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De la rivière Sassafras à Baltimore : on passe le temps en attendant la fin de la saison des ouragans

14 octobre 2018

Il n’y avait aucun vent aujourd’hui… On repassera pour la voile. Notre idée de départ était d’aller tout de suite à Annapolis, l’arrêt incontournable pour tout voileux. Mais, aujourd’hui, c’est la dernière journée du boat show pour les bateaux moteur (la semaine dernière, c’étaient les voiliers, mais nous n’avons pas pu nous y rendre à temps ☹). Donc nous nous sommes dit que peut-être ce n’était pas le meilleur timing pour y aller. Et tant qu’à aller juste arrêter dans une baie, pourquoi ne pas aller à Baltimore qui est un petit détour, mais pas tant. Kid’eau IV et Fleur des îles s’y arrêtent également.

L’histoire du 40e parallèle et les ouragans

La saison des ouragans en Atlantique Nord se déroule en général de début juin à fin novembre. Et cette saison complique un peu les déplacements en bateau. Et, surtout, les assureurs ne l’aiment pas. Certains voyageurs se retrouvent donc obligés, à cause de leur assurance, de rester au-dessus du 40e parallèle jusqu’à la fin de la saison des ouragans puisque s’ils sont frappés par un ouragans en bas du 40e, ils ne seront pas assurés. Lorsque tu pars du lac Champlain, tu as donc 2 grosses limitations qui dictent un peu ton voyage : la fermeture des écluses et les restrictions des assureurs canadiens et européens.  Donc, tu dois passer les écluses avant le 10 octobre (date 2018), mais ne pas aller plus loin que le 40e parallèle ensuite avant le 1er décembre (date 2018). Ce qui fait que beaucoup de gens se retrouvent à prendre ça relax dans la baie de Chesapeake. Techiquement la baie de Chesapeake est sous le 40e, donc ceux qui restent ici ne sont pas assurés en cas d’ouragan, mais le risque est tellement faible et les protections bonnes ici que ce n’est pas tant dangereux de rester ici. Dans notre cas, nous n’avons pas de restriction de la part de notre assureur puisque nous nous sommes assurés avec une compagnie États-Unienne : Boat US. Avec eux, nous pouvons à peu près faire ce que nous voulons. Mais comme nous sommes des personnes responsables, nous allons rester dans la Cheseapeake un petit bout question de laisser un peu plus passer la saison. C’est donc pour cette raison que nous en profitons pour faire un petit détour vers Baltimore.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 39°16.634’N 76°34.914’W
Ce spot est super. Il est bien protégé, et il y a un dinghy dock pour aller se promener en ville. Côté fond, nous sommes en ville ici, donc on ne sait pas trop ce qui s’y trouve… On sent que ce n’est pas aussi solide qu’on le voudrait, mais comme c’est protégé tout autour par les marinas, cela ne cause aucun souci.  Tout près, il y a une épicerie, une quincaillerie, et quelques restos. Sinon, c’est Baltimore, il y a moyen de trouver des taxis, des autobus, et même des trottinettes électriques partagées.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

De Chesapeake City à Turner Creek dans la rivière Sassafaras : Dominic va toucher les nuages

13 octobre 2018

Dominic a une nuit troublée. Notre boutade d’hier soir qui a laissé la drisse de spi en haut du mât le tracassait. Avec raison. Nous partons aujourd’hui, et nous ne pouvons pas ouvrir les voiles avec une drisse en liberté. La seule manière d’aller récupérer une drisse en liberté est de grimper dans le mât. Simple en théorie pour les habitués de la voile. Toutefois… cela prend de l’équipement, chose que nous n’avons pas.

Throwback 2016 : la première expérience de Dominic dans le mât

Si nous n’avons pas d’équipement, c’est surtout en raison de la première expérience de Dominic dans le mât à l’été 2016. Cette fois-là, il a dû aller chercher l’anémomètre. Pour ce faire, il a utilisé un harnais d’escalade emprunté à un ami. Et il a très souffert. Il a cru devoir devenir castra. Depuis ce temps, il est un peu traumatisé puisque c’est le seul équipement qu’il a utilisé jusqu’à maintenant. Malgré le fait que tous nous disent qu’il nous faut de l’équipement, nous n’avons toujours pas fait le move.

Le projet (euh, non, stress) du jour : aller chercher la drisse de spi

Nous pouvons vous le dire tout de suite, tout s’est bien terminé 😉 Et cela a été vraiment plus simple que nous l’imaginions. Comme nous n’avions pas d’équipement, nous avons demandé à Fleur des îles qui était tout près ce matin si nous pouvions leur emprunter le leur. Ils ont bien volontier accepté, merci les amis ! Le rendez-vous était à 10 h30. Dominic est allé chercher François qui est arrivé avec sa chaise de mât, et Dominic s’est installé… Pour découvrir que c’est très confortable une chaise de mât, rien à voir avec le harnais d’escalade ! Du haut de ses 7 pieds dans les airs, on sentait que la tension montait. Monter dans le mât, c’est loin d’être un party pour Dominic. Ce qu’il faut savoir c’est que Dominic n’aime pas laisser sa sécurité (ou celle d’Andrée-Anne) dans les mains de quelqu’un d’autre. Donc, tenir dans les airs, accroché par une corde qui est elle-même tenue par d’autres gens, cela le stresse terriblement. Il était important bien gérer la drisse qui le montait et le soutenait, il ne fallait pas qu’elle se prenne dans le winch, sinon, il allait passer toute sa vie dans le mât, l’horreur ! Et… c’est ainsi que François et Andrée-Anne ont simplement monté Dominic dans le mât avec la drisse de grand-voile. Dominic, assis confortablement dans sa chaise de mât, a attrapé la drisse de spi, et hop, tout le monde était de retour sur le pont avec le sourire. Fin. Simple de même. Tellement simple que nous allons aller nous acheter une chaise de mât 😊 Youpi ! Accompagnée d’un harnais pour sécuriser nos prochaines aventures dans le mât.

La balade du jour : on entre dans la baie de la Chesapeake

Après 5 jours dans le bassin de Chesapeake City, il était temps de partir. La prochaine étape : la baie de Chesapeake. C’est une très grande baie. Aujourd’hui, nous avons donc convenu d’aller rejoindre Kid’eau IV à la rivière Sassafaras dans Turner Creek. De leur côté, ils ont passé les derniers jours à une marina de Georgetown, plus loin dans la rivière pour régler quelques soucis techniques. Cela a été une pas pire navigation. Il y avait un bon vent pour soulager le moteur, mais pas encore assez pour ne pas l’utiliser. On nous avait dit que ce serait difficile de faire de la voile, et le nous voyons bien que c’est le cas. Si nous voulons avancer, nous n’avons pas le choix d’y aller avec le moteur. Des fois, on trouve ça plate. Mais encore là, il y a des choses ben plus plates que ça 😉

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 39°16.634’N 76°34.914’W
Pour la première fois, nous avons dû nous reprendre à 2 fois pour faire prendre notre Mantus… Un traumatisme pour nous, nous sommes rendus paresseux. Une fois prise en revanche, tout était ok. Le fond est très boueux, c’est probablement pour cette raison que nous avons eu de la difficulté.

Les photos du jour

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De Chesapeake City à Chesapeake City : Micheal arrive

12 octobre 2018

C’est aujourd’hui que nous avons subi Michael. Donc c’est aujourd’hui qu’était notre dernière journée à Chesapeake City. Il commence à être le temps de bouger, on s’ennuie un peu là… Michael n’est pas passé par où nous sommes, nous n’avons eu que du vent relié. Si nous étions restés à Cape May, nous aurions eu du très bon vent, ici, nous n’avons eu que du bon vent (des rafales à 20kn environ, rien de bien grave). Bref, nous avons joué la carte de la super prévention, tout a bien été.

Les vents de Michael sont arrivés à 2 h du matin. Lorsque nous nous sommes réancrés hier, nous nous sommes placés un peu proche du bord du basin. Et cela stressait un peu Dominic. Donc dès 2 heures, il a été en alerte. Cela a été une petite nuit. Le tout s’est poursuivi jusqu’en après-midi, pour ensuite redevenir aussi tranquille que les derniers jours. C’était notre Michael.

L’apprentissage du jour : la suite du projet d’hier soir

Finalement, se désancrer en voulant charger les batteries aura possiblement été une bonne chose pour nous… Lorsque les « bons » vents sont arrivés en après-midi, nous avons vu un voisin voilier chasser dans l’ancrage. Ce voilier était là depuis un bon moment comme nous, et a subi les mêmes jours de petit temps. Notre théorie : à force de subir les revirements de vent et marée, le bateau a tourné autour de l’ancre et l’ancre a fini par se décrocher. Comme nous n’avons eu que très peu de vent, le simple poids de l’ancre et la chaîne pouvait retenir le bateau. Mais quand les vents plus forts sont arrivés, le bateau est parti. Donc, le fait que nous avons décroché en chargeant les batteries hier a peut-être été pour nous une bonne chose… Nous n’étions sûrement en fait plus ancrés. Donc l’apprentissage du jour : après quelques jours ancré, vérifie donc ton ancre…

Le projet site web du jour : une carte de nos déplacements

Nous avons du temps en ce moment… C’est donc idéal pour travailler sur le site Web. Aujourd’hui, je vous ai fait une carte qui montre nos déplacements, ce sera plus facile de savoir où nous sommes. Elle a été ajoutée au bas de l’article 😊

Le projet de soirée : hisser une lumière de mât

Notre feu de mouillage (un feu en haut du mât qu’il faut allumer lorsque nous sommes à l’ancre de nuit), ne fonctionne pas. Il semble y avoir un court-circuit. Rappelons-nous que lorsque nous avons remis notre mât, nous étions assez pressés par la marina… Voilà donc ce qui est arrivé, les connexions ne semblent pas avoir été faites correctement dans le rush. Bref, notre feu de mouillage ne fonctionne pas. Fleur des îles nous a donné une bonne idée, soit hisser une lumière quelconque avec une des drisses (câblots qui servent à hisser les voiles). Dans notre virée au Wal-Mart d’hier, nous avons acheté une petite lumière de camping. Ce soir, c’était le test ! Que nous avons élégamment échoué. Comment échouer un projet aussi simple… Nous allons vous expliquer ça. D’abord, Andrée-Anne a attaché une corde à la lampe pour la redescendre (c’est un bon début quand même).  Le hic, c’est que la corde a été attachée à la lampe, et non la manille de la drisse… Ensuite, Dominic a hissé la lampe avec la drisse du spi (le spi, c’est une voile). Tout va bien encore. Ensuite, est venu le temps de tester et de redescendre la lampe… Dominic de son côté, oublie de débloquer le taquet coinceur de la drisse (donc la drisse est bloquée, on elle ne peut pas redescendre), tandis qu’Andrée-Anne se met à tirer sur la corde… Crac ! Et au loin, Fleur des îles se demande bien d’où vient l’étoile filante sur notre bateau… La lumière a pris une belle débarque. Quand on dit que tout est un projet sur un voilier… Même monter une lumière avec une drisse le devient… La drisse de spi est maintenant prise au ¾ du mât, et il va falloir grimper pour aller la chercher. Bravo les moussaillons !

À propos du mouillage choisi

Nous sommes toujours au basin de Chesapeake City.

Les photos du jour

 

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De Chesapeake City à Chesapeake City : Toujours en attente de Michael…

11 octobre 2018

Nous sommes toujours dans notre basin. Et il fait toujours aussi chaud. Nous avons décidé d’aller voir le monde aujourd’hui. Destination : le Wal-Mart. Youpi. Il nous manque quelques trucs, et c’est un bon endroit pour les trouver. Rien de très glamour, mais pratique. Nous avons fait cette belle expédition avec Fleur des îles.

Le bout excitant du jour : le voyage en taxi

Nous sommes rendus là. Un rien nous diverti. Pour y aller nous avons dû prendre un taxi. En plus d’être assez relax comme endroit, le réseau AT&T ne rentre pas très bien. Donc nous n’arrivions pas à avoir du réseau pour trouver une compagnie de taxi. Pas de souci, l’hôtel de ville est tout proche, et ils sont gentils, on va leur demander. La gentille dame à la réception nous a donné 2 numéros de taxi.

Nous avons choisi un des numéros, et la dame au bout du fil nous a gentiment dit que notre balade de 8 km allait nous coûter 30 $. Ok, c’est genre un peu cher, mais que pouvons-nous faire ? Cela doit être comme ça ici… Bref, c’est bon, nous confirmons la chose et elle nous avise que nous devons attendre 25 minutes… Ok, ce n’est pas comme si nous étions pressés… Le taxi est finalement arrivé 25 minutes plus tard. Le chauffeur a bien pris la peine de nous aviser que le Wal-Mart que nous avions choisi n’était pas son préféré, non. On peut y trouver des bons deals, mais ce n’est vraiment pas le plus beau Wal-Mart du coin. Et, nous sommes mieux de garder notre porte-monnaie proche de nous. Étant lui-même gardien se sécurité également, il nous prévient bien de faire attention, ce n’est pas le Wal-Mart le plus sécuritaire. Nous lui avons dit que nous étions à Atlantic City quelques jours plus tôt. Cela lui a clos le bec. Donc, quand quelqu’un veut de faire peur, dis que tu as été à Atlantic City, c’est simple.

Pour le retour, nous avons rappelé la compagnie. Pour nous faire dire que nous devrions attendre 45 minutes. Non merci, nous avions du réseau à ce moment, internet pouvait nous trouver mieux. Et ce fût le cas. Nous avons appelé une autre compagnie. Et, très étonnamment, le chemin du retour s’est fait beaucoup plus rapidement (visiblement le premier chauffeur s’était donné comme mission de nous promener dans la ville…) et a coûté la moitié du prix, soit 16 $. Donc pour l’info, pour un taxi dans le coin, on appelle la compagnie Key Lime Taxi.

Le projet du jour : sauver Dominic des moustiques

Ils sont agressifs les moustiques dans le coin… Et il y a aussi des petits brulots qui arrachent des bouts de peau. Comme nous sommes à l’extérieur à temps plein, cela peut devenir un irritant. Surtout pour Dominic. Visiblement, il a un sang que ces petites bêtes aiment. Et il commence à gonfler à certains endroits. Les moustiquaires que nous avons ne bloquent clairement pas les brulots. Avant de partir, nous nous sommes équipés en tissu pour faire des moustiquaires supers fins pour que lorsque nous arriverions dans la zone des no-see-ums. Les no-see-ums sont de minuscules moustiques assez agressifs que nous allons croiser inévitablement un moment donné dans notre périple. Est-ce déjà le moment ? Nous ne le savons pas, mais ce qui est sûr, c’est qu’ils sont voraces dans le coin. Donc voilà, l’opération moustiquaire extra fin à commencé aujourd’hui.

Le projet de soirée : charger les batteries

Il n’a pas fait très beau aujourd’hui… nous avons des panneaux solaires pour recharger les batteries, mais quand il ne fait pas beau, on s’entend que le rendement est assez nul. Donc nos batteries avaient besoin d’amour. La technique classique est de partir le moteur. Dominic a appris dans son cours de mécanique de la Société de sauvetage qu’il ne faut pas simplement partir le moteur, mais qu’il faut l’embrayer également. Ok, go la marche arrière. Nous sommes ancrés anyway. Eh non. Qu’est-ce qui ne se met pas à arriver… ? Nuage se met à reculer. Visiblement l’ancre ne nous tient pas. Contexte : il commence à faire noir, il pleut pas mal (ce qui assez cool en fait considérant la chaleur, c’est rafraîchissant), et nous sommes en pyjamas. Un beau show pour les voisins d’ancrage. Nous avons donc remonté l’ancre, tenté de la remettre, fait un tour du basin (question de dire coucou à tout le monde), et finalement mouiller l’ancre à nouveau. Avec en prime, un beau bain de boue pour Andrée-Anne.

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Nous sommes toujours au basin de Chesapeake City.

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De Chesapeake City à Chesapeake City : il fait chaud dans l’trou d’eau

10 octobre 2018

Nous sommes vraiment chanceux. Depuis New-York, nous avons vraiment du beau temps. Cela vaut la peine de le souligner. Nous pensions vraiment nous les geler jusqu’en Floride. Tellement qu’une bonne partie des vêtements d’été est rangée loin dans le fond, tandis que les tuques et mitaines sont bien prêtes dans le hamac à vêtements chauds. Mais ce n’est pas du tout ce qui arrive. Même qu’il nous arrive de nous plaindre de la chaleur – désolés gang, nous savons qu’au Québec le froid commence déjà à vous faire suer. En fait, le principal souci en ce moment, c’est que nous sommes « pris » dans un basin à eau brune à attendre Micheal. Donc même s’il fait super beau et que nous sommes sur un bateau, nous n’avons absolument aucune manière de nous rafraîchir. Mais bon, nous avons vu pire comme épreuve…

Le projet du jour : comprendre comment fonctionne le four

Une chose à la fois sur un voilier. La liste des choses à maîtriser est longue, et le four au gaz ne faisait pas partie des priorités. Mais là nous avons du temps… Donc le projet a été de préparer des pizzas au four – tant qu’à avoir chaud… Qui ont fini en genre de quésadillas à l’italienne, en boules dans nos assiettes. Bref, nous avons réussi à faire fonctionner le four, nous sommes assez fiers de nous. Prochaine étape : le pain. Un jour.

La balade du jour : Chesapeake City

Le centre de Chesapeake City est composé d’une rue d’une longueur de 2 pâtés de maison. Il y a des auberges, des boutiques de cossins, des cafés. C’est un peu ça. Nous sommes allés faire une promenade, parce qu’il faut se dégourdir les jambes, et qu’il faut bien passer le temps… Toujours en attendant Michael…

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Nous sommes toujours au basin de Chesapeake City.

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De Chesapeake City à Chesapeake City : le ménage… l’éternel recommencement

9 octobre 2018

Comme à la maison vous me direz. Et c’est vrai… Avant le départ, ma petite expérience sur le voilier m’a dit que je ferais entre 1 et 2 heures de ménage / tâches ménagères par jour. Et c’est pas mal ce qui arrive. Dans un espace aussi petit, cela ne prend qu’une veste de sauvetage sortie au mauvais endroit pour que tout ait l’air d’un sérieux bordel. Tout doit être remis à sa place aussitôt l’utilisation terminée. Pas besoin de vous dire que ceci est impossible. Surtout en plein navigation. Donc, dépendant de notre niveau de motivation du moment, on a souvent à passer pas mal de temps à juste tout replacer. C’est ce qui est arrivé aujourd’hui.

Notre grosse sortie du jour a été d’aller visiter le musée du C & D Canal, tout juste à côté du basin. La fabuleuse histoire d’un canal. Nous vous épargnons les détails, puisque nous n’en avons retenus à peu près aucun, outre le fait qu’il s’agit d’un des canaux (ou le canal) des plus achalandés du monde. Cela vaut un musée.

Palpitant tout ça n’est-ce pas ? Mais c’est qu’il y en a des journées comme ça, tout n’est pas qu’aventures dans ce type de voyage. Des fois, ce ne sont que des longues périodes d’attente… On dort, on lit, on fait du ménage, c’est le farniente… Et on oublie même de prendre des photos. Donc pas de photos aujourd’hui groupe !

À propos du mouillage choisi

Nous sommes toujours au basin de Chesapeake City.

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De Cape May à Chesapeake City : Nuage file sur la baie du Delaware

8 octobre 2018

Mission accomplie, nous avons réussi à traverser la baie du Delaware en une seule journée, et même plus ! Nous nous sommes rendus jusqu’à Chesapeake City, presqu’au bout du C&D Canal. 64,6 miles nautiques aujourd’hui avec le courant et le vent toujours avec nous, avec une moyenne de 6,15 kn, merci Nuage !

Cela n’a pas été de tout repos toutefois. Quand même, il ne faut pas rêver… Surtout le début. Qui a bien eu lieu à 4 h du matin, en compagnie de Fleurs de îles. À 4 h du matin, il fait noir. Et à ce temps-ci de l’année, le soleil, il ne se lève pas si tôt. Levé prévu pour 7 h 05. Heureusement, la lueur du soleil se fait voir près d’une heure avant le levé officiel, cela donne un coup de main. Donc nous en avions pour près de 2 heures dans le noir.

Le stress du jour : le canal

La première heure s’est déroulée dans le canal intérieur reliant Cape May à la baie. Ce qu’il faut savoir de ce canal, c’est qu’il y a des ponts avec des hauteurs très limitées. Fleurs des îles et nous avons pu passer par ce chemin, mais Kid’eau IV a dû faire le grand tour par la mer à cause de son tirant d’air (la hauteur du bateau / le mât), une petite rallonge de quelques heures pour eux. Par rapport au canal… Normalement, un canal, c’est simple. Tu te tiens au centre, et tu avances. Mais non, pour nous, cela a été la pire partie haha !

D’abord, il y a eu cette rencontre avec le monstre de métal à forme imprécise au 2e pont. Malgré notre super spot à 2 000 lumens, nous n’arrivions juste pas à comprendre ce qui était en train d’apparaître devant nous. Est-ce une barge ancrée en plein centre ? Une sérieuse obstruction ? On passe où… ?! Heureusement, une chance que Fleurs des îles était derrière nous ! Sylvie, qui a l’œil aiguisé, avait remarqué cette structure de jour lors d’une balade et nous confirma qu’il s’agissait en fait d’un pont rotatif pour le chemin de fer. Dans la position qu’il était, c’était ouvert pour nous. Ouf. Pour l’info, il faut passer du côté Nord.

Ensuite est venu la fin du canal. Où, à cette heure tardive, 2 gros bateaux de pêche était bien installés à la sortie. Donc, nous, de nous dire : « %#*@, mais veux-tu ben me dire ce qu’il fait là lui à tout bloquer… », et lui de se dire « $&$*@, mais veux-tu ben me dire ils font quoi là ces 2 perdus en pleine nuit… ». Bref, ce fût une belle rencontre. Ne sachant pas trop par où passer, nous avons commencé à coller le côté Sud du canal. Wrong… C’est d’abord Fleurs des îles qui s’est retrouvé pris dans le fond. Voyant qu’ils étaient pris, nous essayons tant bien que mal de nous diriger vers le côté Nord du canal question de sécuriser Nuage. Pour réaliser qu’il y a des petites bouées qui nous indiquent clairement où passer. Le souci ? Ces bouées ne sont pas indiquées sur les cartes ! Et comme elle sont petites, et non illuminées bien sûr, de nuit, nous ne les voyons juste pas. Il s’en est fallu de peu pour que nous évitions la première. Ne sachant pas trop encore où passer, Dominic décide de coller la rouge rendue maintenant à bâbord. Wrong… C’est maintenant à notre tour de pogner le fond… Heureusement, tout comme Fleurs des îles, nous avons réussi à nous déprendre en quelques coups de roue.

Mais reste maintenant à affronter le bateau de pêcheur. Qui regarde le spectacle, il devait avoir beaucoup de plaisir… Donc il entre en communication avec nous pour nous dire de passer sur son « port side » (bâbord)… « Roger that… » Mais là, il est où son bâbord ? Il n’a pas de feux de navigation allumés, il est ancré, comment on fait pour savoir il est dans quel sens…? Dans le noir, il n’a l’air que d’un gros bloc de bateau, on ne voit pas si nous sommes face à sa proue ou sa poupe (devant ou derrière). Fleurs des îles s’enligne sur le côté Sud, notre bâbord, de notre côté, Dominic est confondu puisqu’il voit bien les filets de ce côté. Et là, le capitaine pêcheur commence un peu à s’impatienter… « North side ! » Donc, il est face à nous… Son bâbord est au Nord… (Suivez-vous encore ?) Mais là, nous avons une petite incertitude… C’est un bateau de pêche, pas la Coast Guard, ce n’est pas parce qu’il nous dit de passer là que c’est ok de passer là, il arrive quoi si la profondeur n’est pas au rendez-vous ? Allez, on augmente le stress tant qu’à… Fleurs des îles s’y lance, passe, et nous le suivons. Nous sommes sortis du canal. Ouf.

La suite du stress : la route jusqu’au chenal principal de la baie du Delaware

Il est maintenant 5 h du matin. Il fait toujours très noir… Et pour ajouter au plaisir, la brume décide de se joindre au party. Même s’il fait nuit, normalement, on peut voir un peu, nos yeux s’habituent. Mais avec la brume, là cela devient un peu plus compliqué. La prochaine heure et plus qui nous attend : rejoindre le chenal principal de la baie. Il est recommandé de naviguer près du chenal puisque la pêche au crabe est très présente dans la baie… il serait dommage de se prendre l’hélice dans un câble de cage… Bref, cette partie a tout de même relativement bien été, rien à signaler. Dominic a vu 2 drapeaux de cage, Andrée-Anne pour sa part a vu plein de méduses en éclairant la surface de l’eau avec le spot.

Et à propos de la Delaware ?

C’est confirmé, il n’y a rien à voir ici. Outre une centrale nucléaire en plein milieu du trajet, on ne croise presque rien. L’eau est brune. C’est bien vrai que cela ne sert à rien de se prendre les pieds ici.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 39°31.574’N 75°48.449’W
Vers la fin du C&D Canal, il y a Chesapeake City. Question d’accommoder les plaisanciers en transit, un beau basin a été aménagé. On y trouve une belle marina avec un beau resto, et un peu d’espace pour s’ancrer. On y rentre très bien. Il y a également des quais gratuits disponibles pour 24 h. Côté ancrages, Active Captain mentionne que nous ne pouvons rester que 72 h, mais il a été impossible de confirmer cette information sur le site de la Ville (pour les quais gratuits, c’est bien écrit 24 h). Côté services, c’est minime. Il y a de l’eau et de l’électricité ($$$), pas de pump out. Pour notre part, nous comptons rester ici jusqu’au passage de Michael dans 3 jours.

Les photos du jour

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De Cape May à Cape May : encore du repos et planification de la suite

7 octobre 2018

Cette journée fût tout aussi occupée que celle d’hier : soit pas vraiment. Le genre de journée que l’on aime à l’occasion… Nos grosses missions du jour ont été d’aller au magasin West Marine pour aller chercher un truc obligatoire et déterminer quand devrait être le départ.

La tergiversation du jour : on part quand…

Notre prochaine étape est la baie du Delaware. D’après plusieurs lectures que nous avons faites, cette baie n’a pas tant la cote. Il est recommandé de ne pas y traîner, autant parce qu’il n’y a rien à voir, que parce que ce n’est pas une baie sympathique par mauvais temps avec son nombre réduit d’ancrages et sa faible profondeur qui peut rendre les vagues désagréables à naviguer. Deux éléments principaux sont à considérer pour notre départ : la marée (le courant) et les vents (pas de Nord, et pas plus de 15-20kn). Et un troisième s’est ajouté en cours de route : une belle tempête, Michael, qui semble s’approcher et qu’il faudrait affronter dans un endroit bien protégé idéalement. La tempête semble prévue pour le jeudi 11 dans la nuit et le vendredi 12. La baie peut se traverser en une ou deux journées. Nous sommes dimanche, le mauvais temps arrive jeudi, il ne faut pas traîner. En considérant tous les éléments, et en jasant avec Kid’eau IV et Fleurs de îles, nous avons décidé de fixer le départ pour demain 4 h du matin. Oui oui, on est rendus là, des vrais marins, on se lève à des heures impossibles pour respecter notre marée. Avec ce plan, nous prévoyons faire la baie qu’en une seule journée (quand même, il faut bien que ça paye cet horaire).

L’achat obligatoire du jour : le USCG Required Placard Set

Nous n’avons pas vu d’endroit officiel qui indique que ceci est obligatoire pour les navires étrangers, mais nous avons attrapé dans un blogue une histoire, où il était raconté que les propriétaires du blogue avaient été importunés par les Coast Guards puisqu’ils n’avaient pas ces fameux collants. Ces collants sont disponibles chez West Marine pour la modique somme de 10 $. Pour si peu, aussi bien aller les chercher juste au cas. Et tant qu’à, voici une liste de matériel obligatoire à avoir sur son bateau lorsque l’on navigue aux États-Unis (question de rendre les Coast Guards heureux), en plus de tout ce que nous avons normalement au Canada :

  • Le USCG Required Placard Set mentionné plus haut. Discharge of Oil et Discharge of Garbage pour les voiliers de 26 pieds et plus, et Waste Management Plan pour les voiliers de 40 pieds et plus. Les 3 collants viennent ensemble, donc aussi bien mettre les 3. Voici les signes en question :
  • Des gilets de sauvetage approuvées par la Coast Guard États-Unienne. Toutes celles vendues au Canada ne le sont pas (ceci reste à valider)… Même celles qui viennent des États-Unis, comme les Mustangs par exemple. Pour remédier à la situation, nous avons acheté des vestes oranges type fer cheval au Wal-Mart tout simplement, au coût de 5 $. Donc oui, la veste à 5 $ cheap prévaut sur la belle veste gonflable à plusieurs centaines de dollars, mais achetée au Canada. Voici les vestes que nous avons achetées :
  • Le distress flag : C’est le drapeau orange. Il faut l’avoir sur le bateau. Tout simplement. Ce drapeau se trouve dans n’importe quelle bonne boutique de matériel de bateau.

 

À propos du mouillage choisi

Nous sommes vraiment paresseux… Nous sommes toujours au même endroit que le 5…

Les photos du jour

 

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De Cape May à Cape May : repos, balade et trouvaille

6 octobre 2018

La journée d’hier nous a particulièrement assommés. Il était hors de question de bouger aujourd’hui. Du moins Nuage. Nous, nous étions en état de bouger un peu quand même. Donc après une matinée dans la catégorie non-productive, nous avons été faire un tour à la Utsch’s Marina pour aller saluer Kid’eau IV et Fleurs des Îles qui y étaient installés. Et nous avons été ensuite faire un tour avec Kid’eau IV découvrir la petite ville de Cape May.

La trouvaille du jour, et le highlight : la plus belle canne à pêche au monde

Ok, ça c’est Andrée-Anne la coquette qui aime la canne à pêche… Outre le fait qu’elle soit belle, elle est aussi super thématique, puisqu’il s’agit d’une real des années 80s ! Malade. Tant qu’à, restons dans le thème. C’est à la boutique de pêche de la Utsch’s Marina que nous l’avons trouvée. En plus de la canne à pêche, nous avons eu droit à un cours 101 pêche à la traîne : comment l’envoyer et retenir avec le pouce pour ne pas tout emmêler le fil, comment revenir et tenir avec pouce pour ne pas tout emmêler le fil…, comment monter un petit set-up au bout pour simplement attacher le leurre, quel leurre prendre… Ainsi que la liste de tout ce qui nous manque encore, dont une puise et gaffe avec un gros crochet. Un monde vient de s’ouvrir, et le porte-monnaie également… Mais nous comptons bien nous amuser.

La visite du jour : Cape May

Cape May est une petite ville touristique du bord de l’Atlantique. Des marinas, des tours de bateau, une plage, un boardwalk et une petite rue piétonne avec les classiques boutiques de t-shirts, de crème glacée et de cossins à thématique de la mer. Une petite balade est toujours la bienvenue lorsque l’on passe trop de temps à ne pas bouger sur un bateau, et Cape May comble tout à fait ce besoin.

À propos du mouillage choisi

Il s’agit du même qu’hier.

Les photos du jour

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D’Atlantic City à Cape May : une 2e journée en mer sportive

5 octobre 2018

Cette journée a duré 5 h 40. Et c’était assez. Wow. 18 kn de vent (33 km/h), des vagues de plus de 6 pieds, et Nuage qui file a plus de 7 kn (13 km/h), et tout ça entre les filets de pêcheurs. Pour un terrestre, cela peut paraître modeste. Mais pour nous, c’était du sport. Beaucoup ne s’aventureraient pas dans de telles conditions, et nous les comprenons maintenant. Nous avons pris tellement d’expérience dans ce 5 h 40…

Bref, cela a été une route sans pause pour Dominic, il a gardé la roue et s’est battu avec les vagues tout au long et ce, sans arrêt. Dès qu’une vague arrivait, il fallait contrôler Nuage qui voulait aller dans tous les sens. Et tout ça dans une zone de pêcheurs. Nous aurions bien aimé nous éloigner de la zone, mais les vagues prises de travers (de côté) nous brassaient tellement que c’était impossible de s’éloigner. Nous n’avions comme seule possibilité que de les garder derrière nous et d’affronter la zone de pêche. La particularité d’une telle zone, c’est qu’il y a des filets au fond, et que ceux-ci sont repérables par des petites bouées et drapeaux flottants. Par petit temps, on les voit bien, par gros temps (comme aujourd’hui), c’est plus hasardeux. Et le danger est que l’hélice se prenne dans un filet…

Est venu ensuite l’arrivée au inlet de Cape May. À ce moment, nous n’avons pas eu le choix de nous mettre de travers et de subir la machine à laver. Même si l’inlet est super bien balisé et protéger par les break waters, dans des conditions comme aujourd’hui, cela devient très chaotique.

Le bout drôle du jour : serre le génois !

Lorsque nous sommes entrés dans l’inlet, le génois (la voile avant) s’est évidemment mis à faseiller (brasser de tous les côtés). Il fallait le gérer. Dominic, avec sa navigation dans le corps lance un beau « Serre le génois », et Andrée-Anne de son côté de se dire « serrer, comme dans ranger ? » Comme nous n’avons que peu de temps, je me lance pour enrouler le génois (le ranger)… Eh non, serrer ici a été utilisé en substitution de border (qui signifie ramener plus la voile vers le bateau, elle devient ainsi plus tendue… de là l’utilisation de serrer…). Bref, nous en rions encore, parce que cela aurait pu réellement mal virer. Les termes, c’est important en navigation.

Le highlight du jour : l’arrivée à Cape May

Avec une telle navigation, disons que d’arriver à Cape May était le graal. Dès que l’on rentre dans l’inlet avec les les 2 break waters, toutes les vagues arrêtent, c’est juste magique. À cet endroit, nous avons même atteint 8 kn de vitesse puisqu’il n’y avait plus de vagues, c’est comme si on glissait.

Le recap de notre première expérience en mer

  • C’est sportif prendre les inlets quand il y a du vent
  • Arriver de nuit dans un inlet, c’est assez bof, nous allons l’éviter maintenant
  • Le voilier doit être dans un ordre parfait, et tout doit être sécurisé à l’intérieur (c’était beau de voir voler les objets dans notre 2e journée…)
  • 6 pieds de vagues annoncées et près de 20 kn, on va repasser pour la prochaine fois.
  • Quand il fait beau, c’est vraiment plus agréable de naviguer en mer

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 38°56.989’N 74°53.224’W
Nous nous sommes ancrés dans l’espace de mouillage directement à l’entrée de l’inlet. C’était la chose à faire. Il est situé à bâbord en entrant, devant les installations de la garde côtière. Le fond est bon. Pour ce qui est des commodités, nous n’avons pas encore visité le coin. Dès que nous nous sommes ancrés, nous nous sommes que reposés de notre navigation. La visite ira à demain.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :