Nassau à Nassau : la vie dans le harbour

22 mars 2019

Ça sent la fin pour Nassau… Aujourd’hui, c’était la dernière. Et le dernier match de tennis pour Dominic. On retourne à la navigation. Et cela tombe bien puisque les vacances de son adversaire des derniers jours se terminent aujourd’hui.

Le coup de théâtre du jour : l’équipage de Cyrano II débarque demain

Depuis quelque temps, on essayait de trouver un moment pour recevoir l’équipage de Cyrano II, mais c’était difficile au niveau du timing avec notre départ prévu de Nassau dans les prochains jours. Vous vous souvenez notre réflexion quant à la visite il y a quelques jours de ça… Bref, après de nombreux échanges à tenter de trouver le meilleur timing pour tous sans que cela ne soit évident du tout, ce fût coup de théâtre aujourd’hui : l’équipage embarque dans un avion et arrivera demain à New Providence ! Ce qui veut dire qu’ils vont se lancer dans la traversée avec nous visiblement puisque la météo semble finalement être de notre bord pour bouger. Dans la catégorie on finalise une planif à minuit moins une… À suivre.

Le bout on se rappelle qu’on vit sur un bateau du jour : l’ancre qui décroche

Ben c’est ça. Là on commence à avoir passé pas mal de temps à Nassau. Et on constate vraiment les limitations du fond ici. C’était tranquille aujourd’hui au niveau de la météo (avez-vous réalisé que nous n’avons pas parlé de la météo depuis quelques jours…?), mais pas au niveau de l’activité dans le harbour… Parmi les bateaux qui circulent pas mal, il y a un vilain rouge, un speed boat super discret autant au niveau de sa couleur que de sa navigation. Donc, pendant qu’Andrée-Anne était à l’intérieur et que Dominic était au tennis, une grosse vague est venue frapper Nuage. Assez grosse pour créer un inconfort considérable. Et qu’un mystérieux bruit de frottement se fasse entendre après. Il y a clairement quelque chose qui s’est passé au niveau du mouillage. Tout au long de la journée, nous avons essayé de voir le fond, mais l’eau était brouillée en raison du trafic… Ce qui nous inquiétait particulièrement, c’est qu’il semblerait qu’il y a un pipeline dans le coin sous l’eau, et être pogné dans un pipeline, ça peut être plate. En soit, il ne peut pas vraiment rien arriver au pipeline, ce n’est pas notre ancre qui va causer une catastrophe naturelle (d’autant plus qu’il semblerait qu’il n’est plus en service). Le souci se situe plus dans la gestion de l’ancre si jamais nous sommes pris dedans, disons que cela complexifie un peu la remontée. En après-midi, l’eau s’est finalement calmée un peu, et nous sommes arrivés à voir le fameux pipeline, et nous n’étions pas pris dedans, ouf. Nous ne sommes toutefois pas arrivés à trouver d’où vient le bruit de frottement… En espérant que ce ne soit pas trop problématique pour la suite… De ce que nous voyons sur les instruments, nous semblons avoir bougé un peu, mais nous avons de la difficulté à le confirmer en raison des changements de marée et des courants qui nous confondent un peu, en plus de la fiabilité de notre GPS sur la tablette qui peut parfois avoir une marge d’erreur de plusieurs pieds. Nous allons devoir enregistrer nos mouvements dans les prochaines heures pour voir si nous avons réellement bougé.

Et pour la suite ?

Ce soir, c’était la rencontre officielle de planification de départ avec Océane la Madame. Donc… Demain, c’est direction West Bay à l’ouest de l’île de New Providence après le départ de la visite d’Océane la Madame. L’équipage de Cyrano II viendra nous rejoindre à cet endroit. De leur côté, ils partent à 9 h le matin de Montréal et arriveront vers 13 h à New Providence. De notre côté, nous partirons de Nassau vers 12 h, et serons à West Bay entre 15 et 16 h. Ceci leur laissera donc le temps de faire leurs petites courses pendant que nous naviguons, et nous pourrons ensuite les prendre. Ensuite, le vent semble vouloir être bon pour nous emmener à Chub Cay dimanche le 24. Nous aurions aimé nous rendre à Free Port pour visiter un autre endroit, mais le vent n’est pas favorable, donc ce sera pour une autre fois… Ensuite, nous ferons la route entre Chub Cay et Bimini, soit en une longue journée de 18 heures environ, ou en 2 journées séparées par une nuit sur le bank si la température le permet (c’est fort possible, puisque les vents semblent vouloir diminuer). Et après Bimini ? La Floride ! Eh oui, déjà… Bref, on dirait bien qu’il va y avoir de l’action dans les prochains jours !

À propos des photos

Pour une raison obscure, de nombreuses photos de cette période de voyage ont disparu du téléphone. Nous ne saurons jamais quelle mauvaise manipulation a été faite…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 25°04.809’N 077°20.102’W
Nous sommes de retour au côté est du Harbour.

mouillage 16 mars

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Nassau à Nassau : parlons Nassau un peu

21 mars 2019

Nassau est la capitale des Bahamas. Et la plus grosse ville. Quand même. Cela vaut la peine qu’on s’y attarde un peu… Mais Nassau est mal aimée un peu. Avant de partir on nous a dit : Nassau, tu ne niaises pas là. Tu y arrêtes pour voir, pour faire ton crochet sur ta checklist, tu y fais des provisions, et tu pars. Ce n’est pas sécuritaire. Tu dois attacher ton dinghy pour ne pas te le faire voler. Même, prends-toi une marina pour y être en sécurité… Sympa quand même de se faire dire ça. Pauvre Nassau !

Bon, c’est sûr, Nassau, c’est une grande ville. Avec beaucoup de gens. Donc, c’est inévitable, les nombres absolus de crimes, vols, gens louches, et etc. sont plus hauts que dans les plus petites communautés. Cette grande ville est aussi située dans un pays où les gens ne sont pas particulièrement riches. Ce qui fait que… si jamais tu as déjà voyagé un peu, tu devrais être en mesure de gérer ça comme situation. Et si tu n’as jamais voyagé, ben c’est assez simple, tu n’as qu’à prendre les précautions d’usage, du type pas flasher ton cash et rester humble. Si tu respectes ce savoir-vivre de base, ton séjour à Nassau devrait super bien se passer !

En ce qui nous concerne, la seule « recommandation » que nous suivons est que nous barrons le dinghy la nuit, au cas. Ce n’est pas tant la valeur de la chose qui nous importe, mais plutôt son utilité. Pas de dinghy, tu ne peux plus te mettre à l’ancre, et ça c’est un souci assez majeur pour nous… Donc, nous faisons ce petit effort le soir, mais on se demande si on ne fait pas trop de zèle.

Côté attraits, tel que mentionné, Nassau est une grande ville. Et en plus, elle reçoit beaucoup de touristes. Donc là, ton expérience dépend de ce que tu cherches. Si tu recherches une expérience un peu préformattée à l’américaine, tu vas trouver sans souci et sans chercher grâce à l’aménagement super touristique près des quais des gros bateaux de croisière, ou du côté de Paradise Island, simple de même. Si par contre tu cherches une expérience plus root, ben là, c’est comme ailleurs, il va falloir que tu prennes le temps de découvrir le coin et de sortir des zones touristiques. Finalement, si tu recherches la nature et les belles plages à distance de dinghy, tu n’es pas nécessairement au bon endroit, même s’il y en a si tu cherches un peu. Le truc que nous n’avons pas assez mis en pratique : aller jaser aux autres bateaux dans le mouillage, certains passent beaucoup de temps à Nassau, ils sont une bonne source d’information.

Côté accueil, c’est variable. Lorsque tu restes du côté ville « normale », les gens sont normalement sympathiques, certains plus, certains moins. Quand tu prends l’autobus, certains disent bonjour à tous en entrant (tu ne vois pas ça à Montréal…), ça c’est particulièrement sympathique. Sinon, dans les boutiques et commerces, nous avons eu du bon et du moins bon service (mention spéciale à Harbouside Marine, le service y est excellent). Par contre, lorsque tu vas du côté très touristique, là on a tendance à croire que les Bahamiens de Nassau de première ligne qui travaillent avec les touristes ne nous aiment pas beaucoup. Dans certains endroits, les boutiques de cossins made in China principalement, tu te fais accueillir avec un air bête de compétition. En même temps… à voir les énormes bateaux privés de riches blancs qui débarquent ici, on ne peut que comprendre. Ajoute à ça les bateaux de croisière qui font débarquer des milliers de touristes pas tout le temps chic sur le party… Et, le fait que Paradise Island ne soit réservée que pour les touristes (les Bahamiens n’ont juste pas le droit d’entrer au Casino de l’hôtel…). Bref, ça dit tout, et cela peut justifier un peu l’air bête tant qu’à nous. Sinon, s’ils ne sont pas bêtes dans ce petit bout de ville, c’est parce qu’ils sont en mode vendeur et cherchent à te faire acheter quelque chose, jusqu’à en être assez agressifs (le marché aux puces a définitivement été trop intense pour nous à ce niveau, nous y sommes restés que quelques minutes).

Bref, si on résume, Nassau, c’est comme partout ailleurs, il faut juste prendre le temps de découvrir l’endroit. Et, s’abstenir de juger la place si on n’y passe qu’une ou deux journées pour n’y faire que des provisions, c’est cheap ça 😉

Et le quotidien du jour

Aujourd’hui, c’était tennis encore pour Dominic. On a un joueur heureux ici. Il a rencontré un joueur d’un pas pire calibre qui est à l’hôtel pour quelques jours, tout est parfait ! Andrée-Anne, pour sa part, a obtenu aujourd’hui le statut officiel de machine à pain. La qualité est maintenant constante et la préparation est entrée dans la routine. Avec la réserve de farine et de levure que nous avons à bord, nous avons statué qu’il n’y aura pas d’achat de pain avant un petit bout… Et en après-midi, nous sommes encore allés nous promener. Aujourd’hui, c’était la suite de la tentative de trouver des cossins souvenirs. Cela n’a pas été très fructueux. Tout est assez cher, et assez peu intéressant, donc nous sommes revenus plutôt bredouilles.

Et pour la suite ?

Demain, c’est encore Nassau. Tranquillement, le départ se dessine. La visite d’Océane la Madame part dans 2 jours.

À propos des photos

Pour une raison obscure, de nombreuses photos de cette période de voyage ont disparu du téléphone. Nous ne saurons jamais quelle mauvaise manipulation a été faite…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 25°04.809’N 077°20.102’W
Nous sommes de retour au côté est du Harbour.

mouillage 16 mars

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Nassau à Nassau : le calme après la tempête

20 mars 2019

Ce matin, il y avait une ambiance de lendemain de fin du monde dans le harbour de Nassau. Lors de notre réveil après notre super nuit de sommeil qui s’est déroulée sans aucune surprise, nous avons découvert que nous étions pas mal proches de notre voisin le catamaran. Tout était tellement calme que les bateaux allaient un peu n’importe où sur leur ancre. Nous avons décidé de bouger question de respecter la bulle du voisin. Nous sommes retournés plus à l’est, près des terrains de tennis. C’était de toute beauté de voir les bateaux un peu éparpillés n’importe comment. Plusieurs étaient anormalement près l’un de l’autre, et avec le temps super calme, on avait vraiment l’impression qu’on était sur un lendemain de veille de voiliers qui ont trop fait le party la veille, comme si tous étaient un peu couettés.

La journée ensuite a été à l’image de ce matin. Très tranquille. Tandis que Dominic s’est occupé de quelques corvées d’eau et de diesel, Andrée-Anne en a profité pour mettre à jour le blogue qui est particulièrement en retard. Pas facile de suivre la cadence d’un article par jour… Et toute la journée, le temps a été mort mort mort. Aucun vent, aucune vague, rien du tout. C’est fascinant comment on peut avoir autant de vent, et autant pas de vent dans des périodes aussi rapprochées. On passe vraiment d’un extrême à l’autre.

La découverte pas cool du jour : le chemin de clé du shaft qui s’égrène

Ça ce n’est pas une bonne nouvelle. Avec la soirée d’hier, nous avons fait travailler un peu fort le moteur. Et en faisant son tour du moteur, Dominic a découvert que le fait d’avoir mis Nuage sur la renverse pas mal fort hier lorsque nous faisions nos tentatives d’ancrage a abîmé le chemin de clé du coupling entre la transmission et le shaft. Il a trouvé des micro-bouts de métal au fond de la cale. Il va falloir être vigilants. Ça fait longtemps que le moteur ne nous a pas donné un signe de faiblesse, on est dus…

Et pour la suite ?

Demain, nous prévoyons peut-être aller faire un tour à Rose Island avec Océane la Madame. Après, bien sûr le tennis de Dominic. À suivre…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 25°04.809’N 077°20.102’W
Nous sommes de retour au côté est du Harbour.

mouillage 16 mars

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Nassau à Nassau : c’est à l’ancre qu’on passe le coup de vent

19 mars 2019

Il est finalement arrivé. À 17 h 45. Les prévisions ont été toute la journée à l’image des derniers jours. Nous ne savions pas à quelle heure il arriverait jusqu’au moment où il était juste là. Les prévisions parlaient de 17 h, 18 h, 21 h, 00 h…  Toute la journée, nous avons vu des gens parler du coup de vent sur les internets (surtout Facebook…), dans les Abacos, à Bimini, et ensuite du côté d’Eleuthera. On a entendu parler de pointes à plus de 50 kn… Et comme nous sommes des warriors, nous avons finalement pris la décision de rester à l’ancre pour affronter la bête, et l’idée a été plus ou moins bonne. Comme nous n’avons pas d’anémomètre, nous ne saurons jamais à quelle vigueur le vent nous a frappé à Nassau en ce 19 mars 2019…

Un matin comme les autres

La journée a débuté as usual avec pas trop d’action. Dominic est allé jouer au tennis sur Paradise Island. Tranquillement, il commence à connaître des gens et on lui propose même des joueurs, sympa ! Et le bout drôle dans tout ça, c’est la rencontre terrien vs marin lorsqu’on lui a demandé s’il revenait demain jouer. Évidemment, la réponse n’a pas été simple puisqu’il a dû introduire le fameux coup de vent qui était en préparation et qui aurait pu nous forcer à nous déplacer, et qui va sûrement amener de la mauvaise température demain… Les joueurs ont été quelque peu surpris qu’il accorde autant d’importance à la météo et qu’il soit si au courant. Cette petite anecdote confirme totalement notre réflexion météo des derniers jours : les effets qu’a la météo sur le quotidien lorsque l’on vit sur l’eau sont pas mal abstraits pour les terriens.

Andrée-Anne, pour sa part, a fait l’opération on va sous le lit chercher des trucs. En général, une fois par mois, ou mois et demi, on défait tout le lit et on va dans le rangement dessous pour aller chercher ce qu’il manque. C’est là qu’on laisse les réserves de tout ce qui n’est pas alimentaire ainsi que les items que l’on garde en back-up. C’est comme aller au magasin, mais dans Nuage. Et c’est un peu long parce qu’il faut tout défaire et refaire… Un beau projet de matinée.

En après-midi, c’était toujours aussi tranquille. Nous avons donc pris le temps de vérifier notre ancre et de nous réancrer. Mais, on le sait, le fond n’est pas super ici. Nous ne sommes pas ancrés comme dans les Exumas. Il semblerait que le fond a été creusé dans le harbour et que tout le sable a été retiré afin d’augmenter les profondeurs et permettre aux bateaux de circuler. Nous n’étions pas sûrs sûrs que nous allions tenir, mais nous avons décidé de prendre la chance en nous disant que si nous décrochions, nous serions assurément en mesure de le gérer.

La gestion de « crise » du jour : le coup de vent

Kid’eau était de passage pour nous dire un petit coucou en dinghy. Au loin, on voyait les nuages noirs au nord qui s’approchaient… Et tout d’un coup, un vent froid s’est levé, presque instantanément. Le coup de vent commençait, et il était 17 h 45. Nous avons à peine dit au revoir à l’équipage de Kid’eau qui est parti, avec raison, à la seconde que le vent s’est levé…

Tout de suite, l’opération gestion de la situation s’est mise en branle. Dominic a mis son imperméable et a démarré le moteur afin de libérer un peu de tension dans la chaîne de mouillage. Andrée-Anne, pour sa part, s’est installée à la table à carte et s’est mis en mode veille des prévisions météo et des radars météo, et surveillait en même temps la ligne tracée par le bateau sur Navionics et le logiciel d’alarme de mouillage Anchor Lite.

Après à peine 10 minutes, on voit le premier bateau qui a décidé de devenir autonome et de se décrocher. Le souci : personne ne semble à bord, et il se dirige assez rapidement vers un très beau et très gros bateau de gens riches… Heureusement, le capitaine est apparu en dinghy et est venu sécuriser son bateau, il a passé proche… Ensuite, c’est un autre voilier qui n’en peut plus. On le voit aller s’installer au quai à gaz de la marina tout près pour sécuriser son bateau, avec ce temps, et à cette heure, il y a peu de chances qu’il dérange…

Environ 1 heure après le début du coup de vent, c’est à notre tour… À la suite d’un changement de bord radical du vent, l’ancre a tout simplement décroché. Dominic voyait les bateaux (quelque peu plus gros que nous…) derrière nous s’approcher (et les employés nous surveiller avec des gros yeux), tandis qu’Andrée-Anne a entendu l’alarme d’ancre partir… C’était le moment d’agir. Andrée-Anne est parti à l’avant du bateau pour aller remonter l’ancre. Comme il n’y a avait pas du tout de péril, Dominic est venu lui donner un coup de main, malgré le vent et les vagues, les mouvements de Nuage étaient assez prévisibles. Tranquillement, nous avons remis l’ancre un peu plus loin. Mais le fond n’était (évidemment) pas bon. Après seulement une dizaine de minutes, nous avons commencé à bouger de nouveau. Nous remontons donc l’ancre une 2e fois, cette fois-ci, Dominic doit rester à la roue pour faire relâcher de la tension dans la chaîne d’ancre afin qu’Andrée-Anne puisse la remonter sans trop forcer. Malgré le calme de l’équipage, il y a tout de même un peu d’adrénaline, et une chance, parce que remonter l’ancre à bras, c’est toujours un peu forçant, et si on ajoute du vent, de la vague et qu’on le fait plus d’une fois, cela peut devenir assez sportif. Bref… Tout allait toujours bien.

Question de ne pas passer la soirée à tenter de s’ancrer, le capitaine a choisi de changer de place un peu et de se diriger plus à l’ouest de la zone du mouillage, près des gros bateaux de croisière puisque le fond est réputé pour être un peu meilleur à cet endroit. Rendus près de notre but, un catamaran ancré nous interpelle, nous nous approchons donc pour entendre ce qu’il veut nous dire puisque nous croyons qu’il est en train de nous demander de nous éloigner de son bateau et nous voulons aller le voir de plus près (malheureusement, il arrive que des capitaines frileux fassent de l’intimidation au mouillage)… Nous étions dans le champ là-dessus… Il était plutôt en train de nous indiquer la belle patch de sable où nous devrions mouiller notre ancre à côté de lui. Merci l’ami, nous sommes sincèrement désolés d’avoir cru à une mauvaise attitude. À ce moment, le vent commençait tranquillement à se calmer, on le sentait déjà. Et l’ancre s’est bien prise dans le fond un peu sableux. C’était la fin de la « crise ». Et le timing était parfait, puisque le soleil était en train de se coucher. Nous avons pu arrêter le moteur, et aller manger un bon macaroni accompagné de pain naan frais avec le sifflement du vent dans les haubans en trame sonore. Qui dit mieux ?

La découverte du jour : la page Facebook de la météo des Bahamas

Il était temps qu’on la trouve celle-là. Surtout que nous y avons découvert un warning assez significatif concernant le coup de vent d’aujourd’hui, ils conseillaient même aux gens sur la terre de se tenir loin des fenêtres… rien de moins. Dommage que nous soyons tombés sur ce warning en plein cœur du coup de vent… Pour les intéressés, la page se nomme Bahamas Meteorology.

bahamas warning

Et pour la suite ?

Le coup de vent est terminé. Maintenant, nous allons profiter tranquillement des jours qui restent à Nassau pour faire des ravitaillements, jouer au tennis pour Dominic, et écrire pour Andrée-Anne. On surveille le coup de vent du 24, mais il ne semble pas très fort. Il y a de fortes chances que nous quittions New Providence Island assez vite après le départ de la visite d’Océane la Madame. À suivre…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 25°04.809’N 077°20.102’W
Nous nous sommes installés un peu plus à l’ouest dans le harbour. Une fois l’ancre bien prise et le coup de vent passé, nous y étions très bien. La tenue semblait un peu mieux que de l’autre côté du harbour.

mouillage 19 mars

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Nassau à Nassau : un projet par jour en attendant le coup de vent

18 mars 2019

Encore et toujours la météo… Donc les dernières nouvelles sont : on ne sait pas trop ! Tout est tellement incertain par rapport au coup de vent. Ce matin, il avait complètement disparu des prévisions, partout. Mais on sait que cela ne veut pas dire qu’il n’arrivera pas…

Donc, nous avons profité en mode relax de notre journée en ville. Question de se sentir un peu productif, nous avons géré le cas du connecteur de la hose à dinghy. Nous avons dû visiter 3 endroits, mais nous sommes arrivés à nos fins chez Lightbourne Marine, qui, étonnamment, tenait la petite pièce pour un prix assez dérisoire. C’est d’ailleurs une surprise quand tu arrives à Nassau… Comme les denrées sont chères aux Bahamas, tu t’attends à ce que l’équipement de bateau le soit aussi. Mais ce n’est pas le cas ! Les prix sont supers compétitifs ici, et même parfois meilleurs qu’aux États-Unis. Cela vaut la peine de bien faire le tour des magasins…

Et pour la suite ?

Évidemment, le centre de notre attention actuellement est concentré sur le possible coup de vent de demain. Demain, nous allons déterminer si nous restons à l’ancre ou si nous allons en marina. C’est une situation en développement.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 25°04.766’N 077°19.744’W
Nous sommes toujours au même endroit.

mouillage 16 mars

La photo du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Nassau à Nassau : météo quand tu nous tiens

17 mars 2019

Petite journée à Nassau aujourd’hui. Nos plans sont assez simples pour notre séjour… Dans la catégorie tâches à faire, nous devons trouver le moyen de réparer ou changer le connecteur de la hose à gaz du dinghy, et c’est pas mal tout. Donc… comme nous avons une semaine ici, nous avons amplement le temps de juste prendre le temps. La matinée a été consacrée au tennis pour Dominic, et à l’attaque de la rouille pour Andrée-Anne (non mais c’est un fléau ça la rouille dans un environnement salin…). L’après-midi, pour sa part, s’est résumée en une balade sur la terre ferme pour aller chercher des petits souvenirs (aka des cossins plus ou moins quétaines à l’effigie des Bahamas pour nos gens :p). Avec, en bonus, une parade de gens colorés du coin.

Sinon, ben il y a toujours la météo qui est le centre de notre univers… On surveille toujours le supposé coup de vent du 19 ou 20. Mais là, aujourd’hui, les prévisions nous ont confondus… Il ne reste plus qu’un seul modèle météo qui parle du coup de vent, soit le GFS sur Sailflow. C’est vraiment dur à suivre et à prévoir. Si nous nous fions aux prévisions d’aujourd’hui, nous allons peut-être nous sauver du coup de vent du 19-20… mais celui du 24 est toujours là.

La réflexion du jour : la météo (tant qu’à en parler)

Fascinante la météo. Et fascinant le pouvoir qu’elle a sur nous et sur notre itinéraire. Même en le vivant, on dirait que cela ne fait pas de sens. Nous ne sommes pas du tout habitués à y accorder autant d’importance. Dans notre monde dit « normal », dans le nord, on vit avec la météo, peu importe ce qui arrive, on se colle presque toujours à nos plans, il faut vraiment des conditions exceptionnelles (de la neige en fou ou du verglas par exemple) pour influencer réellement notre quotidien… Mais pas ici. On s’écoute parler parfois, et on dirait qu’on ne se croit même pas nous-même, on dirait que nous disons n’importe quoi… Pour les gens qui ne sont pas dans notre réalité en ce moment, c’est clairement impossible à comprendre combien elle a de la valeur. Lorsque nous regardons après coup notre itinéraire, on se dit, ben voilà, c’était simple, nous avons fait la route, nous nous sommes rendus tout simplement à notre destination, pourquoi on en faisait tout un plat avant de nous rendre, pourquoi ça avait l’air si compliqué. C’était compliqué parce que nous ne savions pas ce que la météo nous réservait ! Jusqu’à la veille, on dirait que nous sommes toujours dans la spéculation. Les plans peuvent changer le matin même… Donc comment arriver à faire des plans sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines ? Et l’impact n’est pas seulement sur la navigation, il est aussi sur la protection. On a ben beau se rendre à un endroit, si la protection pour les conditions annoncées n’est pas bonne, nous ne sommes pas plus avancés… Et là, arrive le moment où tu tentes de faire matcher ces limitations avec les considérations du monde terrestre (on parle ici de recevoir de la visite)… Dans le monde terrestre les considérations quand tu penses à un voyage sont principalement : je suis disponible à ces dates précises et j’ai tel budget, maintenant, on s’organise, on trouve un endroit et un vol selon nos considérations et hop, on booke. Mais ce n’est pas ça pour nous… C’est la météo qui décide. On essaie carrément de créer une pomrange (vous voyez la contraction ici de pomme et orange…). Qui a déjà réussi à faire ça créer une pomrange ? Ben voilà. Il y a toutefois des méthodes pour faire matcher les 2 mondes. Pour y arriver en tant que terrestre, il faut inévitablement ajouter à la recette de la flexibilité, et ça, nous comprenons que ce n’est pas donné à tous dans le monde super cadré dans lequel nous (vous) vivons-ez. Lorsque Houston est venu nous voir, il avait lui aussi des considérations de dates et de budget, mais disons que ses considérations étaient un peu plus élastiques : sa plage de temps s’étendait sur environ 1 mois pour un séjour de 2 semaines, et il avait le budget pour ne pas avoir besoin de chercher des billets à rabais. Ceci lui a donc permis de booker son vol aller seulement 1 semaine avant le départ lorsque nous avions une idée à peu près sûre d’où nous serions (malgré tout, nous avons tout de même failli rater le rendez-vous de son arrivée en raison de la météo qui nous clouait à une vingtaine de miles de notre lieu de rencontre), et de ne pas prendre de vol officiel de retour, il a plutôt choisi son vol de retour lorsqu’il était sur Nuage en fonction de l’itinéraire qui se dessinait au fil des jours. Mais, nous en convenons, ce n’est pas simple. Sinon, l’autre méthode pour faire matcher les 2 mondes, est de ne pas trop faire bouger le bateau et de rester longtemps dans le même coin, idéalement un coin qui va offrir de la protection de tous les côtés et des services, quitte à bouger parfois de quelques miles. Mais là, on fait une croix sur la navigation et on réduit considérablement la découverte des lieux pour l’équipage, la nature du voyage se retrouve donc considérablement modifiée. Bref… c’est tout un casse-tête.

Et pour la suite ?

En ce moment, c’est la météo qui décide… On attend de voir l’évolution des prévisions du coup de vent. Sur les internets, dans le groupe Facebook Voyager en bateau aux Bahamas entre autres, les gens se donnent à cœur joie et font leurs paris sur ce qu’il va se passer. De notre côté, ce que nous avons remarqué, c’est que les prévisions concernant le coup de vent changent aux quelques heures : sa force et son moment. Donc… essayer de prévoir ce qui va se passer même si c’est seulement dans 2 jours est carrément de la spéculation. Notre plan est simple, si le coup de vent reste prévu aussi fort qu’il était prévu, on se prend une marina, il y en a en masse dans le coin…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 25°04.766’N 077°19.744’W
Nous sommes toujours au même endroit.

mouillage 16 mars

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Shroud Cay à Nassau : visiblement, des irlandais, il y en a partout dans le monde

16 mars 2019

Nous avons fait une belle grande journée de navigation aujourd’hui… Sous un beau soleil et avec le charmant son du moteur pour nous accompagner, puisqu’encore une fois, le vent n’était malheureusement pas au rendez-vous. Une journée pas de vent amène toutefois un avantage majeur : une mer calme… Et une mer calme aux Bahamas, c’est beau. Surtout qu’aujourd’hui nous devions traverser le Yellow bank, une zone peu profonde dans laquelle on croise de nombreuses têtes de corail qui se présentent comme de grosses masses noires au fond de l’eau.

Et une fois rendus à Nassau, nous avons été bien heureux de retrouver les amis d’Océane la Madame 😊 Qui ont, tout comme nous, pris de bien belles couleurs durant les dernières semaines !

Route 16 mars

Notre fascination du jour (et du voyage) : le moteur

Ça fait longtemps que nous n’en avons pas parlé de lui… Notre fameux moteur…. Encore aujourd’hui, il nous a mené à bon port. Nous approchons de la fin de notre séjour aux Bahamas, et par le fait même de notre voyage, et la vieille chèvre de près de 40 ans tient toujours le coup. Comment ne pas en être fasciné ? Sûrement que tout l’amour que Dominic lui donne après chaque route en est pour quelque chose…

Le bout worldwide du jour : visiblement, des irlandais, il y en a partout

Le 17 mars, une date importante sur le calendrier mondial… Et Nassau ne fait pas exception, elle souligne elle aussi cette journée spéciale. Et quand le 17 tombe un dimanche, ben c’est le 16 que cela se passe… Pour notre part, nous n’avions absolument aucune idée de la date que nous étions (symptôme de plusieurs mois sur un voilier…), mais le bar tout près du mouillage, le Green Parrot, s’est chargé de nous le rappeler avec sa musique, comment dire, assourdissante. Les citoyens de Saint-Lambert auraient clairement été malheureux ici… Et, cerise sur le sunday, nous avons même eu droit à des feux d’artifices directement propulsés à quelques mètres de nous sur le bord de l’eau. Et ce, à 23 h 15.  Il n’y en a pas de problème de bon voisinage ou de sécurité ici… Simple de même.

Et pour la suite ?

On attend toujours de voir comment le coup de vent du 19-20 va se passer. La tenue n’est pas réputée pour être bonne à Nassau, on pense donc peut-être prendre une marina, ce serait notre première aux Bahamas. Et, un autre coup de vent semble vouloir se dessiner le 24. On va suivre ça. Pas simple la météo ces temps-ci…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 25°04.766’N 077°19.744’W
Nous sommes de retour au harbour de Nassau. Tant que le temps est clément, on est bien ici. Et, évidemment, il y a de l’action, c’est une « grosse » ville.  Tout comme en janvier, nous allons utiliser la même méthode pour aller sur terre, soit aller à la marina Bay Street Marina et payer 6 $ pour 24 h afin d’utiliser le quai à dinghys qui est surveillé à temps plein par un gardien de sécurité.

mouillage 16 mars

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Shroud Cay à Shroud Cay : la balade dans la mangrove, c’est beau…

15 mars 2019

Aujourd’hui c’était découverte de Shroud Cay. Shroud Cay fait partie des incontournables de ce que nous avons compris. Ici, l’attraction, c’est la mangrove. Et le bout le fun, c’est que pour découvrir la mangrove, on doit aller se promener en dinghy dans l’île. On se sent vraiment donc en super aventure (entendez-vous le thème d’Indiana Jones ici…).

Le début de journée mollo : la randonnée de Well

La randonnée. La trail, comme il est si bien indiqué sur Navionics… Quand tu vois un début de trail bien indiqué sur Navionics, tu te dis quoi ? Ben tu te dis qu’il y a un sentier pour marcher, non ? En t-k, c’est ce que nous nous sommes dit. Et nous étions contents. Vraiment en plus. Parce qu’on s’entend, marcher dans les Exumas, ce n’est pas si simple, il n’y a que très peu d’occasions. En plus de notre balade en dinghy prévue dans la mangrove, c’était clairement le highlight du jour : marcher. Qui finalement, s’est résumé en une marche de 100 m. Well, ce n’est pas un sentier. C’est un puit d’eau douce. Considérant le fait que dans le coin ce sont principalement des petites îles entourées d’eau salée, voir un puit d’eau douce a quand même un certain intérêt de par sa rareté. Mais de là à en faire une attraction touristique… Bref, nous cherchions un sentier, nous avons trouvé un puit. Next time, on va lire nos guides un peu plus attentivement.

Le highlight du jour : la balade dans la mangrove

Comme notre balade sur terre a été un peu plus courte que prévue, nous sommes partis assez tôt pour notre balade en dinghy vers la fin de l’avant-midi. En théorie, nous aurions dû attendre un peu plus tard pour partir, question de nous coordonner avec la marée haute, mais nous avons décidé de faire fi de cette recommandation générale… et nous n’aurions, bien évidemment, peut-être pas dû en faire fi… D’autant plus que depuis quelques jours, le moteur du dinghy fait de drôles de choses. Le gaz semble ne pas vouloir se rendre convenablement au moteur, il y a quelque chose qui semble se passer dans la hose. Donc, si on combine marée basse + gaz qui ne va pas bien au moteur, on arrive à une balade pas trop fluide… C’est simple, soit que nous étions en train de marcher à côté du dinghy, soit que Dominic était en train de crinquer le moteur. Mais, ce n’était pas du tout déplaisant par contre, oh non ! C’est vraiment très beau la mangrove de Shroud, ce n’est pas pour rien que tous disent d’y arrêter, cela vaut le détour. Malheureusement, nous n’avons pas pu tout voir toutefois puisque nos 2 limitations nous ont empêchés d’aller jusqu’au bout. Nous avons bien tenté de braver la situation du mieux que nous le pouvions à pied, mais pour une raison obscure, une image de sables mouvants s’est incrustée dans nos imaginaires, et nous avons préféré rebrousser chemin.

Lors de notre retour, nous avons croisé des bons samaritains, le voilier Liberty. Ils nous ont montrer comment bypasser le problème temporairement en mettant la hose directement dans le gaz, il semblerait que notre souci proviendrait du connecteur qui relie la hose au réservoir… Merci pour l’aide 😊 Une chance que Nassau est proche, nous allons pouvoir régler la situation en théorie assez rapidement…

pour routes 1000 x 1000 (9)

L’autre highlight : la plage du côté mer

Malgré nos petits soucis, nous avons tout de même réussi à nous rendre au bout de la dinghy route, et ce que nous y avons découvert était vraiment beau… C’était officiellement la plus belle plage que nous avons vu côté mer dans les Exumas. Pas de rocaille, juste du sable, et, juste pour nous (parce qu’il n’y avait absolument personne d’autre sur la plage que nous…), les vagues étaient juste parfaites pour aller plonger comme des enfants. C’était tout simplement génial. La prochaine fois que nous allons à cette plage, c’est clair que nous apportons nos planches de body surf.

Donc, notes à nous-mêmes pour la prochaine fois :

  • On apporte : les kits de snorkeling, les souliers pour jouer dans l’eau (c’est inévitable de marcher) et les planches de body surf.
  • On s’organise pour y aller à la marée haute
  • On s’assure d’avoir un moteur de dinghy qui va bien

Avec tous ces éléments, c’est clair que le fun va pogner solide dans la mangrove.

Et pour la suite ?

On s’en souvient, nous sommes sur le retour… Donc demain, nous prévoyons nous rendre à Nassau et nous allons y rejoindre Océane la Madame. Le projet : passer une semaine dans le coin de Nassau (ça sent le tennis pour Dominic…), et ensuite partir vers Bimini ou Freeport afin de traverser vers la Floride avec Océane. Océane a de la visite jusqu’au 23, donc le départ est prévu pour après le départ de la visite, dès le 24. Évidemment, tout ça ce sont des plans, c’est bien évidemment la météo qui décide. Et… il y a toujours le coup de vent qui s’en vient pour le 19-20, on ne sait pas trop encore comment on va le gérer. Il nous reste encore quelques jours pour y penser. À suivre…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°31.829’N 076°47.806’W
Nous sommes toujours au même endroit.

mouillage 14 mars large

mouillage 14 mars gros plan

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Bell Island à Shroud Cay : à la voile, oui oui !

14 mars 2019

Surprise ce matin lorsque nous sommes partis. Il ventait pour vrai depuis hier. Visiblement, nous avions trouvé un vraiment bon mouillage… Nous ne sentions pas du tout le vent. Ça été une réelle surprise lorsque nous nous sommes éloignés de l’île. Donc, note à nous-même, Bell Island offre une vraiment bonne protection malgré sa petite taille…

Côté navigation, nous avons fait de la belle voile aujourd’hui ! Nous avons bien fait d’attendre le vent avant de partir 😊 Cela a fait du bien… mais c’était quand même un peu vagueux, as usual, on ne peut pas tout avoir. Nous avions des belles petites vagues de 3-4 pieds, rien de tragique, mais encore une fois, comme elles étaient très courtes et sur le côté, cela faisait brasser Nuage un peu. Ce n’était pas le temps de lire ou d’écrire…

14 mars 2019 - route

La visite du jour : introduction à Shroud

Bon… c’était un peu ambitieux de croire que nous allions faire 20 miles nautiques dans la journée + faire la mangrove de Shroud. Parce qu’ici, on ne vous l’a pas dit encore, ce qu’il y a à faire, c’est visiter la mangrove en dinghy. Et, les recommandations sont de le faire quand il fait beau soleil, l’expérience est décuplée. Et l’autre aspect à considérer, c’est la marée puisqu’à marée basse, tu ne peux pas aller où tu veux. Donc… 20 miles nautiques en voilier qui ne va pas vite + le timing de la marée = on n’avait clairement pas le temps aujourd’hui d’aller faire le grand tour de la mangrove. Mais, nous avons exploré un peu, question de nous familiariser avec les environs… Et c’est très beau. Et l’eau est toujours magnifique, on ne se tanne pas.

Et pour la suite ?

C’est décidé, nous allons rester ici demain pour mieux visiter. Ce serait dommage d’avoir fait tout ce chemin pour ne pas visiter quand même… Au yable les prévisions météo, on va gérer ça au fur et à mesure. De toute façon, elles ne sont presque jamais justes. Demain, nous prévoyons aller faire la route en dinghy qui est la plus au nord de l’île, et il semble y avoir une petite marche à faire, nous allons explorer la chose, à suivre…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°31.829’N 076°47.806’W
Ce mouillage est, comme la plupart de ceux dans le coin…, bien protégé de l’Est. Nous avons senti un peu de swell qui doit être lié au renversement de la marée, mais rien de bien dérangeant, il faut simplement attendre que cela passe.

mouillage 14 mars large

mouillage 14 mars gros plan

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Bell Island à Bell Island : comment tenter de faire une planification « idéale » de navigation est juste impossible à cause de la météo

13 mars 2019

Ce qui est agréable avec les prévisions météo, c’est que tu ne sais jamais si ce qui est annoncé va arriver ou non. C’est un peu une loterie. Et aujourd’hui, le vent était toujours prévu pour l’après-midi vers 13 h. Et à 14 h, il était même prévu des rafales à 25 nœuds. Bon, des rafales à 25 nœuds, c’est loin d’être la fin du monde, on a vu pire, mais même si ce n’est pas trop décoiffant, normalement tu les sens quand même, 25 nœuds, cela ne passe pas inaperçu. Et nous confirmons, nous n’avons pas senti ce vent. Bref, les vents n’ont pas été du tout ce qui était annoncé au courant de la journée. Ça arrive… En soirée cependant, le vent s’est levé un peu plus, et nous avons eu droit à quelques rafales assez intenses, mais d’une durée de 2 secondes, c’était fascinant, le temps de réaliser qu’il y a du vent, et il n’y en a plus. La nuit pour sa part a été un peu plus venteuse, et pluvieuse, mais rien de très très fort finalement.

Et pour la suite ?

Notre but est de nous rendre à Nassau pour en fait aller rejoindre Océane la Madame qui y sera à partir du 16 mars pour accueillir de la visite, pour ensuite possiblement se mettre en mode traversée vers la Floride dès le 23 mars, après le départ de la visite. Avant de nous rendre à Nassau, nous aimerions faire un arrêt à Shroud Cay qui est, selon plusieurs, un incontournable… Mais là, encore une fois, la météo nous challenge.

Juste pour le plaisir, voici ce qui se passe dans notre tête en ce moment. On doit encore une fois tenter de faire une planification avec des prévisions météo qui vont de tous les côtés. Donc, ce qui est annoncé pour les prochains jours est : demain, le vent reste assez « fort », mais navigable sans souci (environ 20 nœuds) en matinée et devrait se calmer en après-midi. Ensuite, on devrait avoir un beau vent d’une quinzaine de nœuds de l’Est le 15 mars. Le 16 mars, il semble vouloir y avoir du vent en matinée, toujours de l’Est. Ensuite, les 17 et 18 mars, c’est mort, donc si on bouge à ces dates, c’est à moteur. Le 19 mars, on parle d’un vent d’une quinzaine de nœuds de l’Est-Nord-Est. Le 20 mars, le vent commence son tour du cadran un peu tout croche, il ferait Est, ensuite Sud, ensuite Ouest, pour retomber au Sud (très fort), pour retourner à l’Ouest (tout ça dans 24h)… Voilà, ça c’est le portrait.

Le souci maintenant : un coup de vent (assez gros, on parle de guts à plus de 30 nœuds) est annoncé pour le 20 en soirée. Le souci #2 : dans le coin où nous sommes, un coup de vent qui va de tous les côtés, ce n’est pas cool, il n’y juste pas de protection (on se rappelle notre bout plate à Allan Cay et Highbourn…). La seule bonne protection qui existe dans le coin, c’est à Staniel Cay, plus au Sud. Et nous voulons remonter, et non descendre… On veut se rendre vers Nassau. Mais là, la protection n’est pas super de tous les côtés à Nassau, et ce coup de vent semble vouloir ressembler à celui que nous avons eu en janvier, et nous avons ouïe dire que pas mal de gens ont chassé à Nassau en janvier… Donc… Rester à Nassau pour le coup de vent n’est pas nécessairement le meilleur plan. Ce que nous pourrions faire, c’est monter à Nassau dès maintenant, mais ne pas y rester, et nous rendre dans le coin de Spanish Wells (au Nord-Est de Nassau) pour aller chercher de la protection (il y a un trou 360 à cet endroit, c’est à une quarantaine de miles de Nassau).

La navigation nécessaire à faire maintenant… Nous voulons d’abord nous rendre à Shroud qui est à une vingtaine de miles que nous préférons la faire avec du vent. Ceci représente une demi-journée de navigation. Ensuite, nous voudrons aller de Shroud à Nassau, ce qui représente une quarantaine de miles que l’on aimerait également faire avec du vent puisque c’est un peu long sans vent… Ceci représente 1 journée complète de navigation. Ensuite, si nous voulons aller de Nassau à Spanish Well, nous avons une quarantaine de miles nautique à faire, qui, encore une fois, seraient plus agréables avec du vent absolument. Ceci représente une autre journée de navigation.

Donc… Demain (14), il y a du vent de l’Est, donc nous allons nous rendre à Shroud Cay (demi-journée). Après-demain (15), il y a du vent de l’Est, nous allons faire Shroud Cay à Nassau (une journée). Ensuite, on veut se rendre à Spanish Well (une journée)… Et là, pour s’y rendre avec la voile, le vent de l’Est n’est pas nécessairement super… Le 16, c’est un vent parfait en termes de force, mais de l’Est – et nous aimerions bien prendre un peu de temps à Nassau pour les ravitaillements (au moins une journée). Les 17 et 18, il n’y a pas de vent pour nous y rendre. Le 19, c’est encore de l’Est, et le 20 c’est variable pas mal, et le coup de vent est annoncé cette journée.

Donc… Il va falloir attendre et voir comment tout ça va évoluer, il est encore tôt, on va espérer que le tout se place en notre faveur. Ce n’est vraiment pas simple de faire des plans… Et de ne pas perdre la tête !! Si vous n’avez pas réussi à suivre, c’est tout à fait normal, nous avons-nous même de la difficulté à nous suivre…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 24°18.084’N 076°33.708’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Mouillage 11 mars

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :