Lee Stocking Island à Lee Stocking Island : la vie de voileux continue

21 février 2019

Une autre journée remplie de projets tout aussi peu engageants, mais divertissants sur l’île de Lee Stocking. Le quotidien de voileux en attente : marche, popotte, gestion des noix de coco, et souper avec les copains de Tribull.

Les activités sportives du jour : l’autre côté de la coque et un peu de marche

Aujourd’hui, c’est Dominic qui est allé passer la tondeuse. Il restait l’autre côté de la coque. Maintenant, Nuage a une super coque tout lisse pour filer vite… lorsque nous pourrons bouger enfin. L’autre activité, ce fût une belle marche. Nous sommes chanceux, Tribull est dans le coin. Et Tribull, ben cela fait plusieurs années que l’équipage se retrouve aux Bahamas, donc ils ont des bons plans à partager. Sur Lee Stocking, il y a quelques sentiers et Tribull nous a invité à aller marcher avec eux aujourd’hui. Et nous avons fait une très belle marche dans le sentier qui sentait le café. Le sentier nous a mené jusqu’en haut de l’autre butte qui est plus haute que celle d’hier, et nous avons eu droit à une super vue de l’île et de la mer. Pour l’info, nous avons mis les accès aux sentiers sur la carte.

Le quotidien du jour : bracelets, popotte, pain, vaisselle

Il y a eu d’autres commandes de bracelets aujourd’hui, Andrée-Anne va finir par être dans le jus! Mention spéciale à Sylvain de Tribull qui a créé un modèle assez original du parfait marin : rouge, vert et blanc. Bon, pour vous terriens, vous pensez sûrement à Noël en voyant ces couleurs, mais pour Sylvain (et plusieurs d’entre-nous), ce sont des feux de navigation. Original ! Sinon, la journée a été ponctuée par le petit quotidien telle que la vaisselle… On a parlé de la vaisselle déjà ? Parce qu’il nous semble qu’elle est omniprésente la vaisselle… Comme nous n’avons juste pas de cuisine, dès qu’un item est sale, la cuisine est en bordel, donc on dirait que nous sommes toujours en train de crouler sous la vaisselle… Ajoute en plus le fait que nous faisons beaucoup à manger (les restos sont rare dans le coin…), et nous finissons par avoir l’impression de passer nos journées à faire de la vaisselle. Bon, fin de la parenthèse.

Côté popotte, c’était jour de luzerne aujourd’hui ! Nous sommes vendus, la germination c’est vraiment génial. Voici la salade de « presque pas de frais qui donne l’impression d’être frais » que nous avons fait : une conserve de légumineuses mélangées, du maïs en grain en conserve, des artichauts en conserve, des cœurs de palmiers en conserve, des olives en conserve, des câpres, de l’ail en pot, des carottes râpées à l’économiseur, des oignons, des tomates et de la luzerne. Cette salade a été inspirée par la salade préparée par Doris du voilier Eaux Vives quelques jours plus tôt. Quand on pense qu’on n’a plus rien de frais… Et pour bien accompagner la salade, on fait du bon pain frais.

Le projet du jour : sortir les noix de coco de leur écorce

C’est bien beau aller chasser la noix de coco, mais pour la manger, il faut l’arranger… Les noix de coco dans la nature n’ont pas du tout l’air de celles que l’on trouve en épicerie… Elles ont une belle grosse écorce/pelure qui ne s’enlève pas du tout comme celle d’une orange. Sylvain de Tribull nous a initié à sa technique assez sportive qui consiste à… peler la noix de coco avec une hache. Tout simplement. Nous avons réussi à en défaire 2. Et pour y arriver, nous avons sûrement brûlé plus de calories que lorsque nous avons monté la butte pour voir la mer. C’était ça le vrai sport du jour.

Et ça se finit comment une journée d’attente ?

Par un souper avec les amis. Ce qui est sympa lorsque tu es au milieu de nulle part, c’est que le plus simple prend tout d’un coup beaucoup plus de valeur que ce que nous sommes habitués. Concrètement cela veut dire quoi ? Ben que tu peux recevoir de la visite avec un macaroni aux tomates et tout le monde est heureux et se délecte. C’est ti pas beau ça ?

Et pour la suite ?

On attend toujours la bonne fenêtre pour George Town. Houston arrive toujours le 25. Nous pensons bien pouvoir arriver le 24 ou le 25. Cela va être juste, mais on croise les doigts ! C’est toujours à suivre…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°45.628’N 076°05.185’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Les photos du jour

📸 Merci à Tribull pour certaines photos

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Lee Stocking Island à Lee Stocking Island : grattage de coque, bracelet, balade et 4 à 6

20 février 2019

Si vous pensez qu’il n’y a rien à faire dans un voilier au milieu de nulle part, détrompez-vous ! Si tu as un peu d’imagination et des attentes pas trop élevées, tu peux vraiment te faire du fun ! Donc, aujourd’hui, ce fût une série de petits divertissements…

La mission du matin d’Andrée-Anne : la coque

Il était temps d’aller passer la tondeuse un peu. Mais, question d’ajouter un peu de piquant à la chose, ce matin, le swell était de la partie. Déjà que plonger à peu près 400 fois en ligne pour aller gratter la coque demande un peu d’énergie, si tu ajoutes en plus la vague qui te pousse où tu ne veux pas, on commence à parler d’un work out pas pire.

Le projet bricolage du jour : une commande de bracelet

Ben oui, même au milieu de nulle part, il est possible de faire des affaires… Du sur mesure pour vous mesdames et messieurs dans le désert des Bahamas 😊 Cette fois-ci, c’est l’invitée de Jolie Brise qui a eu un petit coup de cœur pour un bracelet. Justement, Andrée-Anne cherchait des projets…

La balade du jour : on va voir la mer du haut de la montagne

Ok, la butte. Pas la montagne. C’était un micro-balade en fait. Mais le point de vue est beau par contre ! Tellement qu’on voit des bateaux de touristes arriver tout au long de la journée pour venir monter la butte et voir la mer. Quand même ! Bref, ce fût la 2e activité sportive du jour. On a sûrement brûlé quelques calories avec ça… Du moins, on l’espère.

Les nouvelles du jour : la luzerne

Quand même, on aurait pu en donner avant… Cela fait maintenant 3 jours que les graines germent et elles vont bien ! On dirait bien que nous allons avoir de la verdure fraîche sous peu… Voyez les photos !

Le nouveau cossin du jour : la sling

Nous sommes partis sans sling. Et là vous vous dites, mais c’est quoi une sling ? Avec raison. Si vous ne vous êtes jamais intéressé à la pêche, il y a de fortes chances qu’une sling, cela ne vous dise rien. Donc, une sling, c’est une longue tige munie d’une pointe très pointue d’un côté et d’un système de de propulsion avec un élastique à l’autre bout, et qui sert à attraper les poissons sous l’eau. Voilà. Nous ne voulions pas en acheter une tant que nous ne connaissions pas un peu la pêche (tant qu’à acheter n’importe quoi). Donc nous nous retrouvons là, au milieu des Exumas, avec aucun outil pour pêcher (outre la canne à pêche, mais elle n’est pas super utile dans les faibles profondeurs du bank…) . Et là, nous discutons avec les amis de tout, de rien, de sling, et Jolie Brise nous informe qu’ils ont une sling à bord qu’ils n’utilisent pas. Ah oui ? Eh nous voilà donc en train de troquer la sling contre un bracelet. Simple de même. Nous avons maintenant une sling. Watch out les poissons, on arrive !

La sortie du jour : 4 à 6 sur la plage

Il n’y a rien autour ? Ça fait quoi des voileux ? Ben ça s’organise… Il y a une plage après-tout, pas besoin de plus ! L’invitation a donc été lancée à tous les voiliers dans le mouillage (on commence à être une bonne gang déjà, visiblement, nous ne sommes pas les seuls pris ici) par les jeunes mariés en lune de miel du voilier dont nous avons oublié le nom (désolés!!). Quand même, c’est cute, ils sont en lune de miel depuis 5 mois… Bref, nous nous sommes tous réunis sur la plage et avons pris un petit verre, simple de même. L’occasion a aussi été tout à propos pour qu’Andrée-Anne sortent les bracelets suite aux fortes recommandations de Malic de Jolie Brise (on va l’engager j’cré ben, elle fait beaucoup trop de pub…).

Et pour la suite ?

Des vents forts sont annoncés jusqu’à samedi (23) ou dimanche (24)… Nous espérons toujours nous rendre à George Town pour le 25. Si les vents se calment dimanche, nous serons ok. On se croise les doigts.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°45.628’N 076°05.185’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Les photos du jour

📸 Merci à Tribull pour certaines photos

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Boysie Cay (Rat Cay) à Lee Stocking Island : j’cré ben qu’on va devoir passer un peu de temps icitte…

19 février 2019

La journée a un peu mal commencé. La nuit a été horrible. Le bateau a tangué toute la nuit. À tel point que la première chose ingurgitée au réveil pour Andrée-Anne fût une Gravol… Déjeuner au Gravol, oui oui. Notre projet du jour était bien évidemment de nous rendre à George Town, mais si vous avez bien lu le titre, vous vous doutez bien que ce n’est pas ce qui est arrivé… Donc, après une belle nuit pas reposante du tout, nous avons levé l’ancre… pour aller nous ancrer quelques centaines de pieds plus loin afin de nous protéger des vagues pour retirer le moteur du dinghy en toute sécurité. Ensuite ce fût le départ pour vrai… Derrière nous, dans le cut, il y avait un autre voilier. C’était rassurant de ne pas être seuls 😊 Mais notre escapade n’a pas duré bien longtemps. Nous avons dû nous rendre à l’évidence très rapidement, les vagues étaient trop grosses pour nous et notre chèvre… Nous avons dû rebrousser chemin. Lorsque l’autre voilier nous a croisé, les garçons à bord nous ont fait de grands signes : « Mais vous faites quoi ?! » Sorry les boys, nous n’avons plus 20 ans comme vous, ça brasse trop pour nous… En suivant leur route des yeux, nous croyons finalement qu’ils n’allaient pas à George Town, mais qu’ils traversaient vers Eleuthera, l’archipel d’îles plus à l’est. Dans cette direction, cela brassait un peu moins puisque la vague se retrouvait à être de face, et non de côté…

Le social du jour : ça débarque en masse à Lee Stocking

Nous étions un peu déconfits en raison de nos sorties ratées. Mais, il y avait un peu de vie à Lee Stocking, donc cela nous a un peu remonté le moral (quand on parle de vie ici, on parle de d’autres bateaux, pas de la vie sur l’île, c’est mort ici…). D’abord, c’est Jean qui est venu nous rendre visite. Jean est un regular du coin. Et il est venu nous apporter des tomates qu’il a achetées à Barraterre. Il n’y a pas tant d’agriculture aux Bahamas, mais il y en a Barraterre. Il connaît bien les gens là-bas, et il s’est retrouvé avec une cargaison beaucoup trop grosse pour lui tout seul. Son timing était excellent. Parce que là, oui nous voulons nous rendre à George Town pour accueillir Houston, mais nous avons aussi une autre excellente raison de vouloir aller à George Town : nous avons besoin de nous ravitailler ! Les fruits et les légumes frais commencent à se faire rare sur le bateau, il nous reste un peu de carottes et des oignons, mais c’est pas mal tout… Donc bref, Jean est arrivé au bon moment. Comme nous n’avions pas grand-chose de prévu, nous avons invité Jean à bord et il nous a jasé du coin qu’il visite depuis 25 ans… Il nous a parlé du centre de recherche sur l’île qui était bien vivant avant, et qu’il allait visiter puisqu’il avait une amie qui y travaillait, l’ambiance était bonne sur l’île… Il nous a aussi appris que jadis, bien avant qu’il commence à venir ici, il y avait des iguanes partout sur les îles, mais qu’ils ont tous été mangés. Il semblerait que l’iguane ressemble à du poulet. Eh ben. Maintenant, il ne reste que quelques colonies d’iguanes protégées sur quelques îles de l’archipel. Il semblerait qu’il y a eût des tentatives de repeuplement, mais en vain… Il nous aussi parlé des 2 cochons sur une des îles des Brigantines. Il semblerait que les gens font ça ici : ils déposent des cochons sur une île inoccupée afin qu’ils s’engraissent là tout simplement. Cela doit être moins de trouble que de les garder dans sa cours…

Plus tard dans la journée, nous avons vu des nouveaux bateaux que nous connaissons arriver ! Yé, des amis, Jolie Brise et Tribull arrivent dans les parages ! Ils arrivaient d’Eleuthera, ce qui veut dire qu’ils arrivaient de la mer… Comme leur cap était vers l’ouest, il a été « plus facile » pour eux de prendre la mer aujourd’hui. Mais ce n’était clairement pas une journée pour les cœurs sensibles.

Le projet culinaire du jour : le pain naan, again

Ça s’en vient le pain. C’était le 2e essai aujourd’hui pour le naan et… on doit dire que ce fût pas pire réussi. Ça commence tranquillement à ressembler à la solution que nous allons utiliser pour avoir du bon pain à bord… Nous avons quelque peu ajusté la recette de base de Ricardo par contre et avons ajouté un peu plus de miel pour un peu plus de oumf. Rappel, la recette est ici : Pain naan au barbecue.

À propos de la route entre Rat Cay cut et Lee Stocking Island

Ça passe. Mais pour les petits tirants d’eau. Donc, officiellement, avec un tirant d’eau de 4’11″ comme nous, il est possible de faire Allan Cay jusqu’à Boysie Cay par le bank exclusivement. Avant de nous rendre ici, les lectures et les discussions laissaient croire que nous devrions obligatoirement prendre la mer bien avant, près de Little Farmer. Mais notre expérience nous dit maintenant qu’il y a d’autres options lorsque l’on se déplace à marée haute.

Et pour la suite ?

Notre but, en début de journée, était de réessayer demain matin, mais en fin de journée, nous avons dû capituler : les prévisions ne sont que trop mauvaises. C’est sûr que l’on va rebrousser chemin si on sort demain… On va devoir attendre ici, la protection est assez bonne pour un vent de l’est. Mais là, on ne sait pas du tout si nous allons réussir à nous rendre à George Town. Comme il nous reste quelques jours encore, nous allons laisser le temps filer pour le moment, on croise les doigts.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°45.628’N 076°05.185’W
On se sent bien protégé ici pour l’est. L’île de Lee Stocking est un peu plus haute que les autres vis-à-vis de cette baie, donc cela donne un répit un peu. Tant que le vent est d’est ou nord-est ici, pas de souci !

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Lee Stocking Island à Boysie Cay (Rat Cay Cut) : on visait George Town, on trouve un blow hole

18 février 2019

Ben voilà. La mer n’a pas voulu que nous nous rendions à George Town. Les vagues étaient trop grosses, et le vent n’était pas favorable, il était du sud. On le sait, nous avons une chèvre comme moteur… Nous n’arrivions pas à atteindre à une vitesse intéressante. Malgré la distance assez courte, notre ETA (Estimated Time of Arrival) se retrouvait à être en soirée, cela ne nous tentait pas trop d’arriver de soir. Donc, après réflexion et quelques tours sur nous-même à tergiverser (On attend que le courant soit de notre bord et on retourne à Adderly Cut ? On continue ? Et si on continue, on va jusqu’où, les choix sont limités… ?), nous avons finalement choisi d’avancer jusqu’à Rat Cay quelques miles plus loin et de revenir dans le bank par là.

La découverte du jour : Blow Hole Cay

C’est magnifique dans le coin ! On se sent vraiment au milieu de nulle part (même si on voit des bateaux quand même parfois passer). Nous avons été explorer les petites îles autour. Qui sont en fait des tas de cailloux un peu piquants parce que ce sont en fait des coraux. Vivement les petits souliers pour jouer dans l’eau… La plus sympa que nous avons aimée : Blow Hole Cay. Ce bout de roche est assez petit, et en son centre, il se crée une petite piscine qui est alimentée par l’eau venant du côté mer à marée basse. Nous y sommes allés regarder les poissons pris… Il y avait des beaux soupers. Dommage que nous n’eussions pas de sling pour les attraper…

Le souci du jour : va-t-on se rendre à George Town, et sinon, on fait quoi avec Houston ?

Là, nous sommes un peu embêtés. Nous étions pas mal sûrs de pouvoir nous rendre à George Town aujourd’hui, et ce n’est pas arrivé. Houston arrive le 25. En théorie, cela nous laisse pas mal de jours, si on regarde ça, il reste quand même 7 jours d’ici le 25… Mais en pratique, c’est une autre histoire, puisque la météo ne semble pas vouloir aller dans le bon sens pour nous. Mais là, nous sommes quand même « près » de George Town, du moins via la terre. Pas très loin de nous, il y a Barraterre, qui est accessible en auto à partir de Great Exuma Island, soit l’île de George Town. Donc, techniquement, quelqu’un qui arrive à l’aéroport de George Town peut se rendre à Barraterre en taxi. De notre côté cependant, aller à Barraterre n’est pas nécessairement la navigation la plus safe à faire, disons que les profondeurs sont assez limites. Peut-être qu’à la marée haute nous serions bons, mais… cela implique prendre pas mal de risques, selon nous du moins. À Blow Hole Cay, nous avons rencontré Smiley. Smiley amène des touristes faire des tours de bateau dans le coin, avec un bateau moteur, c’est assez facile de partir de Barraterre et de se rendre où nous sommes à Blow Hole Cay. Pendant que ses invités profitaient de la plage, nous en avons profité pour aller lui jaser et voir quelles pourraient être nos options dans le coin si on ne se rend pas à notre destination. Il nous a finalement laissé son numéro. Si jamais on n’arrive pas à se rendre, on pourrait l’appeler pour qu’il nous amène notre visite dans le coin… Nous n’avons pas parlé coûts par contre…

Le cut #1 du jour : Adderly Cut

Le cut est assez facile. Mais n’empêche qu’il reste un peu stressant lorsque c’est la première fois que tu le navigues, d’autant plus si tu le fais seul. Pour sortir, nous nous sommes dirigés vers le phare de l’île Adderly Cay question de rester dans les bonnes profondeurs, nous nous sommes tellement approchés que nous avons presque eu l’impression que nous allions rejoindre l’île… Et ensuite nous avons bifurqué vers tribord pour prendre le cut. Question de nous aider un peu, nous sommes sortis à l’étale de la marée.

Le cut #2 du jour : Rat Cay Cut

Ce cut est le plus impressionnant. Il est minuscule… Et bordé de beaux récifs. Super accueillant… Heureusement, pendant notre tergiversation à nous demander ce que nous allions faire, nous avons lu que ce cut est l’un des plus faciles, malgré son étroitesse. Et effectivement, ce cut se fait très bien, si tu t’enlignes comme il faut. Le fait qu’il pointe vers le nord-est plutôt que l’est permet à l’eau de rester très calme.

Et pour la suite ?

Demain, nous allons essayer encore de nous rendre à George Town. En espérant que cela fonctionne. À suivre…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°43.741’N 076°01.839’W
Ce mouillage est assez petit. Et pas très bien protégé. Le gros catamaran à côté de nous avait l’air bien confortable… Mais pas nous. On est presque dans la mer à cet endroit, on y est très vulnérable : le vent, les vagues, le swell, le surge, tout y est. C’est un ancrage pour du petit temps seulement.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Brigantine à Lee Stocking Island : balade en lieu déserté

17 février 2019

Micro-navigation aujourd’hui de 5 miles vers Lee Stocking Island. Malgré le peu d’eau qu’il y a dans le coin, cette navigation se fait assez bien en ligne droite entre Brigantine et Lee Stocking. À marée haute, un tirant d’eau de 4’11″ comme nous s’en sort très très bien.

La balade du jour : le centre de recherche abandonné

La particularité de Lee Stocking Island, c’est son centre de recherche de jadis. Jusqu’à 2011 ou 2012 (aux Bahamas, on n’est jamais sûrs de nos infos), il y avait un assez gros centre de recherche sur la vie marine qui était financé / géré par la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis (NOAA). La principale source de financement était un riche mécène. Qui est décédé un jour. Donc le centre a fermé. Plate de même. Donc maintenant, quand on prend une marche sur Lee Stocking Island, on se promène parmi les bâtiments qui n’ont pas été entretenus depuis la fermeture du centre. On peut même encore y voir certaines installations, comme le bâtiment avec les aquariums qui devaient accueillir plein de petites vies marines jadis. Le fait que l’on puisse se promener sur l’île ou non n’est pas très clair… Il semblerait qu’une affiche No trespassing apparait de temps en temps, mais en ce qui nous concerne, nous ne l’avons pas vue… L’île aurait été rachetée il y a 1, 2 ou 3 ans (au choix), et des travaux semblent un peu en cours, nous avons vu une génératrice qui semblait assez récente, et nous avons vu un bateau avec 3 personnes qui semblaient des travailleurs arriver, mais nous n’avons pas d’infos de sources sûres concernant le statut de l’île.

Outre les bâtiments, on peut également trouver sur l’île des noix de coco !! Oui oui, puisqu’au contraire de la croyance populaire, les Bahamas ne sont pas peuplés de palmiers… Eh non. Si tu veux des palmiers, tu dois aller dans les endroits habités où des humains en ont planté (jadis loin loin, il semblerait qu’il y avait des palmiers, mais ils tous été coupés). Et comme Lee Stocking a été bien habitée comme île, il y a des palmiers, donc des noix de coco disponibles à profusion puisque l’achalandage dans le coin n’est pas si grand… Encore une fois merci à B to B pour le heads up.

Le projet « culinaire » du jour : la luzerne

Aujourd’hui, nous nous sommes lancés. Cela faisait déjà un petit moment qu’Océane la madame nous avait offert un beau cadeau : un pot mason avec un col large et des graines à germer. Ça, c’est un des trucs simples pour avoir de la verdure sur un bateau : la germination. Pour une raison obscure, nous étions un peu intimidés par la chose. En fait, c’est surtout le flot constant de nouveautés qui ne nous lâche pas qui nous intimide… Le projet de la germination a probablement été mis de côté puisque nous avions notre dose quotidienne de nouveauté. Bref, c’est aujourd’hui que cela s’est passé. Et c’était quoi le projet en fait ? Ben c’était de mettre des graines de luzernes dans un pot orné d’un bout de moustiquaire, de les faire tremper pendant 4 heures, et ensuite de les laisser germer tranquillement pour les prochains jours moyennant 2 rinçages par jour. C’est tout. On vous revient dans quelques jours avec le résultat…

Et pour la suite ?

Demain, c’est un départ vers George Town. Notre plan est de sortir via Adderly Cut, juste au nord de Lee Stocking Island et de nous rendre à George Town via la mer. Il annonce un peu de vent de l’Est, on devrait être pas pire pour faire de la voile.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°46.291’N 076°06.375’W
Rien à signaler pour ce mouillage. La protection est bonne pour l’est et nord-est. Pour accéder à la terre, on se rend sur la petite plage, on évite les quais qui sont privés. C’est sur la plage qu’il semblerait qu’une affiche No trespassing apparaît parfois… Les cartes indiquent qu’il y a des moorings, mais nous n’avons vu qu’une seule boule, évidemment, nous n’avions pas tant envie de nous y accrocher. Au niveau de l’approche, comme nous sommes arrivés par Brigantine, nous avons fait un petit crush vers le Nord puisqu’il y a une zone avec peu d’eau en ligne droite pour ensuite revenir sur nos pas et longer l’île vers le mouillage (voir les images).

 

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Brigantine à Brigantine : comme une mer de glace

16 février 2019

Dans la catégorie « on est tu ben aux Bahamas » (Bonjour Océane 😉), vraiment, Brigantine est en bonne position. Ici, il n’y a rien d’autre à faire que profiter du temps. Donc, ce fût une super journée en compagnie de B to B et Eaux vives qui s’est résumée par en avant-midi écriture pour Andrée-Anne et maintenance du moteur pour Dominic, en après-midi préparation des prises de B to B et en soirée, festin des rois.

L’apprentissage du jour : le petit cours de préparation des fruits de mer d’Émilie

Ce matin, Simon le pêcheur trop lève-tôt et Émilie sa conjointe sont partis pêcher dans leur coin secret… Et ils ont rapporté un beau butin : des conques, des langoustes, des crabes. Donc en après-midi, les équipages des 3 bateaux se sont retrouvés sur la plage pour la préparation des fruits de mer, le tout sous la supervision et les bons conseils d’Émilie. La grosse job, ce sont les conques… Des heures et des heures de plaisir ça. Et c’est gluant… C’était beau de nous voir chacun notre tour nous battre avec les mollusques qui ne voulaient pas sortir de leur coquillage avec les outils à notre disposition : couteau et tourne-vis. Ce qui est fascinant, c’est que lorsque tu regardes un habitué bahamien préparer une conque, il te fait ça en quelques minutes, pour lui ça a l’air aussi compliqué que d’éplucher une banane pour nous… Tandis que de notre côté, ça a clairement plus l’air un combat ultime. En soirée ensuite, nous nous sommes tous réunis pour manger le butin sur B to B, un beau festin des rois. Merci pour l’accueil !!

Le projet culinaire du jour : le pain naan

Comme les tentatives de pain au four n’ont pas été super fructueuse, et que là, nous sommes officiellement au milieu de nulle part, il nous fallait trouver une méthode pour avoir du pain. C’est là que le pain naan arrive à la rescousse ! En fait, c’est Ricardo qui est arrivé à la rescousse, ben oui, à qui demander d’autre… Bref, aujourd’hui, ce fût la première tentative de pain naan maison inspiré de la recette de Ricardo : Pain naan au barbecue (que nous avons plutôt fait à la poêle en fonte). Et le résultat a été pas pire pantoute ! Il y a du potentiel là, il va falloir continuer les expérimentations…

Le bout wow du jour : la mer qui est trop calme

Ce fût notre soirée la plus calme ever. On a eu la plus mouvementée à Allan Cay, et la plus calme à Brigantine. Il faisait silence comme jamais. Il n’y avait même pas un petit clapoti. Rien du tout. La mer donnait l’impression d’être maintenant glacée, une patinoire… Et, pour ajouter à l’ambiance, il n’y avait évidemment aucun nuage et la lune était assez grosse pour nous illuminer afin que nous puissions tout voir autour. C’était magique, on dirait que nous étions sur une autre planète. C’était si clair que l’on voyait l’ombre des bateaux au fond de l’eau même si nous étions en pleine soirée.  Et comme il n’y avait pas de vent, l’ancre restait tout paisiblement sous le bateau avec sa chaîne enroulée. C’était vraiment wow.

Et pour la suite ?

On déménage vers Lee Stocking Island demain. Eaux vives part pour George Town demain puisque Michel veut aller s’inscrire pour la régate du coin. Pour notre part, nous allons aller à Lee Stocking avec B to B, question de découvrir l’île un peu et aller à la chasse aux noix de coco, il semblerait que le spot est bon !! Ensuite, après-demain, nous partirons vers George Town avant que la météo ne nous soit plus favorable… Houston vient nous rejoindre le 25, ce serait bien arriver avant lui.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°42.852’N 076°09.260’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Little Farmer’s Cay à Brigantine : naviguer dans une piscine…

15 février 2019

Mission accomplie ! Nous avons atteint Brigantine via le bank ! Et c’était magnifique. Pour les yeux, pas pour la voile toutefois. Il n’y avait juste aucun vent. Et aucun vent + pratiquement pas d’eau (6’ d’eau plus souvent qu’autrement), ben ça donne une belle grosse piscine pour naviguer. On voyait le fond parfaitement : les conques, les étoiles de mer, les algues et même… nous avons même eu une visite de dauphins ! Nos premiers aux Bahamas !! De retour à l’âge de 3 ans, again, pour l’équipage. On devrait régler les problèmes du monde avec les dauphins, c’est simple, dès qu’un dauphin apparaît, tout devient merveilleux. On veut des dauphins comme présidents !

À propos de la navigation du jour : Brigantine dans le bank

Pour atteindre notre destination, c’est simple, nous avons fait une grosse courbe dans le bank à partir de Little Farmer’s Cay jusqu’au petit cut entre Brigantine Cay et New Cay. Simple de même. Pas plus stressant que ça. Bon… on dit ça après coup, pendant c’était une autre histoire au niveau du stress 😉 Voici des captures d’écran de notre tracé question de donner une idée.

Pourquoi aller à Brigantine ?

Brigantine ne fait pas partie nécessairement du parcours commun comme c’est un peu excentré et que la profondeur est assez limitée. Alors pourquoi y aller ? D’abord, parce qu’il semblerait qu’il s’agit d’un beau spot à pêche. Ensuite, en plus, c’est vraiment beau à cet endroit. Et totalement inachalandé. Lorsque nous sommes arrivés, il y avait un seul autre voilier, qui était en train de partir. B to B a eu le temps de lui parler. Ce voilier était là depuis 4 jours et n’avait tout simplement vu personne. Même si les Exumas ne sont pas super achalandés, tu vois quand même toujours au moins un autre bateau. Ici, tu ne vois personne. Et ça c’est cool.

Les activités du jour : snorkeling et 5 à 7

Quoi de plus typique ici ? Une fois au milieu de nulle part dans une eau magnifique, c’est difficile de résister… On se jette à l’eau. Nous sommes allés voir un peu ce qu’il y avait sous l’eau près de l’île de Brigantine, ce fût bien plaisant. C’est tellement tranquille et reposant sous l’eau, on y resterait des heures pour regarder les poissons qui font leur petit train-train. Et ensuite, ce fût le 5 à 7 sur B to B, avec Eaux Vives également, merci pour l’accueil 😊

Et pour la suite ?

C’est confirmé. Nous devons être à George Town pour le 25 février puisque Houston arrive. Cela nous laisse 10 jours, on devrait être ok. Demain, nous allons rester ici encore, et ensuite, nous allons attendre le bon vent pour nous amener à George Town. À partir d’ici, nous pouvons prendre la mer près de Lee Stocking Island qui est à environ 5 miles nautiques. Cela devrait donc bien se faire.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°42.852’N 076°09.260’W
C’est tout simplement beau. Cet endroit offre une bonne protection de l’Ouest. Avec du vent d’Est, on ne viendrait pas ici par contre, c’est pas mal exposé. Au niveau courant, nous n’avons rien senti ici.

Les photos du jour

Black Point à Little Farmer’s Cay : on règle le cas de Navionics

14 février 2019

Petite navigation aujourd’hui en eau assez calme. L’idée était de couper en deux la navigation vers Brigantine.

Le projet du jour : installer Homeport de Garmin sur l’ordinateur

Après moult discussions avec les gens, nous sommes arrivés à une conclusion que d’autres ont déjà conclue : Navionics, aux Bahamas, c’est de la m@%?(. Le souci, c’est que c’est ce que nous utilisons beaucoup comme logiciel. Le problème majeur avec Navionics, ce sont les profondeurs. On ne peut juste pas savoir si elles sont bonnes. Parfois, c’est astronomique les différences de profondeurs affichées sur Navionics versus la réalité. Cela peut devenir très dangereux. Et anxiogène. Nous avons également un petit GPS Garmin, mais nous ne l’aimons pas beaucoup, il est vraiment petit. Donc… flash du jour : il doit bien y avoir une manière de lire les cartes de Garmin que nous utilisons sur le GPS et qui sont stockées sur carte SD sur l’ordinateur, et ainsi profiter d’un plus grand écran pour consulter les cartes. Une courte recherche Google (m*erci Google, fidèle compagnon as usual), nous a permis de trouver le logiciel que Garmin met gratuitement à la disposition des gens pour lire les cartes : Homeport. Simple de même. Mais là, petit souci technique… Pour que le logiciel trouve les cartes, elles doivent être sur un répertoire externe, elles ne peuvent pas être dans un dossier de l’ordinateur, donc, si on insère la carte SD dans le lecteur, Homeport voit les cartes, mais si on fait une copie des cartes sur l’ordinateur, il ne les voit pas. Défi. Merci encore à Google. Après un peu d’exploration et d’essais et erreurs (dont nous allons vous épargner les détails), nous avons trouvé comme solution d’installer le logiciel Dekart Private Disk Light qui permet, à la base, de créer sur l’ordinateur un disque virtuel caché (il y a d’autres logiciels du même type, mais celui-ci est assez user friendly, c’est principalement pour cette raison que nous l’avons choisi). Du fait de sa configuration, celui-ci se retrouve à être considéré comme externe. Donc… Homeport détecte les cartes lorsqu’elles sont dans un dossier créé via Private Disk Light. Fin des trucs technos pour maintenant !

La capsule météo du jour : le printemps arrive ?

Ça, cela peut paraître un peu étrange pour nous gens du Nord. Depuis hier, on dirait que l’on sent un changement dans la température. C’est un peu plus chaud, et plus humide, rien d’énorme, mais le feeling est différent. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que c’est l’hiver ici également même si pour nous c’est une température d’été. Et là, c’est comme si on sent le printemps arriver. À suivre…

Et pour la suite ?

Demain, c’est direction Brigantine. Via le bank. Il y a un peu de nervosité dans l’air… Et s’il n’y avait pas assez d’eau… ? Il semblerait que du vent d’Ouest est annoncé pour plusieurs jours. C’est rare ça de l’Ouest. Et ça tombe bien puisque l’île de Brigantine protège du vent d’Ouest. Pour une fois que nous sommes en harmonie avec la météo…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°57.295’N 076°19.013’W
Ici, le facteur incomodant au niveau du mouillage, c’est le courant. Grâce aux conseils d’Eaux Vives, nous avons toutefois réussi à trouver un petit coin qui ne bouge pas trop, près de l’île de Little Farmer’s Cay. Contrairement à la dernière fois que nous sommes venus dans le coin (lors du festival 5F), il n’y a pas grand monde, donc nous avons le choix de l’endroit où nous voulons nous ancrer. Et comme il n’y a eu à peu près pas de vent, ce fût très confortable.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Black Point à Black Point : une petite dernière

13 février 2019

C’est la fin pour Black Point (du moins pour le moment…). C’était notre dernière journée, une petite dernière qui nous confirme que nous sommes prêts à bouger. Nous sommes quand même bien heureux d’avoir pu (dû) passer autant de temps ici puisque, vraiment, c’est un super endroit pour s’accrocher les pieds. C’est clairement un coup de cœur. Pour une raison que nous ignorons, l’ambiance est juste bonne ici. Et on y trouve ce qu’il faut : des commodités de base (de l’eau, une buanderie, un endroit pour les déchets, et des micro-épiceries), des beaux spots pour profiter de la mer ou du bank, de la protection de vent du Nord au Sud en passant par l’Est (dommage qu’il n’y en ait pas pour l’Ouest, mais il est si rare l’Ouest), et des endroits pour voir des gens. Qu’a-t-on besoin de plus ? Ah oui, un terrain de tennis. S’il avait eu un terrain de tennis pour Dominic, nous aurions pu statuer que c’est le paradis !

La petite corvée du jour : l’eau

On est un peu anxieux là-dessus… Quand tu passes trop de temps à un endroit où tu as accès à des ressources, tu as l’impression que tu vas manquer de tout quand tu n’y seras plus… Donc, nous avons pris le temps de bien tout remplir l’eau, même si nous en avions pour beaucoup de jours (semaines) encore. Mais, la particularité du jour, c’est qu’il n’y avait pas de pression… Du moins, pour une bonne partie de la journée. Pour notre part, nous avons été chanceux, elle est revenue pendant qu’on remplissait nos bidons. Donc… la morale du jour est : ne compte pas sur les installations, il n’y a aucune garantie que cela fonctionnera au moment où tu en as de besoin, donc : assure-toi toujours une autonomie de plusieurs jours, aller au bout des ressources n’est clairement pas une bonne idée…

Le moment on vit sur un bateau du jour : on commande une pizza via la VHF

Il nous est arrivé quelques fois de nous sentir un peu paresseux et de ressentir une petite envie de pizza au milieu de nulle part. Tsé, juste décrocher le téléphone et commander… Ben aujourd’hui, nous avons réalisé notre envie : nous avons commandé une pizza au Lorraine’s Café via la VHF ! C’est donc possible ! Il n’y a pas de livraison toutefois, on n’en est pas là. S’il faut commander, c’est parce qu’il faut aviser le restaurant 1 h 30 d’avance que nous voulons une pizza (ne posez pas de question, ce sont les Bahamas…) pour pouvoir en avoir une au restaurant. Bref, nous avons été comblés, et avons pu manger une pas pire pizza (ce n’est pas leur spécialité quand même) en compagnie du voilier Eaux Vives et du bateau B to B.

Et pour la suite ?

Demain est le grand jour ! On part ! Nous partons avec Eaux Vives et B to B qui nous ont proposé un plan hors des sentiers battus. Le voici. Nous allons d’abord nous arrêter à Little Farmer’s Cay à une dizaine de miles nautiques, et ensuite, nous nous rendrons aux Brigantines après demain, puisque les prévisions annoncent un peu de vent de l’Ouest (ce qui est très très rare), et à cet endroit, c’est mieux d’avoir de l’Ouest. Ce qui sera particulier, c’est que nous nous y rendrons via le bank. Ceci n’est pas une navigation courante, peu de gens passent par le bank pour s’y rendre, en général, les gens sortent en mer. Pour effectuer cette route, il faut un assez petit tirant d’eau (moins de 6 pieds), ce qui est le cas de nos 3 bateaux. À suivre…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°6.088’N 076°24.190’W
Nous sommes toujours au même endroit.

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Black Point (Little Bay) à Black Point : parfois, mettre les choses en perspectives, cela peut être bien…

12 février 2019

Grosse navigation aujourd’hui… Nous sommes retourné au mouillage Nord de Black Point (un gros 2.8 miles nautiques). Le swell était devenu trop inconfortable au mouillage de Little Bay. Nous avons étiré jusqu’au bout… Quand nous sommes devenus le dernier bateau ancré, nous nous sommes finalement résignés à quitter notre nouveau mouillage préféré. Nous avons été chanceux quand même d’avoir pu passer autant de jours au même mouillage !

La sortie du jour : le Scorpio – ça fait du bien de jaser avec les gens…

Ben oui, c’est mardi… On va où ? Au Scorpio ! Happy Hour… Et, aujourd’hui, il y avait pas mal de gens qui s’étaient donné rendez-vous… Il y avait de l’ambiance là. Et des tam-tams pour occuper Dominic. Ce n’est pas du tennis, mais… Bref, belle soirée ! Qui a permis au capitaine, en plus de jouer du tam-tam, de discuter avec pas mal de gens et de relativiser un peu notre ressenti face au voyage actuellement… Le moral des troupes n’est pas mauvais du tout, mais même malgré le fait que nous sommes sur le break depuis quelques jours, on ressent un peu de fatigue et parfois on a l’impression d’être dépassés, et cela nous fait nous poser pas mal de questions… C’était le temps de jaser avec du monde. Ce qui est ressorti des discussions est que c’est un peu normal que nous soyons un peu patate. Beaucoup sont ici depuis plusieurs années, ce qui fait qu’ils sont en forme et plus relax autant mentalement que physiquement. La première année, c’est difficile, surtout si tu as fait l’Intracoastal en plus. Tu es toujours dans la nouveauté, tu dois constamment dealer avec tes routes, tes ancrages, tu es toujours dans l’incertitude. La navigation aux Bahamas n’est pas simple au début, elle est à apprivoiser, surtout en raison (particulièrement dans le bank) des faibles profondeurs qu’il faut apprendre à gérer (c’est stressant…). C’est normal que nous soyons fatigués, le break ici à Black Point était finalement tout à propos. La soirée a en quelque sorte été rassurante, puisque de parler avec les gens avec franchise nous a permis de mettre les choses en perspective. Un moment donné, tu ne peux pas bouger tout le temps pendant 8 mois (la durée prévue du voyage) sans arrêt, cela prend des breaks. Mais le challenge ici, ce sont les conditions météo, parfois, même si tu veux prendre un break, tu ne peux juste pas, il faut bouger pour se protéger, et là, cela peut devenir lourd. D’ailleurs, on nous a même confié, de la part de novices de l’an dernier, que la météo était tellement désagréable l’an dernier (beaucoup de vent) qu’ils pensaient ne jamais revenir, tout ce qu’ils faisaient c’est se cacher du vent, ça joue sur le moral ça. Cette année, c’est une meilleure année (il semblerait) dans les Bahamas, par chance pour nous… Surtout considérant que la partie de l’Intracoastal n’a pas été de tout repos cette année côté météo.

La découverte du jour : la Loaded Fries

Ben voilà. On ne savait pas ça nous que nous ne sommes pas les seuls à mélanger des frites avec n’importe quoi (aka la poutine…). C’est en voulant aller chercher simplement un drink qu’Andrée-Anne est tombée sur Marie du voilier la Toison d’or et Sébastien du catamaran One Life qui étaient en train de commander une Loaded fries. Ils n’ont pas eu à utiliser beaucoup d’arguments pour convaincre Andrée-Anne d’en prendre une : déjà, on parle de frites, et ensuite de guacamole, de salsa, de crème sûre, et de plein d’autres bonnes choses pas nécessairement bonnes pour la santé. Verdict : c’était très bon et étrangement un peu réconfortant.

Et pour la suite ?

Le départ est toujours prévu pour jeudi, direction Sud vers George Town. À suivre…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°6.088’N 076°24.190’W
Nous sommes de retour près du village de Black Point, dans la baie Nord, c’est un peu plus tranquille ici, quoique pas autant que ce que nous avons eu droit comme tranquilité à Little Bay.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :