Boca Raton à Boca Raton : bonjour le vent du Sud

20 décembre 2018

Des vents assez forts du Sud étaient annoncés pour aujourd’hui, nous nous en attendions, c’est pour cette raison, entre autres, que nous sommes venus nous ancrer ici, mais… nous ne nous attendions pas qu’ils arrivent dans la nuit. Bref, nous avons eu une mauvaise nuit, nous avons été bien brassés. Mais pas de souci ! De tout façon, nous sommes consignés sur Nuage pour probablement les 48 prochaines heures. Avec des forts vents, cela ne nous tente pas trop de laisser Nuage seul, donc, on y reste, simple de même. Cela a fait une belle journée de farniente, lecture, écriture, écoutage de musique. Et, le comble, c’est que même s’il y a du vent, il a fait beau et chaud ! Donc ce n’est pas trop une torture de prendre ça relax sur Nuage, on est loin des 0° de la Caroline du Sud…

Le stress du jour : un autre qui met 100 pieds de chaîne

La zone de mouillage est assez achalandée ici. Au Nord de nous, nous avons un voisin cruiser (bateau moteur) assez gros. Notre voisinage allait super bien, jusqu’au moment où le vent a décidé de shifter à l’Ouest sans préavis. Ce changement, tout comme le vent, est arrivé à l’avance, le changement était prévu pour demain… Donc, on sent que cela bouge dehors, donc Dominic décide de faire le chien de prairie et de regarder ce qui arrive, pour découvrir que nous pouvons presque atteindre le bateau voisin avec une grande enjambée. S’en suit alors une tentative de discussion pour que le voisin enlève un peu de chaîne, et que de notre côté nous en ajoutions… Il ne veut rien savoir. Donc nous ajoutons du câblot à l’ancre, et tentons de nous sentir confortable. Le souci ici ? Encore un voisin qui a mis beaucoup trop de touée (longueur de chaîne) dans 6 pieds de profond… Donc, le vent a viré de bord, sa circonférence est venue rejoindre la nôtre. Les joies de l’ancrage…

Et pour la suite ?

Les vents continuent demain… Donc nous devrons rester sur Nuage le temps que cela passe. Choisir de s’installer à l’ancre a un super gros avantage : cela ne coûte rien, nada, niet ! Mais cela demande un peu plus de vigilance en revanche, et nous ne pouvons pas quitter comme nous voulons. Ah… c’est la vie il faut bien croire…

À propos du mouillage

Coordonnées : 26°20.736’N 80°4.364’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Lantana à Boca Raton : on voit dans le fond à Boca Raton

19 décembre 2018

Voilà, c’était le temps. Après 10 jours au même endroit, il fallait bien lever l’ancre un moment donné.  Surtout avec le vent du Sud qui s’en vient… Cela a fait du bien ces 10 jours. Nous en avions besoin. Bon, cela n’a pas été que du repos, mais au moins, nous avons pris un break de navigation, nous sommes donc vraiment contents de repartir et en avions envie. Nous avons eu une super belle journée sous le soleil, pas trop chaude, avec presque personne sur l’ICW, bref, on pourrait dire une journée parfaite ! Nous n’avions pas une longue route à faire, Boca Raton est à une quinzaine de miles de Lantana, cela s’est très bien fait. Par contre, il faut ajuster nos calculs ici en termes de miles par jour… Avec les ponts qu’il faut faire ouvrir, il faut s’ajuster, on ne va pas aussi vite qu’on le voudrait. Pour ce petit 15 miles, nous avons eu 7 ponts à faire ouvrir, quand même, ça tient occupé.

Le highlight du jour : les manatees

Partout, il y a des enseignes qui parlent des manatees, mais nous n’en avions pas vus encore… C’est ce matin que cela est arrivé ! En levant l’ancre, un manatee est venu nous dire au revoir. Il avait sûrement mieux à faire que venir nous dire au revoir (genre manger), mais nous aimons croire qu’il était là pour nous… Ensuite, c’est un peu plus tard que nous en avons vu un autre sur la route. C’est génial la faune et la flore ici. On est dans le Sud, on y voit de tout… Des iguanes, des oiseaux magnifiques (et de gros oiseaux…), des dauphins, des geckos, des manatees… Et la végétation, c’est fou, les arbres sont magnifiques, et les palmiers partout… comment ne pas être heureux quand il y a des palmiers partout ?

Le projet du jour : on continue à s’équiper pour la pêche…

Nous vous le jurons, un jour nous allons pêcher, c’est sûr ! Quand le temps sera venu… Nous aimerions que ce soit lors de notre traversée pour les Bahamas. Puisque nous avons maintenant tout ce qu’il faut. Ce matin, avant de partir, nous avons été faire notre tour à la boutique de pêche collée sur le mouillage. Lorsque nous sommes arrivés, nous avons eu des supers bons conseils du staff qui était là, on se devait d’y retourner pour acheter ce qui nous manquait. Donc, nous sommes ressortis avec… des leurres pour les gros poissons, des hameçons pour attraper des appâts, des hameçons pour nos appâts et un petit spray pour protéger notre canne à pêche. Considérant le fait que nous avons acheté un filet au gros W, on pourrait dire que nous sommes maintenant all set pour la pêche à la ligne… À suivre…

L’autre highlight du jour : l’eau claire à Boca Raton

Plus on descend, plus l’eau est belle, c’est encourageant !! À Boca Raton, il y a un inlet où est la zone de mouillage donc l’eau est vraiment belle puisque c’est l’eau de la mer directement. On y voit le fond !! Qui l’eût cru. Dominic était tellement content que dès notre arrivée, il s’est lancé à l’eau pour voir comment l’écosystème sur la coque se portait… Disons qu’il va bien… Malheureusement, on ne peut pas laisser cet écosystème sur la coque, donc tout de suite, il s’est lancé avec le grattoir pour retirer les gros morceaux. Pour l’explication, lorsqu’un bateau est dans l’eau, et particulièrement dans l’eau salée, des organismes viennent se coller à la coque comme des algues et des moules. Tout au long du voyage, nous n’avons pas eu l’eau qu’il faut pour aller voir l’état des lieux… C’était notre première fois. Et il était temps.

La sortie du jour : on va souper downtown à Boca Raton

Question de bien terminer la journée, Guylaine, la sœur à Dominic, est venue nous chercher au mouillage pour aller manger un bon repas sur la rue jet set de Boca Raton, Plaza Real (on est gâtés quand même…). Bref, ce fût une belle soirée. Boca Raton semble être une très belle ville ($$$$), tout est propre, tout est beau, et les autos sont rutilantes. Nous avons été souper au Max’s Grill, et c’était bien bon, nous avons eu une super soirée.

Et pour la suite ?

Pour la suite, nous allons rester quelques jours à cet endroit. Nous prévoyons fêter Noël en famille, et Dominic aimerait jouer au tennis dans le coin, donc, nous somme ici pour jusqu’au 26 minimalement.

À propos du mouillage

Coordonnées : 26°20.736’N 80°4.364’W
C’est un beau spot ici. Parmi les maisons de millionnaires… Le lac Boca Raton est super bien. Il y a peu de profondeur, l’eau est claire, c’est relativement calme. Côté protection du vent, cela risque d’être mieux que Lantana pour le Sud, mais on risque de se faire brasser un peu tout de même. La zone où il y a assez de profondeur est du côté Nord du lac, donc il y a quand même un peu de place pour que la vague se forme. À suivre… Le mouillage est assez achalandé par contre, il faut se trouver un trou. Pour ce qui est accès à la terre, il y a une descente de bateau de l’autre côté de l’ICW, donc c’est super simple, avec des toilettes, et de l’eau potable. Côté services, il n’y a pas grand-chose par contre. Il faut marcher un bon bout pour atteindre l’épicerie, et pour le reste, on passe notre tour, ce n’est certainement pas au centre-ville de Boca Raton qu’on peut trouver une quincaillerie…

La photo du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Lantana à Lantana : la dernière à Lantana

18 décembre 2018

Maintenant que la voiture nous a quitté, nous avons un nouveau défi : rester un peu productif. Nous sommes comme tout le monde, comme nous avons un peu de temps devant nous avant de partir, nous avons une petite tendance à procrastiner… Et il nous reste quand même encore quelques trucs à nous occuper avant de nous lancer de l’autre côté. Donc, ce matin, rien de super sexy… Nous avons attaqué les micro moisissures trouvées quand nous avons fait les changements de vêtements. Et tant qu’à… aussi bien tout démonter la chambre et passer tout à l’eau de javel et, comme il fait super beau et qu’il n’y a que très peu de vent, aérer tout. Cette opération qui semble minime a quand même finalement pris l’avant-midi au complet. Ben oui. Quand ils disent gros bateau, gros soucis… On comprend un peu ici ce que cela veut dire. Nous n’avons qu’un 36 pieds (ce n’est pas si petit vous nous direz, et nous vous répondrons qu’effectivement, mais ce n’est pas si grand non plus…), et cela prend un avant-midi pour remettre en ordre et désinfecter la cabine du devant.

La petite sortie du jour : la plage avec Pascal

Pascal, l’ami à Dominic est venu nous voir aujourd’hui, donc nous sommes allés faire un tour à la plage municipale de Lantana en après-midi. Comme Lantana n’est pas super touristique en comparaison avec certaines autres villes dans le coin, la plage est assez calme, du moins à ce temps-ci de l’année. Il semblerait que c’est après Noël que cela part dans le coin et que tous les snowbirds arrivent. Donc nous avons encore un peu de temps devant nous.

Et pour la suite ?

Vous avez compris que nous avons décidé de ne pas partir aujourd’hui finalement… Mais nous ne pourrons plus retarder. Les vents sont prévus pour après-demain, il faut donc se rendre à l’endroit mieux protégé demain.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 26°34.908’N 80°2.846’W
Nous sommes toujours au même endroit. Nous avons finalement passé plus de 10 jours ici. Ce n’est pas le plus beau mouillage du coin, et pas le plus populaire, mais il est bien pratique avec son quai à dinghy, son stationnement, l’épicerie à 10 minutes à pied. Nous avons été étonnés de voir qu’il y avait si peu de gens qui s’y arrêtent. Outre la deuxième nuit où une dizaine de bateaux sont arrivés, il n’y a eu aucune nuit bien achalandée. Nous nous sommes sentis en sécurité presque tout le long… Effectivement, la dernière nuit, un kayak avec 2 personnes à bord est venu tout près de Nuage vers minuit et a continué sa route vers une maison sur le bord de l’eau pour ensuite retourner au quai de service et partir à bord d’un pick-up en crissant les pneus… Qui sait ce que ces gens faisaient à cette heure si tardive… Bon, Lantana n’est pas la ville la plus excitante non plus, mais en ce qui nous concerne, nous aimons bien être dans les endroits un peu plus low profile.

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Lantana à Lantana : pas très productif, mais tellement plaisant

17 décembre 2018

Petite journée aujourd’hui à Lantana. Dominic a d’abord commencé la journée très tôt en installant notre toute nouvelle batterie de démarrage. Pour découvrir que l’autre que nous avions semble tout à fait en état. Bon… nous en aurons 2, ce n’est pas mal d’avoir des back-ups…

Le oumf du jour : le retour au statut de navigateur

C’est fait, nous avons été reporter la voiture. Pour Dominic, ce fût un soulagement dès qu’il s’est assis dans le Uber, ce n’était plus lui qui conduisait… Plus d’autoroute, plus de stress, on retourne sur notre Nuage et on y va avec the flow, yé. Malgré, tout, ne pensez pas que nous ne sommes pas reconnaissants, oh non, cela a été une super chance d’avoir la voiture, merci mille fois Guylaine et Richard pour cette opportunité. Évidemment, nous n’avons pas réussi à faire tout ce que nous avions à faire pour notre départ, mais, il fallait s’y attendre. On va gérer ça comme ça va venir plus tard. De retour sur Nuage, nous étions tellement contents d’être « pris » sur le voilier que nous avons passer l’après-midi à juste relaxer dans le cockpit et profiter du beau temps.

Et pour la suite ?

Les prévisions météos nous annoncent des bons vents qui s’en viennent dans les prochains jours, entre autres, du Sud. À ce mouillage, nous ne sommes pas du tout protégés du Sud. Nous avons eu du vent du de cette direction déjà depuis que nous sommes ici, nous nous sommes faits brassés un peu, mais ceux annoncés risquent d’être d’un autre calibre, il vaut mieux que nous quittions. Reste à déterminer si le départ sera demain, ou après-demain. Nous voulons nous rendre à Boca Raton à une quinzaine de miles nautiques d’ici, où il y a un mouillage un peu mieux protégé. L’endroit rapprochera également Dominic de possibles joueurs de tennis… À suivre.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 26°34.908’N 80°2.846’W
Nous sommes toujours au même endroit.

La photo du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Lantana à Lantana : les traces du Nord disparaissent tranquillement…

16 décembre 2018

Nous avons beau avoir essayé, nous n’avons pas été capables… Nous avons encore fait des courses aujourd’hui. La liste continue à s’allonger et nous nous disons que tant qu’à… Bref, dernier sprint aujourd’hui pour aller chercher ce qu’il nous manque (du moins ce que nous pensons qu’il nous manque parce qu’ultimement, il ne nous manque sûrement rien…). Nous en avons également profité pour aller chercher une nouvelle batterie de démarrage. Dominic n’aime pas comment Nuage démarre. Donc, il veut une nouvelle batterie. D’autant plus que nous l’avons vidée une fois lorsque nous avons oublié de changer le sélecteur de batterie vers les batteries de services… Donc le frigo a roulé une nuit sur la batterie de démarrage et l’a vidée. Dépendant de l’interlocuteur, certains trouvent ça grave, d’autres disent que ce n’est rien. Donc on ne prend pas de chances, on change.

Notre réalité du moment : la corrosion et la moisissure

C’est un combat. Ce n’est pas compliqué, tu as 2 choix avec ton stock : soit qu’il rouille, soit qu’il moisit. Bon, ce n’est pas tout quand même, mais… tu peux avoir des belles surprises. Donc, il faut prévenir un peu. Et rescaper ce qui peut être rescapé quand tu le trouves un peu trop tard. Les matériaux à surveiller : évidemment le métal (outils, conserves, vis, jusqu’au coupe-ongles…), les tissus (nous ne sommes pas chanceux avec les pochettes, et une veste en jeans a également pris la route des ordures malheureusement) et le cuir et ses copies en cuirette (pochettes encore, souliers). Et c’est là qu’entrent en scène les sacs Ziplocs… On n’aime pas ça utiliser trop les sacs Ziplocs, on s’entend que c’est du plastique… mais il n’existe absolument rien d’aussi efficace pour protéger contre l’air salin et l’humidité, sans prendre trop de place. L’idéal serait d’utiliser des contenants étanches (les bidons), mais leur forme n’est pas super pratique dans les équipets (les « armoires ») qui ont juste des formes hors normes en puisque cela suit la coque. Sinon, l’autre opération consiste à enlever les étiquettes des conserves de métal qui conservent toute l’humidité et participent activement à la corrosion des conserves. Mais, enlever les étiquettes amène un autre projet… soit identifier les conserves, parce que sans étiquettes, difficile de savoir ce qui se cache à l’intérieur. Donc l’autre meilleur ami après les sacs Ziplocs : le sharpie.

La joie du jour : on range les culottes de ski

C’est fait. Les culottes de ski ne sont plus à portée de main. Elles ont retrouvé leur sac sous le lit. Bye bye les culottes, on se reverra quand ce sera le temps (pas trop bientôt svp). Ce qui veut dire que nous sommes assez confiants maintenant que le froid nous laisse tranquille, quel bonheur. On a échangé les culottes de ski et les vêtements chauds contre les vêtements plus légers qui attendaient leur tour patiemment. Cela vaut la peine de le souligner. Évidemment, brasser tout ça nous a fait découvrir de la moisissure à certains endroits qui étaient cachés, donc le dernier atout pour en venir entre en jeu : l’eau de javel pour tout nettoyer. Mais ça, ce sera le projet de demain…

Et pour la suite ?

Demain, nous quittons notre amie la voiture. Ce sera un gros deuil, mais il est nécessaire. Et nous commençons tranquillement à penser à quand nous allons quitter Lantana. Le mouillage est super pour nous, mais on autres choses à voir 😉

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 26°34.908’N 80°2.846’W
Nous sommes toujours au même endroit.

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Lantana à Lantana : déjà 3 mois sur Nuage, c’est l’heure des bilans

15 décembre 2018

Quand tu as une voiture à la disposition, tu trouves toujours quelque chose à faire avec. Dès que celle-ci disparait, tous les projets disparaissent aussi, et la vie sur le voilier continue même si les projets n’ont pas été réalisés… Bref, la voiture nous crée clairement des besoins et un espèce de sentiment d’urgence… « que vais-je faire sans la voiture… ???!! ». Donc aujourd’hui, nous avons fait les courses, comme si nous ne pourrions plus jamais en faire. Rappelons que nous vivons sur notre voilier depuis 3 mois sans voiture et que nous n’avons jamais manqué de rien… Bref, même si nous sommes totalement conscients du ridicule de la situation, nous ne pouvons nous empêcher de tomber dans le piège de la voiture… Et on se rend compte en même temps que nous nous ennuyons pas du tout de la machine et du trafic, nous avons hâte de retrouver notre beat de marins… Disons que quand tu passes de 4 kn sur l’ICW à 100 km/h sur la 95, le choc est considérable… D’autant plus que les gens conduisent particulièrement bien en Floride (vous détectez le sarcasme ici ?)… Le nombre de manœuvres digne d’un mauvais film d’action que nous avons vues est juste trop élevé pour les quelques jours que nous nous sommes promenés…

Le projet du jour : entrer les 49 nouveaux repas dans Nuage

C’est bien beau préparer des repas, mais il faut trouver comment les rentrer… Donc aujourd’hui, giga partie de Tetris pour tout rentrer. Surtout que d’autres denrées s’en viennent, ils ne sont pas tous seuls ces repas. La technique pour tout rentrer est assez simple : tout sortir, pour tout rentrer à nouveau autrement. En général, 2 heures plus tard, on a fini. C’est ça la vie sur Nuage… Sors, déplace, replace, ressors, déplace, change d’idée, replace, réfléchis, ah pis ça ce sera ça, anyway on va recommencer dans 2 semaines.

Déjà 3 mois sur Nuage…

Eh oui, cela fait déjà 3 mois que nous avons quitté notre quai de Plattsburgh pour nous lancer dans l’aventure du Sud. C’est un bon moment pour faire un bilan, qu’en pensez-vous ? Alors voilà comment nous percevons notre aventure depuis le début, le tout avec à peu près aucun recul… Attention, c’est long 😉

Une chose est sûre, c’est que nous ne regrettons pas du tout notre choix de partir, cette aventure sur Nuage est clairement la meilleure décision que nous ayons prise, autant individuelle qu’en couple. Bon… vous avez lu le blogue, vous avez vu des trucs moins drôles, des journées difficiles, mais en aucun cas ces journées n’ont remis en doute notre voyage (sauf une fois pour Andrée-Anne, à 2 h du matin dans la mer agitée par temps très froid entre Beaufort, SC, et Fernandina, FL, là, elle n’était pas de bonne humeur du tout…). Mais nous le savions. Un voilier, c’est beaucoup de travail, autant au niveau de l’entretien qu’au niveau de la navigation. Les journées sont longues et chargées et tu ne peux pas être paresseux. Mais la récompense au bout est tellement magnifique… Lorsque le moteur est arrêté et que Nuage file sur l’eau avec ses voiles majestueuses, lorsque tu te retrouves à l’ancre avec un couché de soleil magnifique, lorsque les dauphins viennent jouer près du bateau, lorsque tu te couches à l’ancre avec le petit roulis de l’eau… Ces moments sont si incroyables que tout ce que tu as vécu avant disparaît automatiquement. Rappelons-le, on n’a jamais rien pour rien.

Les chiffres

Ce 3 mois représente :

  • Nombre de miles parcourus : 1637.7
  • Vitesse moyenne : 4.87
  • Miles parcourus à la voile uniquement : 44.2
  • Miles parcourus au moteur : 1627.9 – dont une grosse partie avec le génois
  • Heures de navigation : 331.3
  • Jours de navigation : 52
  • Sorties en mer : 6
  • Miles parcourus en mer : 391.4
  • Miles parcourus à l’intérieur : 1246.3
  • Changements d’huile : 3
  • Nuits en marina ou mooring : 4
  • Nuits à l’ancre : 88
  • Mal de mer pour AA : 6
  • Mal de mer pour Dominic : 2
  • Cheveux blancs : 23
  • Niveau de happiness général : ⭐⭐⭐⭐⭐

L’expérience que nous avons acquise

Elle est énorme ! Maintenant, nous sommes un peu plus à nos aises, mais nous savons que ce n’est pas terminé… Notre prochaine étape, les Bahamas, saurons nous surprendre assurément, mais nous croyons que nous sommes prêts, nous avons appris (et mis en pratique automatiquement…) tellement de choses depuis notre départ. Déjà, sortir de sa zone de confort sans chaperon est une chose. Sur le lac Champlain, il y a plein de gens, dont Houston, qui nous ont montré et coaché sur comment accéder aux endroits. Nous avons donc pris énormément d’autonomie dans les derniers mois, parce qu’ici, nous sommes seuls (même si la communauté est super active et que nous voyageons parfois avec d’autres bateaux, ultimement, nous sommes seuls). Bref, maintenant, les zones inconnues nous stressent beaucoup moins. D’autant plus que nous savons encore plus comment nous préparer avec les différents outils que nous avons appris à utiliser (les cartes, les guides1, Active Captain, Navionics, le GPS, Aquamap et les tracks de Bob423 et bien sûr, soyons 2018, les nombreux groupes Facebook2 qui regorgent de renseignements).

Maintenant, nous savons également gérer les écluses et les ponts. C’est quand même simple en soi, mais quand tu ne l’as jamais fait, c’est stressant. En plus que tout se déroule en anglais, ce n’est pas notre langue même si nous la maîtrisons pas pire. D’ailleurs, cela fait du bien à l’anglais ce type de voyage…

L’ancrage… nous sommes maintenant des pros de l’ancrage. Au yable l’humilité, on s’autoproclame ! Bon, on parle ici que de l’ancrage à une ancre, et comme nous avons notre Mantus la merveilleuse, c’est devenu vraiment facile comparativement à nos ancrages sur le lac. Reste maintenant à apprendre et maîtriser les méthodes à 2 ancres qui nous seront bien utiles aux Bahamas…

La mer. Ça ça été un gros jump. Et nous avons pris de l’expérience pas mal là. Autant la préparation que la sortie en soit sont exigeantes. Du moins encore. Peut-être que ce le sera toujours, le temps nous le dira. Juste s’assurer que les conditions sont réunies pour une sortie, c’est un projet. Et elle marque la mer… elle s’immisce au plus profond de soi et laisse des traces, il faut la respecter. Lors de la dernière sortie qui a brassé beaucoup, cela a pris plus de 2 semaines à Andrée-Anne pour perdre le petit inconfort qui se manifestait lorsqu’un peu de vague de dessinait… sur l’ICW ! Il faut donc faire attention. Et nous savons également maintenant à quel point les Fs sont importants… fatigue, faim, froid, dans l’apparition du mal de mer. Ce n’est pas l’état de la mer qui va te rendre malade, mais bien le non-respect de ces règles. Et, à titre de confirmation, ce n’est pas quand la vague a été la pire (soit lors de  notre sortie entre Atlantic City et Cape May et le dernier stretch de la Chesapeake) que Dominic a été malade, mais bien quand il n’a pas pu respecter les Fs, en particulier celui de la fatigue qui s’est ajouté au froid dont nous n’avions que très peu de contrôle. En plus des Fs, autre aspect à ne pas oublier : il ne faut pas aller faire de tour à l’intérieur quand ça brasse, ou du moins, le moins possible. On reste dans le cockpit coûte que coûte. Et, finalement, il n’y a pas de souci à utiliser des petites pilules ou autres qui peuvent donner un coup de pouce (Gravol…), parce qu’anyway, une fois que c’est parti le mal de mer, ça ne s’arrête pas comme ça, vaut mieux tenter de bloquer le tout avant que cela dégénère.

La vie à bord

C’est petit un voilier. Et c’est rudimentaire. Mais nous avons beaucoup de confort tout de même. Et c’est important. Il faut s’assurer que passer du temps dans notre maison ne soit pas un fardeau, sinon, cela pourrait briser l’expérience. Pour notre part, nous avons décidé de garder ça assez modeste, et nous sommes bien ainsi. Plus tu ajoutes d’accessoires et surtout d’électronique ou électricité, plus tu as de bugs à gérer, c’est simple comme équation. Donc la vie est simple ici. Et nous ne nous ennuyons de rien… C’est sûr, tout est long. Faire à manger, c’est long. Faire la vaisselle, c’est long. Faire le ménage, c’est éternel ça. Faire sa toilette, c’est long. Même aller au petit coin, c’est long… Bref, il a fallu ralentir le rythme au maximum, et juste prendre le temps de faire les choses et de s’organiser un peu autrement. Ceci n’a pas été un souci du tout pour nous, nous vivions déjà de manière assez modeste et simple avant de partir, nous avons seulement augmenté le niveau de simplicité un peu…

Côté nourriture, pour le moment, ce n’est pas un défi. Depuis notre départ, nous avons toujours été (sauf quelques jours éparpillés) en pleine civilisation et nous pouvions nous ravitailler sans souci.

Un des défis que nous avons cependant est la gestion du stock, autant trouver comment tout rentrer que comment s’assurer de ne pas perdre le stock… Pour ce qui est de tout rentrer, c’est fascinant tous les petits recoins que tu peux trouver sur un voilier. Bon, tout n’est pas accessible en un claquement de doigts, mais tout est là à quelque part. L’inventaire écrit est un outil fort appréciable pour retrouver les items… Au niveau de la quantité, nous croyons bien que nous avons fait l’erreur de trop apporter de choses… Mais, il est encore tôt pour juger. Certains items que nous avons apportés en quantité n’ont pas été utiles encore puisque les conditions n’étaient pas là (exemple la crème solaire…), donc ce sera plus tard que nous pourrons dire si nous avons abusé sur le stock. Du côté de la conservation, c’est une lutte contre la rouille et la moisissure… La veille de notre départ, l’amie Caroline était venue nous voir et nous avait donné un bon coup de main pour mettre une partie des denrées dans des sacs Ziplocs… toutefois, jamais nous aurions cru que presque tout sans exception doit être dans un sac Ziploc… Maintenant, nous ne lésinons plus et avons fait une énorme réserve de sacs, des plus minis au énormes à poignée, question de protéger au maximum ce que nous avons.

Ce que nous nous ennuyons de

Au risque de décevoir certaines personnes… nous ne nous ennuyons de pas grand-chose. Pour Dominic, c’est clairement son tennis. Il aurait aimé pouvoir jouer plus. Mais les circonstances sont rarement favorables. Par exemple, au moment d’écrire ces lignes, la journée aurait été intéressante pour jouer, nous sommes à l’ancre, nous ne bougerons pas pour quelques jours, mais… il vente à écorner les bœufs aujourd’hui, donc, nous sommes consignés sur Nuage, pas question de le laisser sans surveillance avec ce vent. Et c’est un peu toujours comme ça, puisque c’est la météo qui décide de notre emploi du temps, pas nos envies. Donc peut-être que nous pourrions dire que nous nous ennuyons un peu de notre « liberté » de choix quant à notre horaire. Nous disons bien un peu ici. Parce que même dans notre vie de terrien, il y a plein d’éléments qui influencent notre horaire, mais malgré tout, on garde plus de contrôle sur la terre. Évidemment, on s’ennuie également de notre monde… la famille, les amis, mais en même temps, en 2018, c’est si facile de garder le contact, donc nous le ressentons sûrement un peu moins que si nous avions fait ce voyage il y a seulement quelques années. Et… évidemment, nous nous ennuyons du roi Arthur, notre tigre qui se fait garder chez ses grands-parents, nous nous demandons souvent s’il aurait pu être heureux de vivre sur Nuage avec nous… Mais au moins nous savons qu’il est bien où il est 😊

Les plus et les moins de Nuage pour ce type de voyage

Nous adorons Nuage. Et maintenant, nous connaissons pratiquement chaque petits recoins et détails du voilier. Chaque voilier est un compromis, c’est impossible de tout avoir, et nous le savons. Pour le rappel… Nuage est un Hunter Cherubini 36 1980. C’est un voilier parfait pour un couple.

Les plus. D’abord, sa simplicité au niveau de sa conception. Presque tout est accessible sur Nuage. Si une réparation est à faire, nous pouvons accéder à l’endroit sans être un contorsionniste du Cirque du soleil, ça c’est appréciable. Ensuite, il y a l’espace de rangement. Comme Nuage n’a qu’une seule cabine (généralement, les voiliers de cette longueur ont 2 cabines), beaucoup d’espace de rangement a été intégré. Pour les longues sorties, Nuages est également équipé de gros réservoirs (eau 60 gallons, diesel 30 gallons, eaux noires 20 gallons), ce qui nous permet d’avoir une autonomie d’au moins un mois sans se priver (bon les eaux noires généralement on attend moins longtemps, ça pue…) puisque nous ajoutons également 15 galons d’eau et 10 galons de diesel dans des réservoirs extérieurs. Au niveau de la navigation, Nuage est un bateau rapide à la voile en raison de sa forme très profilée, ce qui rend l’expérience vraiment intéressante. D’autant plus que nous lui avons mis un super nouveau génois tri-radial 135 % avant de partir… Également, un point que nous aimons est le fait que nous pouvons l’aérer beaucoup. Tous les hublots s’ouvrent (10), ainsi que 2 écoutilles, donc c’est génial pour l’aération et les odeurs, ce qui fait que malgré son âge avancé, il sent plutôt bon le Nuage.

Les moins. Nuage est vieux. Ce qui veut dire que nous avons parfois des surprises liées à son âge qu’un voilier plus neuf n’aurait pas. Le full enclosure… ça, ce sont les toiles qui recouvrent complètement le cockpit sur certains voiliers. Nous n’en avons pas. À la chaleur, nous sommes bien sans, mais dans le froid, disons que nous n’aurions pas dit non… Ensuite, il y a le vieux moteur qui stresse Dominic. Dans un monde idéal, nous aurions pu le changer, mais cela est un peu cher, donc nous avons décidé de partir avec le vieux moteur Yanmar 2QM20H, c’est un risque que nous avons décidé de prendre. Côté confort au niveau intérieur et cockpit, comme Nuage est un bateau profilé contrairement à certains autres que nous voyons qui sont un peu plus Winnebago, et que la hauteur du franc-bord est assez basse, on en perd au niveau confort. Le cockpit est très petit, et on perd de l’espace à l’intérieur à cause de la hauteur (malgré le fait qu’il y a quand même 6’2″ d’hauteur sous barrots). Au niveau équipement, un petit point faible est le fait que nous n’avons pas de pilote automatique. Dans la grosse mer, disons que celui-ci aurait pu être très utile et aurait pu nous donner un break.

L’équipement de navigation

Chacun y va de ses préférences à ce niveau… Les cartes, le compas, le GPS, la tablette, les guides, etc… Pour notre part, l’équipement que nous avons utilisé le plus tout au long de ce 3 mois est notre tablette. Nous avons les cartes, les guides, un GPS, mais, c’est la tablette qui gagne pour de nombreuses raisons. D’abord, ceci n’a pas tant d’impact sur la navigation, mais est non négligeable, la tablette est définitivement plus abordable que le GPS pour une utilisation similaire. Si on compare avec les GPS, c’est juste incomparable en termes de coûts, on passe d’une carte Garmin à 250 $ à une carte sur Navionics à 15 $, et le hardware en soit est incomparable au niveau du prix également. Pour environ 300 $, nous avons eu un petit GPS de pêche, tandis que la tablette, beaucoup plus grande, ne coûte que 250 $. Évidemment, la tablette n’est pas conçue pour une utilisation extérieure, cela crée certaines petites limitations, mais nous n’avons pas été cheap sur l’étui protecteur, et jusqu’à maintenant, tout va bien. De plus, au niveau de précision, des fois, cela peut être tricky, mais c’est lorsque l’on entre dans des très petites distances (quelques pieds) donc, en général, quand tu es rendu à être à quelques pieds proches, tu te fies à tes bouées et tes yeux, pas ta tablette, quand même… Au niveau de la précision, pour l’exemple, lorsque nous nous sommes retrouvés pris dans la brume dans la rivière Hudson, Dominic en a profité pour la tester… Son objectif était de rejoindre la bouée rouge la plus proche, et nous ne pouvions voir qu’à quelques pieds. Et… nous avons bien rejoins la bouée grâce à la tablette et Navionics sans aucun souci. Les 2 logiciels que nous avons utilisés sont Navionics et AquaMap, 2 logiciels qui offrent des cartes à faible coûts et qui ont leurs avantages. Nous aimons les cartes de Navionics qui ont été agrémentées tout récemment des points d’Active Captain, tandis qu’AquaMap nous a permis d’utiliser les routes de Bob423 sur l’ICW et permet également d’avoir les avis des Waterway Guides et les points d’Active Captain. Pour le reste de l’équipement, il reste quand même à notre disposition. Nous avons le GPS en même temps que la tablette pour backer au besoin, nous avons les Waterway Guides (mais pas les dernières éditions par contre, nous validons les points sensibles, exemples les shoaling, avec les infos sur internet), nous avons également les cartes papier qui nous permettent d’avoir une meilleure vue d’ensemble, et les compas également au cas.

Le voyage en soi

Que dire sur le voyage… Il se passe tellement de choses, qu’on en oublie. Maintenant, nous sommes en Floride au chaud. C’est le bonheur en fait. Le farniente est au rendez-vous, et cela fait du bien. Par rapport au voyage, ce qui nous vient tout de suite en tête, c’est la température. Sans aucun doute, si nous avions pu partir plus tôt, nous l’aurions fait. Partir un mois plus tôt aurait rendu la chose probablement plus agréable. Le 15 août aurait été une bonne date, nous aurions pu profiter du temps encore chaud et n’aurions sûrement pas été pris près de 3 (oui oui, 3 !!) semaines dans la baie de la Chesapeake. Bon, c’est sûr que nous n’avons pas été chanceux au niveau température cette année de ce que nous avons compris. Partout dans les groupes en ligne, les gens en parlaient. Les vents ont été forts cette année, et le froid est arrivé tôt, ce qui a rendu la navigation de tous vers le Sud un peu plus fastidieuse qu’à l’habituelle. Partir un mois plus tôt réduit le risque de ce type de situation.

Au niveau de la route, nous ne le cacherons pas, nous avions des plus grandes attentes. C’est finalement très long les canaux… Et il n’y a pas grand-chose. Surtout quand il fait froid. On pensait aimer plus cette route, que les découvertes tout au long de l’ICW nous auraient gardé captifs, on avait une belle vision romantique des petites villes ou coins perdus à voir tout au long. Évidemment, il y a quelques coups de cœur. Nous avons évidemment été super heureux d’arriver à New York en voilier, quelle expérience ! Ensuite, il y a eu Annapolis que nous avons beaucoup aimé, Charleston et St. Augustine. Dans la catégorie arrêts insolites, nous avons apprécié notre arrêt à R.E Mayo à Hobucken parmi les pêcheurs. Nous avons également apprécié nous arrêter dans les 2 Beaufort (NC et SC), et Oriental. Sunset Beach aussi nous reste en tête, la super plage presque déserte… Et ensuite la Floride. Nous avons particulièrement aimé notre arrêt à Peck Lake, et nous nous attachons tranquillement à notre petit spot à Lantana… La petite déception cependant pour certains de ces endroits est le fait que nous n’avons pas pu en profiter autant que nous aurions voulu. Comme c’est la météo qui a principalement décidé de notre horaire, nous sommes restés plus longtemps à des endroits que nous aurions voulus, tandis que nous avons dû en quitter d’autres plus vite pour profiter des conditions de navigation favorables et se sauver du froid.

Et pour la suite ?

Il nous reste encore plusieurs mois de voyage… entre 5 et 7, dépendant comment tout va. Il reste encore tellement de choses à voir et à vivre 😊 Et, à la suite, nous aurons des décisions à prendre… Est-ce que nous laissons Nuage dans le Sud, ou est-ce que nous le remontons au lac ? Quelle vie choisirons-nous ensuite ? Bref, nous ne sommes qu’au début que l’aventure.

  1. Les guides : Waterway Guides, L’intracostal, le guide, Skipper Bob Anchorages Along the Intracoastal Waterway , L’Intracostal en mode flâneur
  2. Les groupes Facebook : ICW Cruising Guide by Bob423, Sailing and Cruising: ICW, Voyager en bateau aux Bahamas

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 26°34.908’N 80°2.846’W
Nous sommes toujours au même endroit.

La photo du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Lantana à Lantana : le dinghy n’est plus là…

14 décembre 2018

Drôle de journée aujourd’hui. Comme quoi, pas besoin de naviguer pour avoir de l’action… Il y avait des bons vents du Sud aujourd’hui. Et le mouillage ou nous sommes n’est pas protégé du tout du Sud… Cette journée est une journée qui se raconte de manière chronologique.

Nous avons commencé notre journée assez tôt. Le premier projet : aller voir la shop de mécanique diesel tout près du mouillage. Lors de notre arrivée au quai en dinghy, Dominic mentionne candidement… « Penses-tu que les cablôts du dinghy vont lâcher ? C’est solide des cordes, c’est juste l’extérieur qui est effiloché… ». On en reste là…

Arrivés à la shop de mécanique, nous y avons rencontré Eric, originaire de Hong Kong. On comprend ici qu’Eric est son nom États-Unien, il n’a pas pris la peine de nous dire son nom de naissance… Bref, Dominic a posé quelques questions par rapport à ses injecteurs. Parce que là, le souci, c’est qu’il y a de la boucane blanche au démarrage du moteur. Et ce, même si le moteur a été arrêté que quelques minutes ou quelques heures, ce n’est pas juste au démarrage du matin. Et ceci inquiète Dominic, et il croit que cela pourrait venir des injecteurs. Mais cela n’inquiète pas Eric par contre. Selon lui, ce n’est pas un souci, et si la boucane se résorbe ensuite, on ne s’attarde pas à ça. Ok… on va prendre l’opinion.

Ensuite, nous sommes allés voir un voisin d’Eric qui travaille le métal. Il pourrait peut-être nous donner un coup de pouce pour remplacer la pièce de métal sous l’épontille… Bref, il a tout ce qu’il faut, reste à faire nos devoirs de notre côté, soient prendre les grandeurs et regarder comment on veut faire ça.

De retour sur Nuage, Dominic a attaqué le bloc de métal sous l’épontille. Le projet : le sortir de là. Le souci : le trou qui n’est pas assez gros pour le sortir de là. Donc, si on comprend bien, le plancher aurait été mis après la pièce de métal lors de la confection du voilier. Eh ben. Quel beau plan de mettre une pièce en métal dans une cale… Donc, pour essayer de le sortir, il a limé quelque peu le plancher question d’essayer de grossir le trou… Jusqu’à ce qu’il prenne une petite pause et aille voir dehors…

Pour réaliser que le dinghy a disparu. Tout de suite, il pense qu’il a coulé (n’essayez pas de comprendre pourquoi il a pensé ça… un dinghy gonflé qui coule, quels sont les chances…), jusqu’à ce qu’il regarde autour. Par chance, nous avions un vent du Sud. Et le bord de l’eau ici, ou les quais sont, est au Nord de nous. Il était donc ou le dinghy ? En train de se faire brasser sur le quai… En espérant que les coquilles du quai ne l’aient pas trop abîmé…

Maintenant, on fait quoi pour récupérer le dinghy ? On appelle les voisins ! Il y a 2 bateaux près de nous. Un dont on voit le nom, un dont on ne voit pas le nom. On appelle à la radio celui dont on voit le nom… Pour qu’ils nous annoncent qu’ils viennent d’être remorqué par TowBoat, et qu’ils ont les 2 mains dans leurs propres soucis. Ok, pas grave, on va joindre l’autre voilier sans nom… Avec le klaxon tient ! Aussitôt le klaxon résonné, le voisin est sorti de son voilier pour voir ce qui nous arrivait. Avec quelques signes, il comprit que nous avions besoin de lui et est venu à notre rescousse, merci Belleau Wood ! En jasant avec le voisin pendant le rechapage, il apprend à Dominic qu’il est un est mécanicien diesel… Bon, pas sur les voiliers, mais quand même, il a une bonne base puisqu’il a travaillé sur de la grosse machinerie dans l’armée pendant 20 ans. Il nous propose de venir voir le moteur plus tard, double merci Belleau Wood.

Après notre escapade dinghy, de retour sur Nuage, Dominic a tenté de retravailler le trou, mais en vain, pas question de détruire le plancher, du moins pas maintenant… Tandis qu’Andrée-Anne, de son côté, a installé de nouvelles cordes pour le dinghy qui avaient simplement lâché, une usure normale. Heureusement, ceci est arrivé au bon endroit ! Les doutes du matin se sont donc avérés plus que vrais…

Donc… Ce fût le moment de retourner faire un tour de machine pour aller chercher un bout de bois pour tenter de solidifier le bout de métal sous l’épontille, visiblement, le sortir de là ne fera pas partie des projets à court terme, il faut donc trouver une solution temporaire, mais solide… Et vous savez ce que l’on dit des solutions temporaires… En général, c’est rare qu’elles restent temporaires, donc vaut mieux trouver quelque chose qui fonctionne. En consultant la communauté Web des Cherubini, nous avons constaté que ce problème est récurrent sur tous les voiliers de cette génération. Les gens nous sont donné plusieurs idées de comment réparer le tout… Nous avons donc quelques options. Mais pour le moment, nous allons simplement tenter de maintenir le bout de métal à sa place avec un bout de bois.

De retour sur Nuage, Dominic attaque la pièce de métal et trouve une manière de solidifier le tout, du moins, nous croyons, yé !

Une fois tout ça fini, il était temps de luncher. Ben oui, nous n’étions qu’en avant-midi… Et c’est là que le voisin nous rappelle pour nous dire qu’il peut venir faire un tour sur Nuage pour venir voir le moteur. Belleau Wood a le même verdict qu’Eric ce matin. Pas de souci à avoir s’il y a de la boucane blanche lors du démarrage. Si celle-ci restait plus longtemps, oui il faudrait s’en soucier, mais ce n’est pas le cas, donc il ne faut pas s’en faire. Ce ne serait que du diesel qui n’a pas brûlé dans la chambre à combustion… Ok, donc une 2e personne nous dit exactement la même chose dans la même journée. Ceci ne rassure pas nécessairement Dominic, mais c’est assez pour rassurer Andrée-Anne. Donc à suivre pour le moteur…

La journée s’est finalement terminée par une autre sortie. Cette fois-ci pour aller à la maison à Guylaine et Richard pour aller chercher les conserves prêtes (techniquement elles étaient prêtes depuis hier, c’est 24 h au repos après une stérilisation, mais nous étions occupés à faire les touristes hier). Pour cette sortie, nous avons été accueillis par un beau bateau vêtu de ses plus belles décorations de Noël. Celui-ci s’en allait rejoindre la parade de Noël un peu plus bas sur le canal. Dommage, nous ne pourrons pas voir la parade, elle est trop loin ☹ Mais nous en avons au moins vu un !

Et pour la suite ?

Demain, ce sera les courses. Nous avons quelques denrées non périssables qui nous manquent (comme de la bière hihi), donc c’est ce que nous ferons demain.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 26°34.908’N 80°2.846’W
Nous sommes toujours au même endroit.

 

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Lantana à Lantana : petite balade en machine

13 décembre 2018

Les plans ont changé aujourd’hui… Nous avons décidé de sortir le mot « productivité » de notre journée et de mettre les travaux de côté, et d’aller jouer aux touristes un peu, après tout, nous sommes en voyage ! Et comme nous avons une voiture, nous avons décidé de faire comme dans le temps et d’aller faire un tour de machine !

Notre visite du jour : Hollywood

Le spot du film La Florida. Il faut bien voir ça. Pour Andrée-Anne, c’est sa première fois en Floride, il ne faut pas manquer les classiques. Le verdict : outre le fait que l’endroit était surtout peuplé de têtes blanches en ce milieu de semaine, c’est quand même un endroit pas pire le broadwalk (on ne dit pas boardwalk à Hollywood, mais bien broadwalk…). La plage également est assez belle, elle est large, il y a de l’espace. Bref, une agréable surprise ce Hollywood. Bon, ce n’était pas assez pour nous convaincre d’y retourner, mais cela a au moins défait les quelques préjugés que nous avions (soyons honnêtes, nous en avons tous des préjugés 😉).

Le party pour les papilles du jour : les crevettes bang bang

C’est un classique dans la famille à Dominic, les crevettes bang bang du Bonefish Grill à Fort Lauderdale. On ne pouvait pas ne pas y arrêter à notre retour. Si jamais vous êtes dans le coin, allez les essayer !

Et pour la suite ?

C’est bien beau les vacances, mais il faut continuer à travailler, nous n’avons pas terminé notre préparation ! Donc, demain, on repart sur les tâches. Le projet est de regarder sous l’épontille et de voir comment nous pouvons solidifier le support en métal dessous, et d’aller voir la shop de moteur diesel pas loin pour peut-être trouver un mécanicien qui pourrait nous aider avec le moteur (ben oui, encore le moteur), Dominic fatigue à cause de la boucane blanche au démarrage.

Les photos du jour

 

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Lantana à Lantana : 2 choses, conserves et tennis

11-12 décembre 2018

Ces 2 journées ne font qu’une. Puisqu’elles se résument en 2 choses : conserves et tennis. Pour les conserves, cela a été vraiment plus long que prévu finalement. La journée du 11, nous avons réussi à faire le bœuf stroganoff et la sauce à spaghetti (les 2 plus gros projets quand même), mais le tout s’est terminé à 2 h du matin. La journée du 12, pour sa part, a été consacrée à la dernière petite recette, les poitrines de poulet, question de finir ça en douce. Bref, méchant rush de cuisine, mais nous sommes heureux du résultat.

Côté tennis, Dominic a joué les 2 jours, en double et en simple. Mais… il y a un mais. Et il s’appelle Nuage. Évidemment, nous n’avons pas choisi de nous installer en marina. Ce qui implique que Nuage est à l’ancre tout seul (bon, il y a souvent d’autres bateaux autour, mais ce n’est pas la sécurité d’une marina), et que le dinghy lui est attaché à un quai public. Ce qui fait que… ce n’est pas facile de rester concentré sur l’instant présent si important en jouant au tennis. C’est lors de son match en simple que Dominic a senti le voileux revenir en lui… Il venait de faire une remontée à 4-4 (il perdait 4-0), et c’est en se disant que ce serait plate de perdre après une si belle remontée que tout d’un coup, Nuage lui est venu à l’esprit… « Il y a pas mal de vent, peut-être que Nuage chasse… » « Est-ce que le dinghy sera toujours là au retour… ». Le tennis c’est aussi une question de mental si tu veux gagner des matchs, et c’est pas mal difficile d’avoir l’esprit tranquille lorsque tu as un voilier à l’ancre… Mais ceci n’a pas arrêté la remontée, et Dominic est sorti heureux gagnant du match.

Le clash du moment : le retour à la vie sur terre dans l’équivalent de 50 Nuage

Disons que cela fait pas mal différent des derniers mois de se retrouver dans la très grande et magnifique maison de Guylaine et Richard… C’est tout un clash. Faire à manger dans une vraie cuisine, avoir du Wi-Fi, une piscine, un grand salon, une salle de bain complète, une chambre à coucher… Et le tout super bien décoré et agréable. Sans surprise, on retrouve très rapidement nos habitudes de terriens… Mais malgré tout, après 2 nuits pour Andrée-Anne sur la terre question d’être plus « productive » (cela fait un peu weird d’utiliser ce mot…), Dominic lui restait sur Nuage pour garder le fort, il était temps pour elle de retrouver son mini monde flottant… On est si bien à la maison 😊

Et pour la suite ?

Demain, nous aimerions attaquer quelques petits travaux sur Nuage, soit la tank à eau noire, ainsi que regarder sous l’épontille. À suivre…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 26°34.908’N 80°2.846’W
Nous sommes toujours au même endroit.

 

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Lantana à Lantana : aux chaudrons

10 décembre 2018

Journée 1 de productivité aujourd’hui. Ce fût assez simple en fait. Nous sommes d’abord allés trouver tous les ingrédients et les pots nécessaires à la préparation de nos repas en conserve. Cela faisait un beau panier d’épicerie… Les dames derrière nous à la caisse croyaient que nous nous préparions pour un gros party de Noël. Eh non, on veut juste avoir 2 mois de soupers prêts, vous ne faites pas ça vous ?

Ensuite, s’en est suivi la préparation… Saviez-vous que pour faire autant de conserves, il nous faudra :

  • Couper 9 lbs de bœuf en lanières
  • Couper en dés 5 lbs de carottes
  • Couper en dés 3 céleris complets
  • Couper près de 8 livres d’oignons
  • Couper en dés 10 poivrons
  • Émincer des tonnes d’ail (on ne calcule plus)
  • Couper en quartier l’équivalent de 8 chopines de champignons
  • Et nous en passons…

Bref, méchant projet de préparation. Une fois tout acheté, tu ne peux pas reculer, donc… on se lance les yeux fermés.

Aujourd’hui, le projet de base était de faire la recette de pilons de poulet, soit la simple pour commencer et se remettre dans le bain, et le bœuf stroganoff, en plus de couper les légumes pour la sauce à spaghetti. Ce n’est pas ce qui s’est passé finalement… Comme notre autoclave ne peut prendre que 7 pots à la fois, nous n’avons réussi qu’à terminer les pilons de poulet… Par contre, tout est prêt pour le bœuf stroganoff de demain, et une partie des légumes sont coupés pour la sauce à spaghetti. C’est officiel, ce ne sera pas 2 jours de travail, mais bien 3…

Et le tennis lui ?

C’est bien beau les conserves, mais Dominic, lui, ce qu’il veut, c’est jouer au tennis. Et avec raison, cela fait 3 mois que nous sommes partis, et les terrains se font rare… Les jambes lui fourmillent. Donc, question de renouer avec ses amours, il en a profité également aujourd’hui pour aller voir son ami Pascal à Deerfield (eh non, il n’est pas à Delray finalement… oups). Pascal, qui connaît bien le coin, aurait des joueurs à lui présenter. Il est heureux.

Et pour la suite ?

À la vitesse d’aujourd’hui au niveau de la popotte, c’est sûr qu’il va rester encore 2 jours à faire. Donc… la suite sera conserves, et tennis pour Dominic, puisque Pascal lui a booké quelques matchs dès demain. Pour sauver du temps, Andrée-Anne a décidé de dormir à la maison de Guylaine et Richard, tandis que Dominic restera sur Nuage question de garder le fort.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 26°34.908’N 80°2.846’W
Nous sommes toujours au même endroit.

 

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