De Great Kills Harbour à Atlantic City : nous sortons enfin en mer !

3 octobre 2018

Ce fût notre première sortie à vie ! C’est un peu stressant ce moment. Même si nous avons assez confiance en nos capacités, cela reste (encore) une nouveauté. Parce que depuis le début du périple, il y en a de la nouveauté ! Le projet du jour était : se rendre à Atlantic City, au moins, et si tout va bien, continuer jusqu’à Cape May.

Pour ce faire, nous avons choisi une journée assez tranquille avec d’abord un léger vent de l’Ouest qui a tourné au Nord pour finalement aller au Sud-Est très léger. C’était une sortie à faire au moteur, avec, en début de journée, de l’aide du vent (nous sommes un voilier quand même…). Le départ s’est fait à 7 heures en compagnie de Kid’eau IV et Fleurs des îles. Fleurs des îles avait comme objectif Cape May, tandis que Kid’eau IV y allait plus with the flow (Sandy Hook, Manasquan, Atlantic City, ou Cape May, au choix).

Quoi raconter sur cette sortie… Ultimement, tout a bien été, rien n’est à signaler. Nous avons réussi à faire à peine de voile en début de journée, ensuite tout a été fait au moteur, avec parfois l’aide des voiles. Sinon, Andrée-Anne a quelque peu expérimenté le mal de mer, surtout parce qu’elle a passé trop de temps à l’intérieur. Nous avions oublié de préparer notre kit en cas d’abandon du bateau (sérieux, on est à 3 miles de la côte, il ne faut pas capoter quand même, mais c’est divertissant à faire, on dirait que nous sommes dans une grosse traversée), donc Andrée-Anne en a profité pour monter le fameux kit, avec, en complément, un mal de cœur. C’est très peu recommandé de rester à l’intérieur…

Côté navigation mer vs intérieur, ce qui est impressionnant, c’est la grosse houle. On dirait des montagnes qui nous arrivent de dessus et que nous passons. Cela ne brasse pas nécessairement, mais le mouvement continu peut créer de l’inconfort. Et la couleur aussi. L’eau avait une couleur pas mal plus intéressante que le vert kaki des dernières semaines.

La décision du jour : Cape May or not Cape May

Après une douzaine d’heures de navigation, nous avons confirmé à nos partners de route que nous préférions arrêter à Atlantic City. Le moteur semblait commencer à travailler un peu fort. Il nous restait encore 5 heures à faire avant d’atteindre Atlantic City, et une douzaine si nous voulions atteindre Cape May. Nous ne pouvions pas imposer 12 heures à la chèvre. 5, c’était amplement. Tout au long de la journée, nous avons vérifié notre météo et espéré un peu de vent soudain, mais en vain. Sans vent, nous ne pouvions pas continuer.

Le stress du jour (catégorie high level) : entrer dans l’inlet d’Atlantic City de nuit

On va le dire tout de suite. Ceci n’était pas l’idée du siècle. Déjà, arriver à la noirceur, ce n’est pas tant recommandé. Et à Atlantic City, il y a beaucoup de lumières… Donc les lumières des bouées se perdent très facilement dans les néons des édifices avoisinants. Bref, entrer de nuit, fatigués, après 17 heures de navigation, ça été difficile. Mais nous y sommes arrivés, en allant très tranquillement, tout simplement. Dans ce cas précis (la nuit à Atlantic City), Navionics a été très utile. Notre GPS est minuscule, et entrer avec des cartes papier, c’est un peu difficile à figurer ici, il y a tellement de lumières partout qu’il est difficile de trouver l’inlet. Notre apprentissage du moment : nous allons dorénavant éviter les arrivées de nuit.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 39°22.835’N 74°25.262’W
Avec une arrivée de nuit, il fallait que cela soit simple. Nous avons donc été nous ancrer pas très loin après l’entrée de l’Inlet, côté Sud, juste avant le pont. Heureusement, il y avait déjà des voiliers, donc nous avons pu repérer l’espace facilement. Il y a beaucoup de courant ici, donc il faut le considérer lorsque l’on mouille l’ancre. En raison de la fatigue, Dominic a laissé un peu trop aller de reculons le bateau, et avec le courant, il est devenu impossible de barrer le câblot. Petit stress ici… Tout s’est bien terminé, Nuage a été remis en marche avant, et nous avons repris le contrôle de la situation. Pour le fond, cela tient super bien. Tout ce que nous avons remonté, ce sont quelques algues, enfin pas de boue !

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

De la statue de la liberté à Great Kills Harbour : dernière pause avant la mer

2 octobre 2018

On commence tranquillement à rêver de grasse matinée… La chèvre (aka le moteur) étant ce qu’elle est, nous n’avons pas le choix de nous coordonner avec les marées. Et la marée favorable dans le coin, elle est le matin. Très tôt. Genre idéalement 5 h. Mais ça c’est trop. Donc, lorsqu’il est temps de partir, nous visons 6 heures, avec plus ou moins de succès. Ce matin, nous sommes partis à 7 h 05, c’est pas pire. Nous avions une petite navigation à faire, tout a bien été.

Le beau petit coin du jour : Great Kills Harbour

Comme de fortes rafales sont annoncées pour la soirée, nous avons choisis de quitter notre spot glamour de la statue de la liberté pour nous rendre dans une petite baie mieux protégée plus au Sud. C’est vraiment mignon comme spot. Il y a plein de marinas et des bateaux au mooring partout dans la baie. En entrant, nous avons été accueillis par 4 cygnes et une colonie de cormorans avec une belle bâtisse rose qui rappelle bien le Sud… On commence à le sentir ce Sud-là, déjà !

Le projet du jour : la préparation à la mer

C’est à partir de Great Kills Harbour que nous allons nous lancer pour notre sortie en mer, puisque la décision a été prise, nous partons demain matin ! Pour ce faire, il nous restait quelques préparatifs à finaliser :

  • Aller chercher de la nourriture : c’est plus une question de timing. On commençait à manquer de produits frais et de pain, donc nous avons décidés de partir à la recherche d’une épicerie. À moins d’un mile de la baie, nous avons trouvé une sympathique épicerie italienne avec amplement de produits pour nous rassasier : Frank and Sal Italian Market. Andrée-Anne qui disait pas plus tard que la veille qu’elle allait s’ennuyer de ses lupinis… quel timing de trouver une épicerie italienne !
  • Remplir le diesel et le gaz pour le dinghy : nous avons finalement décidé de prendre du diesel à la marina sur place, c’est trop compliqué comme projet de chercher hors des marinas. Et là, ce n’est pas le temps de manquer de diesel, donc on oublie les principes.
  • Installer une ligne de vie : ceci a été le projet de fin de journée. Nous commencions à être un peu fatigués… Nous avions comme projet d’utiliser un des vieux câblots d’ancre que nous avons en extra. Malheureusement, nous n’arrivions pas à ouvrir les manilles qui reliaient les câblots aux chaînes. Donc nous avons décidés de partir à la recherche de câblot. Pour finalement découvrir que les boutiques de la baie ne vendent juste à peu près rien. Donc pas de câblot. Au retour au bateau, Andrée-Anne s’est souvenue qu’il restait un bout de câblot inutilisé à quelque part… Celui-ci a tout à fait fait l’affaire. Un peu de niaisage ici, Dominic, particulièrement fatigué a juré à cet instant de ne plus parler à Andrée-Anne d’ici les Bahamas. Ne vous inquiétez pas, cela n’a duré que 2 minutes 10 finalement.
  • Retirer le moteur du dinghy : Nous ne voulons pas mettre le dinghy sur le pont, le temps va être assez relax, nous n’avons pas tant besoin de le grimper. Mais retirer le moteur est primordial par contre.
  • Sortir le kit à mal de mer : Ginger chew, Sea band, gravol, biscuits soda, tisane au gingembre, Scopolamine transderme, alouette. On n’est jamais trop préparé…

Le bout moche du jour : la rencontre avec le propriétaire de la marina Mansion

Lorsque nous sommes allés à terre pour essayer de trouver du câblot, nous avons été accueillis très durement par le propriétaire de la marina. Vraiment, c’était de tout beauté. Clairement, en cette journée de semaine du mois d’octobre complètement morte, nous n’étions pas les bienvenus. Dommage que nous eussions acheté notre diesel avant à cet endroit, nous aurions clairement considéré ne pas lui donner de business.

Le stress du jour : les forts vents qui sont finalement arrivés

Comme le départ de demain est prévu très tôt, nous avons décidé de nous coucher très tôt. Nous avons toutefois été réveillés vers 22 h en raison des forts vents qui venaient du Sud. L’entrée de la baie est vers le Sud, donc malgré le fait que cela soit mieux protégé que le statue, avec des vents du Sud, cela peut brasser. Et cela a brassé. Nous avons d’ailleurs vu le voilier en face de nous dangereusement chasser vers nous… Mais comme il s’agissait d’un bon capitaine, il a bien géré la situation et a réussi à aller s’ancrer plus loin. Pas de peur, pas de mal ici, juste une petite anecdote 😉. Nous avons également chassé quelque peu, c’est ce que nous avons réalisé au matin.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 40°32.609’N 74°7.930’W
Il s’agit d’un super endroit pour prendre une pause et attendre sa fenêtre météo pour la sortie en mer.  On peut s’ancrer un peu partout en fait entre les moorings, il y a plein de trous. L’endroit recommandé est plus au Nord par contre. Parce qu’entre les moorings, il y a un risque de se prendre dans les chaînes ou tout autre objet au fond. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à un voilier à côté de nous. Nous avons vu en après-midi un plongeur arriver pour l’aider à sortir son ancre qui était prise… Lorsque nous avons vu cela, nous avons décidé de tester l’ancre (nous voulons partir tôt demain matin, ce serait plate de faire un faux-départ à cause d’une ancre prise…), et d’aller nous ancrer un peu plus loin au fonds. Également, nous avons appris que cette baie a été totalement détruite en 2012 lors de l’ouragan Sandy, tous les bateaux y ont passé ou subi de graves dommages, donc il doit y avoir bien des trucs dans le fond… Qui, d’ailleurs, est composé d’une horrible boue noire comme le charbon et nauséabonde. Cette boue ne semble pas offrir la meilleure tenue de ce que nous avons pu expérimenter.

Les photos du jour

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

De la marina West 79th Street Boat Basin à la statue de la liberté – New York : on pense à la mer…

1er octobre 2018

3 h 48. C’est l’heure exacte que la boule de mouillage a recommencé à attaquer Nuage. Nous n’avons pas eu notre 6 heures finalement. Toutefois, après environ 30 minutes, tout s’est replacé, et nous avons pu retourner quelque peu dans les bras de Morphée, par chance… Des fois par contre, se faire réveiller à des heures impossibles peut avoir des avantages. Dominic a eu à cet instant un flash, et a décidé d’aller travailler sur son moteur (tient, cela faisait longtemps que nous n’avions pas parlé du moteur…). Il s’est dit qu’il devrait tenter d’étanchéifier les jonctions des boyaux avec du duc tape de métal. Pourquoi pas… c’est un si beau projet pour 4 h du matin. Le tout s’est finalement avéré super positif lorsque nous sommes partis. Le moteur, depuis le début du voyage faisait beaucoup de bruit à certains moments. Des fois il arrêtait d’en faire, et tout d’un coup, nous attrapions une grosse vague et il recommençait. Dominic soupçonnait une entrée d’air, mais il n’arrivait pas à colmater le tout. Jusqu’au bang de la boule de mouillage à 3 h 48…

Comme nous sommes à New-York, nous devons penser sérieusement à notre sortie en mer qui nous attend dans le détour de Sandy Hook. Notre prochaine grande aventure consiste en fait à prendre la mer (pour la première fois ever…) pour aller soit jusqu’à Atlantic City, ou Cape May. Aller jusqu’à Cape May est une navigation de plus ou moins 20 heures. Et pour la faire, nous devons avoir une belle fenêtre météo, soit un bon 24 h minimum (certains diront jusqu’à 48 h) de météo clémente : vent du Nord si possible, pas plus de 20 kn, de la vague pas trop grosse, et le comble, du soleil svp. Bon, le soleil on peut s’en passer, ce qu’il faut surtout regarder c’est le vent et la vague. Bref, une belle fenêtre semble vouloir se dessiner pour mercredi, donc il se pourrait bien que le séjour à New-York soit de très courte durée.

Pour nous préparer à notre départ, et considérant le fait qu’il était hors de question de passer une autre nuit à se faire cogner par une boule de mooring, nous avons décidé de suivre les conseils de Philippe Pelletier, et d’aller nous ancrer derrière la statue de la liberté. Le projet est de rester à cet endroit jusqu’à la bonne fenêtre météo, et de se lancer.

En fin de soirée, nous avons jeté un coup d’œil à la météo, et malgré le fait que le spot de mouillage soit assez glamour (dormir au pied de la statue de la liberté, quand même), il n’est pas du tout protégé. La nuit prochaine, un vent pas pire du Sud est annoncé, avec des rafales qui pourraient être assez incommodantes au niveau sommeil. Donc nous avons pris la décision de partir très tôt demain vers le Sud pour aller rejoindre un autre mouillage qui risque d’être un peu mieux protégé : Great Kills Harbour, trouvé sur Active Captain.

Le projet du jour : trouver du diesel

Avant de partir, nous avons décidé d’aller faire un tour dans un Mobil pas loin pour aller remplir nos 2 bidons de 5 galons de diesel. Dominic ne veut pas utiliser de diesel de marina dans son moteur, donc nous devons faire quelques prouesses pour arriver à nos fins. Donc nous avons fait une très belle marche dans le parc sur le bord de la rivière, avec nos 2 bidons, entre les joggeurs (non mais, tout le monde court à New-York, c’est le sport national ?), et les cyclistes. Pour finalement apprendre que les stations service ne tiennent pas nécessairement ça du diesel… Donc maintenant, nous allons appeler avant. Mais ce fût une très belle marche par contre !

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 40°47.361’N 73°59.026’W
Il s’agit d’un excellent endroit par petit temps. Évidemment, à New-York, les options ne pleuvent pas donc on peut s’accommoder de ce mouillage même si le temps n’est pas si petit que ça. Toutefois, on se fait brasser, autant par la vague naturelle que la vague causée par tous les bateaux en circulation, ça bouge beaucoup dans ce coin. Côté fond, rien à dire, c’est de la belle boue qui pogne toute seule. Au niveau des accès à la terre, nous n’avons pas eu le temps d’aller voir, mais Kid’eau IV a été voir la descente de bateau du parc sur la berge, et une affiche indiquait clairement que les dinghys ne sont pas les bienvenus et qu’ils seraient enlevés… Donc c’est un peu à ses risques et périls si on veut aller faire un tour sur la terre.

Les photos du jour

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

De Croton-on-Hudson à la marina West 79th Street Boat Basin à New-York : la journée sans fin

30 septembre 2018

Arriver à New-York en voilier, via la rivière Hudson, ce n’est clairement pas ce à quoi nous sommes habitués (pour ceux qui êtes déjà allés à New-York). Voir la grosse pomme au loin est juste trop excitant ! Pour Dominic, c’était en plus sa première fois… Vous rappelez-vous votre première fois ?

Nous sommes partis assez tôt ce matin, nous ne voulions pas manquer notre grand rendez-vous. Pour une fois, la brume, pour sa part, n’était pas au rendez-vous. Donc à 6 h 30, le moteur ronronnait… et à 9 h, nous commencions déjà à apercevoir New-York ! Cela nous a pris 3 heures encore pour atteindre notre destination : la marina West 79th Street Boat Basin.

Le highlight du jour : l’arrivée au centre de New-York

Le truc cool (c’est le seul) de la marina est que celle-ci est située directement au cœur de Manhattan. Mais cela ne paraît comme pas quand on arrive… Elle est dans un gros parc qui fait une bonne partie de la berge, donc on ne voit pas nécessairement tant la ville, on pourrait croire que nous sommes un peu n’importe où. Toutefois, quand on sort du parc, hop, on arrive rapidement sur Broadway. Et si on continue à peine à pied, on arrive à Central Park. Quand même. Sortir de ton voilier, marcher 30 minutes, et arriver à Central Park. Qui dit mieux ? Comme nous sommes arrivés tôt, nous en avons profité pour nous dégourdir les jambes… Le tout a fini avec d’abord de la pizza (qui dit New-York…), un arrêt à l’endroit où John Lennon nous a quitté, un tour (pas tout quand même, c’est grand) de Central Park, un arrêt à Time Square, et un retour en métro (là on commençait à être fatigués… 5 h 30 de navigation + une pas pire marche…).

Le stress du jour : la boule de mooring qui attaque Nuage

Après notre escapade quelque peu éreintante, nous ne faisions que penser à dormir. Normal. Nous étions tellement enchantés de notre journée que nous discutions même de prendre une autre journée à la marina, c’est tout dire ! Jusqu’à ce que nous remontions sur Nuage, et qu’une trame sonore déchirante nous y accueille… La combinaison courant + vent à ce moment précis provoquait une incompatibilité totale entre la boule de mooring (particulièrement surdimensionnée) et Nuage… Tout ce que nous entendions, c’étaient des bangs non-stop sur la coque sur le devant. De quoi nous déchirer le cœur. Un bateau, c’est une caisse de résonnance, le bruit que cela faisait était juste insupportable, on aurait crû que la boule voulait passer au travers de la coque. Et le Awlgrip… comment pouvait-il garder son lustre avec un tel traitement ? Nous avons tout tenté pour minimiser la chose : tenter de pousser Nuage vers l’autre côté, mettre toutes les défenses, allonger le câblot… Rien n’y faisait. La seule solution possible était d’attendre le revirement de marée. Qui est finalement arrivé à 22 h, comme par magie. À partir de ce moment, nous savions que nous avions qu’environ 6 h pour nous reposer (il y a 4 marées par jour, 2 de chaque côté) … Pas besoin de vous dire que la décision de rester une autre nuit a été jugée non recevable par le conseil.

À propos de la marina choisie

Coordonnées : 40°47.361’N 73°59.026’W
La marina West 79th Street Boat Basin a 2 avantages : sa situation géographique, et son prix. Pour 30 $ par nuit, nous avons eu un mooring à quelques pas du centre de New-York. Quand même. Toutefois, côté confort, on repassera. Le courant est particulièrement intense, et les vagues provenant du trafic maritime sont juste constantes. Résultat, ça brasse, mais ça brasse… et ce constamment. Côté service, il y a une toilette, une douche, une buanderie, et une machine à glace (qui donne de la glace gratis). Côté propreté, on repassera. Nous aurions vraiment aimé y passer plus d’une nuit, mais c’était juste impossible.

Les photos du jour

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De Croton-on-Hudson à Croton-on-Hudson : On va rencontrer Georges et Barbara pour notre enrouleur

29 septembre 2018

Nous avons navigué que très peu aujourd’hui, nous avons traversé la rivière pour rejoindre la marina d’Haverstraw afin d’aller rencontrer Georges de Samalot Marine, le dealer Furlex. Malgré tout, la navigation a été palpitante, comme d’habitude ! La brume était encore au rendez-vous ce matin. Lorsque nous avons décidé de partir, elle semblait vouloir se dissiper. Semblait. Lorsque nous sommes sortis de la baie et sommes arrivés proche du chenal, elle était de retour en force. On ne voyait juste plus rien. Toutefois, avec les appareils électroniques modernes, nous savions toujours à peu près où nous étions.

Le bon coup du jour : Dominic spotte la rouge, et évite une barge

Dans le peak de la brume, cela devenait un peu plus compliqué. Dominic a donc décidé de chercher la bouée rouge du chenal pour confirmer notre position. Il y avait tellement de brume que la bouée est juste apparue par magie à bâbord, c’est dire comment nous ne voyions rien du tout. Traverser le chenal en voyant rien (nous n’avons pas de radar), ce n’est juste pas une bonne idée. Donc Dominic a simplement commencé à tourner autour de la bouée rouge, en attendant que le tout se dissipe. Et par chance ! Qu’est-ce que nous ne voyons pas apparaître… une énorme barge (elles sont toutes énormes…) ! Donc, si nous avions continué notre route, nous serions tombés directement sur la barge. Ouf.

La bonne nouvelle du jour : la réparation de fortune sur l’enrouleur fonctionne

Notre rencontre avec Georges aujourd’hui a vraiment été géniale. Il nous a d’abord confirmé que la réparation de fortune que nous avons fait sur l’enrouleur est tout à fait fonctionnelle et que nous pouvons naviguer, même en mer, ainsi. Youpi ! Parce que remplacer ce bout d’enrouleur, c’est un beau projet. De plus, Georges a réussi à trouver dans ses réserves la pièce que nous avons besoin pour la vraie réparation. Parce que ce qu’il faut savoir, c’est que notre enrouleur a 30 ans, et que Furlex ne fait juste plus les pièces de rechange. Mais Georges, cela fait longtemps qu’il a sa boutique, donc il a gardé des vieilles pièces, juste au cas. Nous avons donc vidé son stock de pièces qui fonctionnent avec notre enrouleur, pour le jour où nous voudrons le réparer pour vrai. Ce fût une bonne journée! Et pour les bons mots, vraiment nous avons été super bien accueillis par Georges. Si vous avez besoin de quelque chose, n’hésitez pas à aller le voir à sa boutique Samalot Marine à Haverstraw Marina. Il nous a même offert de nous amener à l’épicerie pour faire quelques courses, ce n’est ti pas sympa ça?

Le truc gratis du jour : le pump-out à Haverstraw Marina

Avec notre giga grosse tank en stainless pour nos eaux noires (aka les toilettes), vider ça, c’est toujours un projet, c’est long… Et en général, le staff de pump-out, ce n’est pas très patient, ce qui fait que nous n’avons jamais réussi à rincer complètement la tank. Jusqu’à aujourd’hui ! En plus de nous laisser gérer le pump-out nous même, c’est gratuit à la marina d’Haverstraw ! Le bonheur. Nous avons juste fait un pump-out de fou, avec un rincage sans fin. On se sent libérés.

Le truc inattendu du jour : on se baigne !

Pas plus tard qu’hier, nous portions nos mitaines d’hiver… Et aujourd’hui, nous étions dans l’eau. Il a fait assez chaud pour que nous puissions faire une petite saucette, quand même ! L’objectif n’était pas tant de se rafraîchir en revanche, mais plutôt de se laver. Mais cela vaut tout de même une mention.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 41°11.547’N 73°53.816’W
Quand on disait hier que le vent du Nord et d’Ouest n’était pas supers à Croton… Pour une raison inconnue (nous avons suivi les forecasts… nous avons tout comparé…), le vent du Nord-Ouest a forci beaucoup vers 16 h sans aucun préavis. Nous nous sommes faits brassés pour la peine. Nous avons vu presque tous les autres bateaux partir. Comme nous n’avions pas d’autre endroit où aller, nous avons décidé de rester, advienne que pourra, il n’annonçait que 5 kn partout quand même… Finalement, le tout s’est calmé vers 19h, et nous avons pu passer une bonne nuit 😊.

Les photos du jour

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

De Pollepel Island à Croton-on-Hudson : de l’autre côté de la fin du monde

28 septembre 2018

C’est maintenant rendu un classique… la brume a encore retardé notre départ. Mais nous n’étions pas pressés, nous avions qu’une vingtaine de miles à faire pour atteindre Croton. Pourquoi ne pas en faire plus ? Parce que nous voulons aller rencontrer le dealer Furlex (encore lui). Par contre, en plus de la brume ce matin, la journée a commencé assez rought avec de la bonne pluie froide et un vent du Nord assez présent. C’était assez critique pour que nous soyons tentés de rester sous les couvertures… Mais le courant lui, c’est plate de le rater. Donc nous avons finalement décidés de sortir le festival du multicouches et de nous lancer, une fois partis, on ne sent presque plus rien…

Le highlight du jour : Nuage défie la physique

Malgré la température peu clémente, cette navigation a particulièrement été agréable. Avec le courant et le vent du Nord, Nuage volait sur l’eau à une vitesse fulgurante, il a même été jusqu’à 10kn ! (18,5 km/h pour la référence) – selon le speedomètre… qui, finalement, s’avérait à être buggé… après un reset, il était de retour à 6,5kn. De toute façon, Nuage a une vitesse de coque de 7-8kn, 10kn, c’est juste techniquement impossible. Toutefois, nous avons quand même atteint 7kn sur le GPS, soit la vitesse sur le fond, donc ça c’est assez cool. Bref, nous étions détrempés, gelés, mais nous avions du fun. Et pour le petit cours, la vitesse de coque, c’est la vitesse maximale que peut atteindre un bateau qui ne déjauge pas (ne sort pas de l’eau, comme les speedboats), lorsque cette vitesse est atteinte, le bateau refuse d’avancer et part au lof (tourne) – comme il s’agit d’une petite journée, j’en profite pour sortir quelques notions pour les non-initiés 😉.

Le bout drôle du jour : bienvenue à la fin du monde

C’est lorsque j’ai voulu immortaliser notre vitesse extraordinaire en photo sur la tablette que j’ai découvert quelque chose de particulièrement terrifiant… nous venions de passer la fin du monde, du moins, selon Navionics… World’s End. Avec en plus un Caution sur le bout de terre juste après. Je ne sais pas ce qui s’est passé. Peut-être sommes-nous dans une autre dimension et nous n’en avons guère conscience. En t-k, autre dimension ou non, le paysage était très beau de l’autre côté du monde, nous avons simplement continué notre route, et nous sommes toujours là pour vous jaser ça.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 41°11.604’N 73°53.932’W
Croton bay a un nom poche. Mais, vous le savez bien, il ne faut pas se fier aux apparences. Il s’agit d’une belle grande baie (c’est à peu près inexistant dans la rivière Hudson) où la protection du Sud et de l’Est est bonne, pour le Nord et l’Ouest, par petit temps, on s’en contente sans problème, c’est si rare des belles baies ici. Le fond est bon, de la grosse glaise, et il y a un bon 10 pieds, donc c’est super.

Les photos du jour

 

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De Saugerties à Pollepel Island : une journée sans histoire

27 septembre 2018

La journée était censée commencer tôt, mais encore une fois, nos plans ont été modifiés en raison de Dame Nature… Elle a beaucoup de contrôle sur notre vie cette dame ces temps-ci… Bref, Dame Nature a décidé de nous amener les bourrasques de vent prévues hier après-midi, entre minuit et 2 heures du matin aujourd’hui. Récemment, nous avons eu du temps assez petit, donc nous ne sommes pas habitués aux bourrasques la nuit. De plus, Dominic a toujours la maladie de la CQR (notre ancienne ancre), donc il est toujours sûr que nous allons chasser. Notre nuit a été un peu perturbée. Le départ a été retardé. Ceci est notre grosse péripétie du jour. Pas pire hein? C’est tranquille!

Malgré notre départ tardif, nous avons tout de même fait 8 heures de navigation pour aller rejoindre le prochain mouillage près de Pellepel Island. Toute la journée, il a fait super beau, Dominic a tenu la barre avec un grand sourire, et nous avons rêvé d’avoir notre génois. Puisqu’afin de donner un break à la chèvre (le moteur), nous hissons les voiles en même temps que le moteur, ainsi, le moteur peut tranquillement ronronner. Avec le génois, la vie aurait été parfaite! Nous nous sommes consolés avec la grand-voile.

Malgré notre journée sans histoire, nous avons tout de même réussi à être brulés (le grand air…), et le dodo a été le bienvenu à 20h. C’est notre record jusqu’à maintenant, 20h…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 41°26.660’N 73°58.816’W
Au Sud de Pollepel Island, il est possible d’aller mouiller l’ancre, la profondeur et le fond sont bons. Il faut être vigilant à l’approche, il semble y avoir des endroits où c’est moins profond. Il n’y a aucune protection à cet endroit, toutefois, nous ne sentons pas le courant, comme c’est à l’extérieur du chenal, c’est relativement tranquille. Fait à noter : c’est le festival des trains en soirée et le matin, pas la nuit.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

De Saugerties à Saugerties : nous attendons l’orage…

26 septembre 2018

Nous avons décidé de ne pas bouger aujourd’hui et de rester dans notre belle crique : Esopus Creek. Des orages étaient prévus en après-midi, et comme il y a peu d’endroits protégés sur la Hudson, question confort, nous étions aussi bien de rester ici. Ce fût une journée de petits projets (bon pas si petits, nous avons quand même notre histoire d’enrouleur sur les bras encore…) et de repos – pour Andrée-Anne, c’était la première sieste en pm, la joie !!

Les forecasts annonçaient une journée pluvieuse, il a fait gros soleil toute la journée… et une grosse chaleur. Nous avons donc pu tout faire sécher ce qui avait pris la flotte la veille, tous les imperméables avaient été mis à contribution…

Le projet du jour (encore…) : l’enrouleur

Nous en avons également profité pour finaliser l’enrouleur. Question de protéger la voile, nous avons mis un bout de spaghetti de piscine autour. Saviez-vous que le spaghetti de piscine est un indispensable sur un bateau ? Il sert à protéger toutes sortes de choses et n’abime rien, vraiment pratique, mais côté couleur, cela peut devenir aliénant. Bref, nous avons mis notre bout spaghetti, et nous avons ensuite hissé notre génois (la voile du devant – je vais quelquefois expliquer un peu plus les mots de voile, pour les non-voileux qui veulent nous lire, salut Kate 😉). Malheureusement, notre réparation n’est pas à point. Les deux morceaux (celui brisé et le bon à côté) se sont séparés quelque peu lorsque nous avons hissé la voile… Ce qui ne nous rassure point au niveau sécurité.

Donc, nous avons commencé à faire des appels. Bonne nouvelle… À 50 miles nautiques, il y a un dealer Furlex sur la Hudson : Samalot Marine. La moins bonne nouvelle, c’est que l’enrouleur que nous avons est discontinué (évidemment) et que Furlex ne le supporte plus, donc impossible d’avoir des pièces de rechange. Notre seul espoir pour le moment est que Georges de Samalot trouve dans sa réserve une pièce qui fonctionne, on croise les doigts groupe ! Donc prochaine destination : Haverstraw, que nous allons atteindre en 2 jours, ce n’est pas vite un voilier…

Et l’orage dans tout ça ? La pluie a finalement commencé en début de soirée. Nous avons vu quelques éclairs, rien de bien inquiétant. Bon, au moins, c’est un beau spot!

Comme il s’agit d’une journée plutôt tranquille, j’en profite pour vous partager un article sur comment nous avons débuté notre projet de partir, des fois que cela pourrait en aider quelques-uns… Il est ici : Partir aux Bahamas en voilier : par où commencer.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 42°4.201’N 73°56.484’W
Comme il s’agit du même qu’hier, je ne vais pas élaborer ici 😊

Les photos du jour

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

De Catskill à Saugerties : petite navigation sous la grosse pluie

25 septembre 2018

Aujourd’hui, nous avons dit au revoir à nos amis de Kid’eau ☹ Nous avons navigué les derniers jours ensembles, mais nous avons préféré quitter la marina aujourd’hui (le budget, le budget :p – nous avons prévu 2 marinas par mois) pour aller nous installer dans une petite crique fort sympathique et tranquille. Ce n’était pas nécessairement une super journée pour naviguer, il y avait de la grosse pluie, mais le petit bout de 3 heures que nous avons fait fût tout de même fort plaisant. Nous étions pratiquement seuls sur la Hudson, et comme il n’y avait aucun vent, la pluie se tolérait super bien (avec de bons vêtements quand même… Merci à Mathieu pour le Gore-tex, ça change une vie!). Nous n’avons pu nous coordonner avec la marée pour ce bout, donc cela nous a pris un peu plus de temps que le temps prévu puisque nous avions un courant défavorable.

Le projet du jour : bidouiller l’enrouleur

Accompagné d’un des staffs de la marina, Dominic a réussi à réparer possiblement l’enrouleur. Grâce aux conseils de Houston (notre équipe à terre, aka Éric) et l’input de la marina, nous sommes arrivés à quelque chose. Ce n’est pas chic, cela ne passerait pas à l’inspection pour la vente (nous ne prévoyons pas vendre), mais c’est totalement fonctionnel. Il ne reste maintenant qu’à attendre le beau temps pour finaliser le tout, puisqu’il s’agit de d’un bout de métal serré avec des collets, et cela va prendre du bon tape pour enrober le tout pour ne rien briser. Donc le projet enrouleur reste encore à suivre…

Highlight du jour : la découverte de Esopus Creek

C’est quand même pratique Active Captain. Nous cherchions un endroit pas trop loin de la marina pour nous ancrer, et nous y avons trouvé ce petit bijou à 2-3 heures (selon la marée). C’est tranquille comme tout ici (bon, peut-être que la journée pluvieuse aidait). Même si c’est habité, on sent que cela ne bouge pas beaucoup ici (peut-être que le bureau de la US Coast Guard à l’entrée de la crique aide la chose…). Les maisons sont tout près de l’eau, certaines ont leur voilier directement dans la cour, on sent vraiment que nous sommes dans un coin de plaisanciers, l’ambiance est bonne.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 42°4.201’N 73°56.484’W
On y trouve une bonne protection pour le Nord, le Sud et l’Ouest. Si le vent vient de l’Est, ça risque de brasser un peu. Il faut aussi considérer que cet endroit est au bout d’une longue crique qui se déverse dans la rivière Hudson, donc il y a beaucoup d’objets flottants non-identifiés qui circulent. On entend parfois des petits pocs sur la coque…

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

De New Baltimore à Catskill : Nuage redevient un voilier

24 septembre 2018

Nous avons fait une petite navigation aujourd’hui, puisque nous avions un beau projet : remâter Nuage 😊. Question de nous coordonner avec la marée, nous sommes partis vers 8 h pour arriver assez tôt à la marina que nous avions choisie : Riverview Marine Services. La navigation a bien été, rien à signaler.

Le projet du jour (et le stress du jour) : remâter

Nous avions quelques appréhensions par rapport au remâtage en raison de notre enrouleur qui a mangé un gros coup au quai de l’écluse 6 (nous n’en sommes toujours pas remis!!). Dès que nous sommes arrivés à la marina, nous avons commencé à évaluer l’étendue des dégâts… Après quelques discussions, nous avons décidé de remâter Nuage avec l’enrouleur brisé, puisque malgré le bris, il est tout de même possible de monter le mât, au pire, nous laisserons le génois de côté pour le moment. Nous avons décidé de trouver une méthode temporaire pour solidifier le tout, question de ne pas trop tarder à Catskill, et tenter de nous rendre à un endroit plus favorable à la réparation (dans le meilleur des mondes, le Boat Show d’Annapolis…). Peut-être que le génois ne pourra être utilisé pour le moment, mais ce n’est pas tant un souci, nous faisons beaucoup de moteur en ce moment. Concernant le remâtage, cela a quand même « bien » été. Riverview Marine Services met à notre disposition 2 hommes, donc il faut mettre la main à la pâte, ce n’est pas un clé en main. Le seul élément qui nous a quand même dérangé, c’est que nous nous sentions vraiment pressés. Il faut être très prêt lorsqu’arrive notre tour. Comme nous ne sommes pas des experts, il est difficile de ne pas oublier quelque chose à la préparation, donc cela augmente considérablement le niveau de stress (et le stress, ce n’est pas toujours facile à gérer…). Pour notre part, nous avons oublié de remettre les tubes protecteurs qui vont au bas des haubans, donc nous avons dû tout défaire les haubans et les remettre, grrrr (ce qui a été une bonne chose finalement, puisque nous étions tellement pressés, que nous n’avions pas réussi à remettre les haubans la bonne tension au départ, donc nous avons plus pris notre temps la 2e fois).

Good to know : l’entrée de la crique de Catskill, comment prendre les bouées vertes

L’entrée est complètement contre-intuitive. Et quand on regarde les cartes, ce n’est pas mieux. Pour nous guider, nous avons appeler à Riverview lors de notre entrée, et c’était la bonne chose à faire. Lorsque l’on rentre dans la crique, il faut laisser les bouées vertes à bâbord, et coller les quais au Nord, pas les bouées. Il n’y a pas beaucoup d’eau à cet endroit, il ne faut pas être gêné d’appeler pour avoir de l’aide.

À propos de la marina choisie

Coordonnées : 42°12.665’N 73°51.426’W
Au départ, nous avions prévu remâter et ensuite aller s’installer dans un mouillage pas loin. Toutefois, le remâtage a quand même été assez énergivore et long, donc nous avons décidés de rester à Riverview Marine Services pour la nuit. Les prix sont honnêtes, et il faut prendre une pause. De plus, nous n’avons pas réussi à faire la réparation temporaire pour l’enrouleur, donc il vaut mieux rester ici pour la nuit, et faire tranquillement la réparation demain. Concernant la marina, Susan et Mike sont forts sympathiques et accueillants. On y trouve tous les services nécessaires, et c’est très propre. Pour le quai, c’est 1,50 $ du pied.

Désolés! Nous n’avons pas de photos du remâtage… nous étions trop rushés 🙁

Les photos du jour

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :