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Indiantown à Indiantown : Préparation à l’entreposage jour 5

16 avril 2019

Nous ne sommes pas partis aujourd’hui finalement. Trop de choses à faire !! Et une nouvelle tâche assez majeure s’est ajoutée sur la liste : déboulonner le safran. Nous avons regardé toutes les options pour sortir le shaft, et nous n’aurons pas le choix de retirer le safran. Et là un flash est venu. Plutôt que faire la job de déboulonner lorsque Nuage sera dans le travelift, pourquoi ne pas le faire tout de suite, et laisser le safran se déposer sur le sol ? Ainsi, lorsque viendra le temps de déplacer Nuage vers la work area, nous pourrons simplement récupérer le safran lorsque le bateau sera monté. Simple de même. Mais cela allonge notre liste.

Ce qui a été fait aujourd’hui

  • Descendre le safran
  • Ménage extrême du carré, de la cuisine, de la salle de bain, on a tout enlevé et passé Clorox
    • On a fait un peu de zèle ici, mais tant qu’à prendre plus de temps…
  • Aller chercher encore des bacs pour la nourriture
  • Aller chercher du diesel au Shell
  • Remplissage du réservoir à diesel afin de laisser plein
  • Monter le hors-bord, l’ouvrir, nettoyer l’intérieur et le lubrifier
  • Enlever la bonbonne de propane
  • Aller ranger le dinghy dans l’espace à dinghy

Le départ est donc reporté à demain. Aujourd’hui, nous avons fait un micro-tour de bateau. Nous avons accompagné le bateau Météo qui devait se préparer pour sa sortie de l’eau de demain. Météo est un gros voilier que Denis, son propriétaire, a construit à partir de rien. Vraiment impressionnant comme projet !

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici : http://bit.ly/JournalNuage

Indiantown à Indiantown : Préparation à l’entreposage jour 4

15 avril 2019

La préparation va bon train. Mais lentement. Mais nous ne sommes pas pressés. Du moins, pas encore, rien ne nous attend encore officiellement à Montréal… Andrée-Anne a eu une rencontre aujourd’hui pour le boulot mentionné plus tôt, donc tout est à suivre. Nous visons tout de même de partir demain.

Ce qui a été fait aujourd’hui

  • Nettoyer les coussins extérieurs
  • Nettoyer les défenses
  • Aller chercher des bacs encore pour mettre du stock à rapporter
  • Fermer le réfrigérateur
    • Avec un départ demain de prévu, une chose doit être fait à partir d’aujourd’hui, soit une dernière charge complète des batteries. Pour ce faire, on doit fermer le frigidaire qui est le plus gros consommateur d’énergie. Certains laissent tout branché (les panneaux), mais pour notre part, nous allons tout débrancher, nous avons trop peur au court-circuit (est-ce une peur justifiée, nous ne le savons pas…).
  • Mettre la nourriture dans le camion
    • Nous avons finalement décidé de tout rapporter. Au cas. Notre réflexion n’est pas claire à ce sujet. Mais nous avons choisi l’option sans risque (mais plus de troubles).
 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici : http://bit.ly/JournalNuage

Indiantown à Indiantown : Préparation à l’entreposage jour 3

14 avril 2019

Nous sommes allés nous promener aujourd’hui ! Nous avons récupéré la « voiture » et comme Indiantown est une petite ville, nous avons dus nous rendre dans une plus grande ville, soit Stuart, que nous avions croisé sur notre route en voilier. Si « voiture » est entre guillemets, c’est parce que finalement, il n’y avait pas de voiture disponible pour nous donc… nous avons fini avec 12 passagers. Pour le même prix. Bon, cela va nous coûter pas mal plus cher de carburant, mais… c’est assez grand pour jouer au caravaning, et nous allons pouvoir rapporter plus de stock.

Cette balade nous a aussi permis de rencontrer Dan. Notre chauffeur Uber. Il y en a très peu dans le coin puisqu’Indiantown est très excentrée comme ville. Disons qu’il faut prévoir ses déplacements… À la maria on nous a donné une carte d’une dame avec qui on peut prendre rendez-vous pour du transport, et elle est à peu près la seule. Il n’y a pas de compagnie de taxi. Rien. Mais il y a Dan, un vieux bohème sympathique. Et il en a profité pour nous laisser ses coordonnées personnelles pour notre retour, il pourra nous aider avec quoi que ce soit ! Quand on dit que les gens sont fins dans le coin 😉

Ce qui a été fait aujourd’hui

  • Les dernières courses pour fermer Nuage : humidité et moisissure
    • Il nous manquait encore quelques trucs, et Stuart était une meilleure destination pour tout trouver. Voici nos bons plans sur 2 choses : l’humidité et la moisissure. Pour l’humidité, il existe des contenant avec des petites billes qui absorbent l’humidité, la marque connue est DampRid. Ces billes coûtent assez cher selon nous… Mais, il existe une alternative qui fonctionne à moins de la preuve du contraire, et cette alternative se trouve au Dollar Tree. On y trouve l’équivalent de ce qui coûte environ 6$ à la quincaillerie pour 1$, quand on parle de bon plan, ça c’en est un pas pire. Pour les moisissures, nous avions eu comme recommandation d’acheter le produit Home Zone, une genre de poudre qui garde un espace clos bien toxique afin que rien ne se développe. Ce produit se vend en gros baril et coûte plus de 30 $. En fouillant en peu, nous avons découvert Sun Pac, qui est exactement la même chose en termes de composition, mais en plus petite quantité. Un sachet coûte moins de 4 $. Nous en avons utilisé 2 pour Nuage. Outre le fait que cela coûte moins cher, il y a également le fait que comme nous avons acheté une petite quantité, nous n’aurons pas à entreposer un produit chimique sur Nuage. Les 2 produits, Home Zone et Sun Pac étaient disponibles à la quincaillerie Ace de Stuart.
  • Commencer à sortir du stock
    • Comme nous avons la voiture, nous sommes allés acheter des bacs pour sortir du stock et le mettre dans le camion. Cela va nous libérer de l’espace un peu…

La question du jour : laisser ou ne pas laisser la nourriture

Une autre chose sur laquelle nous hésitons. Il nous reste pas mal de réserves de nourriture. Maintenant, reste à savoir si nous rapportons le tout à Montréal. Ce que nous avons entendu depuis maintenant :

  • Les conserves gonflent tellement il fait chaud
  • Les conserves cuisent tellement il fait chaud
  • Les conserves avec des tomates font des drôles de réaction avec la chaleur à cause de l’humidité

Bref, notre questionnement concerne surtout les conserves. Qui sont pesantes et qui vont être assurément utiles lors de notre retour. À suivre…

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici : http://bit.ly/JournalNuage

Indiantown à Indiantown : Préparation à l’entreposage jour 2

13 avril 2019

Aujourd’hui, c’était tâches encore. Et beaucoup de temps pour Andrée-Anne à travailler son portfolio.

Ce qui a été fait aujourd’hui

  • Nettoyage de la cabine avant, on la condamne.
    • C’est très difficile de vivre à bord en même temps que de nettoyer et préparer à l’entreposage. Il y a des items que tu ne replaces pas à leur place. Donc nous avons décidé de condamner la cabine avant aujourd’hui. Elle devient officiellement un espace d’entreposage.
  • On emballe les vêtements – on a apporté beaucoup trop de vêtements…
    • Nous ne savons pas vraiment pourquoi nous avons apporté autant de vêtements… C’est sûrs que nous ne savions pas du tout comment nous allions nous acclimater aux éléments et à la vie presqu’extérieure. Donc nous avons apporté beaucoup de vêtements chauds et de rechange. Si c’était à refaire, l’expérience nous pousserait à en apporter moins.
  • Changement du filtre primaire
    • Avant de partir, nous avons installé un nouveau filtre primaire du type Racor. Nous ne l’avons pas changé du tout du voyage puisque ce n’était pas nécessaire. Mais cela valait la peine de le changer maintenant.
  • Nettoyage du poêle
    • Un projet qui revient souvent…
  • Réserver une voiture
    • Il va falloir partir un jour. Et nous avons choisi de louer une voiture pour pouvoir rapporter tout ce que nous devons rapporter. Louer une voiture aux États-Unis ne coûte juste rien ! 100 $, US bien sûr, pour une semaine, c’est une aubaine. En l’ayant 7 jours, nous allons pouvoir tranquillement sortir notre stock et l’utiliser pour nos petits achats préparatifs.

La question du jour : toile ou ne pas toile

Ça, c’est une question que nous nous posons depuis un moment : est-ce que l’on met une toile sur Nuage pour le protéger du soleil…? Dans la cour, c’est varié, il y a de tout : des toiles UV, des bâches, d’autres systèmes, mais majoritairement, les bateaux n’ont rien.

Voici ce que nous avons entendu sur les toiles…

  • Une toile UV permet de réduire la température et de protéger contre la sécheresse due à la chaleur.
  • Comme ils font brûler de la canne à sucre dans le coin, ton bateau est sûr d’être sale, mais cela se nettoie bien.
  • Les bâches bleues vont se désagréger tellement il fait chaud l’été.

On en est donc là dans notre réflexion. À suivre…

 

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Indiantown à Indiantown : Préparation à l’entreposage jour 1

12 avril 2019

En plus de devoir préparer Nuage pour son long séjour en solitaire, nous devons le garder comme lieu de vie. Comme nous continuons à vivre sur Nuage, nous devons faire les choses le plus propre possible, et cela risque d’allonger un peu le processus… En plus, Andrée-Anne a été convoquée pour une rencontre à distance pour le boulot mentionné plus tôt, le 15 avril, donc il y a du travail à faire pour préparer cette rencontre.

Ce qui a été fait aujourd’hui

  • L’entretien du moteur
    • Nettoyer filtre à eau dans le moteur
    • Vérifier l’anode du moteur
    • Changer le filtre secondaire
  • Defaire le coupling et le shaft
  • Enlever la base de l’épontille
    • Sous l’épontille, le « beam » qui est sous le mât et qui passe à l’intérieur du bateau, il y a un petit bout de métal (en anglais, ils disent I-Beam). Celui-ci se place entre l’épontille et le plancher. Ce bout est totalement grugé par la rouille. Nous avons réussi à compenser en bouchant les trous avec des matériaux solides, mais là, on va devoir refaire faire la pièce.
  • Boucher les orifices du bateau avec de la moustiquaire
    • Simplement pour empêcher que la vermine vienne se promener dans les boyaux. Et comme il ne faut pas boucher les boyaux, de l’eau pourrait s’y écouler, on met de la moustiquaire.
  • Nettoyer le frigo
    • Ça c’est un projet qui revient souvent…

La petite marche du jour : aller à la quincaillerie

Nous sommes allés faire notre tour à la quincaillerie Ace de la ville. C’est la seule ici, le choix n’est pas énorme. L’objectif était d’aller chercher quelques éléments pour fermer Nuage : produits nettoyants, produits anti-cafards, produits anti-moisissure. Ce fût une bonne marche. La quincaillerie est assez loin. Cela nous garde en forme d’être piétons…

Et pour la suite ?

C’est simple, on continue notre liste, ce qui veut dire : continuer à effectuer des tâches dessus, et continuer à l’allonger…

Les photos du jour

 

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Indiantown à Indiantown : Nuage va s’installer pour l’été

11 avril 2019

Grande journée ! C’était la sortie de l’eau pour Nuage. C’est un grand moment dans notre histoire des derniers mois ça. Notre maison flottante est allée rejoindre le champ sur des pattes. Et nous, nous redevons des terriens. Toute bonne chose a une fin qu’ils disent !

Le projet du jour : la sortie de l’eau

C’est fait. Donc ce matin, nous sommes partis un peu avant notre rendez-vous afin d’aller gérer des petites choses à quai : les papiers de la marina, le pump-out, le nettoyage de Nuage à grande eau, le retrait du génois. Tout a bien été, rien à signaler. Le seul élément que nous n’avions pas considéré est le fait que nous devions savoir où mettre les sangles du travelift, c’était une nouveauté pour nous. On ne peut pas dire que ce fût très compliqué donc…

La confirmation du jour : oui, il y a des alligators dans le Canal St Lucie

Nous en avons vu un ! C’est vrai. Il était sur le bord de l’eau, et lorsque nous sommes arrivés à sa hauteur, il est entré dans l’eau, tel un vrai prédateur, on avait vraiment l’impression qu’il voulait venir à notre rencontre… Par chance que nous sommes sur un gros bateau !! Donc c’est confirmé, pas d’orteil à l’eau ici, d’autant plus que l’eau est tellement opaque, on ne peut juste pas voir arriver la bête.

La surprise du jour : l’état de la coque avec le Mirapakon

Nous n’avons jamais parlé de notre antifouling… Le fameux Mirapakon. Là, nous voyons les points d’interrogations dans vos yeux chers néophytes, on parle sûrement chinois ici. Donc, petit bout cours 101 antifouling. L’antifouling (ou peinture antisalissure) est une peinture que l’on applique sur la coque afin d’empêcher les algues et autres petits crustacés de coloniser la coque. L’antifouling classique est en fait une peinture toxique qui repousse les petites vies, et qui est friable également, donc même si on organismes s’y colle, la peinture elle se défait. Là, vous avez vu un mot-clé dans ce que nous venons d’écrire : toxique. Et ça, ce n’est pas cool. Donc, des gens travaillent à essayer de trouver des solutions respectueuses de l’environnement. Et nous, nous avons choisi l’une de ces solutions : le Mirapakon, qui, en plus d’être gentil avec l’environnement, est québécois. Et tout nouveau, son lancement commercial a été fait l’an dernier, pour la saison d’été 2018 au Québec. Et là, notre expérience avec le produit n’a pas été simple. On vous raconte ça.

D’abord l’application. Le produit ne ressemble pas du tout à une peinture, c’est totalement autre chose. Il est clair et liquide, et s’applique avec un rouleau éponge. Ceci rend l’application assez compliquée. Parce qu’il ne faut pas trop en mettre sur le rouleau (tu ne veux pas que ça coule à terre), et en même temps tu dois en mettre assez pour couvrir. La principale raison pour laquelle tu ne veux pas perdre une goûte : c’est le prix. Comme les antifouling, le Mirapakon coûte cher, on ne s’en sauve pas, c’est cher se protéger des envahisseurs de coque… Donc, pour nous l’application n’a pas super bien été, et nous avons manqué de produit pour terminer la coque (nous avions acheté le nombre de bouteilles recommandées par la compagnie). Nous avons contacté la compagnie pour exposer notre situation et partager notre expérience. Normalement, un distributeur de nouveau produit aime avoir du feedback du public, hors des univers contrôlés des tests, du moins, c’est ce que nous pensions. Et nous espérions secrètement qu’il nous donnerait ce qu’il nous manquait pour finir notre coque puisque ce n’était pas beaucoup. Nous avons déchanté vite. L’accueil a été très peu chaleureux. Disons que pour une compagnie qui se lançait sur le marché, le service-client n’était pas fort, visiblement, ils semblaient avoir oublié de considérer cet aspect. Bref, plutôt que nous soutenir dans nos déboires, ils nous ont « gentiment » offert de nous vendre une demi-bouteille en soulignant qu’il s’agissait d’une faveur, que normalement, ils ne faisaient pas ça. Rendus où nous étions, nous n’avions pas vraiment le choix, il ne nous restait qu’une petite partie de la coque à faire, nous ne pouvions pas revenir en arrière.

Une fois le liquide séché, il forme une couche lisse, un peu comme un vernis sur la coque. Donc, le produit ne se dégrade pas dans la nature comme les antifoulings et fonctionne autrement. De par sa nature, l’entretien est différent. Les algues et autres collent à la coque, mais « faiblement » ce qui veut dire que la vie se forme, mais qu’il est possible d’aller gratter assez facilement pour l’enlever. Versus un produit qui se dégrade qui lui, fait tomber les algues et autres, de manière plus autonome. Mais on le sait, si on veut réduire notre empreinte écologique, cela prend inévitablement plus de travail de bras, les solutions chimiques et toxiques ont simplifié notre vie, mais ont des effets catastrophiques pour la vie autour.

Ensuite, ce fût l’été sur le lac Champlain. Et ce ne fût pas un super été pour notre coque. Le Mirapakon n’a pas tenu la route. Et Houston qui l’a utilisé sur sa coque a lui aussi été très déçu. La vie s’est installée sur nos coques sans aucun scrupule. Mais là, il était trop tard pour revenir en arrière encore. Nous avons décidé de garder la coque ainsi. Les explications que nous avons eues via Houston qui a contacté la compagnie, c’est qu’ils n’avaient pas prévu que les lacs d’eau douce tel que celui du lac Champlain pouvaient monter à une si haute température. Donc, on va mettre cette boulette sur le dos du réchauffement climatique pour simplifier la chose.

La première fois que nous avons pu aller voir notre coque, ce fût à Boca Raton, en Floride, donc 5 mois après notre mise à l’eau. Évidemment, à ce moment il y avait beaucoup de vie. Mais ce n’était plus la même que celle du lac évidemment, puisque nous naviguions maintenant en eau salée. Un gros boulot de grattage a dû être fait. Et ensuite, nous avons plongé quelques fois pendant notre voyage pour la gratter (une fois par mois peut-être).

Et maintenant, la sortie de l’eau… Qui nous a surpris ! La coque était très peu habitée. Et le lavage a haute-pression a vraiment bien été. L’employé qui a lavé notre coque la trouvait plutôt belle. Quelle surprise pour nous ! Toutefois, il faut considérer un truc. Lorsque nous sommes passé au canal St. Lucie, nous sommes arrivés dans de l’eau douce. Donc tout ce qui s’était formé sur la coque en eau salé s’est éteint. Et comme nous ne sommes pas restés longtemps en eau douce, aucune colonie n’a eu le temps de s’installer.

Bref, nous sommes mitigés. Au début, nous étions très déçus, maintenant, nous ne savons plus trop. Ce que nous savons par contre, c’est que nous n’allons pas refaire la coque pour la prochaine mise à l’eau, c’est beaucoup de travail, et beaucoup de sous. Nous allons rapporter du Mirapakon avec nous pour faire des petits patches, mais ce sera tout. Notre réflexion antifouling ne sera pas pour cette année.

Et pour la suite ?

On se lance dans les préparatifs au départ. Les projets sont multiples…. Du ménage encore, sortir ce que nous rapportons au Québec, faire l’entretien du moteur, préparer le bateau pour un été sous le soleil ardent de la Floride… Bref, nous ne chômerons pas dans les prochains jours.

À propos du mouillage choisi

C’est fini… il n’y a plus de mouillage. Nuage est maintenant sur le dur. À un prochain voyage…

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici : http://bit.ly/JournalNuage

Indiantown à Indiantown : veille de sortie de l’eau

10 avril 2019

Cette journée a principalement tourné autour de tâches. Dont, notre dernière corvée d’eau ! Demain, nous prévoyons arriver au quai de la marina juste avant la sortie de l’eau, et nous utiliserons l’eau disponible au boyau pour nettoyer Nuage, ce ne sera pas le temps de remplir les réservoirs…. donc, nous avons décidé de faire une belle corvée d’eau, comme on les aime bien question d’avoir un peu d’eau pour les quelques jours que nous passerons dans la cour.

Les tâches du jour : eau, lavage, grand-voile

Si on se reporte dans le vrai monde, le terrestre, avoir de l’eau et faire un lavage, c’est le genre de chose qui est terminée avant 8 h le matin. Pas dans notre monde. Dans notre monde, c’est le genre de chose qui prend la journée. Donc pour l’eau, nous avons été à la petite fontaine du parc, vous savez celle pour boire avec un micro-débit… Ben c’est celle-là que nous avons utilisée. Moyennant une bonne heure (ou 2, on ne sait plus rendu-là), nous avons réussi à remplir quelques bidons de 20 litres. Et si on combine quelques allers et retours pour transporter l’eau, on parle d’un pas pire projet. L’autre projet, ce fût du lavage. Ça, cela implique 2 marches de 25 minutes, donc un autre beau projet pas très rapide. Et si on ajoute ensuite le retrait de la grand-voile, ben on vient de remplir une bonne partie de la journée. Simple de même.

La visite importante à faire : la marina

C’est un peu central ça. Mais elle est un peu loin de notre mouillage. Donc il a fallu nous donner un petit coup de pied au derrière pour nous y rendre à pied. C’était un bon projet. La première impression a été bonne. Nous avons été bien accueillis. Nous avons entendu toutes sortes de commentaires, mais à première vue, la place semble bien. La cour à bateau est grande, il semble y avoir des installations pour travailler. Bref, pour le moment, nous sommes ok avec notre choix. Nous en avons également profité pour confirmer que nous pouvons rester quelques jours sur Nuage le temps de fermer le bateau. Selon les règles officielles, il n’est pas possible de rester sur son bateau lorsqu’il est du côté de l’entreposage longue durée (il n’y a d’ailleurs aucun services – eau, électricité – de ce côté), mais ils sont gentils et nous laissent quand même du temps pour fermer le bateau.

Le dilemme du jour : le retrait du safran

Ouain, là on hésite un peu. Parce que retirer le safran, tel que présenté il y a quelques jours, c’est pas mal de boulot. En plus du boulot, jouer avec des montages comme ça implique inévitablement un risque de nouveaux problèmes. On connaît l’adage : if it ain’t broke, don’t fix it. Et si jamais il y avait une solution sans enlever le safran… ? Lors de la job qui a été faite à Plattsburgh avant notre départ, il y a un boulon qui a dû être retravaillé par un machiniste, et Dominic a l’impression que le boulon en question pourrait avoir été réinstallé d’une manière permanente d’une quelconque façon. Donc nous avons un peu peur d’aller jouer là et de causer d’autres soucis. Bref, la décision a été prise de ne pas retirer le safran demain finalement, nous allons devoir continuer à explorer nos options.

Et pour la suite ?

À moins de péripéties extraordinaires hors de notre contrôle, demain, 11 h 30, Nuage sera dans un travelift. Nous devons nous rendre à la marina un peu avant afin de faire un pump out, nettoyer Nuage, et enlever le génois (la voile en avant) avant la sortie de l’eau.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 27°01.197’N 080°26.386’W
Nous sommes évidemment au même endroit.

Mouillage 4 avril 2019

Les photos du jour

 

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Indiantown à Indiantown : jours 4 et 5 dans la ville d’adoption de Nuage

8-9 avril 2019

On va combiner les jours pour cette fois-ci. Parce que là, on entre pas mal dans la routine. Et la routine est composée de quoi ? Ben elle est composée de tâches à bord, du ménage, de visite de la ville un peu, et de crème glacée (elle, la crème glacée, elle est pas mal dans le top des choses qui nous manquaient sur Nuage…).

Indiantown : la ville des bonjours

Ok, Indiantown n’est vraiment pas la ville la plus sexy de la Floride. C’est une ville de campagne avec ses cowboys, tout ce qui a de plus simple, rien de touristique, que des gens qui y vivent. Mais une chose la rend vraiment intéressante : les gens sont vraiment gentils ! Tous te disent bonjour quand ils te croisent. Et pas seulement les piétons comme nous, les autos aussi ! Les automobilistes que nous croisons nous envoient la main ! Qui fait ça ailleurs ?? C’est tellement gentil. Ça, c’est le genre de chose qu’on aime d’un endroit nous.

Le retour à la réalité pour Andrée-Anne : on parle boulot

Ça c’est quelque chose dont nous n’avons pas parlé encore… le retour dans le vrai monde. On parle du fait que nous sentons qu’il arrive, mais concrètement, on ne sait même pas nous même ce que cela peut représenter. Sauf que là, ça bouge plus vite que prévu. L’idée du départ était de d’abord revenir à Montréal et évaluer ce que nous allions faire. Jusqu’à aujourd’hui. Puisqu’une proposition d’emploi est tombé dans la boîte d’Andrée-Anne. Le mode boulot est donc embarqué en catastrophe. On parle d’un contrat qui commencerait au début mai. Allez hop, on met le cv à jour. À suivre…

Et pour la suite ?

Demain, c’est notre dernière journée sur l’eau. Donc ce sera des petites tâches avant la sortie tout simplement.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 27°01.197’N 080°26.386’W
Nous sommes évidemment au même endroit.

Mouillage 4 avril 2019

 

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Indiantown à Indiantown : quand le projet du jour c’est luncher…

7 avril 2019

Bon, on le rappelle, pour nous rendre en ville, c’est minimum 25 minutes de marche. Et là, le projet aujourd’hui était d’aller luncher avec Fleurs des îles au restaurant de l’hôtel Seminole Inn. Il semblerait que c’est là que cela se passe le dimanche à Indiantown, les gens viendraient même des villes avoisinantes pour ce fameux brunch.

Le Seminole Inn n’est pas à l’entrée de la ville pour nous (notre entrée), ce qui veut dire que la marche a été un peu allongée aujourd’hui et a monté à 45 minutes (et on n’oublie pas la balade en dinghy pour nous rendre à terre avant). Donc… mets un brunch en plein milieu de la journée dans une vie de gens à l’ancre, et cela finit par le seul projet de la journée 😊

Mais nous étions bien heureux de retrouver les amis. Pas besoin de vous dire que nous avions bien des choses à nous raconter de vive voix. Même si on se donne des nouvelles en ligne, rien de mieux que de vraies histoires de navigateurs !

L’info « ouah ! » du jour : les alligators

Bon… déjà on trouvait l’eau peu ragoûtante, mais là, c’est confirmé, on va s’en tenir loin assurément…. Il y aurait des alligators dans le canal !! Comme on ne sait pas du tout comment gérer cette faune, on va juste garder nos membres le plus loin possible de l’eau. On n’est jamais trop prudents.

Le bout review du jour : le brunch du Seminol Inn

Bon… la « gastronomie ». Un sujet délicat aux États-Unis. Pour faire simple, nous n’avons pas été super impressionnés. Le brunch ressemblait pas mal à un buffet de resort 3 étoiles. Mais pas à un prix abordable. Donc, cher et plutôt décevant. Mais, le plus important ici n’était pas dans l’assiette.

Et pour la suite ?

Pour la suite… Farniente et attente ? Qui sait. On va laisser le temps nous dire ce qui meublera nos journées…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 27°01.197’N 080°26.386’W
Nous sommes évidemment au même endroit.

Mouillage 4 avril 2019

 

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Indiantown à Indiantown : Préparation au retrait du shaft

6 avril 2019

Journée sous le soleil à Indiantown, et dans l’eau brune. Il y a peu d’action dans le coin. Mais nous sommes chanceux. Nous sommes sur l’eau. On pourrait avoir tendance à l’oublier parce qu’on compare avec les belles eaux cristallines et les grands espaces des Bahamas en ce moment…

Le projet du jour : se préparer à enlever le shaft

Évidemment, un de nos objectifs dans cette opération qui s’en vient sous peu, est de réduire les coûts au maximum. Et ça, c’est simple, comme Andrée-Anne le dit si bien, l’argent et le temps, c’est inversement proportionnel. Si tu n’as pas de temps, arrange-toi pour avoir de l’argent, et si tu n’as pas d’argent, arrange-toi pour avoir du temps. Simple de même. Nous, nous avons choisi la formule temps. Donc là, pour que nous puissions attaquer le retrait du shaft (plutôt : pour que Dominic puisse attaquer le retrait du shaft…), cela prend de la recherche et de la préparation. Et ce fût cela aujourd’hui. Donc là, on est sûrs que certains lisent attentivement notre récit, mais qu’ils ne savent (ou ne se souviennent pas) de ce que l’on parle quand on parle du shaft… Nous allons remédier à la situation, voici une petite image homemade pour clarifier la chose.

Shaft (arbre d'hélice) (2)

Donc là, on voit tous la même chose quand on dit shaft. Et là, le projet, c’est de retirer le shaft, mais… l’affaire, c’est que le safran, lui, il sert à diriger le bateau (gouvernail), et que, pour que le bateau se dirige bien lorsque l’hélice tourne, il est 100% enligné sur l’hélice. Donc… Si on veut retirer le shaft, on doit retirer le safran. Mais là, le safran… Lui il est relié à la roue par une série de câbles et de grosses poulies, et a tout un système pour faire tourner la chose lorsque désiré… Donc, si on veut retirer le shaft, on doit d’abord tout défaire les câbles qui relient la roue au safran, tout dévisser ce qui tient le safran en place. On l’a dit souvent hein, tout est un projet sur un bateau. Et pour ajouter un élément au projet, on ne peut pas retirer le safran lorsque le bateau est sur des pattes puisqu’il n’est pas assez haut. Une longue tige permet de fixer le safran au bateau, donc si on retire le safran avec sa longue tige, cela prend de l’espace sous le bateau. Les options sont donc : on lève le bateau, ou on creuse la terre. Rares sont les marinas qui acceptent que l’on creuse la terre…. Donc, pas le choix, pour arriver à nos fins, il faut lever le bateau.

Mais, tout ça devrait aller plutôt bien, pour 2 raisons. De 1, Dominic a participé à cette opération à Plattsburgh avant notre départ avec le mécano de la marina (ce fût une expérience qui nous a laissé un peu amer, mais ça c’est une autre histoire…), et de 2, nous avons un beau schéma qui a été fait par un autre propriétaire de Hunter comme le nôtre, et ce schéma détaille comment le safran tient ! Nous ne sommes pas les seuls à passer donc par cette étape (pour sa part, son projet était de changer l’étoupe, mais on va vous épargner les détails de ce qu’est l’étoupe). Merci tellement internet de permettre aux gens de faire des blogues ! Regardez ça le beau schéma :

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L’image vient d’ici pour les curieux : http://www.gudgeonblog.ca/haulout-2016-part-1-replacing-the-rudder-stuffing-box-hose-and-repacking-rudder-stuffing-box/.

Donc, voilà là c’est le temps de bien étudier tout ça afin d’être fins prêts pour l’opération retrait de shaft qui s’en vient…

La morale du jour : ben oui, des cannes, ça rouille

Nous avons été paresseux là-dessus au départ. Et c’est maintenant que l’on gère la chose… Comme nous étions un peu insécures alimentairement parlant, nous avons fait une grosse (énorme) réserve de conserves de tomates (ce sont celles que nous aimons beaucoup, les italiennes, les sauces sont malades avec ces tomates, on ne pouvait pas partir sans elles quand même), et nous avons mal géré l’entreposage. Les erreurs que nous avons faites : nous avons laissé les étiquettes et avons rangé les conserves sans protection dans les coffres à l’arrières peu étanches. Ben voilà, tout a rouillé de manière extraordinaire. Donc… c’est simple, prochaine fois, on fait les trucs de bases : on enlève les étiquettes, on identifie au Sharpie, et on range dans un endroit un peu mieux protégé de l’eau.

La sortie du jour : le food-truck du Guatemala (ou d’ailleurs)

Ce n’est pas clair la nourriture est de quelle origine, mais de ce que nous avons compris, il y a beaucoup de gens du Guatemala ici donc, on fait des raccourcis. Mais ce qui compte, c’est que la nourriture était excellente, généreuse et pas trop chère ! Le genre de critères qu’on aime ça. Bref, si vous êtes à Indiantown, n’hésitez pas à aller vous remplir la pense à La India Bonita !

Et pour la suite ?

Demain, nous avons une belle sortie ! Nous allons luncher avec l’équipage de Fleurs des îles. C’est notre gros planning du moment. Rappelons que nos chemins se sont séparés à Saint Augustine en décembre, c’est super de pouvoir les retrouver !

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 27°01.197’N 080°26.386’W
Nous sommes évidemment au même endroit.

Mouillage 4 avril 2019

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici : http://bit.ly/JournalNuage