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D’Annapolis à Annapolis : visite du Musée Maritime… non, celui des huîtres

23 octobre 2018

Le départ a été reporté à demain. Des meilleurs vents semblent annoncés. Un beau vent Nord-Ouest qui devrait être en mesure de nous téléporter jusqu’à notre prochaine destination : Solomons. Il s’agit d’une navigation d’environ 45 MN (miles nautiques), donc une bonne journée si nous devons la faire au moteur, la meilleure stratégie est définitivement d’attendre le vent : 1. Nous pourrons faire de la voile ce que nous n’avons pas fait encore… et 2. Nous pourrons épargner la chèvre un peu. Donc petite journée aujourd’hui encore à Annapolis. On prend ça relax encore, parce qu’anyway, que pouvons-nous faire d’autre ?

La visite du jour : le Musée Maritime

Un musée maritime… ça sonne bien. Nous sommes à Annapolis, nous sommes des voileux, et c’est gratuit, c’est parfait pour nous. Mais bon, si au moins le Musée Maritime ne faisait pas que parler des huîtres… En oui, comme partout ailleurs dans les plans d’eau du monde, il y a eu un jour une réserve astronomique d’un quelconque aliment prisé dans la baie de Chesapeake aussi : des huîtres. À un point tel que les bateaux s’échouaient sur les récifs d’huîtres… Il ne resterait maintenant qu’1% de la réserve initiale dans le plan d’eau. Que voulez-vous, c’est si bon des huîtres, pourquoi en laisser quand on peut tout prendre… Bref, si vous voulez en apprendre sur les huîtres, c’est au Musée Maritime d’Annapolis que cela se passe. Si vous voulez en apprendre davantage sur l’univers maritime de la Chesapeake, alors là nous ne savons pas où vous diriger.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 39°57.834’N 76°28.842’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

D’Annapolis à Annapolis : En attendant la bonne météo pour partir…

22 octobre 2018

Maintenant que les gros vents sont terminés, c’est les temps d’aller se mettre le nez dans le moteur pour Dominic… Ça fait longtemps quand même. Et comme nous avons acheté des belles hoses à diesel (pas essence, yeah sure…), il faudrait bien les poser. Nous attendions une journée tranquille pour le faire, question de ne pas se retrouver avec un moteur qui ne fonctionne plus dans du gros vent… On imagine la situation : le moteur ne part plus, le vent se lève, l’ancre décroche, bang dans les beaux gros bateaux… Ben oui, il faut penser à tout ça. Donc aujourd’hui est tout à propos, il n’y a pas de vent prévu, et nous pensons à partir demain.

Nous en avons également profité pour faire (encore) une petite balade dans Annapolis, c’est tellement un beau coin pour se promener. Nous avons erré… jusqu’à temps que nous tombions sur Kid’eau IV et Fleur des îles… pour finir en 5 à 7. Chin !

Le projet du jour : changer les hoses à diesel

Un petit projet du matin pour Dominic. Il a attaqué les hoses. Le résultat a été fabuleux ! Visiblement, les hoses à diesel aident vraiment… Ou peut-être que ce sont les petits washers en cuivre. Nous ne le savons pas vraiment. Mais ce qui est sûr, c’est que lorsque Dominic a testé le moteur, il faisait un beau ronron. Ce qui lui inspire une belle activité pour les temps morts : changer tous les washers en cuivre. Il ne manque pas d’amour ce moteur-là…

Le bout insolite du jour : quand on dit qu’on aime notre ancre Mantus…

Visiblement, nous ne sommes pas les seuls à trouver que la CQR c’est de la m@$%?*. Nous trouvions l’image tellement magnifique… Une belle CQR en pleine opération corrosion déchue sur le bord de la poubelle du quai à dinghy. Dire qu’on en voit à vendre sur les sites de petites annonces. Gang, c’est poubelle. Ou 5 piasses. Pas plus.

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D’Annapolis à Annapolis : gros vent, slow life

21 octobre 2018

La nuit a été encore une fois ce qu’elle a été : bien venteuse. Encore une petite nuit qui nous oblige à prendre ça très relax… Mais bon, ce n’est pas comme si on nous attendait quelque part… Et le vent nous cloue sur Nuage, donc repos obligatoire. En fin de journée, nous avons tout de même pu aller faire un tour sur la terre… Question d’aller faire un tour au Wi-Fi un peu.

Le bout insolite du jour : le quai qui n’est plus dans l’eau

C’était jour de grande marée aujourd’hui. La pleine lune est prévue pour le 24 octobre, nous sommes le 21, les eaux sont déjà influencées visiblement. Tellement que le quai a dinhgy était complètement impraticable, pratique. Par temps chaud, ce n’est pas tant un souci, mais avec la température du moment, tu ne feels pas trop pour aller te mettre les pieds dans l’eau pour approcher le dinghy. Avec un peu d’imagination nous avons réussi à nous rendre, moyennant un peu de boue dans les souliers à Dominic…

La question du jour : vous sentez-vous toujours en vacances ?

C’est tranquille… On en profite donc pour répondre à une question… Question intéressante que nous avons eue de la part de Pat de Cyrano aujourd’hui, qui nous a fait réfléchir quelque peu… « Est-ce que vous vous sentez encore en vacances, ou bien le cours de la vie est embarqué ? » C’est effectivement étrange le feeling de ce voyage-là. Comme il n’y a pas eu de grosse coupure comme lorsque l’on prend un vol par exemple vers une destination lointaine, on dirait un peu que nous ne sommes jamais partis. Nous avançons tellement lentement qu’il n’y a pas de changement drastique. La météo change comme au Québec, mais plus tranquillement cependant, mais pas assez tranquillement pour nous déstabiliser. Nous avons notre maison avec nous, donc la vie continue quelque peu comme avant. Par contre, la grosse différence, c’est que c’est toujours samedi pour nous. Le feeling vacances est quand même là, mais comme les vacances sont longues, on ne sent pas l’urgence de tripper comme lorsque nous avons une ou deux semaines. Ce qui est sûr en revanche, c’est que nous nous sentons bien. Malgré le fait qu’il s’agit d’un voyage assez exigeant, et stressant parfois, se libérer du rush de tous les jours, du stress du travail, du train-train quotidien, c’est le bonheur, c’est impossible de dire le contraire 😊

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Ambiance du jour…

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D’Annapolis à Annapolis : une journée dans le quotidien de Nuage

20 octobre 2018

Notre vie commence tranquillement à prendre forme sur le voilier. Au début, nous étions dans l’excitation du départ et constamment dans le mouvement, nous avions une destination pour le lendemain. Du lac Champlain à Cape May, il y a peu de décisions à prendre, tu descends, et tu fais ce qu’il y a à faire (démâtage, écluses, mâtage, New-York, sortie en mer…). Maintenant, cela commence à changer. Autant en raison des plans d’eau, que de la météo.

Actuellement, nous sommes « pris » à Annapolis puisque la météo n’est pas super favorable à naviguer. Pris est un bien grand mot, puisqu’Annapolis est quand même un arrêt incontournable pour tout voileux, et que se prendre les pieds quelques jours ici est quand même assez agréable. Nous sommes à l’automne. Et en automne, ce qu’il se passe, c’est qu’il y a des forts vents. Et quand il y a des forts vents, on ne peut pas bouger. Et pas bouger peut même vouloir dire ne pas pouvoir quitter le bateau. C’est ce qui risque de nous arriver demain, parce que dès ce soir, les vents seront très forts jusqu’à demain soir, donc aujourd’hui, nous en avons profité pour faire tout ce que nous avons à faire hors du bateau.

Donc la journée a commencé un peu carrée puisque la nuit a été courte en raison du vent. Grasse matinée imposée donc pour Dominic s’il veut garder la forme un peu. Une fois un peu de repos accumulé, ce fût déjeuner, et nous avons ensuite été voir une place de moteur recommandée par les gens de Bacon Sails que nous avons vus hier. Nous voulions quelques conseils, et peut-être faire faire du boulot sur le moteur, mais malheureusement, le samedi, il n’y a que de la vente de pièces, aucun staff au niveau du service. De plus, la combinaison post boat show + fin de saison amène des délais de 3 semaines avant de pouvoir avoir un mécano disponible… C’est trop long pour nous. Donc Dominic a acheté (encore) des nouvelles hoses pour le diesel puisqu’il semblerait que celles que nous avons mises sont pour l’essence (eh ben), ainsi que des petites rondelles de cuivre pour étanchéifier. Bref, c’est peut-être pour cette raison qu’il y a des fuites de diesel et possiblement une entrée d’air. À suivre.

Ensuite, virée en ville. Petite marche pour aller prendre une douche, et faire du lavage. Parce que même prendre une douche est un projet sur un voilier… Surtout quand tu es à l’ancre. Et tant qu’à attendre pour le lavage, aussi bien déguster une petite pointe de pizza… Hier, nous avons pris un Uber pour retourner au centre-ville à partir de Bacon Sails, et nous avons demandé au chauffeur sa place à pizza. Il nous a recommandé Mangia. Et nous avons été très satisfaits. Et notre petit conseil, le plus simple est parfois le mieux, la pizza tomate fromage est vraiment la meilleure.

De retour au bateau ensuite, nous avons commencé à sentir que nous dérangions à l’endroit où nous étions ancrés… Et c’était le cas. Un staff du harbour est venu nous voir pour nous conseiller de bouger, il semblerait que nous gênions quelques plaisanciers. S’en est donc suivi une opération on change de place. C’est une opération lever l’ancre pour nous parce que, rappelons-le, nous n’avons pas de guindeau (un système de levage d’ancre), donc nous devons remonter l’ancre à bras… Ce qui implique : sortir le scaphandre pour se protéger de la boue (aka le kit de pluie), remonter l’ancre, remettre l’ancre, nettoyer le bateau plein de boue, nettoyer le scaphandre plein de boue, mettre le scaphandre à sécher… Bref, c’est un projet d’une heure au moins ici (par chance, nous ne mettons qu’une seule ancre pour le moment !). Toutefois, il semblerait que les plaisanciers du coin n’ont pas tous la même tolérance… un propriétaire de bateau que nous aurions pu clairement gêner nous a gentiment dit lorsque nous sommes partis que nous ne le dérangions pas du tout, qu’il n’avait pas fait de plainte. Bref, c’est la vie en société.

Après l’opération lavage et ancre, s’en est suivi bien évidemment l’opération ramassage. As usual. Le bateau est un peu en bordel, on replace le tout. Un classique. Pour ensuite prendre un peu de temps pour regarder le budget… Nous sommes partis quelques mois, les sous, il faut les surveiller. Prendre le temps de suivre les dépenses devient essentiel pour nous. Et jusqu’à maintenant, tout va bien 😉

Une fois tout ça fait, la journée était bien avancée, donc nous n’étions pas tant d’humeur à faire un gros souper. Cela s’est terminé avec une très simple soupe… et hop au lit pour une soirée cinéma. Nous aurions bien aimé aller profiter du samedi soir à Annapolis, mais les vents annoncés nous imposaient de rester sur Nuage.

Ces vents, qui d’ailleurs se sont fait attendre… Au départ, nous les attendions pour 20 h. Mais à 20 h, c’était finalement le calme plat… Rien du tout… Louche, louche, louche. Nous étions tellement prêts à gérer les vents que nous étions restés habillés pour sortir instantanément à l’extérieur, mais comme les vents n’arrivaient pas, on commençait tranquillement à enlever des couches (dormir avec des pantalons de pluie, si on peut l’éviter…). Mais, tout vient à point à qui sait attendre qu’ils disent ! Paf. Sans crier gare, pendant que Dominic dormait d’un sommeil profond, le vent se lève sans aucun préavis à 22 h 25, et Nuage se met à virer de tous les côtés. C’est parti pour une 2e nuit sans sommeil les amis ! Aller hop, tous aux aguets, on regarde comment cela se passe à l’extérieur, et on remet le kit à intempéries. Nous semblons ok, mais le bateau à notre tribord semble un peu proche… Rien de dramatique, mais un peu fatiguant. De l’autre côté, à bâbord, nous voyons un voilier qui s’est totalement décroché et se dirige dangereusement vers les quais avoisinants… pour finalement finir sa dérive dans les quais, en espérant qu’il n’y a pas de casse pour eux. De notre côté, après analyse de la situation, nous décidons de bouger quelque peu Nuage pour s’éloigner du voisin et des quais derrière nous (au cas). Donc, c’est reparti pour une opération ancre… Une fois le tout terminé, retour à l’intérieur, il est près de minuit, essayons de dormir un peu (tout en restant à l’affût), et avec les pantalons de pluie cette fois-ci pour vrai…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 39°57.834’N 76°28.842’W
Nous nous sommes déplacés que de quelques pieds par rapport à notre autre spot.

 

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D’Annapolis à Annapolis : des voiliers partout

19 octobre 2018

C’est beau Annapolis… Vraiment. Nous nous sommes promenés aujourd’hui. C’est une ville particulièrement charmante à découvrir à la marche. Outre les traditionnelles boutiques cadeaux, les crèmes glacées et les boutiques de t-shirt, on y trouve également toutes sortes de petits commerces charmants, restaurants, et pubs. On peut facilement y passer quelques jours.

Et l’effervescence ici est géniale. Tout est tellement voilier. Dès le matin (rappelons que nous sommes vendredi, ils ne travaillent pas ces gens ?), nous avons eu une série de voiliers de course passer à côté de nous pour aller rejoindre la baie. Les voiliers étaient juste magnifiques et les équipages semblaient si sympathiques, tu as juste envie de les arrêter pour qu’ils t’embarquent avec eux. Ça irradie le voilier ici. Tout est pensé pour bien accueillir et servir les plaisanciers : water taxi pour se déplacer entre les criques, pump-out flottant qui vient te voir directement à ton bateau à l’ancre pour la modique somme de 5 $, wow!, des moorings partout pour les visiteurs ($$), des fournisseurs en quantité industrielle et dans tous les domaines touchant le bateau. Bref, c’est définitivement un incontournable.

Le projet du jour : aller faire un tour chez Bacon Sails

C’est une petite marche aller chez Bacon Sails… Mais nous voulions aller y faire notre tour. En 2016, lorsque nous avons élégamment brisé (tué) notre grand-voile, c’est chez Bacon Sails que nous avons pu trouver une voile de remplacement à un prix très honnête. Ce magasin se spécialise surtout dans l’usagé, et principalement les voiles. L’achat de 2016 avait été fait par téléphone, donc nous n’avions jamais vu le magasin. Il fallait y aller. Bref, nous avons été faire notre tour. C’est comme un gros marché aux puces nautique. On trouve de tout dans tous les états. Dépendant ce que l’on cherche, on peut y faire des trouvailles, toutefois, il faut chercher, et les prix ne sont pas si intéressants que ça sur place pour les accessoires nautiques (pour la voile nous avions été vraiment satisfaits pas contre). Pour notre part, nous sommes repartis plutôt bredouilles, mais bon, il fallait faire le détour. Et cela a été une belle marche en compagnie de Kid’eau !

Et pour les visuels… Voici une petite balade en dinghy dans Back Creek…

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=WUQET9Q2CCE&w=560&h=315]

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 39°57.834’N 76°28.842’W
Nous sommes toujours au même endroit qu’hier. Cette nuit, il annonce des vents assez forts. Nous avons d’ailleurs vu un employé du harbour faire le tour et prendre les noms des bateaux qui sont ancrés dans la crique… sûrement que c’est pour avoir des infos en cas d’accrochage des suites du vent (notre hypothèse). À suivre…

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De Baltimore à Annapolis : Du vent ? Quel vent ?

18 octobre 2018

Le vent s’est poursuivi tout au long de la nuit également. Le projet du jour était de se rendre à Annapolis, enfin ! Parce qu’Annapolis, quand tu fais de la voile, tu as hâte d’y aller. Annapolis, c’est la capitale des bateaux, de ce que l’on dit. Mais cela dépendait du vent, et de la nuit de sommeil précédant le départ…

Le réveil a finalement été tardif (presque 9 h quand même). Nous savions que nous avions entre 4 et 5 heures de navigation à faire. Cela laissait du jeu. Et là, ça été la tergiversation. On fait quoi.., Parce que dans la rivière qui mène à Baltimore, ce matin, il y avait quand même du vent. Et là tu te dis, s’il y a du vent ici, imagine dans la baie… Et avec tout ce que nous entendons au sujet de la baie Chesapeake… Qu’elle peut être surprenante, que ce n’est pas rare que des gens virent de bord, que tu te pognes dans les crab pots, ou la la, elle a l’air d’un sacré défi selon les ouïe dires cette baie… Bref, comme ne savions pas quoi faire, nous avons décidé d’aller faire une balade à pied et d’aller chercher du diesel au Shell pas loin, tant qu’à…

Après avoir regardé et discuté avec Kid’eau et Fleur des îles de à peu près toutes les sources météo à notre disposition, nous avons finalement pris notre décision… C’est un départ. Dernier petit arrêt avant le départ : le pump-out de la marina Lighthouse Point. Qui ne vaut pas le détour (bon, nous n’avions aucun détour à faire, nous étions ancrés à quelques pieds…) du tout. Just sayin.

Donc finalement, le vent… Ben il n’y en avait juste pas. Une petite vague, pas de vent. Une navigation plate plate plate. Vraiment, les forecasts ne sont pas facile à suivre… Heureusement, nous avons eu un peu de vent vers la fin, pour notre entrée à Annapolis, question de nous satisfaire un peu.

Le highlight du jour : arriver à Annapolis

Quoi dire… Quand tu arrives à Annapolis, c’est comme le paradis du voilier. Il y en a juste partout. Tu sens la vibe dès que tu passes le pont. C’est comme si tout d’un coup tu arrives parmi tes semblables. Des gens partout qui sont comme toi. Et là, tu regardes ton bateau et tu te dis « ouain, ils sont beaux les bateaux ici… ». Pas que Nuage n’est pas beau, oh non, mais disons que wow, tu te sens petit ici.

Le stress du jour : arriver à Annapolis

Il y a tellement de bateaux ici que s’ancrer est un pas pire projet. Tout l’espace maritime autour d’Annapolis est occupé par des marinas, autant des quais que des zones de mooring avec boules. Un des seuls endroits un peu protégés où il est possible de s’ancrer est du côté de Back Creek, en plein milieu de la crique, entre les quais et les boules. S’il n’y avait pas des bateaux déjà ancrés, et de l’info à ce sujet sur Active Captain, jamais on ne croirait qu’il est possible de s’ancrer à cet endroit. Comme nous n’avons pas trop envie de payer pour un mooring, nous avons choisi cette option. Avis aux cœurs sensibles, ce n’est clairement pas une place pour vous… Si jamais vous ne faites pas confiance à votre ancre et que vous prévoyez arrêter à Annapolis, prévoyez un budget mooring ou quai ici.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 39°57.834’N 76°28.842’W
Tel que mentionné, c’est vraiment un ancrage difficile à gérer. Il y a très peu d’espace, et on ne peut presque pas mettre de chaîne / câblot. Avec une profondeur d’environ 8 pieds, et l’espace restreint, on se retrouve à ne mettre qu’entre 20 et 30 pieds de chaîne. Si moindrement notre ancre n’est pas top, on se met à risque. D’autant plus que le fond n’est pas réputé pour être très solide. Notre première nuit s’est super bien passée, il n’y avait pas de vent du tout. On verra pour la suite… Côté commodités, il y a 2 dinghy docks qui permettent d’accéder soit à la portion plus centre-ville, soit à la portion plus périphérique (voir la carte pour leur emplacement).

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De Baltimore à Baltimore : une journée dans le vent et dans la bouffe

17 octobre 2018

Aujourd’hui, nous ne pouvions pas quitter Nuage. Et nous ne pouvions pas naviguer non plus. Il n’était également pas question de se lancer dans un gros projet… Parce qu’il y avait du vent… Dame Nature a encore pris le contrôle de notre journée. Cela fait partie de la game. Quand il y a du bon vent, on peut chasser. Et comme cela peut arriver à tout moment, tu ne peux pas partir sur un projet qui t’empêche de bouger même 10 minutes, parce que si tu chasses pendant ce 10 minutes, tout part en vrille. Donc tu restes stand-by. Et tu lis, tu trouves des petits projets, tu regardes le vent… Et par chance que nous sommes restés. Parce qu’il y a eu des bateaux dans la baie qui ont chassé.

Projet du jour : on joue dans la bouffe

Comme nous avons du temps, nous pouvons faire à manger. Et comme nous n’avons pas d’électricité, une chance que nous avons du temps… Parce que faire du hummus avec un « robot » manuel, il faut être patient… Plus d’une heure à tourner la poignée pour arriver à faire un hummus pas trop motonneux. Non mais, il faut le vouloir son hummus. Est-ce que nous allons répéter l’expérience ? Sûrement, c’est un super entraînement ! Pas besoin de gym quand tu peux faire du hummus manuellement (prenez des notes). Merci Tiffany pour le robot ! Sinon, l’autre projet bouffe a été de trouver des conserves de soupe à quelque part dans la réserve. Comme il commence à faire froid, garder des soupes à disposition est assez pratique.

La question du jour : Mangez-vous bien ?

Comme il s’agit d’une petite journée, pourquoi ne pas répondre à une question que nous avons eue quelque fois de la part de notre entourage depuis notre départ… « Mangez-vous bien ? » Cela inquiète les gens ça il semblerait notre alimentation. Alors, voici la réponse courte : oui. Nous mangeons très bien en fait. Sur Nuage, nous avons tout ce qu’il faut pour nous faire à manger : soit une belle cuisine composée d’un poêle et d’un four au gaz (nous n’avions même pas ça à la maison !) et d’un réfrigérateur. Tout au long de notre route, nous croisons des épiceries régulièrement, donc nous pouvons nous approvisionner sans problème de produits frais. Avant de partir, nous avons fait une bonne réserve de différents produits non périssables que nous aimons : des conserves, des pâtes, des condiments, des sauces, de la fondue au fromage (miam), des épices… Également, Andrée-Anne s’est mise à l’autoclave (merci Marie-Eve!!),  et a fait des repas en conserve : du chili et du bœuf Strogonoff (on aurait aimé en faire plus, mais le temps a manqué avant le départ…). Bref, nous ne souffrons d’absolument aucune carence alimentaire, soyez rassurés 😉 – et en bonus, nous avons même déjà perdu quelques kilos provenant de nos réserves de sédentaires urbains tellement nous mangeons bien !

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Coordonnées : 39°16.634’N 76°34.914’W
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De Baltimore à Baltimore : Dominic mon héros

16 octobre 2018

Ce fut une petite nuit pour Dominic. Le vent a continué toute la nuit. Lorsque le vent est aussi fort, il est difficile de dormir paisiblement. Surtout pour Dominic. Donc il a passé une bonne partie de la nuit aux aguets. Pour les beaux yeux d’Andrée-Anne qui aime dire… Et pour ceux de Nuage aussi 😉. En fait, ce qui est fatiguant aussi, ce n’est pas seulement le fait que nous pouvons chasser, mais aussi le fait que les autres bateaux peuvent chasser également… Et ça, nous n’avons pas de contrôle sur ça, on ne peut que surveiller, et tenter d’éviter le pire si jamais un autre bateau se dirige vers nous.

Le projet du jour : Transférer les données

Un truc que nous n’avons pas eu le temps de faire avant de partir est de vider le disque externe à Dominic qui fonctionne sur le 110 volts. Comme nous n’avons pas de 110 volts sur Nuage (sauf quand nous sommes à quai, ce qui est rare), il fallait trouver un spot pour le faire. Donc Andrée-Anne a passé une bonne partie de la journée à la place à café verte pour utiliser le 110 volts… Rien de très palpitant, mais de fort utile, il fallait récupérer la musique ! Avec tout ce beau temps devant l’ordinateur, j’en ai profité pour vous faire un petit article sur comment nous avons géré nos comptes de téléphonie afin de garder le contact. Avec la téléphonie IP maintenant, il est possible de trouver des solutions super économiques. Vous pouvez lire ça ici : Le cellulaire, on fait quoi avec lorsque nous sommes aux États-Unis et aux Bahamas ?

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Le cellulaire, on fait quoi avec lorsque nous sommes aux États-Unis et aux Bahamas ?

Pour notre voyage de quelques mois qui nous fera traverser les États-Unis et ensuite visiter les Bahamas, il fallait trouver un bon plan pour les services téléphoniques et de données. Voici ce que nous avons fait de notre côté. Maintenant, la plupart des compagnies canadiennes offrent des forfaits plus ou moins avantageux (cela dépend des compagnies) afin de continuer à utiliser notre cellulaire aux États-Unis. Ce n’est toutefois pas le choix que nous avons fait.

Fongo : Téléphonie IP (sur internet) gratuite

Fongo est un service canadien. Sans aucun frais, il est possible d’obtenir un numéro canadien en s’ouvrant simplement un compte. Avec la version gratuite, on peut faire et recevoir des appels, et une boîte vocale est également incluse. Les appels sont gratuits vers un grand nombre de villes au Canada. Moyennant quelques frais, il est également possible d’avoir un forfait de textos, et plein d’autres services. Fongo offre aussi la possibilité de transférer son numéro de téléphone à ce service. Toutefois, nous n’avons pas opté pour cette option pour 2 raisons :

  1. Le site Web est bizarrement fait et mal traduit, ce qui fait que nous avons de la misère à nous y retrouver… ceci nous inspire peu confiance ;
  2. Lorsque l’on regarde la liste des numéros disponibles, l’indicatif 514 ne semble pas l’être, nous ne voulions pas risquer des démarches qui ne fonctionnent pas, donc nous avons trouvé un autre service pour conserver nos numéros.

Ce numéro nous sert principalement pour les gens du Canada qui veulent nous appeler sans faire d’interurbain.

NumberBarn : un stationnement à numéro de téléphone

NumberBarn offre un service très intéressant, soit le parking à numéro. Pour 2 $ USD par mois, il est possible d’y transférer son numéro et de le garder pour plus tard. En plus, cela inclut la possibilité de recevoir et d’envoyer des textos via leur application, ainsi que d’enregistrer un message d’accueil pour les appels, sans boîte vocale cependant. Pour 0,03 $ USD la minute, il est également possible de faire des coups de fil en cas de besoin, toujours via l’application. Nous avons décidé de « parker » nos numéros à cet endroit.

Les forfaits des compagnies locales

Pour compléter le tout, nous avons acheté un cellulaire déverrouillé (donc qui peut fonctionner avec différentes compagnies). Avec ce cellulaire, nous pouvons aller avec n’importe quelle compagnie et prendre un forfait cellulaire qui nous convient. Pour l’exemple, nous avons pris un forfait avec AT&T qui nous donne les appels et textos illimités aux États-Unis et au Canada, ainsi que 8 Go de données, pour 40 $ USD par mois. Attention, les cellulaires déverrouillés ne fonctionnent pas nécessairement avec toutes les compagnies, cela dépend des fréquences, il faut faire attention à cet aspect, celui que nous avons par exemple, un Asus, ne fonctionne pas chez Verizon. Pour l’info, voici quelques noms de compagnies aux États-Unis : AT&T, Virgin, Verizon, T-Mobile. Pour les Bahamas, nous irons probablement avec la compagnie BTC qui offre un forfait de données de 15 Go à 35 $ / mois en prépayé (ceci reste à confirmer), nous n’aurons que de la donnée, mais nous pourrons faire des appels au besoin avec Fongo ou NumberBarn.

De Baltimore à Baltimore : Le vent se lève

15 octobre 2018

Une des raisons qui nous a poussée à venir à Baltimore est la température ordinaire annoncée. Pluie et vent. Tant qu’à être pris à ne pas pouvoir être dehors, aussi bien être dans une ville. Ainsi, on peut se trouver des intérieurs pour changer le paysage.

Aujourd’hui a été une petite journée, nous sommes en vacances après tout 😉 Nous avons été nous promener à pied un peu dans les environs de notre mouillage. La première impression de Baltimore que nous avons eue est que c’est assez beau et propre. Nous sommes arrivés dans un quartier résidentiel qui semble très paisible. Le projet récurrent lorsque nous arrivons en ville est bien sûr de trouver du Wi-Fi. Parce qu’ils le disent… les voileux de jadis cherchaient le vent, les voileux modernes cherchent le Wi-Fi… Bon, on pourrait s’en passer, mais c’est tellement le fun de vous donner des nouvelles, et de nous de notre côté de nous tenir au courant de ce qu’il se passe.

Donc… nous avons décidé de nous rendre au M jaune géant le plus près pour aller profiter du Wi-Fi. Notre balade était particulièrement agréable. Nous avons en chemin trouvé un beau parc (avec des terrains de tennis, oulala!), et découvert les trottinettes en libre-service (que nous n’avons pas testées encore). Ensuite, nous avons passé la rue Baltimore Est… Et tout a changé. Le beau et propre qui nous avait marqué dès le départ a complètement été remplacé par les déchets et les maisons en manque d’amour. D’une rue à l’autre. Nous avons continué notre balade et nous avons finalement trouvé le M jaune. Nous avons pris notre crème glacée. Et nous sommes partis. Direction : la place à café verte près du mouillage plutôt.

Le stress du jour : le vent qui se lève

Nous sommes tellement dépendant de la météo… Afin de limiter notre consommation d’énergie, nous sommes en général au lit assez tôt (20 h), et aujourd’hui, cela a été une bonne chose puisque le vent s’est levé vers 23 h 30. Nous avions donc pu accumuler un peu de sommeil avant la nuit modeste qui nous attendait. Du bon vent, ce n’est pas tant grave, nous avons maintenant une super ancre, toutefois, au mouillage où nous sommes, nous sommes assez nombreux dans un espace assez restreint, et le fond est composé de déchets plutôt que de terre. Ce serait plate de chasser. C’était assez beau de voir toutes ces petites têtes sortir dans les cockpits partout autour. Décidemment, nous n’étions pas les seuls à stresser à propos de notre ancre… Ce n’est pas cette nuit que nous allons dormir.

À propos du mouillage choisi

Nous sommes restés au même endroit

Les photos du jour

 

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