Bell Island à Bell Island : Dame Nature décide qu’on ne bouge pas

12 mars 2019

Tel que mentionné hier, c’est Dame Nature qui avait le dernier mot sur notre planning… Et elle a décidé que nous devions rester au même endroit aujourd’hui. Elle ne nous a envoyé juste aucun vent. Et nous n’avions pas envie de faire du moteur uniquement. Donc… Nous avons décidé de ne pas bouger. Et, de prendre ça très très relax encore aujourd’hui.

Et la fameuse passe ?

Comme nous étions ancrés tout près de la passe, nous pouvions la surveiller. Donc, lorsque 3 voiliers se sont approchés tranquillement, Dominic n’a pu s’empêcher de sauter dans le dinghy pour aller les espionner… Bon, espionner est un bien grand mot, dur d’être discret dans la mer… Bref, il est allé voir comment ces derniers ont affronté la passe. Et les conclusions sont : cela passe, ils l’ont fait. Toutefois, c’était à très basse vitesse et il y avait un équipier en avant qui surveillait de très près le fond, impossible de naviguer avec le GPS ici, une marge d’erreur de quelques pieds pourrait amener son lot de désagréments. Et, dernier point important, ils ont passé à la marée haute, bien sûr.

Et pour la suite ?

Un coup de vent du Nord-Est est toujours annoncé pour demain. Il est censé arriver en après-midi. Notre but est de nous rendre à Shroud Cay qui est à une vingtaine de miles. Nous pourrions faire cette route en avant-midi sans souci. Toutefois, l’endroit ici est vraiment confortable, et nous sommes sûrs que nous allons être bien protégés pour le vent annoncé. Donc, nous avons décidé d’étirer un peu le temps ici, et de rester pour le coup de vent de demain.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°18.084’N 076°33.708’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Mouillage 11 mars

La photo du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Staniel Cay à Bell Island : on se rend enfin au Seaquarium

11 mars 2019

Ce fût la journée des au revoir aujourd’hui… Après 2 semaines parmi nous, Houston nous a quitté pour aller retrouver sa douce au Nord. Ensuite, de notre côté, nous avons continué notre route vers le Nord et avons été mouiller l’ancre à Bell Island… en plan B. Parce que le plan, tout d’abord, était de nous rendre au mouillage tout près du Seaquarium. Mais, encore une fois, le plan a changé, et cette fois-ci ce fût en raison d’une passe que nous avons décidé de ne pas prendre…

Le stress du jour : la petite passe de Bell Island

Notre objectif de départ était de nous rendre à O’brien Cay pour nous y ancrer, soit tout près du Seaquarium. Mais là, pour se rendre là, via la route que nous avions choisie, soit celle qui longe Bell Island par l’Ouest, il fallait passer dans une passe particulièrement étroite. Tellement étroite en fait que nous n’arrivions même pas à la voir en nous fiant à la couleur de l’eau, c’était pas mal freakant… Normalement, le bleu change selon la profondeur de l’eau. Ces changements de couleur nous donnent une bonne indication sur les endroits où nous pouvons passer. Moins c’est profond, plus l’eau est claire. Et là, tout ce que nous avions à vue était de l’eau très très claire… Rien de très rassurant pour l’équipage. Si on se fie aux cartes, c’est bien la route par-là, mais nous n’avons pas pris de chance, nous avons décidé de rebrousser chemin. Peut-être que si nous avions été avec un autre bateau, nous aurions pris la chance, en cas de pépin, nous aurions été 2, mais dans le contexte actuel, il était hors de question de passer à cet endroit. Donc, nous nous sommes arrêtés à Bell Island pour luncher et réfléchir à nos options… Les options qui s’offraient à nous étaient : 1. On fait le tour de Bell Island et on passe par le côté Est, mais là aussi il y a une petite passe étroite selon les cartes, 2. On se rend au Seaquarium en dinghy, mais c’est quand même 1,5 miles nautiques (ce qui est pas mal pour notre scooter…). Après un bon repas, nous avons finalement décidé de rester à cet endroit, et de nous rendre au Seaquarium en dinghy.  En passant la fameuse passe en dinghy, nous avons testé la profondeur avec une rame, il semblait y en avoir, mais c’était si étroit, que nous n’avons pas été rassurés.

Route 11 mars 2019

Le snorkeling du jour : le Seaquarium

Cela fait plusieurs fois que nous la nommons, mais nous réalisons que nous n’avons jamais élaboré sur la chose… Donc le Seaquarium, c’est une grosse tête de corail où faire du snorkeling. Tout simplement. C’est un aquarium naturel. Et c’est très très beau. Malheureusement, nous n’avons pas d’images pour vous, la batterie de la caméra nous a laissé tomber, donc il va falloir aller faire votre propre tour pour découvrir la beauté 😉.

Et pour la suite ?

Nous avons 2 plans pour la suite. Nous voulons partir demain vers Shroud Cay (plan A) ou Warderick Wells (Plan B). C’est la météo qui aura le dernier mot. Pour ensuite nous rendre à Nassau. Le 13, un moyen coup de vent du Nord-Est est annoncé, donc il va falloir être à un endroit protégé pour celui-ci. Bref, nous avons une idée un peu de ce que nous voulons faire, mais c’est vraiment Dame Nature qui va trancher sur notre itinéraire des prochains jours.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°18.084’N 076°33.708’W
Ce n’est définitivement pas le mouillage le plus pittoresque des Bahamas… Ici, on est à côté du garage du resort qui semble très luxueux de l’île de Bell Island et on a comme beau bruit de fond une super génératrice. Mais, on y est protégé, et on ne subit absolument aucun inconfort lié au courant. La génératrice est un peu plate de jour, mais elle ne fonctionne pas la nuit, c’est quand même une pas pire consolation.

Mouillage 11 mars

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Big Major à Staniel Cay : la grotte de Jame Bond, check !

10 mars 2019

Belle journée sous le soleil aujourd’hui ! Et à Staniel Cay, l’eau est juste magnifique en plus… Lorsque l’on s’approche de Staniel Cay, il y a beaucoup de courant, ce qui fait que l’eau se regénère constamment et qu’elle est juste parfaitement limpide. Lorsque tu plonges ici, c’est comme s’il n’y avait pas d’eau. C’est fascinant. Une belle journée de même était donc le moment idéal pour aller voir le fameux attrait du coin : la grotte Thunderball, qui porte fièrement ce nom en raison de son apparition dans le film du même nom : Thunderball (un James Bond).

carte 10 mars 2019

Le happening du jour : la grotte

Première chose pour aller voir la grotte, il faut savoir où elle est, ben oui… Donc la grotte, pour la trouver, on va à Staniel Cay d’abord. Ensuite, on remarque les 3 tas de roches impossibles à manquer, et on se dirige vers celui le plus au Nord. La grotte se trouve au Nord du tas au Nord, simple non ? Ou, encore plus simple, on demande à quelqu’un. Donc la grotte… Ben c’est un beau stop à faire clairement. Nous avons vraiment apprécié notre expérience. C’est beau des poissons… Et c’est génial comme ambiance avec l’écho de la grotte. Le bout dommage par contre, il faut s’y attendre, c’est que son over popularité va clairement mener la grotte à sa perte. C’était notre première fois, nous ne pouvons pas comparer, mais Houston a remarqué de son côté que les trous au plafond sont plus nombreux que lors de son précédent passage… Côté pratique, il est recommandé d’aller voir la grotte à la marée basse, ainsi on voit parfaitement les entrées (il y en a 3), et on risque moins de se cogner la caboche en entrant… Parce que là, on se le rappelle, on est dans l’eau salée, et l’eau salée, ben tu ne cale pas autant que tu veux… Donc, quand tu entres dans une grotte de même, ben il se peut grandement que tu remontes quand ce n’est pas le temps (histoire vécue, Andrée-Anne l’a testé).

Le projet du jour : préparer le départ de Houston

On arrive déjà là. Ça passe vite 2 semaines… Demain, Houston nous quitte. Donc nous avons profité d’aujourd’hui pour aller faire un petit tour de Staniel Cay et trouver la meilleure formule pour le déposer demain matin. Encore une fois, nous avons eu droit à l’hospitalité très sympa du coin avec une offre de lift en cart de golf jusqu’à l’aéroport (et on soupçonne d’ailleurs que c’est la même fille que lors de notre première visite, c’est petit ici…). Bref, nous avons finalement statué que nous allons aller déposer Houston au quai tout près de l’aéroport (le point a été mis sur la carte). Ah, et il faut le souligner, Staniel Cay est définitivement plus belle lorsqu’il fait beau. La dernière fois que nous étions venus nous promener, c’était nuageux, et vraiment les nuages ont un effet très considérable ici sur la beauté des lieux, nous l’avons bien vu aujourd’hui avec notre balade.

Le truc du jour : la pâte à dent dans le masque

Ça, c’est le truc de Ben de Sandflea. Et aujourd’hui, c’était le temps de le tester. Le souci qu’il fallait régler absolument (vraiment notre quotidien ici est marqué d’irritants majeurs…), c’était la buée dans le masque de plongée. On avait le truc de la salive, mais il n’était pas totalement satisfaisant. Et là, Ben nous a partagé son truc : mettre de la pâte à dents dans le masque. Et cela fonctionne effectivement. Problème réglé, notre qualité de vie vient de passer à un autre niveau !

La sortie de soirée : le Yacht Club et les requins nourrices

En soirée, nous sommes allés faire un petit tour dans probablement l’endroit le plus « luxueux » que nous avons visité aux Bahamas (on ne sort pas beaucoup, vous avez bien compris ça…) : le Yacht Club de Staniel Cay. Nous y avons mangé de bon burgers (le choix reste assez restreint dans les restos abordables, cela finit souvent en burger…). Et lorsque nous sommes sortis, nous sommes allés faire un tour sur les quais pour voir les beaux gros bateaux du coin, pour finalement découvrir que le highlight c’étaient pas mal plus les requins nourrices qui se prélassaient au fond de l’eau sous les quais et les bateaux, et que nous pouvions voir très bien en raison de l’eau calme, très claire, et éclairée par les lumières des bateaux. Le fond faisait lunaire, c’était de toute beauté.

Et pour la suite ?

Demain, c’est le départ de Houston ☹ Donc nous irons le reconduire à l’aéroport en matinée, et ensuite, nous nous dirigerons vers le Seaquarium. Notre prochain « gros » objectif est de nous rendre à Nassau avant le 23 mars (c’est loin, on devrait être ok…), question d’aller rejoindre Océane la Madame qui sera dans ce coin-là. Océane prévoit se mettre en mode traversée vers la Floride à cette date, et nous commençons à penser que ce serait un bon plan pour nous également.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°10.423’N 076°26.827’W
Il y a du courant ici… Mais comme il n’y avait pas de vent, le courant n’a causé absolument aucun inconfort. Mais, il y a beaucoup de trafic. Donc, ça, ça peut causer un peu d’inconfort. Et il ne faut absolument pas oublier de bien éclairer le bateau la nuit, puisque le trafic continue en soirée, et ce ne sont pas des voiliers qui se promènent de nuit…

Mouillage 10 mars good

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Big Major à Big Major : jasons électricité…

9 mars 2019

La vie suit son cours tranquillement sur Nuage ces jours-ci… Houston en profite pour se reposer (quoi de mieux qu’un voilier pour le faire ?) et pour notre part, nous sommes également sur le même rythme. Nous essayons de tenir toutefois le rythme d’un projet par jour… Quand même.

Le projet du jour : l’électricité de la pompe de cale

L’électricité, c’est un work in progress sur Nuage. Comme dans tout, il y a les bonnes pratiques… et la réalité. Pour notre part, notre réalité, c’est que Nuage est un pas pire vieux bateau (1980, on le rappelle), et que tout est toujours à faire. Si nous avions attendu que Nuage soit parfait pour partir, nous serions encore à notre quai à Plattsburgh (et on gèlerait pas à peu près à ce temps-ci de l’année). Bref, aujourd’hui, nous avons retravaillé l’électricité de la pompe de cale, question de la mettre plus standard. Rassurez-vous, elle fonctionnait, mais comme tout est à faire et à refaire constamment, nous avons choisi ce projet avec Houston. Avec Houston, nous en avons profité également pour mettre à jour la liste des items que nous allons devoir acheter pour avoir un vrai kit de réparation d’électricité efficace. Nous avons un peu tout, mais tout a de l’âge, et parfois il faut être créatif un peu, donc, on va se gâter à notre retour. Heureusement pour nous, Nuage n’est pas super compliqué au niveau de l’électricité, nous le gardons simple et évitons d’installer trop d’instruments et d’appareils. Cette approche comporte de nombreux avantages : nous pouvons avoir un plus petit pack de batteries, nous avons moins de réparations et d’entretien à faire et nous risquons moins d’être « mal pris » parce qu’un appareil a décidé de lâcher au mauvais moment. Mais cela comporte également des « désavantages » (tout est relatif) : on vit un peu plus style camping et moins maison, et on force un peu plus parfois (nous n’avons pas de guindeau électrique par exemple, nous remontons l’ancre avec nos bras).

Voici la liste de notre kit de réparation de base idéal – comme un kit de premiers soins, mais pour l’électricité… (nous avons quand même déjà quelques items, mais ce n’est pas complet) :

  • Un multimètre
  • Une pince à sertir
  • Un assortiment de fils électriques étamés (étamé c’est pour l’environnement salin) de différentes couleurs et grosseurs (8-10-12)
  • Un kit de tubes connecteurs qui resserrent à la chaleur (shrink) de différentes grosseurs
  • Un kit de tubes connecteurs réguliers de différentes grosseurs
  • Des connecteurs Wago (2-3-5 fils)
  • Un kit de cosses à anneau et à fourchette de différentes grandeurs
  • Des boîtiers à fusible étanches
  • Des fusibles variés
  • Un petit fer à souder et du fil à soudure
  • Du tape électrique
  • De la graisse diélectrique

Si vous voyez quelque chose qui manque, n’hésitez pas à nous en faire part…

Et pour la suite ?

Demain, nous allons nous rapprocher de Staniel Cay pour aller voir la fameuse grotte et faire un tour de reconnaissance de Staniel Cay dans le but de préparer le départ de Houston de lundi matin. Ensuite, tout reste à suivre…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°11.196’N 076°27.521’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Mouillage 8 mars

La photo du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Black Point à Big Major (Staniel Cay) : on est quand même pas dans un rallye…

8 mars 2019

Bon ben… on n’est pas là pour se stresser après tout donc… nous avons décidé de nous rendre seulement à Staniel Cay aujourd’hui plutôt que la Seaquarium. Nous avons décidé de rester en zone de confort et de prendre ça relax dans le coin d’ici le départ de Houston le 11. Le vent était un peu fort aujourd’hui, et on ne savait pas trop comment il allait évoluer, donc nous avons joué safe, ce n’est pas comme si on faisait un rallye… En plus, question d’agrémenter la journée au maximum, ce beau vent nous a permis de faire de la voile un peu. Un peu, c’est le bon mot, puisque la distance entre Black Point et Staniel Cay n’est pas très longue.

carte 8 mars 2019

Outre la voile, le gros highlight du jour a été d’aller faire une petite balade en dinghy. Nous sommes allés voir la mer de l’autre côté de l’île Big Major. La dernière fois que nous étions ici, nous étions venu nous protéger d’un vent instable qui allait venir de différentes directions. On trouve ici à peu près la meilleure protection pour des vents de tous côtés dans le coin (et possiblement pour tous les Exumas). Et cette fois-là, nous n’étions pas seuls à nous être installés dans le coin pour le coup de vent… Tout le contraire d’aujourd’hui. Nous avons découvert, à notre grande surprise, qu’il n’y avait juste aucun bateau derrière l’île… Comme quoi, ce n’est pas une visite à un endroit qui fait l’endroit, chaque fois peut être complètement différente…

Et pour la suite ?

Nous allons rester dans le coin jusqu’à lundi, soit la journée du départ de Houston. Outre les cochons que nous avons vus lors de notre première visite et que nous ne tenons pas à revoir, il y a comme attraction dans le coin la fameuse grotte Thunderball que nous avions gardé en banque. C’est la très famous grotte qui a servi pour un film de l’agent 007. Donc, nous prévoyons aller voir la grotte.  Pour l’instant, nous allons rester ancrés à l’Ouest de Big Major, nous avons une bonne protection et nous allons nous approcher de la grotte dimanche (nous sommes vendredi).

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°11.196’N 076°27.521’W
Un mouillage super facile d’approche où on peut trouver tous les types de bateaux… du plus petit, au vraiment très gros. Il n’y a rien à signaler ici.

Mouillage 8 mars

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Black Point à Black Point : la vraie de vraie dernière, c’est vrai là

7 mars 2019

Petite journée à Black Point aujourd’hui composée de quotidien (3 sur un voilier, ça fait du ramassage à faire pas à peu près…) et d’une petite / grosse marche (tout est relatif).

La balade du jour : on va voir Little Bay

Il faisait très beau aujourd’hui, donc nous en avons profité pour faire une marche et nous dégourdir les jambes en allant jusqu’à Little Bay, notre petit coin de paradis. C’était l’occasion d’aller dire au revoir en fait, puisque nous partons demain. Et là, c’est sûr que nous ne revenons pas avant un bon petit bout… Aucune larme n’a été versé, ne vous inquiétez pas 😉

Parlons déchets : comment nous sommes devenus des Ti-Mé

La balade aujourd’hui nous a fait passer devant le dépôt à déchets de Black Point, et si vous vous souvenez bien, nous avions dit que nous reviendrions sur ce sujet… Aujourd’hui est le moment tout indiqué. Donc… les déchets. Tout comme le reste sur un voilier, les déchets nécessitent une gestion quotidienne et serré. Les 2 composantes principales à gérer sont : l’espace et les odeurs. L’espace d’abord. En fait, la gestion de l’espace des déchets se déroule lorsque nous apportons les items sur le voilier. Le plan est simple : on ne rentre que le minimum d’emballage : on se débarrasse de toutes les boîtes (exemple céréales) pour ne garder que les sacs, on enlève tous les emballages, toutes les étiquettes, etc. Donc rentrer l’épicerie est un peu de gestion… Ensuite, les odeurs. Ça il n’y a pas tant de trucs, du moins, nous n’en avons pas pour le moment. Lorsque nous étions aux États-Unis, dans l’Intracoastal, nous avions accès à des poubelles sur les berges, donc il n’y avait pas de souci. Si jamais, nous devions attendre trop longtemps avant de pouvoir jeter nos ordures, le truc était de les laisser dans le dinghy derrière : 1. On ne les sent pas, 2. On va penser à les sortir lorsque nous allons prendre le dinghy. Aux Bahamas, c’est plus compliqué un peu, on ne peut pas jeter nos déchets sur toutes les îles bien évidemment, il n’y a pas des installations partout. Donc, il faut parfois attendre plusieurs jours avant de pouvoir se départir de ses déchets… Lorsque nous sommes loin de tout, une seule option s’offre à nous pour les odeurs : jeter par-dessus bord les déchets compostables. Ultimement, ceux-ci seront désagrégés ou mangés par les poissons (si on veut leur donner un coup de pouce, on peut les couper en petits morceaux…). Évidemment, on ne fait pas ça dans le mouillage, on attend de s’être éloignés des côtes.

Et le recyclage ? Là, ça va faire mal, attention à vos yeux et votre cœur… On ne peut juste pas en faire lorsque nous sommes en voilier. Autant aux États-Unis qu’aux Bahamas. Pour nous départir de nos déchets, nous devons utiliser les installations publiques, et celles-ci ne sont pas nécessairement composées d’espaces pour le recyclage. Nous sommes un peu pris.

Et là, le petit bout on jase sérieusement… Devoir gérer ses déchets de manière aussi rapprochée nous amène bien évidemment à réaliser combien nous en consommons des choses. C’est astronomique ! Bon… on le sait, nous n’étions pas d’énormes consommateurs en général avant de partir, mais cela nous choque quand même. On en entend parler partout, la planète croule sous les cochonneries que nous lui laissons et vous avez vu (si vous regardez nos photos) l’état des plages côté mer ici. LE PLASTIQUE EST UN RÉEL FLÉAU. Ce n’est pas une fake news ou de la propagande, c’est vrai, il faut drastiquement changer nos habitudes de consommation, il faut trouver des solutions alternatives, il faut faire des pressions à qui de droit, il n’y a pas d’autres options. Point.

Évidemment, quand on parle ainsi et que l’on met nos limitations liées à la vie de voilier dans l’équation, on pense automatiquement à la mouvance Zéro déchets, qui est hyper inspirante, mais… très difficile à mettre en application si les services / commerces ne sont pas disponibles pas dans le coin où tu es. Et quand tu te promènes en voilier, c’est rare que tu te retrouves dans des grandes villes où les installations de ce type sont principalement encore concentrées. Alors on fait quoi ? Ben c’est la grande question. Et c’est un des éléments sur lequel nous allons devoir travailler lors de nos prochains voyages. Comme il n’est presque pas possible de tendre vers le Zéro déchet lors de nos achats en route, cela doit se passer avant le départ, les réserves devront être faites de manière très méticuleuse (juste assez, pas trop question d’avoir à acheter le moins possible en route). Sinon, les conserves maison seront bien évidemment de retour (en plus de réduire les déchets, c’est très économique…). Ensuite, nous allons continuer à apporter le plus d’ingrédients de base possible pour préparer notre nourriture plutôt qu’acheter des produits préparés / transformés (pain, desserts, etc.). Pour le reste, on va continuer la réflexion…

Et pour la suite ?

On part demain matin ! Le plan serait d’aller vendredi à la Seaquarium, et ensuite de revenir samedi à Staniel Cay, pour aller avoir la grotte de l’agent 007 dimanche, et ainsi être proches pour le départ de Houston qui est lundi à Staniel Cay. Ouf, un horaire de ministre.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°06.194’N 076°24.131’W
Nous sommes toujours au même endroit.

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Black Point à Black Point : il vente, on fait des projets

6 mars 2019

Journée sous le vent et les nuages pour l’équipage de Nuage aujourd’hui. Pendant qu’Andrée-Anne est allée visiter l’équipage du voilier Sandflea qui était également dans le coin, Dominic et Houston ont attaqué quelques projets électriques… soit les feux de navigation.

Le projet du jour : on éclaire Nuage

Il était temps que l’on s’occupe des feux de Nuage. Malheureusement, l’électricité, ce n’est pas notre fort, même si nous essayons fort (Andrée-Anne a quand même fait un cours à la Société de sauvetage… mais ce n’était pas assez visiblement). Et là, il n’y avait plus aucun feu qui ne fonctionnaient… Pour les feux de navigation, nous avions acheté des feux à batterie, plutôt qu’utiliser ceux installés sur le bateau, cela fonctionnait, mais nous savions qu’il s’agissait d’une solution temporaire. Houston est donc venu à la rescousse. D’abord, il a ajusté les feux avant et arrière de navigation. À l’avant, les fils avaient été usés par le tube dans lequel ils rentraient… Et des fils usés avec des embruns d’eau salée ben ça donne des fils qui ne fonctionnent plus. Simple de même. Ensuite, ce fût le projet du feu de mouillage. Le souci en fait est que lorsque nous avons mâté à Catskill, nous étions tellement poussés dans le derrière que nous avons branché les fils trop vite. Et malgré le fait que nous les avions tous identifiés, lorsqu’il est arrivé le temps de les rebrancher, le stress du moment a occasionné quelques erreurs… Là aussi, Houston est arrivé à la rescousse. Après quelques essais et erreurs et des tests grâce à une batterie 12 volts de rechange que nous avions, il a réussi à retrouver les matchs parfaits ! Nuage is back on track !

Et pour la suite ?

Nous avons décidé de rester à Black Point demain. Le prochain arrêt que nous aimerions faire est la Seaquarium près de Bell Island. L’idée serait d’y aller, et ensuite de revenir un peu sur nos pas pour déposer Houston à Staniel Cay. Mais cela reste à suivre…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°06.194’N 076°24.131’W
Nous sommes toujours au même endroit.

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Rudder Cut Cay à Black Point : comme si on rentrait à la maison

5 mars 2019

Nous avons vraiment adopté Black Point. C’est comme rentrer à la maison venir ici. Et qu’est-ce qu’on fait quand on revient à la maison et que cela fait longtemps qu’on est parti ? On fait du lavage ! Donc aujourd’hui, après avoir faire notre journée de navigation au moteur, le vent n’était pas là du tout aujourd’hui pour nous donner un coup de pouce, nous sommes allés faire du lavage au fameux Rockside Laundromat.

La sortie du jour : le Scorpio, bien sûr

C’était mardi aujourd’hui… Donc, c’est le happy hour 😊 Nous sommes allés bien évidemment faire notre tour… Et cette soirée a été l’occasion d’en apprendre un peu plus sur le barracuda grâce à Marc du voilier L’Athanor. Ce fût une grande déception pour Andrée-Anne, elle qui était toute contente d’avoir ramené un pas pire barracuda à bord… Non, ce n’était pas à cause de ses talents de pêcheuse cachés, mais bien parce que le barracuda est un poisson paresseux. Il se laisse faire tout simplement. Visiblement, il fait confiance à la vie ce poisson. Quand tu es sous l’eau il reste là tout proche tranquille à attendre qu’une proie lui soit offerte, et quand tu le pêches, il se laisse remonter, on dirait qu’il le sait qu’il va être remis à l’eau puisqu’il n’est pas recommandé à la consommation, donc, pourquoi donc se débattre…. Bon… on repassera pour le petit exploit de pêche, une autre preuve que nous avons encore nos croûtes à manger !

Et pour la suite ?

Demain, le vent continue. Donc nous allons rester ici. À plus « long » terme, nous allons éventuellement nous rendre un peu plus au Nord, sans aller trop loin puisque Houston nous quittera à partir de Staniel Cay qui est déjà tout près. Son vol est prévu pour le 11 mars.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°06.194’N 076°24.131’W
Avec le vent du Nord annoncé, nous sommes allés mouiller l’ancre dans la portion Nord de la baie, et ce fût la bonne chose à faire.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Lee Stocking Island à Rudder Cut Cay : bonjour la sirène, check !

4 mars 2019

Aujourd’hui, notre sortie en mer a été un peu plus plaisante qu’hier. Bon… nous n’avions pas beaucoup de vent, on ne peut pas tout avoir, mais nous n’avions pas beaucoup de vagues non plus. Nous étions accompagnés d’un beau petit clapot.

Le nouveau cut du jour : Rudder cut

Comme tous les autres dans les Exumas, un cut, c’est un cut, et ça reste impressionnant considérant le fait que tu dois te faufiler entre des murs de roche qui, pour ajouter à la difficulté, ne sont aucunement balisés. Tu dois te faire confiance, et faire confiance à ton GPS aussi… Comme il y avait peu de vent aujourd’hui, le seul élément que nous avons dû considérer est la marée et nous sommes arrivés tout près de la marée haute, donc l’arrivée s’est fait assez en douceur.

L’attrait du jour : la sirène de David Copperfield

Oui, oui, vous avez bien vu le nom, il s’agit bien du magicien qui vole (une fascination de la jeunesse d’Andrée-Anne…). Celui-ci a une (ou quelques-unes) île(s) dans le coin. Ce n’est pas clair il est propriétaire de quoi exactement, mais il y aurait un resort. Ce qui est sûr cependant, c’est qu’il a mis un cadeau pour ses invités, soit une sculpture dans le fond de l’eau. Une sirène installée à un piano. Bon, avant d’y aller, nous étions déjà un peu blasés, une sculpture, sérieux, on va faire se déplacer pour une sculpture ? Et ça, c’est l’attitude idéale pour finalement passer un bon moment ! Finalement, elle vaut le détour cette sirène. C’est vraiment sympa à voir dans le fond de l’eau, c’est totalement abstrait, et en même temps, elle est à sa place. Ce qui la rend intéressante également est le fait qu’elle est grandeur nature. Bon, ultimement, on ne sait pas c’est grand comment une sirène vous nous direz, et nous vous répondrons que cela n’existe pas les sirènes, donc pour faire simple, elle est grandeur humaine. Les plongeurs les plus efficaces arrivent pour la plupart à aller s’installer au piano à côté de la sirène. Pour notre part, c’est quelque chose qui n’a pas été possible, et c’était loin d’être chic les tentatives. Vraiment, il va falloir peaufiner nos techniques de plongée et notre équipement (des poids)…  C’est sûr que nous nous ne sommes pas aidés, nous avons dû aller voir la sirène à la marée haute puisque c’était le seul moment où l’eau était étale… Si vous cherchez la sirène, elle est près de Rudder Cut Cay, dans la petite baie au Sud de l’île. Nous avons mis un point sur la carte.

Sinon, l’autre petit attrait à cet endroit est la « grotte » sur la plage. Elle est belle à aller voir. Normalement, on ne peut pas aller sur les îles privées, mais c’est toléré ici. D’autant plus qu’il semblerait qu’il est possible d’aller sur les îles jusqu’à la limite de la marée haute, ce qui veut dire que l’on peut marcher sur les îles à marée basse puisque ce bout de terre est en fait dans l’eau la moitié du temps. Mais ceci reste à confirmer. Bref, même si c’est privé, les visiteurs peuvent aller faire leur petit tour et voir la grotte. Donc nous l’avons fait.

Et pour la suite ?

Le vent est toujours prévu pour demain soir, donc les plans ne changent pas, on se dirige vers Black Point pour se protéger mardi et mercredi au moins. Nous sommes lundi.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°52.273’N 076°14.424’W
Nous avons mouillé l’ancre directement en face de la petite grotte. Rien à signaler à cet endroit, mais nous y étions par petit temps. Il y avait un peu de courant de marée, le bateau a changé de côté, mais rien d’inconfortable.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Stocking Island à Lee Stocking Island : détrompez-vous, il s’agit bien de 2 îles

3 mars 2019

Nous sommes retournés à nos amours aujourd’hui… On s’ennuyait presque de notre île, nous y avons passé tant de temps… Cette fois-ci cependant ce ne fût qu’un arrêt pour la nuit. Nous ne sommes même pas allés faire de tour sur la terre…

La navigation du jour : en mer, pas le choix

Tout comme pour nous rendre à George Town, pour en sortir nous n’avons pas le choix de prendre la mer encore. La navigation du jour a été faite au moteur et au génois en raison d’un beau vent au portant (derrière) qui ne rendait pas la chose très simple. Pour ajouter à l’inconfort, la vague venait de derrière, mais le swell, lui, arrivait de côté. Ce qui faisait que Nuage faisait des roulis assez divertissants…

Le projet du jour : installer les nouvelles lumières solaires

Ce qui est agréable d’accueillir de la visite est le fait qu’elle peut vous apporter des petites choses pratiques pour le bateau impossibles à trouver au milieu de nulle part ! Donc, quand Éric est arrivé, c’était un peu Noël. Le plus gros souci que nous avions sur le bateau est l’éclairage et l’énergie nécessaire à ce dernier. Entre autres, nous avons des soucis avec notre lumière de mât qui n’allume plus depuis que nous avons remis le mât à Catskill (ben oui, vous pouvez trouver que ne nous procrastinons :p), et comme nous n’avons pas de grosses batteries de servitudes (seulement 2 du groupe 24), nous ne pouvons pas trop utiliser les lumières du bateau, toute l’énergie étant cannibalisée par le frigidaire. Donc, Houston nous a apporté quelques petits items pour nous simplifier la vie : un chargeur à batteries qui se branche sur le 12 volts, des batteries rechargeables en plus, des lumières solaires qui allument automatiquement le soir, une lampe de poche submersible. Et aujourd’hui, le projet était d’installer les lumières solaires sur le bimini. Le but : avoir des lumières qui allument automatiquement le soir, ainsi, si on quitte le bateau de jour et que nous oublions d’allumer les lumières de mouillage (comme la lumière de mât ne fonctionne pas, nous accrochons des lumières sur les haubans normalement), ces lumières vont dépanner. Fin du projet…

Et pour la suite ?

Demain, nous nous tenons au plan, on s’en va voir la sirène de David Copperfield à Rudder Cut Cay. Ce n’est pas une navigation que nous ferons sur le bank, nous allons passer par la mer pour nous y rendre.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 23°45.606’N 076°05.245’W
Nous sommes de retour dans la baie Sud de Lee Stocking Island. L’endroit est toujours aussi bon pour se protéger des vents de l’Est…

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :