant chez BTC, Andrée-Anne réalise qu’elle n’a pas le cellulaire. Bravo. En espérant qu’il ne soit pas disparu pendant la marche du matin. Quoi faire… Rester positive. Il doit être sur Nuage. Avec BTC, c’est simple, tu mets de l’argent dans ton compte, et tu choisis ensuite ce que tu veux comme forfait pour le prochain jour, la prochaine semaine, le prochain mois… Au choix. Lorsque l’on achète la carte SIM à une vingtaine de dollars, on a une semaine d’incluse avec des minutes et 2Go de données. Ensuite, on doit lancer un autre forfait. Pour notre part, nous avons choisi de prendre le forfait de 15Go de données pour 35 $ par mois, sans appels et textos, juste de la donnée. Si jamais nous avons besoin de faire des appels, nous aurons tout de même un numéro, et pourrons payer les appels à la minute au besoin. Si on veut des minutes, cela va nous coûter le double. Il n’y pas beaucoup de chances que nous atteignons 35 $ d’appels par mois aux Bahamas… Aussi bien y aller à la minute. Une fois les achats terminés, Andrée-Anne va annoncer la mauvaise nouvelle à Dominic : elle ne trouve pas le cellulaire. Il va falloir arrêter le tennis pour retourner sur Nuage… désolée 🤷‍♀️. Par chance, une fois de retour sur Nuage, nous l’avons retrouvé… Fin du stress.

Le bout techno du jour : setter le cellulaire et trouver le meilleur plan pour les communications

Bon… setter un cellulaire aux Bahamas, ce n’est pas comme au Canada ou aux États-Unis… Ce que nous sommes habitués est : on insère la carte SIM, et on profite de notre cellulaire. Pas ici… Il faut aller jouer dans quelques settings. Par chance, nous avions du Wi-Fi de la marina qui nous permettait de trouver les infos. Toutefois, note aux gens pas trop techno, question de ne pas vous arracher les cheveux, assurez-vous d’avoir votre cellulaire avec vous lorsque vous allez chez BTC, et laissez-les paramétrer votre cellulaire, vous allez avoir une plus belle journée. Une fois le tout fonctionnel, il fallait valider comment nous allions communiquer avec notre monde avec seulement de la donnée, ce n’est pas tout le monde qui est sur Messenger 😉. Bref, voici notre set-up : nous allons utiliser l’application Fongo pour les appels au Canada (on peut appeler sur un téléphone « normal ») et les textos worldwide (incluant le Canada bien sûr), c’est 8$ pour 3 mois pour les textos, et pour les appels au Canada, c’est gratuit. Ensuite, nous allons utiliser Messenger pour certains, et WhatsApp pour d’autres, tout dépendant des préférences des gens, on peut y faire des appels et des textes… Finalement, tel que mentionné, pour les appels aux Bahamas, nous allons les faire à la minute. Il se peut que nous ayons des appels à faire aux États-Unis également, donc nous allons trouver une application semblable à Fongo, mais pour les États-Unis, il y en a plusieurs, il ne reste qu’à la choisir.

Et pour la suite ?

Le départ est prévu pour demain mardi. L’idée est en fait d’aller se placer en fin de journée pour un départ très tôt mercredi matin vers Chub Cay. Nous tenterons de faire la navigation de 75 miles nautiques direction Est en une seule journée… si possible. Mercredi, des vents du nord sont annoncés et de la petite vague, des conditions parfaites pour la route à faire.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 25°43.647’N 79°17.659’W
Nous sommes toujours au même endroit.

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Alice Town à Alice Town, Bimini : un dimanche à Bimini

6 janvier 2019

Aujourd’hui, dimanche tranquille à Bimini à découvrir notre nouvel environnement. En fait, si nous voulons être précis, nous sommes sur l’île de North Bimini, parce que Bimini, ce sont en fait plusieurs îles et îlots. Les Bahamas, c’est un énorme archipel composé d’environ 700 îles et îlots. North Bimini est notre première. Il faut bien commencer à quelque part…

Le moment officiel du jour : on hisse le drapeau de courtoisie

Nous avons fait preuve de laxisme quelque peu hier. Nous n’avons pas retiré notre drapeau de quarantaine pour hisser le drapeau de courtoisie des Bahamas. Donc ce matin, nous avons remédié à la situation avant d’aller faire notre tour sur la terre. C’est tout, rien de plus.

Le projet : trouver un terrain de tennis, ou un mur, pour Dominic

Question d’enligner un peu notre balade, nous nous sommes donné une mission : trouver un espace de jeu pour Dominic. À la marina, on nous indique qu’il devrait y avoir des terrains au resort plus au nord. Allez hop, on part en expédition. Pour nous rendre au resort, nous avons marché la rue principale de l’île, The King’s Highway, et avons traversé les 2 villages qui composent l’île : Alice Town et Bailey Town. En chemin, nous avons trouvé un mur au petit parc sur le bord de l’eau à Alice Town, première partie de la mission accomplie.

Ensuite, nous avons atteint le resort. Entre les 2, nous étions en « ville », dans la succession des maisons et des petits commerces, tous dans des états variés. Ce qui nous a frappé (très malheureusement) de Bimini, c’est la malpropreté. Et c’est vraiment dommage. Nous aimerions avoir eu un plus beau premier souvenir, mais… c’est ça qui est ça. Il y a beaucoup de déchets partout, et c’est vraiment dommage. Cela nous amène beaucoup de questions, dont nous n’avons pas les réponses encore évidemment, surtout au niveau de savoir à quel point les bahamiens de Bimini aiment leur milieu de vie pour autant laisser leurs déchets partout.

Le resort pour sa part, lui il est clean! On entre dans un autre monde… Tout est américanisé et commercial. C’est très gros. Mais, lorsque nous arrivons, étrangement, nous nous retrouvons dans un resort complètement désert… Il n’y a que quelques employés qui semblent se promener ici et là. Les quais de la marina, pour leur part, sont tous presque vides, il n’y a pas 5 bateaux amarrés. Mais où donc sont tous les gens, c’est étrange… D’autant plus que tout semble fonctionnel et entretenu. Est-ce un énorme éléphant blanc ? Un développement totalement raté ? Que se passe-t-il ici exactement ? Cela nous a pris un bon moment pour découvrir l’histoire… Et non, ce n’est pas un éléphant blanc ce resort. Nous avons finalement rencontré 2 touristes qui semblaient sur un projet quelconque, ils avaient l’air de deux gars en train de faire un mauvais coup. Nous allons les voir, il y a peut-être quelque chose de drôle là. Un des 2 nous informe de ce qui se passe… Ils sont des habitués de la place, celui-ci est un ami du propriétaire du gros cruiser à quai tout près, ils viennent souvent passer leurs vacances ici. Et en ce moment, ce qu’il se passe, c’est que le resort est fermé pour 2 semaines (ou plus, ce n’est pas clair), afin d’installer une énorme génératrice. Il semblerait que des pannes de courant à des moments absolument pas stratégiques (comme un certain 4 juillet…) aient eu des effets très désagréables sur des milliers de visiteurs présents… Voilà. Simple de même. Et pour le mauvais coup qu’il semblait faire, on ne sait pas trop, plus tard nous les avons vu près du spa avec un employé, peut-être essayaient-ils d’agrémenter leurs vacances de manière autonome comme il n’y a pas vraiment de staff pour s’occuper d’eux.

Donc, nous avons le resort pour nous. Et, le plus intéressant, c’est que les employés n’en ont rien à cirer du tout que nous nous promenions sur le terrain… Ne sentant donc aucune réticence à notre présence, nous avons continué notre exploration : nous avons passé un peu de temps à la piscine, et ensuite, nous avons marché encore plus vers le nord pour découvrir la plage… où 2 âmes solitaires se faisaient bronzer sur les chaises du resort. Drôle d’ambiance. Finalement, nous sommes revenus en longeant le bord de la mer où des villas sont enlignées. Ces villas qui font partie du resort semblent vendues à des particuliers, il y avait quelques âmes (3-4) sur les balcons.

Une fois notre tour complet, nous sommes bien évidemment retournés sur nos pas, bredouilles, sans être tombés sur les terrains de tennis. De toute façon, il est un peu loin le resort pour venir jouer au tennis… En approchant de la sortie, nous tombons sur Carmen et Mario d’Océane la Madame, qui, de leur côté, jasent avec une agente de sécurité du resort. Ils nous apprennent que les visiteurs comme nous sont les bienvenus sur le resort, et qu’il est même possible d’aller profiter de certaines installations de l’hôtel, gratos, eh ben ! Mais là, comme le resort est fermé, impossible d’aller profiter des installations. On reviendra… Nous en profitons pour continuer notre marche ensemble et faire connaissance. Mario et Dominic en profitent pour discuter du départ de Bimini, peut-être pourrions-nous faire un peu de route ensemble, le plan serait de se placer mardi pour partir mercredi tôt. À suivre.

L’exploration pratique du jour : les épiceries

Ça, que nous soyons au Québec, aux États-Unis, aux Bahamas, ou tout autre endroit, c’est une activité que l’on apprécie particulièrement : visiter les épiceries. Pour des raisons qui nous échappent, on adore voir les produits et les comparer, toujours dans le but de trouver les meilleurs deals. Bien évidemment, Bimini n’y a pas échappé ! On entend plusieurs choses au niveau de l’approvisionnement en nourriture aux Bahamas. Certains disent que tout est extrêmement cher, d’autres qu’on ne trouve pas de légumes frais, d’autres qu’on trouve des légumes frais sans souci… Pour Bimini, nous aurions tendance à dire : pas de problème ici ! C’est si proche des États-Unis que les produits dans les petites épiceries ne sont vraiment pas si pires que ça en termes de prix. Au niveau du choix, ce n’est pas là que tu vas faires ton épicerie pour 3 semaines, mais si jamais il manque quelque chose, il n’y a aucune crise de cœur en vue. Le seul truc absurde que nous avons vu est un mini pot de beurre d’arachide à 6 $. Pour le reste, c’était très acceptable, et ça, ce sont des paroles de gens qui aiment les deals 😉. Bon, tel que mentionné, nous sommes toujours près des USA ici, cela va sûrement changer lorsque nous nous éloignerons plus.

Et pour la suite ?

Mercredi semble vouloir être la bonne journée pour partir. Nous attendrons donc ce moment patiemment à la vitesse Bahamienne. Pour sûr, demain, Dominic va frapper au mur, et on s’occupe du cellulaire. Ce sont les gros projets.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 25°43.647’N 79°17.659’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Key Biscayne à Alice Town, Bimini : Bonjour les Bahamas !

5 janvier 2018

00 h 30, c’est un départ de No Name Harbour. Dans le gros noir. Peut-être que nous n’aurions pas dû nous ancrer tout au fond du mouillage, zigzaguer entre les bateaux dans le noir, ce n’est pas si simple… Mais, nous avons eu les poissons qui nous ont accompagnés. Sur le dessus de l’eau, cela frétillait partout, c’était un beau spectacle. Une fois sortis de No Name Harbour, nous pensions bien avoir un répis… Mais non. Nous avions lu/entendu qu’il peut être bien de pratiquer sa sortie vers la mer de jour lorsque l’on est en attente de notre fenêtre météo, ainsi, lorsque le jour J arrive, et qu’il fait noir, on sait mieux ce que l’on fait. C’était un bon conseil. Que nous n’avons pas suivi. À première vue, la sortie vers la mer à cet endroit est facile et large. En réalité, il faut suivre un canal bien étroit et faire attention aux profondeurs, certains endroits n’ont que 7 pieds d’eau… Il y a des bouées pour nous montrer le chemin vers la mer, cela aide. Mais, encore là, il y a un petit souci, la bouée 4R qui, elle, n’est pas illuminée du tout pour une raison que l’on ignore complètement. Donc, on va très lentement quand on sort… Pour notre part, la 4R est apparue assez proche, par chance que nous étions très vigilants.

La nuit en mer

Ce fût une belle nuit presque paisible. Rien de comparable avec ce que nous avons vécu lors de nos dernières sorties en mer de nuit (on se rappelle entre Beaufort SC et Fernandina FL…). Tout au long, nous avons eu une petite vague d’un pied, peut-être 2 des fois, à 3-4 secondes, de côté. C’est sûr, la vague de côté, ce n’est pas l’idéal, cela fait brasser un peu le bateau, et nous oblige à rester dans le cockpit pour éviter le mal de mer provoqué par le fait de rester à l’intérieur, mais… il fait chaud ! Donc pas de souci à rester dans le cockpit 😊. Dominic a été à la roue toute la nuit tel un valeureux chevalier, tandis qu’Andrée-Anne, pour sa part, était au support au ronflage dans le fond du cockpit, une nuit parfaite quoi !

Le souci avec la vague de côté, outre le mal de mer possible, est le fait qu’il faut constamment redresser le bateau vers son cap. Ceux qui ont un pilote automatique sont libéré de la tâche, mais comme ce n’est pas notre cas, nous devons le faire à la main, et ce, presque toutes les 3-4 secondes lorsque la vague frappe. Dominic s’est trouvé un truc. Il utilise les étoiles comme amères. Donc, plutôt que surveiller le GPS ou le compas, il se choisi une étoile en référence au mât pendant un certain temps, et replace le bateau de manière à toujours retrouver son étoile. Cela a un petit côté magique de s’enligner comme ça, et c’est beaucoup plus facile de conserver sa ligne.

Certains choisissent de faire cette traversée en groupe, question de se sentir en sécurité. Pour notre part, les partners potentiels ont choisi de ne pas prendre cette fenêtre, donc nous sommes partis seuls, encore… Pour nous, ce n’est pas un souci. D’autant plus que finalement, nous ne sommes jamais seuls lors de cette traversée. Il y a tellement de bateaux de croisière tout autour, on voit des monstres illuminés de tous les côtés. Nous avons d’ailleurs passé tout près derrière l’un d’eux, c’était particulièrement impressionnant de nuit avec ses milliers de lumières… Bref, si jamais un problème se présentait, on sait qu’il y a du monde autour (c’est juste plate de déranger la croisière de milliers de personne… mais si on est rendu là, c’est que c’est une question de vie ou de mort).

L’arrivée à Bimini

Nous sommes arrivés à Bimini à 9 h 30. Nous avons finalement décidé d’y arrêter, il faut se reposer. Avant notre arrivée, nous avons bien sûr eu droit à un fabuleux levé de soleil sur l’océan… Ce qui frappe le plus, bien évidemment, lorsque l’on arrive aux Bahamas c’est… la couleur de l’eau ! Ok, c’est confirmé, on ne s’émerveillera plus devant l’eau de la Floride… Les variations de bleus sont extraordinaires. On passe d’un teal foncé lorsqu’on est dans des bonnes profondeurs à un turquoise pâle. Les couleurs sont juste parfaites et pures, c’est un réel charme pour les yeux. Et le fond. Il est juste là le fond. L’eau est si claire qu’on voit tout, tout simplement. Côté navigation, l’arrivée à Bimini a été un tout petit peu stressante (pas grand-chose, mais quand même). Évidemment, le capitaine est fatigué quand vient le temps de rentrer dans le passage qui nous mènera au mouillage. En plus de la fatigue, la mer a grossi un peu et nous nous retrouvons à devoir entrer dans la passe qui a très peu d’eau avec une vague qui nous frappe sur le côté et qui veut nous pousser un peu hors du chenal, vers le bord. Rassurez-vous, tout a bien été ! Le capitaine a bien géré la situation, et nous sommes arrivés à bon port sans aucun souci. Mais heureux et soulagés d’avoir passé le cut, qui était un peu rock ‘n’ roll.

Une fois arrivés, c’est l’opération on met l’ancre. À Bimini, les choix de mouillage sont très limités. D’ailleurs, beaucoup préfèrent prendre une nuit à la marina lors de leur arrivée pour faciliter la chose. Mais pas nous ! Nous tenons à éviter les marinas, et des solutions, il y en a toujours. Donc, nous avons choisi d’aller nous ancrer tout juste au Nord de Bimini Big Game Resort & Marina. Cela n’a pas été simple, il y a peu de place, et les profondeurs sont limitées, mais nous y sommes arrivés. Pour la 2e fois depuis notre départ, notre Mantus n’a pas pris du premier coup, c’est tout dire… Question d’agrémenter notre opération on met l’ancre, une grosse averse s’est abattue sur nous au même moment. Quelles sont les chances… Mais, on est de bonne humeur, nous sommes aux Bahamas quand même, il fait chaud, et Nuage a besoin d’une douche, donc vive la pluie ! Une fois bien ancrés, ce fût dodo time, le repos bien mérité du capitaine guerrier.

Les douanes

Selon nos informations, elles sont fermées le samedi. Donc, nous étions tranquillement en mode repos lorsque Houston nous informe en milieu d’après-midi que les bureaux sont bien ouverts aujourd’hui… Hop, on y va tout de suite, avant que cela ferme. Pour les procédures administratives, une seule personne, le capitaine, est autorisée à aller à terre pour dédouaner le bateau et l’équipage. En général, quand vient le temps de gérer les trucs administratifs, c’est Andrée-Anne qui s’en occupe, donc un nouveau capitaine a été désigné pour l’occasion : Andrée-Anne. Mouhahaha. Dès l’arrivée sur le quai, Andrée-Anne rencontre Carmen, du voilier Océane la Madame, ancré juste à côté de nous. Carmen l’informe qu’elle connaît bien les procédures, elle n’en est pas à sa première expérience. Merci, cela va clairement simplifier la chose, Andrée-Anne ne sachant pas trop vers où aller. Donc, effectuer l’entrée aux Bahamas à Bimini s’effectue en 2 temps. D’abord, on va au bureau des douanes qui est en fait dans l’entrée de Bimini Big Game Resort & Marina. À cet endroit, on remplit des formulaires et on enregistre le bateau. On y reçoit un cruising permit, pour notre part, nous avons demandé un permis de 5 mois, jusqu’en mai. Évidemment, question de bien remplir les formulaires, on s’assure d’avoir en main les documents officiels du bateau (enregistrement ou immatriculation). Ensuite, on va à l’immigration pour enregistrer l’équipage. L’édifice de l’immigration, pour sa part, est à quelques pas au nord sur la route principale. À cet endroit, on y reçoit notre visa qui est bon au maximum pour 90 jours. Si nous restons plus longtemps, nous devons nous présenter à un bureau avant échéance afin de recevoir une prolongation. Voilà, c’est simple de même !

Notre petit doigt avait vu juste

Pendant les procédures administratives, Andrée-Anne a rencontré d’autres navigateurs qui arrivaient à Bimini. Comme nous pensions que les douanes étaient fermées, nous étions sur le tard versus notre heure d’arrivée, donc ceux rencontrés venaient de faire la traversée de jour. Et, il nous a dit quoi notre petit doigt ? De partir de nuit de la Floride plutôt que de jour, au cas où les vents du Nord annoncés arriveraient plus tôt… Et c’est ce qui est arrivé. Ceux qui ont fait la traversée quelques heures après nous ont effectivement eu du vent du Nord, en plus de la mer qui a continué à grossir quelque peu. Donc, note à nous-même, toujours penser à ajouter des marges de manœuvre, la météo est très très loin d’être une science exacte…

Et pour la suite ?

La prochaine étape est de nous rendre à Chub Cay, une île à 75 miles nautiques de Bimini, dans le but ensuite de rejoindre Nassau. Cette navigation devrait être notre dernière grosse navigation. Les vents pour cette navigation sont favorables ce soir et cette nuit, mais moins dans les jours qui suivent. Donc, nous avons le choix de partir ce soir et faire encore une nuit, ou partir plus tard dans la semaine, probablement pas avant mercredi (nous sommes samedi). L’affaire, c’est que nous n’avons pas tant envie de naviguer de nuit encore, nous aimerions voir un peu la mer, et nous sommes un peu en mode youpi party on est aux Bahamas, nous n’avons pas tant envie de repartir si rapidement. Donc nous allons attendre.  De plus, nous voulons nous prendre un forfait pour le cellulaire… mais les bureaux de BTC (la compagnie de télécommunication) sont fermés le week-end (ben oui, on est aux Bahamas, rappelez-vous), donc nous devrons attendre à lundi pour aller chercher notre carte SIM.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 25°43.647’N 79°17.659’W
Il ne rentre que très peu de bateaux dans cet endroit de mouillage, 3 ou 4. Et le fond n’est pas simple à gérer, il faut prendre son temps. Outre ces petits soucis, une fois ancré, l’endroit est parfait, rien à dire, en termes de situation géographique. On peut accéder à la terre en utilisant les quais de la marina, ils ne sont pas trop stressés, on n’est pas aux USA ici… Et ensuite, on peut aller se promener sans souci sur l’île de Bimini. Dernière petite chose par contre, il y a une centrale électrique proche et celle-ci fait du bruit, il faut vivre avec.

Les photos du jour

📸Merci à Océane la Madame pour la photo en couverture  !
 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Miami à Key Biscayne : trac pré-départ pour l’équipage

4 janvier 2018

Jour J. C’est aujourd’hui. Déjà. Même si nous avons passé plus d’un mois en Floride, on dirait que cela va si vite… Nous pensions devoir, comme plusieurs, attendre des semaines avant de traverser. Comme nous sommes plutôt prêts, cette journée a été assez relaxe malgré tout. Souvent, les jours de départ sont totalement à la course, c’est comme si on trouve toujours quelque chose de plus à faire… Ce ne fût pas trop notre cas aujourd’hui. Nous sommes simplement allés faire une petite balade pour aller chercher des sous, et ensuite nous nous sommes dirigés vers la Miami Beach Marina, pour ensuite aller rejoindre No Name Harbour vers 16 h.

À propos des ravitaillements à la Miami Beach Marina

Simplement pour confirmer que le plan a fonctionné comme prévu, nous nous sommes présentés au quai de services, et avons pu tout faire. Le seul souci est l’eau… dont nous n’avons pu avoir la certitude de sa qualité si nous voulons la boire… On va prendre le risque, on est en ville quand même… Évidemment, faire l’opération remplissage et pump-out a pris un certain temps, et nous avons senti un petit peu d’impatience. Mais nous avons été chanceux. Pourquoi ? Parce que le capitaine du gros bateau derrière nous était un ancien propriétaire d’un Hunter Cherubini 37 1981, donc nous avions un gros point en commun ! Malheureusement, il a perdu son bateau lorsqu’Irma a frappé l’an dernier… Maintenant, il ne fait que s’occuper de gros bateaux qui ne lui appartiennent pas, des gros cruisers sur lesquel il fait du charter avec des vedettes, ce jour-là, il se préparait pour une gang de joueurs de la NFL. Ce point en commun a permis à Andrée-Anne de lui jaser ça en masse question de lui faire passer le temps et lui faire oublier qu’il attendait après nous. Au final, il a même été consulter sa météo pour nous confirmer que notre fenêtre est bonne pour ce soir, nous n’avons jamais assez de confirmations, surtout lorsque cela vient de capitaines d’expérience.

Les appréhensions au départ

Cela reste quand même un moment assez stressant les heures précédant une sortie en mer… Sans être en boule dans un coin, nous le vivons un peu différemment. Pour Dominic, c’est du gros trac, il se sent un peu comme lorsqu’il faisait des grosses gigs devant quelques milliers de personnes, excitant, et stressant en même temps. Pour Andrée-Anne, c’est le manque de sommeil qui lui fait peur. Une nuit sans sommeil est toujours un peu éprouvante, et simplement penser à comment on se sent à 4 h du matin lui cause un petit stress. En plus, le vent semble vouloir être un peu plus fort que prévu, cela inquiète un peu Andrée-Anne. Au point même que nous avons discuté de partir demain matin… Mais il semblerait que Chris Parker, le monsieur météo des Bahamas, a confirmé que cette nuit is the night. Donc… on s’en tient au plan, et nous fixons notre départ pour 00 h. La logique à Dominic est : tant qu’à ne pas dormir à cause de l’excitation et se lever extrêmement tôt, aussi bien naviguer et arriver plus tôt. Également, le vent est censé tourner au Nord demain en fin de journée, ce qui n’est pas bon pour la traversée du Gulf Stream. Il n’est pas impossible que le changement arrive plus tôt que prévu, donc aussi bien partir plus tôt au cas. Notre seule déception sera par contre de naviguer encore de nuit… Nous aurions bien aimé voir la mer un peu.

Le micro-stress pré-départ

La dernière étape avant le départ était de retirer le moteur du dinghy pour l’installer sur Nuage. Pour ce type de navigation, il vaut mieux retirer le moteur, ainsi, si un problème arrive pendant la navigation avec le dinghy (exemple, le dinghy se retrouve à l’envers à cause d’une mer trop  forte), au moins le moteur sera épargné. Pour le dinghy, beaucoup recommandent de ne pas le garder à l’arrière à la traîne, mais de plutôt le dégonfler, ou le mettre sur le pont avant du bateau (quand tu n’as pas de bossoir pour le lever à l’arrière), toutefois, pour notre part, nous préférons le garder derrière. Nous gardons la corde assez courte, et nous nous assurons que tout est bien solide. Jusqu’à maintenant, tout a bien été, mais nous sommes conscients que ce n’est pas l’idéal, nous ne le recommandons pas… De retour au moteur. Donc, Dominic se lance pour retirer le moteur et… impossible de dévisser une des barrures qui retient le moteur au tableau arrière. L’erreur : nous avons laissé le moteur sur le dinghy tout au long de notre séjour en Floride, donc, plus d’un mois sans y toucher, et le sel s’est bien incrusté dans les filets des barrures… On fait quoi maintenant… On ne peut pas traverser avec le moteur, mais s’il le faut, on devra le faire. Après quelques essais et découragements, beaucoup de WD-40, et après avoir brisé le bout de la petite poignée en tentant de dévisser avec un tournevis, pour une raison obscure, la barrure a décidé de se dévisser tout simplement. Ouf, nous sommes ok pour le moment. Note à nous-même : bien nettoyer le moteur du dinghy régulièrement question de ne pas laisser le sel prendre le contrôle.

Et pour la suite ?

Après les au revoir à nos nouveaux amis de Sandflea qui ont décidé d’attendre la prochaine fenêtre, et la petite sieste pré-départ, ce sera… le départ vers les Bahamas ! Nous avons entendu dire que les douanes seraient fermées le samedi et le dimanche à Bimini. Et demain, nous serons samedi. Dépendant comment se déroule la navigation, nous allons peut-être considérer d’aller plus loin, tant qu’à ne pas pouvoir aller sur la terre. À suivre….

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 25°40.560’N 80°9.704’W
No Name Harbor est un petit trou d’eau aménagé à mains d’homme (ok, sûrement des machines), protégé de tous côté à Key Biscayne. Cet endroit est le lieu de prédilection pour plusieurs pour attendre la fenêtre météo avant de traverser vers les Bahamas, c’est un bon endroit pour se trouver des copains de route si on en veut. Ce n’est pas gratuit s’y ancrer pour la nuit, il faut y débourser 20 $. Autour du mouillage, c’est un parc. Outre un restaurant qui sent bon la friture (nous n’avons pas eu la chance d’aller le tester), il n’y a rien. Il faut marcher au moins 1 mile pour trouver quelques commodités (ce que nous n’avons pas fait). Il y a également quelques espaces à quai.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Miami Beach à Miami Beach : visite de Coconut Grove (et accessoirement préparation au départ…)

3 janvier 2019

La préparation va bon train ! En fait, nous n’avons pas tant à faire, que des petites babioles, cela fait quand même un bon bout que nous nous préparons petit peu par petit peu depuis que nous sommes en Floride.

La balade du jour : bus et Metrorail vers Coconut Grove

Coconut Grove, c’est de l’autre côté de l’eau, du côté continent. Parce qu’où nous sommes, c’est Miami Beach, et Miami Beach, c’est une île. Le but ultime : aller chez Crook & Crook, un magasin de matériel de bateau, pour entre autres, aller chercher notre drapeau de courtoisie des Bahamas. Dans le magasinage pré-départ, c’est l’endroit qui a gagné la palme du meilleur prix. Et, aller faire un petit tour dans un magasin de bateau avant de traverser, c’est toujours bon, question de se procurer les dernières petites choses utiles.

À propos du drapeau de courtoisie, pour l’info, lorsque nous sommes en visite dans un pays, les bonnes manières nous suggèrent fortement de hisser un drapeau de courtoisie du pays visité sur notre tribord. Ce drapeau hissé est une manière de démontrer que nous avons passé aux douanes. Parce que lorsque l’on arrive par la mer dans un pays, il faut aller voir la douane. Tant et aussi longtemps que nous n’avons pas vu la douane, nous devons hisser un drapeau jaune, le drapeau de quarantaine. Celui-ci indique que nous ne sommes pas dédouanés, et, par le fait même, que nous n’avons pas le droit d’aller à terre (tant et aussi longtemps que le capitaine n’a pas été sur la terre seul pour aller faire les procédures administratives). Une fois les douanes terminées, on change le drapeau jaune pour le drapeau de courtoisie du pays, et on peut ainsi se promener légalement. Fin du petit cours.

Donc, Crooks & Crook. Outre le drapeau, nous en avons également profité pour nous procurer une ancre pour notre dinghy (pratique avec les marées qui peuvent faire disparaître un dinghy que l’on croit à tort bien installé sur la plage), et quelques petites babioles qui nous permettront de faire des réparations à temps perdu sur Nuage.

Cette balade a finalement pris une bonne partie de la journée… Et nous avons décidé de nous en tenir là pour les tâches aujourd’hui. Quand même, il ne faudrait pas se brûler !

Et pour la suite ?

Évidemment, aujourd’hui, nous avons pris du temps pour encore regarder notre météo, nos marées et notre plan de départ en détails. C’est confirmé, nous nous dirigerons demain vers No Name Harbour et partirons entre 22 h et 00 h pour atteindre l’île de Bimini aux Bahamas. Cette traversée devrait nous prendre entre 9 et 12 heures. Nous devions également trouver le meilleur endroit pour tout remplir (et vider la tank à eaux noires). Notre choix s’est arrêté sur la Miami Beach Marina. Selon leur site web, on devrait tout trouver à cet endroit, diesel, gaz, eau, et pump-out. Pour l’info… concernant les marinas. Les voileux comme nous ne sont pas du tout leur clientèle de prédilection. À plusieurs endroits au courant de notre voyage, nous avons senti que nous n’étions pas tant les bienvenus au quai de services des marinas : nous ne prenons pas de quai, et nos réservoirs sont minuscules par rapport aux bateaux moteurs, bref, nous ne sommes pas payants. En général, lorsque l’on va à une marina, on devrait les appeler avant, soit par téléphone, ou soit via la VHF. Pourquoi ils veulent qu’on les appelle ? Pas pour bien nous accueillir (ce qu’ils voudraient bien nous laisser croire), mais plutôt pour nous filtrer. On se souvient qu’à Charleston, on nous a dit qu’il n’y avait pas de services pour nous à la marina municipale au téléphone, et c’était faux… Donc, maintenant, ce que nous faisons, c’est nous présenter directement au quai de services. Une fois là, c’est difficile de nous dire de nous en aller… donc, on peut avoir les services que nous voulons. Donc demain, c’est ce que nous ferons pour accéder au quai de services de la marina 😉.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 26°0.415’N 80°7.206’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :