Lantana à Lantana : le dinghy n’est plus là…

14 décembre 2018

Drôle de journée aujourd’hui. Comme quoi, pas besoin de naviguer pour avoir de l’action… Il y avait des bons vents du Sud aujourd’hui. Et le mouillage ou nous sommes n’est pas protégé du tout du Sud… Cette journée est une journée qui se raconte de manière chronologique.

Nous avons commencé notre journée assez tôt. Le premier projet : aller voir la shop de mécanique diesel tout près du mouillage. Lors de notre arrivée au quai en dinghy, Dominic mentionne candidement… « Penses-tu que les cablôts du dinghy vont lâcher ? C’est solide des cordes, c’est juste l’extérieur qui est effiloché… ». On en reste là…

Arrivés à la shop de mécanique, nous y avons rencontré Eric, originaire de Hong Kong. On comprend ici qu’Eric est son nom États-Unien, il n’a pas pris la peine de nous dire son nom de naissance… Bref, Dominic a posé quelques questions par rapport à ses injecteurs. Parce que là, le souci, c’est qu’il y a de la boucane blanche au démarrage du moteur. Et ce, même si le moteur a été arrêté que quelques minutes ou quelques heures, ce n’est pas juste au démarrage du matin. Et ceci inquiète Dominic, et il croit que cela pourrait venir des injecteurs. Mais cela n’inquiète pas Eric par contre. Selon lui, ce n’est pas un souci, et si la boucane se résorbe ensuite, on ne s’attarde pas à ça. Ok… on va prendre l’opinion.

Ensuite, nous sommes allés voir un voisin d’Eric qui travaille le métal. Il pourrait peut-être nous donner un coup de pouce pour remplacer la pièce de métal sous l’épontille… Bref, il a tout ce qu’il faut, reste à faire nos devoirs de notre côté, soient prendre les grandeurs et regarder comment on veut faire ça.

De retour sur Nuage, Dominic a attaqué le bloc de métal sous l’épontille. Le projet : le sortir de là. Le souci : le trou qui n’est pas assez gros pour le sortir de là. Donc, si on comprend bien, le plancher aurait été mis après la pièce de métal lors de la confection du voilier. Eh ben. Quel beau plan de mettre une pièce en métal dans une cale… Donc, pour essayer de le sortir, il a limé quelque peu le plancher question d’essayer de grossir le trou… Jusqu’à ce qu’il prenne une petite pause et aille voir dehors…

Pour réaliser que le dinghy a disparu. Tout de suite, il pense qu’il a coulé (n’essayez pas de comprendre pourquoi il a pensé ça… un dinghy gonflé qui coule, quels sont les chances…), jusqu’à ce qu’il regarde autour. Par chance, nous avions un vent du Sud. Et le bord de l’eau ici, ou les quais sont, est au Nord de nous. Il était donc ou le dinghy ? En train de se faire brasser sur le quai… En espérant que les coquilles du quai ne l’aient pas trop abîmé…

Maintenant, on fait quoi pour récupérer le dinghy ? On appelle les voisins ! Il y a 2 bateaux près de nous. Un dont on voit le nom, un dont on ne voit pas le nom. On appelle à la radio celui dont on voit le nom… Pour qu’ils nous annoncent qu’ils viennent d’être remorqué par TowBoat, et qu’ils ont les 2 mains dans leurs propres soucis. Ok, pas grave, on va joindre l’autre voilier sans nom… Avec le klaxon tient ! Aussitôt le klaxon résonné, le voisin est sorti de son voilier pour voir ce qui nous arrivait. Avec quelques signes, il comprit que nous avions besoin de lui et est venu à notre rescousse, merci Belleau Wood ! En jasant avec le voisin pendant le rechapage, il apprend à Dominic qu’il est un est mécanicien diesel… Bon, pas sur les voiliers, mais quand même, il a une bonne base puisqu’il a travaillé sur de la grosse machinerie dans l’armée pendant 20 ans. Il nous propose de venir voir le moteur plus tard, double merci Belleau Wood.

Après notre escapade dinghy, de retour sur Nuage, Dominic a tenté de retravailler le trou, mais en vain, pas question de détruire le plancher, du moins pas maintenant… Tandis qu’Andrée-Anne, de son côté, a installé de nouvelles cordes pour le dinghy qui avaient simplement lâché, une usure normale. Heureusement, ceci est arrivé au bon endroit ! Les doutes du matin se sont donc avérés plus que vrais…

Donc… Ce fût le moment de retourner faire un tour de machine pour aller chercher un bout de bois pour tenter de solidifier le bout de métal sous l’épontille, visiblement, le sortir de là ne fera pas partie des projets à court terme, il faut donc trouver une solution temporaire, mais solide… Et vous savez ce que l’on dit des solutions temporaires… En général, c’est rare qu’elles restent temporaires, donc vaut mieux trouver quelque chose qui fonctionne. En consultant la communauté Web des Cherubini, nous avons constaté que ce problème est récurrent sur tous les voiliers de cette génération. Les gens nous sont donné plusieurs idées de comment réparer le tout… Nous avons donc quelques options. Mais pour le moment, nous allons simplement tenter de maintenir le bout de métal à sa place avec un bout de bois.

De retour sur Nuage, Dominic attaque la pièce de métal et trouve une manière de solidifier le tout, du moins, nous croyons, yé !

Une fois tout ça fini, il était temps de luncher. Ben oui, nous n’étions qu’en avant-midi… Et c’est là que le voisin nous rappelle pour nous dire qu’il peut venir faire un tour sur Nuage pour venir voir le moteur. Belleau Wood a le même verdict qu’Eric ce matin. Pas de souci à avoir s’il y a de la boucane blanche lors du démarrage. Si celle-ci restait plus longtemps, oui il faudrait s’en soucier, mais ce n’est pas le cas, donc il ne faut pas s’en faire. Ce ne serait que du diesel qui n’a pas brûlé dans la chambre à combustion… Ok, donc une 2e personne nous dit exactement la même chose dans la même journée. Ceci ne rassure pas nécessairement Dominic, mais c’est assez pour rassurer Andrée-Anne. Donc à suivre pour le moteur…

La journée s’est finalement terminée par une autre sortie. Cette fois-ci pour aller à la maison à Guylaine et Richard pour aller chercher les conserves prêtes (techniquement elles étaient prêtes depuis hier, c’est 24 h au repos après une stérilisation, mais nous étions occupés à faire les touristes hier). Pour cette sortie, nous avons été accueillis par un beau bateau vêtu de ses plus belles décorations de Noël. Celui-ci s’en allait rejoindre la parade de Noël un peu plus bas sur le canal. Dommage, nous ne pourrons pas voir la parade, elle est trop loin ☹ Mais nous en avons au moins vu un !

Et pour la suite ?

Demain, ce sera les courses. Nous avons quelques denrées non périssables qui nous manquent (comme de la bière hihi), donc c’est ce que nous ferons demain.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 26°34.908’N 80°2.846’W
Nous sommes toujours au même endroit.

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Lantana à Lantana : petite balade en machine

13 décembre 2018

Les plans ont changé aujourd’hui… Nous avons décidé de sortir le mot « productivité » de notre journée et de mettre les travaux de côté, et d’aller jouer aux touristes un peu, après tout, nous sommes en voyage ! Et comme nous avons une voiture, nous avons décidé de faire comme dans le temps et d’aller faire un tour de machine !

Notre visite du jour : Hollywood

Le spot du film La Florida. Il faut bien voir ça. Pour Andrée-Anne, c’est sa première fois en Floride, il ne faut pas manquer les classiques. Le verdict : outre le fait que l’endroit était surtout peuplé de têtes blanches en ce milieu de semaine, c’est quand même un endroit pas pire le broadwalk (on ne dit pas boardwalk à Hollywood, mais bien broadwalk…). La plage également est assez belle, elle est large, il y a de l’espace. Bref, une agréable surprise ce Hollywood. Bon, ce n’était pas assez pour nous convaincre d’y retourner, mais cela a au moins défait les quelques préjugés que nous avions (soyons honnêtes, nous en avons tous des préjugés 😉).

Le party pour les papilles du jour : les crevettes bang bang

C’est un classique dans la famille à Dominic, les crevettes bang bang du Bonefish Grill à Fort Lauderdale. On ne pouvait pas ne pas y arrêter à notre retour. Si jamais vous êtes dans le coin, allez les essayer !

Et pour la suite ?

C’est bien beau les vacances, mais il faut continuer à travailler, nous n’avons pas terminé notre préparation ! Donc, demain, on repart sur les tâches. Le projet est de regarder sous l’épontille et de voir comment nous pouvons solidifier le support en métal dessous, et d’aller voir la shop de moteur diesel pas loin pour peut-être trouver un mécanicien qui pourrait nous aider avec le moteur (ben oui, encore le moteur), Dominic fatigue à cause de la boucane blanche au démarrage.

Les photos du jour

 

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Lantana à Lantana : 2 choses, conserves et tennis

11-12 décembre 2018

Ces 2 journées ne font qu’une. Puisqu’elles se résument en 2 choses : conserves et tennis. Pour les conserves, cela a été vraiment plus long que prévu finalement. La journée du 11, nous avons réussi à faire le bœuf stroganoff et la sauce à spaghetti (les 2 plus gros projets quand même), mais le tout s’est terminé à 2 h du matin. La journée du 12, pour sa part, a été consacrée à la dernière petite recette, les poitrines de poulet, question de finir ça en douce. Bref, méchant rush de cuisine, mais nous sommes heureux du résultat.

Côté tennis, Dominic a joué les 2 jours, en double et en simple. Mais… il y a un mais. Et il s’appelle Nuage. Évidemment, nous n’avons pas choisi de nous installer en marina. Ce qui implique que Nuage est à l’ancre tout seul (bon, il y a souvent d’autres bateaux autour, mais ce n’est pas la sécurité d’une marina), et que le dinghy lui est attaché à un quai public. Ce qui fait que… ce n’est pas facile de rester concentré sur l’instant présent si important en jouant au tennis. C’est lors de son match en simple que Dominic a senti le voileux revenir en lui… Il venait de faire une remontée à 4-4 (il perdait 4-0), et c’est en se disant que ce serait plate de perdre après une si belle remontée que tout d’un coup, Nuage lui est venu à l’esprit… « Il y a pas mal de vent, peut-être que Nuage chasse… » « Est-ce que le dinghy sera toujours là au retour… ». Le tennis c’est aussi une question de mental si tu veux gagner des matchs, et c’est pas mal difficile d’avoir l’esprit tranquille lorsque tu as un voilier à l’ancre… Mais ceci n’a pas arrêté la remontée, et Dominic est sorti heureux gagnant du match.

Le clash du moment : le retour à la vie sur terre dans l’équivalent de 50 Nuage

Disons que cela fait pas mal différent des derniers mois de se retrouver dans la très grande et magnifique maison de Guylaine et Richard… C’est tout un clash. Faire à manger dans une vraie cuisine, avoir du Wi-Fi, une piscine, un grand salon, une salle de bain complète, une chambre à coucher… Et le tout super bien décoré et agréable. Sans surprise, on retrouve très rapidement nos habitudes de terriens… Mais malgré tout, après 2 nuits pour Andrée-Anne sur la terre question d’être plus « productive » (cela fait un peu weird d’utiliser ce mot…), Dominic lui restait sur Nuage pour garder le fort, il était temps pour elle de retrouver son mini monde flottant… On est si bien à la maison 😊

Et pour la suite ?

Demain, nous aimerions attaquer quelques petits travaux sur Nuage, soit la tank à eau noire, ainsi que regarder sous l’épontille. À suivre…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 26°34.908’N 80°2.846’W
Nous sommes toujours au même endroit.

 

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Lantana à Lantana : aux chaudrons

10 décembre 2018

Journée 1 de productivité aujourd’hui. Ce fût assez simple en fait. Nous sommes d’abord allés trouver tous les ingrédients et les pots nécessaires à la préparation de nos repas en conserve. Cela faisait un beau panier d’épicerie… Les dames derrière nous à la caisse croyaient que nous nous préparions pour un gros party de Noël. Eh non, on veut juste avoir 2 mois de soupers prêts, vous ne faites pas ça vous ?

Ensuite, s’en est suivi la préparation… Saviez-vous que pour faire autant de conserves, il nous faudra :

  • Couper 9 lbs de bœuf en lanières
  • Couper en dés 5 lbs de carottes
  • Couper en dés 3 céleris complets
  • Couper près de 8 livres d’oignons
  • Couper en dés 10 poivrons
  • Émincer des tonnes d’ail (on ne calcule plus)
  • Couper en quartier l’équivalent de 8 chopines de champignons
  • Et nous en passons…

Bref, méchant projet de préparation. Une fois tout acheté, tu ne peux pas reculer, donc… on se lance les yeux fermés.

Aujourd’hui, le projet de base était de faire la recette de pilons de poulet, soit la simple pour commencer et se remettre dans le bain, et le bœuf stroganoff, en plus de couper les légumes pour la sauce à spaghetti. Ce n’est pas ce qui s’est passé finalement… Comme notre autoclave ne peut prendre que 7 pots à la fois, nous n’avons réussi qu’à terminer les pilons de poulet… Par contre, tout est prêt pour le bœuf stroganoff de demain, et une partie des légumes sont coupés pour la sauce à spaghetti. C’est officiel, ce ne sera pas 2 jours de travail, mais bien 3…

Et le tennis lui ?

C’est bien beau les conserves, mais Dominic, lui, ce qu’il veut, c’est jouer au tennis. Et avec raison, cela fait 3 mois que nous sommes partis, et les terrains se font rare… Les jambes lui fourmillent. Donc, question de renouer avec ses amours, il en a profité également aujourd’hui pour aller voir son ami Pascal à Deerfield (eh non, il n’est pas à Delray finalement… oups). Pascal, qui connaît bien le coin, aurait des joueurs à lui présenter. Il est heureux.

Et pour la suite ?

À la vitesse d’aujourd’hui au niveau de la popotte, c’est sûr qu’il va rester encore 2 jours à faire. Donc… la suite sera conserves, et tennis pour Dominic, puisque Pascal lui a booké quelques matchs dès demain. Pour sauver du temps, Andrée-Anne a décidé de dormir à la maison de Guylaine et Richard, tandis que Dominic restera sur Nuage question de garder le fort.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 26°34.908’N 80°2.846’W
Nous sommes toujours au même endroit.

 

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Lantana à Lantana : Plage et planification

9 décembre 2018

Aujourd’hui, c’était journée on prend ça cool. Parce qu’à partir de demain, nous avons une voiture… Et là, il va falloir optimiser ce temps. Donc aussi bien faire un vrai dimanche aujourd’hui. La journée a d’abord commencé d’abord par une belle grosse nuit tranquille. Yé… Ensuite, nous avons officialisé le fait que nous restons à cet ancrage et bougé Nuage afin de mouiller l’ancre hors de la zone de décharge et loin des épaves. Et finalement, nous avons été faire un tour à la plage municipale de Lantana qui est à quelques minutes à pied du mouillage. Ce n’est pas la plus belle plage que nous avons vue, mais… si tu te concentres que sur la mer et que tu ne regardes pas en arrière, l’effet est là.

Le projet du jour : planifier les prochains jours

Il va falloir être efficaces pour les prochains jours. Nous allons profiter du fait que nous avons une voiture pour faire des choses que nous ne ferions pas sans. Voici donc ce que nous aimerions faire question de nous préparer à traverser vers les Bahamas (évidemment, tout est sujet à changement…).

  • Faire des repas en conserve en masse. Comme nous avons la maison de Guylaine et Richard, et une auto, et que la viande et un peu cher aux Bahamas, et que nous n’avons pas congélateur, nous nous sommes dit… pourquoi ne pas faire une bonne série de repas de viande en conserve ? Ceci aura pour avantages de : 1. Nous aurons de la viande, 2. Nous n’aurons pas à cuisiner 3. Nous allons économiser… C’est assez pour nous convaincre.
  • Faire les courses de denrées non périssables qui nous manquent. Ce qui implique également : faire l’inventaire de ce que nous avons…
  • Monter un système de récupération d’eau de pluie et tout trouver le stock pour le faire.
  • Acheter une nouvelle batterie de démarrage.
  • Faire du lavage. Quand vient le temps de tout sortir, les vêtements, les draps, etc, c’est tout un projet…
  • Trouver comment nous allons réparer le bloc sous l’épontille qui est magané.
  • Possiblement changer les injecteurs du moteur.
  • Aller jouer au tennis. Dominic doit faire une réserve de tennis, il s’ennuie de son sport…

Sinon, dans nos journées de préparation, d’autres tâches seront également à faire avec ou sans voiture :

  • S’équiper pour la pêche.
  • Aller faire un tour sous l’eau pour voir la coque et l’anode.
  • Gérer les vêtements d’hiver. Ils devront être bien rangés dans des sacs étanches et sans air.
  • Réparer mieux la tank à eaux noires (celle qui fuit, beurk…).

Également, il fallait trouver les recettes que nous allons faire en conserve. Voici ce que nous avons choisi :

Ceci devrait nous donner 48 repas pour 2 (des pots d’un litre), et nous prendre 2 jours de travail. C’est une bonne base… Pour info, les noms des recettes sont cliquables si jamais vous avez une folle envie de vous lancer dans les conserves, c’est super divertissant comme projet. Et économique. On vous a dit déjà que nous sommes un peu cheap 😉

Et pour la suite ?

Demain, on se lance dans les conserves ! Donc, au programme : on récupère la voiture, on va faire les courses, et hop, aux chaudrons. S’il fait beau, on pourrait aussi en profiter pour faire une petite saucette dans la piscine… La grosse vie sous le soleil 😉

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 26°34.908’N 80°2.846’W
Nous sommes toujours au même endroit.

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Lantana à Lantana : Bonjour la famille

8 décembre 2018

Bon… on espérait une bonne nuit de repos. On va remettre ça à la nuit prochaine. Parce que cette nuit, à 2 h 30 du matin, qu’est-ce que nous n’entendons pas ? Bang… Bang… Bang encore. Évidemment, on va faire notre tour dehors pour voir ce que cela peut être. Rien à la vue. Cela se passe sous l’eau. Le souci, c’est que nous sommes arrivés en touristes un peu ici, et que nous n’avons pas bien regardé nos cartes. Il semblerait bien que nous sommes ancrés dans une spoil area (zone de déchargement)… Who knows ce qu’ils déchargent ici. Et, en plus, il y a une épave près de nous. Bon, cela fait bang. Donc, on doit cogner quelque chose au fond. On fait quoi ? Comme il n’y a pas trop de vent, nous avons décidé de simplement rentrer un peu de câblot de l’ancre et en mettre le minimum question de s’éloigner de ce qui fait bang. Nous déplacerons le bateau plus tard…

Le coucou du Québec du jour : Guylaine la sœur à Dominic

Aujourd’hui, nous avons vu Guylaine. Elle est venue nous voir avec son amie Suzanne. On était content de voir de la famille 😊 Cela a été une belle journée, nous nous sommes promenés un peu, et sommes allés faire un tour à la maison. Puisque comme Guylaine quitte pour une semaine, elle nous a offert gracieusement de venir nous reposer à sa maison, et d’utiliser sa voiture si nous en avons besoin. C’est vraiment apprécié comme offre, disons que le niveau d’énergie des troupes n’est pas à son plus haut, cela va sûrement nous permettre de recharger quelque peu. Merci tellement Guylaine et Richard. En plus de la maison, nous avons aussi été voir d’autres mouillages dans les parages question de choisir la meilleure option pour les prochains jours que nous allons passer dans le coin. Comme nous sommes en voiture, cela se fait en tellement peu de temps… Bref, merci pour cette visite Guylaine, et nous sommes désolés encore de notre look un peu zombie, on promet que nous ne baillerons pas lors de ton retour la semaine prochaine 😉.

Nos nouvelles notions du jour : l’équipement pour pêcher

Sur le bord du mouillage, il y a une business de pêche, et nous en avons profité pour aller faire un petit tour et apprendre un peu plus sur comment nous allons devenir auto-suffisants dans les Bahamas (you wish…). Ce ne sera pas simple on dirait bien… Mais le staff en place nous a vraiment bien conseillé… les petits hameçons avec micro mouches pour attraper nos appâts, des leurres pour pêcher à la traine, des hameçons pour nos appâts… Bref, nous allons devoir nous monter un beau petit kit. Watcher nous ben dans les prochaines semaines…

Le stress du jour : est-ce que l’ancre va remonter

C’était la fixation de Dominic aujourd’hui. Parce qu’avec les bangs de cette nuit, nous ne savons pas du tout dans quoi nous sommes ancrés. Comme il n’y a pas eu d’autres bang, nous avons décidé de ne pas bouger Nuage pour le moment, et attendre de voir si nous allons quitter le mouillage ou non avant de toucher à l’ancre… Mais là, le bout anxiogène de tout ça c’est : est-ce que l’ancre va remonter… ? Elle pourrait être prise dans l’épave, ou dans un quelconque truc qui a été déchargé ici… C’est tellement difficile d’avoir l’esprit tranquille quand tu voyages en voilier…

Le bout on est romantique pis on ne le sait même pas : le souper aux chandelles

Bienvenue dans notre monde. Ça c’est en fait un petit truc sympa du fait de vivre sur un voilier. Du moins comme nous. Comme nous ne voulons pas trop en demander aux batteries qui sont rechargées par nos panneaux solaires (nous aimons mieux qu’elles soient à leur meilleur pour notre frigidaire), nous utilisons au minimum les lumières de cabine. Donc, pour nous éclairer, nous le faisons aux chandelles et lampes à l’huile. Donc tous les soirs, nous soupons aux chandelles. Quelle fille ne rêve pas de ça 😉

Et pour la suite ?

Demain, nous prévoyons aller explorer un peu les parages. Une petite visite à la plage serait tout à propos… Qu’est-ce que la Floride si on ne va pas à la plage ?

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 26°34.908’N 80°2.846’W
Notre nuit nous a donné quelques infos sur le mouillage…. Il est bon de noter qu’il ne faut pas s’ancrer trop proche des quais dans la spoil area (cette zone est bien identifiée sur les cartes et GPS), et il faut également faire attention aux 2 épaves. Si on est à son affaire, il ne devrait pas y avoir de souci.

Les photos du jour

 

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Hobe Sound (Peck Lake) à Lantana : Dernier stretch avant la pause

7 décembre 2018

Nous avons fait connaissance avec les ponts de la Floride aujourd’hui. Le festival du appelle sur le 9 le bridge operator est commencé. Bon, pour le moment, c’est beaucoup moins pire que nous nous en attendions. Jusqu’à maintenant, tous les bridges operators à qui nous avons parlé ont été vraiment sympas, et les passages ont super bien été. Mais, nous ne sommes qu’au début… Si nous n’avions pas voulu arrêter à Boynton, nous serions assurément sortis en mer pour éviter les ponts, mais cela ne vaut pas la peine du tout de sortir avec la distance actuelle que nous avons à faire.

Donc, aujourd’hui, nous avons atteint notre possible QG pour les prochains jours, voire semaines. C’est ici que nous allons prendre notre break. Les projets : se reposer, préparer notre départ vers les Bahamas (courses et cie), faire des petites réparations sur Nuage, jouer au tennis pour Dominic, rattraper le retard sur le blogue pour Andrée-Anne. Bon, ce n’est pas tant ce que l’on pourrait appeler du repos, mais au moins, nous prenons une pause de navigation.

La petite sortie du jour : le resto péruvien du coin

Tout près du mouillage, lors de notre balade, nous sommes tombés sur une rôtisserie péruvienne dans un centre d’achats (tout est dans un centre d’achats ici…). Et nous trouvions qu’il y avait pas mal de monde pour une rôtisserie de centre d’achats… En général, c’est bon signe ça quand il y a du monde, d’autant plus si les gens à l’intérieur ont un look Amérique latine et que c’est un resto d’Amérique latine. Bref, nous ne fûmes pas déçus du tout. Dans la catégorie bon et pas cher, ce resto excelle. Il se nomme : Victoria’s Rotisserie Chicken.

Et pour la suite ?

Demain matin, nous avons rendez-vous avec Guylaine, la sœur à Dominic, qui a une maison dans le coin. Elle nous offre de venir passer du temps dans sa maison et d’utiliser sa voiture pour la prochaine semaine puisqu’elle quitte… Une offre qu’on ne peut pas refuser 😉

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 26°34.908’N 80°2.846’W
Ce mouillage se nomme Lantana dans Active Captain. Ici, il y a tout ce dont vous avez besoin… un quai de mise à l’eau parfait pour le dinghy, un stationnement (si vous devez voir des gens), des commodités pas loin, un bar pour les intéressés, et la plage municipale pas loin. L’espace est pas pire grand et peut accueillir de nombreux bateaux. La protection est bonne du Nord, de l’Ouest, de l’Est, mais pas du Sud.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Hobe Sound (Peck Lake) à Hobe Sound (Peck Lake) : plage et mangroves, ça c’est la Floride

6 décembre 2018

Aujourd’hui, c’était repos. On sent la fatigue qui commence à prendre pas mal de place en ce moment. Là, nous avons droit au pur bonheur : il fait beau, il fait chaud, le paysage est magnifique… Mais nous en avons dépensé de l’énergie dans les derniers jours. La pause est la bienvenue. Bref, nous avons fait ce qu’il faut aujourd’hui pour nous redonner un peu de oumf : une grasse matinée (on s’est rendus à 8 h quand même…), une balade sur la plage, et une courte balade dans le parc parmi les mangroves et autres végétaux du coin tous aussi exotiques les uns que les autres pour nous gens du Nord.

Le highlight du jour : on respire enfin

C’est reparti. Andrée-Anne recommence à trouver tout ça un peu trop indécent. Lorsque nous avons acheté Nuage en 2016, tout l’été a été trop indécent pour Andrée-Anne. De se retrouver comme ça sur l’eau à profiter du soleil, c’était juste too much. Avec le temps, on a pris sérieusement goût au mode de vie, et c’est pour cette raison que nous sommes partis… Par contre, on le sait tous maintenant, faire de la voile, ce n’est pas que soleil, bikini et martini, oh no. Des journées comme aujourd’hui, c’est en fait notre récompense. De prendre le temps de juste s’étendre sur une plage presque déserte au soleil au mois de décembre et écouter le son des vagues, cela n’a pas de prix. C’est juste complètement indécent.

Et pour la suite ?

On repart demain matin, sans se rusher par contre. Nous voulons nous rendre à un mouillage à Lantana qui est tout près de Boynton, pour ensuite voir Guylaine après-demain. Ce coin sera notre spot pour les prochaines semaines, nous prévoyons y prendre une petite pause pour faire quelques petits travaux sur Nuage, se reposer et se préparer pour les Bahamas.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 27°6.833’N 80°8.564’W
Nous sommes toujours au même endroit. Notre balade d’aujourd’hui nous a confirmé que l’arrêt ici vaut vraiment la peine. Près du palmier qui sort du lot sur le côté Est du mouillage, il y a un beau micro sentier qui mène à la plage, c’est juste génial. Nous le recommandons officiellement.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Malabar à Hobe Sound (Peck Lake) : On continue notre lancée avec le courant

5 décembre 2018

Notre calcul était bon ! Ce matin, nous sommes bien partis avec le courant, et l’avons eu encore avec nous tout au long de la journée. Donc encore une super belle journée de navigation. Et c’est la journée des records aujourd’hui… En 2 jours, nous avons fait 127 miles nautiques (on rappelle que nous sommes un voilier ici), et nous avons complété 11 jours de navigation en ligne ! Ceci n’est jamais arrivé depuis notre départ, 11 jours avec des températures favorables, wow, nous sommes gâtés. Bon, les 11 jours n’ont pas tous été faciles, mais maintenant, nous apprécions vraiment notre situation sous le soleil 😉

Le highlight du jour : l’eau turquoise de Fort Piece

À Fort Piece, il y a un inlet. Ce qui veut dire que l’eau de la mer y entre directement. Et cette eau, ben elle est turquoise. Ça fait sentir le Sud pas à peu près ça de l’eau turquoise ! C’était juste trop beau. C’est presque aussi énervant que quand tu vois des dauphins pour la première fois (je me souviens Atlantic City…).

La nouvelle triste du jour : Fleurs de îles décide d’arrêter en Floride

Veux, veux pas, tu t’attaches aux gens que tu rencontres en route. Fleurs de îles (que Dominic le dyslexique appelait constamment Fleur de sel) est le premier bateau que nous avons rencontré dès Chipman Point Marina au lac Champlain lors du démâtage. Tout au long des derniers mois, nous sommes restés en contact même si nous n’étions pas aux mêmes endroits, et nous nous sommes retrouvés à plusieurs reprises dans les mouillages puisque nos chemins se sont croisés. Pour leur part, ils ont décidé d’arrêter en Floride et de ne pas continuer jusqu’aux Bahamas. Et cela nous a fait un petit quelque chose… Mais, ce n’est que partie remise pour eux…

Le eh ben du jour : on est en avance sur notre horaire

On se rappelle qu’actuellement notre objectif est d’atteindre le coin de Boynton pour pouvoir croiser Guylaine la sœur à Dominic avant son départ du coin. Nous sommes partis un peu en catastrophe de St. Augustine puisque nous ne savions pas du tout combien de temps cela nous prendrait pour parcourir les quelques 200 miles qui nous séparaient de Boynton. En prenant exemple nos 2 premières journées de navigation, nous étions sûrs de ne pas nous rendre. Et là ? Eh bien nous sommes en avance… Donc nous allons en profiter pour prendre une petite pause demain ici à Peck Lake. C’est très tranquille, et il y a un accès à la plage tout près de nous… Ça sonne le timing idéal pour aller se dégourdir les jambes un peu…

Et pour la suite ?

Il ne nous reste que quelques 35 miles nautiques à faire pour atteindre Boynton, donc une journée de navigation. Dans cette partie, nous aurons plusieurs ponts à faire ouvrir, donc c’est sûr que cela ralenti considérablement le tempo, courant avec nous ou non. Donc après notre petite pause de demain, destination Boynton.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 27°6.833’N 80°8.564’W
Peck Lake est en fait dans une réserve naturelle. C’est super beau, et on y est très bien. La protection est de tous les côtés. Le souci ici par contre, c’est la profondeur. Il y a peu d’eau et il faut faire attention à bien entrer au Sud de la bouée G19. Sinon, côté ancre, pas de souci, elle a juste bien pris.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

New Smyrna Beach à Malabar : (courant + vent favorables) + (super génois + capitaine) = 67 miles nautiques dans l’ICW… qui dit mieux !

4 décembre 2018

Journée record aujourd’hui ! Du moins en termes de milage… Nous avons fait 67 miles nautiques. C’est pratiquement impossible ça. Notre plus grosse journée avant celle-ci fût quand nous avons fait Cape May à Chesapeake City, et cette journée-là, nous étions partis à 4 h 30 du matin (quels beaux souvenirs… le monstre de pont rotatif, les bouées dans le noir, le bateau de pêcheur…). Aujourd’hui, nous sommes partis tôt, mais pas anormalement, et nous avons navigué 11 h, ce qui normalement, aurait dû nous faire faire gros max 55 miles, une moyenne de 5 miles à l’heure, c’est bon pour nous. Mais Nuage en a décidé autrement, et le capitaine n’a pas dit non. À la loterie du courant, nous avons été gagnant aujourd’hui. En plus, s’est ajouté un beau vent du Nord (bon, il peut être un peu froid le vent du Nord, mais oh combien apprécié quand tu veux descendre plus rapidement au Sud…). On ajoute à l’équation notre super génois tri-radial et le festival de l’ajustement et des changements de bord… et boom 67 miles nautiques dans une journée. On est un peu fiers.

Le projet du jour : rendre Nuage habitable de nouveau

Avec les changements de température et la fatigue qui commence à s’accumuler, disons que Nuage commençait tranquillement à devenir un beau bordel. C’en était assez pour nous. Donc, pendant que le capitaine Dominic a tenu la roue pendant ces 11 longues heures sportives à manipuler le génois, Andrée-Anne s’est afférée à sortir des cure-dents et les cure-oreilles afin de faire shiner un peu Nuage à l’intérieur. Parce que oui, c’est ça les années 80… C’est comme si personne n’a pensé à cette époque que des fois, c’est bien de nettoyer… Nuage est magnifique à l’intérieur avec son teck partout, mais quel ramasse-poussière ! Le nombres de fentes et de petits racoins est juste astronomique, et on le sait, la poussière, elle aime ça les racoins. Avec l’humidité qui était de la partie il y a de ça quelques jours, les recoins deviennent des civilisations à attaquer au cure-dent. Bref, on respire mieux maintenant sur Nuage, et cela fait du bien.

Et pour la suite ?

Ah là, nous avons bien avancé aujourd’hui, c’est encourageant. Lorsque nous nous sommes arrêtés, nous étions avec la marée, il était autour de 18 h. Si notre logique est bonne, si nous partons dans 12 heures, soit demain matin vers 6 h, nous aurons encore le courant avec nous. Donc, le plan c’est : on continue avec le courant jusqu’où il nous mènera !

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 28°0.654’N 80°33.433’W
Ceci était un mauvais mouillage. En fait, pas tant, mais avec le vent que nous avons eu, ce l’était. Nous avions un beau vent du Nord qui nous a brassé toute la nuit, et cet endroit n’offre à peu près pas de protection. Ce ne doit pas être pour rien que nous étions seuls… Par contre, avec l’angle de l’ICW dans ce coin, c’est difficile de trouver une bonne protection du Nord ou du Sud… Bref, nous n’avions pas tant de choix. Toutefois, l’ancre a pris comme jamais ici, Nuage a freiné lorsque nous avons reculé, un peu plus et la proue rentrait dans l’eau. Lorsque nous avons levé l’ancre, nous avons découvert un fond composé de sédiments, donc les sédiments, c’est du solide. Vive la Mantus 😉

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :