St-Augustine à Flagler Beach : l’effet Floride

2 décembre 2018

L’effet Floride se fait sentir… Le moral des troupes est à son meilleur. Il fait chaud, nous avons eu droit à 28° aujourd’hui, avec le gros soleil, du bonheur tout simple. Nous avons sorti nos cannes blanches, elles sont si heureuses de revoir la lumière du jour et de sentir l’air frais…

Nous avons fait une petite navigation aujourd’hui finalement. Petite en termes de distance, mais pas tant en termes de temps. Malheureusement, les courants n’étaient pas avec nous. Nous n’avons même pas réussi à parcourir 30 miles nautiques, nous arrivions à peine à faire 3kn. Mais il n’y en a pas de problème, nous sommes en mode slowlife, donc pas de souci 😊

Le projet du jour : on sort le Speedy Stitcher

Le Speedy Stitcher… le gadget préféré de couture d’Andrée-Anne. Nous ne sommes pas partis avec une machine à coudre finalement (snif), mais nous avons quand même apporté quelques outils indispensables comme le merveilleux Speedy Stitcher. Bon, pour le nom, speedy, on n’est pas sûr, mais stitcher, ça oui. Bref, les coutures du dodger (qui doit avoir l’âge du bateau…), se défont encore, et des petites coutures s’imposent. C’est là que le super SS arrive à la rescousse. Pourquoi c’est super ? Parce que 1. tu peux faire l’équivalent de points de machine à coudre avec ce petit objet… 2. En plus, pas besoin, par exemple pour le dodger, de tout défaire, tu peux faire les points directement sur la toile qui est toujours installée. 3. Tu n’as pas besoin de compétences quelconques en couture, n’importe qui peut y arriver. 4. Et finalement, ça coûte 20 piasses seulement. On serait fou de s’en passer. Si jamais vous êtes convaincus, je vous conseille de le prendre chez Sailrite, et de prendre également des petites aiguilles pour un fil et un tissu plus fin (comme du Sunbrella), c’est un outil qui permet à la base de travailler des gros tissus comme des toiles de sac et du cuir.

Et pour la suite ?

Comme nous n’avons pas du tout atteint notre objectif de Daytona aujourd’hui, nous allons y aller demain. Peut-être que nous ne ferons pas d’arrêt à Daytona finalement, et allons continuer notre chemin plus loin. À suivre.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 29°29.844’N 81°8.949’W
Ce mouillage a l’avantage d’offrir une super protection… mais très peu de bateaux peuvent s’y installer. Il entre maximum 4 bateaux. Quand nous sommes arrivés, il y avait 2 catamarans présents, nous avons été ok, ouf, puisque nous sommes arrivés un peu tard. Important, la profondeur est très limite, nous avons vu 5’ et même moins, et la marée est petite 1’. Donc, ce n’est pas une place à grand tirant d’eau. Pour le fond, l’ancre a bien pris, c’est de la belle boue nauséabonde…

La photo du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

St-Augustine dans les herbes à St-Augustine la ville : objectif du 1er décembre atteint

1er décembre 2018

Nous ne l’avions pas dit trop fort parce que ce n’est pas tant facile de suivre les plans depuis le début du voyage, mais nous avions quand même un petit objectif, soit celui d’être en Floride pour le 1er décembre. Et nous avons réussi ! C’est comme si un nouveau pan du voyage s’ouvre à nous. À partir de maintenant, la météo ne devrait plus trop être un souci, le froid devrait nous laisser tranquille… un monde s’ouvre à nous. Bon… aujourd’hui par contre, ce n’était pas la plus belle journée du lot, c’était particulièrement pluvieux, mais, de la pluie chaude, c’est tellement plus plaisant.

Nous sommes donc partis ce matin pas trop tôt pour nous rendre à la ville de St-Augustine. En route, nous avons tenté de réserver une boule de mouillage à la marina municipale puisqu’il semblerait que le courant est fort à cet endroit, mais en vain, c’était déjà très plein, ils nous ont mis sur leur liste d’attente. Il semblerait que les boules sont très populaires… D’autant plus qu’elles sont très peu chères, soit à 25 $ la nuit. On repassera donc pour la boule cette nuit, ce sera l’ancre encore.

À propos de St-Augustine

Nous avons eu un après-midi à St-Augustine. C’est peu, mais nous l’avons bien apprécié. Nous avons d’abord débuté notre visite en allant casser la croûte avec quelques voileux : Fleurs des îles, Jolie Brise et Chandelle dans un restaurant sympa au cœur de la ville. Ensuite, nous nous sommes donné une mission, soit nous trouver une gaffe (un bâton télescopique avec un petit crochet au bout, un indispensable sur un bateau) puisque notre gaffe a décidé d’aller faire sa propre vie dans l’océan Atlantique lors de notre dernière sortie. Le souci : nous sommes samedi ! Donc… les boutiques de matériel de bateau ferment tôt, et sont fermées le dimanche (demain)… Bref, le seul moyen de trouver une gaffe était d’aller faire un tour au West Marine à près de 2km. Ce n’est pas si pire 2km, mais comme nous risquons que d’avoir qu’un seul après-midi ici, nous avons décidé de passer du temps d’un peu plus de qualité, et d’aller visiter un peu, plutôt que courir après une gaffe… Donc, à propos de St-Augustine ! C’est une belle ville qui semble très touristique. Côté look, au niveau architecture et ambiance, on dirait le QG d’une bande de pirates espagnols, c’est assez intéressant à visiter. La ville a également, comme toute ville touristique qui se respecte, une rue piétonnière avec les classiques boutiques de gilets du coin. Malgré le fait que nous avions un peu mangé avant, nous n’avons pas pu résister à l’appel de la pizza dans le restaurant qui s’annonce comme étant celui qui sert la meilleure pizza sur Trip Advisor (ce n’est pas tout à fait vrai par contre…), rien de moins. Nous confirmons, elle était très bonne. Le nom de l’endroit est : Pizza Time of St Augustine

Le projet du jour : planifier un peu notre mois de décembre

Bon, là c’est beau le jour le jour, mais cela ne peut pas durer trop longtemps… Effectivement, nous devons commencer à planifier à un peu plus long terme notre affaire en Floride puisque nous avons plusieurs choses à faire ici…

  1. Des petits travaux sur Nuage, rien de très sérieux, mais avant de traverser aux Bahamas, nous voulons être sûrs que tout est passablement ok.
  2. La sœur à Dominic est dans le coin, donc nous voulons trouver un moment pour la voir, et possiblement faire une petite pause à sa maison.
  3. Certains gens veulent venir faire leur tour, et comme le temps des Fêtes approche, le timing serait tout à propos…
  4. Dominic veut jouer au tennis, cela commence à être sérieux. Un ami a des joueurs à lui présenter à Delray, donc nous aimerions nous arrêter dans le coin.
  5. Noël et le nouvel an s’en viennent ce serait bien de regarder un peu ce que nous voulons faire…
  6. Il faut penser à quand nous aimerions traverser vers les Bahamas !!

Donc, l’idée c’est de faire coordonner tout ça… Et c’est ce que nous avons fait entre autres aujourd’hui. Nous ne partagerons pas trop nos plans, anyway, ça change tout le temps, mais ce qui est sûr que nous allons tenter de croiser la sœur à Dominic qui est dans le coin encore quelques jours. Nous avons environ 230 miles nautiques à parcourir…

Et pour la suite ?

Demain, on repart. Nous tenterons de nous rendre à Daytona qui est à une quarantaine de miles nautiques. Évidemment, il va falloir avoir les courants avec nous, et ça, ce n’est pas simple. Nous avons beau essayer de démêler le tout, nous n’y arrivons juste pas. D’ailleurs, nous nous servons de Navionics pour nos marées et courants, on peut avoir l’info des points de références à la minute près, toutefois, dans le coin, il n’est possible que d’avoir les marées, il ne semble pas y avoir de prévisions de courants disponibles… Ça dit tout.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 29°53.649’N 81°18.452’W
Comme nous n’avons pas eu de boule de mouillage, nous avons été nous ancrer avant le pont du côté Est de la rivière. Il y avait beaucoup de courant, mais comme il y a beaucoup d’espace également, ce n’est pas un problème du tout. Pour le fond, l’ancre a encore une fois bien pris, donc malgré les vents annoncés (qui n’ont pas eu lieu finalement) et le courant, nous nous sentions très en sécurité. Côté services, pour atteindre la terre, le mieux est d’aller à la City Marina. C’est 12$ par dinghy par jour pour le quai, et il est possible d’accéder à tous les services de la marina, donc c’est un good deal. Il y a un lounge disponible avec Wi-Fi (ce qui nous a permis de vous partager quelques articles… 😊).

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Fernandina Beach à St-Augustine dans les herbes : la Floride, tel que vous l’imaginez

30 novembre 2018

Voilà, nous sommes officiellement dans le Sud. C’est la Floride comme on l’Imagine… Des grosses maisons, euh, non, énormes, sur le bord du canal, des palmiers partout, des quais pour chaque maison avec leur(s) petit(s) – gros bateau(x)… Des canaux aussi qui ont l’air de rues. Déjà. On aurait pu croire que ces canaux seraient apparus plus tard, mais ils sont bien là au Nord également. Nous faisons également officiellement connaissance avec les no-see-ums… Les mini-moustiques du coin. Il n’y en pas beaucoup par contre, nous sommes chanceux. D’ailleurs, les gens ne prennent pas ça à la légère ici les no-see-ums… Certains propriétaires ont tout simplement installé une énorme cage en moustiquaire qui va jusqu’à faire le terrain au grand complet. Rien de moins. On va veiller dehors, coûte que coûte, même s’il faut nous faire une deuxième maison en moustiquaire. Ça doit faire suer un peu quand tu fais un accro dans des aussi gros morceaux de moustiquaire… De notre côté, nous sommes prêts. Nous avons installé nos moustiquaire super fins depuis longtemps, donc Nuage est blindé comme les no-see-ums.

Ce matin, c’est avec un fond d’odeur de conifères que nous sommes partis de Fernandina pour nous diriger vers Jacksonville. Les usines du coin travaillent clairement le bois… C’est un peu weird comme odeur. Bref, nous sommes partis avec Jacksonville en tête, pour finalement nous rendre pas mal plus loin, soit tout près de Saint-Augustine. Nous étions sur une bonne lancée, aussi bien continuer.

Le truc insolite du jour : le bateau de croisière ancré

C’est assez drôle se réveiller avec un gros bateau de croisière au mouillage… Andrée-Anne se demandait depuis le début s’ils utilisaient leurs ancres des fois, c’est confirmé, oui. Nous étions assez loin, mais un autre voilier lui était vraiment à côté. Disons que tu ne veux pas qu’il chasse celui-là…

Parlons chaleur

C’est parti, il fait chaud. C’est clair que nous allons en parler pendant quelques jours de la chaleur, elle est tellement appréciée ! On dirait que nous étions en train de fusionner avec nos vêtements chauds… On recommence à respirer un peu, c’est tellement agréable.

Et pour la suite ?

Demain, petite journée de navigation au programme. Nous irons à St-Augustine, un arrêt qu’il faut faire il paraît. Pour le moment, notre planification s’arrête pas mal là, nous sommes au jour le jour en ce moment, le fait que nous soyons arrivés en Floride un peu à la chaleur nous permet de prendre ça un peu plus relax et de ne pas que focuser sur la suite 😉

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 30°3.179’N 81°21.646’W
Ce mouillage se nomme Pine Island South dans Active Captain. Nous sommes arrivées tard et beaucoup de bateaux y étaient déjà dont les amis Fleurs des îles et Jolie Brise. Il y a beaucoup d’espace, donc ce n’est pas du tout un problème. On est protégés par les herbes ici, donc pas de souci pour la vague, pour le vent, c’est autre chose. Le fond est bon, l’ancre a bien pris.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Quelque part dans l’océan Atlantique à Fernandina Beach : on arrive en Floride, oh yeah !

29 novembre 2018

C’est notre dernier État ! Ça commence à sentir la chaleur… Et c’est bien mérité nous croyons bien. Parce que la nuit s’est bien terminée, malgré tout, mais cela n’a pas été facile… Donc que s’est-il passé à partir de minuit… ? Pas grand-chose en fait. Dominic a continué d’être malade et de voir sa chaudière en 3D en gros plan, tandis qu’Andrée-Anne était à la roue. Jusqu’à 3 h du matin, où là, le froid a commencé à trop de faire sentir. Dominic a dû prendre la relève un peu le temps qu’Andrée-Anne se réchauffe et se repose un peu. Il a pu tenir un petit bout, jusqu’à 4 h environ.

Le bout le plus dur : le dernier stretch de la nuit

À partir de 4 h, on entre dans le dernier stretch de la nuit. Le soleil devrait se lever dans les 7 heures, et commencer à se faire sentir dans les 6 heures. Nous avions toujours une ETA vers 8 h, donc c’est vraiment le bout le plus difficile. Vers 4 h, Andrée-Anne a repris la roue, tandis que Dominic a choisi d’inspecter le bateau, il entendait un bruit qu’il n’aimait pas. En fouillant partout, il est arrivé au bloc de métal quelconque qui est sous l’épontille, qui est elle-même sous le mât. Donc, on parle ici d’un bloc qui est sous tout. Ce bloc s’en vient pas mal abîmé, et cela inquiète Dominic. Assez pour décider de descendre les voiles… Le souci, c’est que les vagues n’ont pas tant diminué encore, et Nuage se fait pas mal brasser. Sans les voiles, cela ne peut qu’empirer. Et en plus, nous perdons énormément de vitesse si nous roulons que seulement au moteur… Bref, le niveau d’inconfort a augmenté pour le dernier stretch. Après analyse de la situation, nous avons décidé de rouvrir le génois quelque peu pour nous aider. Mais le mal a tout de même été fait, en raison de ce petit souci, nous avons perdu 1 heure. Nous sommes dons arrivés vers 9 h à Fernandina, avec Dominic à la roue pour gérer l’inlet, où nous avons enfin mouillé l’ancre.

Le highlight du jour : nous sommes en Floride

Quand même, la Floride. Là, c’est le Sud pour vrai. Bon, nous sommes vraiment tout au Nord, nous ne pouvons pas plus être au Nord de la Floride en fait, mais il faut bien commencer quelque part ! Nous sentons déjà la chaleur 😊 C’est peut-être juste une question de timing… les vents du Nord sont terminés et passent au Sud, fini le froid pour les prochains jours, peut-être aurions-nous eu le même break de froid plus au Nord, mais bon, nous sommes en Floride, donc c’est à cause de la Floride bon !

Notre déception du jour : ne pas pouvoir continuer à cause du froid

Le froid a vraiment joué sur notre énergie lors de cette navigation. Si cela n’avait pas été de lui, malgré les vagues et les malaises, nous aurions pu continuer un peu plus loin hors de l’ICW. Mais dans l’état que nous étions rendus à Fernandina, nous ne pouvions pas continuer. C’est vraiment dommage. Nous avons bien hâte de pouvoir faire de belle grandes navs avec un peu de chaleur, cela va clairement tout changer !

Les apprentissages de cette sortie en mer

Côté météo, nous ne savons pas quoi penser. Nous avons bien regardé les prévisions. Nous avons été en contact avec Houston afin de bien analyser la situation. Nous pensions être safes. Nous ne savons pas ce qui s’est passé. Ce qui est sûr par contre, c’est que nous n’allons plus jamais prendre pour acquis qu’une mer sera calme. Même si les prévisions le disent, nous serons toujours préparés pour la pire mer au monde. Ce qui veut dire : plus question de partir avec moindrement de fatigue. Comme nous pensions que la sortie serait pépère, nous avons décidé de partir même si Dominic n’avait pas dormi de la nuit. Erreur à ne pas refaire. Si nous avions été en mesure de faire les tours de garde convenablement, même si cela brassait énormément et qu’il faisait froid, notre navigation aurait été vraiment plus agréable…

Et pour la suite ?

Nous allons commencer par dormir un peu… Aujourd’hui, c’est dodo, repas, film et re-dodo tout simplement. Les vents seront du Sud dans les prochains jours et parfois forts, nous ne pourrons pas retourner en mer, nous allons devoir continuer notre route via l’ICW. Demain, départ vers Jacksonville, ou plus loin, nous verrons comment nous le sentons.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 30°40.310’N 81°28.100’W
Il s’agit d’un mouillage assez exposé avec une belle vue sur les usines de… on ne sait pas trop. C’est très grand, les bateaux ancrés autour sont loin, cela fait du bien. Peu de vent était annoncé pour la nuit, et c’était vrai cette fois-ci, donc nous avons très bien dormi, jusqu’à en oublier où nous étions. Il y a pas mal de courant, il faut le prendre en considération. Côté fond, l’ancre a bien pris à cet endroit également.

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Beaufort à quelque part dans l’océan Atlantique : Nuage file vers le Sud

28 novembre 2018

Ouf, quelle journée. Qui s’étire sur 2 celle-là. Elle a commencé aujourd’hui, mais se finira demain… Ce fût une autre belle journée en mer sportive. Les prévisions étaient du vent de 10kn Nord-Ouest, avec une vaque de 1’ tout simplement, et même 0’ à partir de minuit. Ce n’est pas ça pantoute qui est arrivé… Pour le vent, nous ne savons pas trop d’où il vient, ce n’est pas clair. Depuis que nous nous sommes fait briser la girouette dans les écluses, nous estimons le vent grâce à nos drapeaux. Et aujourd’hui, cela n’allait pas super bien. Bref, plutôt qu’un beau vent de travers/portant et des petites vagues sympathiques, nous avons eu un vent random qui a l’air au près, et des vagues de 2-3 pieds très courtes qui nous cognent sur le côté. Pour faciliter la navigation, et ne pas trop nous fatiguer, nous avons opté pour faire des rondes de 2 h 30 chaque, soit 2 h de repos et 30 minutes de transition. Malheureusement, rien de tout ça n’est arrivé…

Le bout essentiel raté : la nuit de sommeil avant départ

Notre départ s’est fait comme prévu vers midi. Une heure géniale pour s’assurer d’être en forme. On peut se lever tard et accumuler un peu de points repos. Mais bon, pour accumuler des points repos, il faut d’abord passer une bonne nuit… ce qui n’est pas arrivé. Vers 4 h du matin, nous avons réalisé que Nuage était rendu accoté sur le bateau voisin (un bateau « permanent »), Nuage avait besoin d’affection on dirait bien… Évidemment, on ne pouvait pas répondre à ce besoin de Nuage, donc nous avons dû remonter l’ancre et trouver une solution instantanée : le quai des pêcheurs. C’est donc lors de la nuit la plus froide (-1°…) que nous avons vécu jusqu’à maintenant que nous avons réussi à devoir sortir pour gérer Nuage… Bravo à nous. Malgré cette mauvaise nuit, nous avons tout de même décidé de partir, même si ce n’était pas une décision recommandée. Nous ne savons pas quand la météo sera favorable pour une autre sortie… Ce qui veut dire que si nous n’étions pas partis, nous aurions eu 2 choix : attendre plusieurs jours à Beaufort (cela ne nous tentait pas du tout), ou continuer dans l’ICW et traverser la Georgie (non merci). Donc la décision s’est imposée, on part malgré la fatigue.

Le bout on est fiers de nous : on mange bien avant de partir

La dernière fois, nous avons été négligents à ce niveau, et pas question de répéter. Donc juste avant le départ, c’était le déjeuner du bûche… non, du navigateur, imposé. Faim pas faim.  Œufs et bines au menu, on se gave. Bref, on apprend quand même un peu. Nous n’avons pas eu la nuit de sommeil escomptées, mais nous pouvons travailler sur les autres F…

Le bout dur du jour : la navigation en mer

Nous nous sommes fait brasser. Et ce n’est pas terminé… Le premier bout de 4 heures qui était dans les terres et la sortie dans l’inlet a été fait par Dominic. Le deal était que nous commencions nos tours de garde à partir du moment où l’on sortait des bouées de l’inlet et que nous étions en mer. Et c’est là que tout est parti un peu tout croche. Dominic, voulant aller se reposer puisque nous n’avions pas eu la nuit de sommeil escomptée, est parti s’installer sur petit lit dans le carré vers 16 h. Retour prévu à 18 h 30. Mais… c’est là que le mal de mer a décidé de prendre le dessus sur Dominic… Il n’y avait plus rien à faire pour stopper la chose, c’est mal parti pour Dominic, la chaudière est officiellement devenue sa nouvelle bff. Quand est venu le temps de son retour vers 18 h 30, il a bien pris la roue, malgré son état. Andrée-Anne pour sa part est parti pour sa pause prévue jusqu’à 21 h. En entrant à l’intérieur, c’était déjà le chaos. Nuage était sans dessus-dessous. On aurait pu croire que nous avions été victimes d’un cambriolage… c’était fascinant. Bref, un peu de ménage s’imposait, si possible. Le bateau brassait tellement qu’il était impossible de se tenir debout, dès qu’on essayait de bouger, on tombait d’un côté ou de l’autre. Après un peu de ménage et une petite bouchée, Andrée-Anne s’est reposée quelque peu… Andrée-Anne est ressortie pour prendre la relève vers 20h30… et ce jusqu’à minuit, puisque c’est à minuit que cette journée se termine… Dominic n’a pas pu ressortir.

Et nos inquiétudes : le froid et les vagues ?

C’est simple, les 2 se sont réalisées. Il fait froid et nous avons des vagues de m@$%8#. Ce n’est pas dangereux, mais c’est extrêmement inconfortable. Le froid, avec le soleil de jour, cela peut aller. Mais le froid de nuit, c’est vraiment difficile. Nous comprenons maintenant pourquoi certains disent que le full enclosure est essentiel. En fait, si les tours s’étaient bien déroulés, nous aurions été ok, durant 2 h 30, tu prends ton mal en patience, mais plus longtemps, cela se corse. Et les vagues, elles n’ont juste pas arrêté jusqu’à minuit. À minuit, tout était censé être terminé… il va clairement falloir être patients, ces vagues ne se calmeront pas de sitôt…

Le bout positif : notre vitesse

Ce bon vent a un point positif par contre, nous allons pas pire vite. À cette vitesse, notre ETA (estimated time of arrival) qui était à midi au départ est maintenant à 8 heures, ça c’est assez positif, au moins, nous allons sauver 4 heures de brassage. Décidément, Nuage aime vraiment le vent et est un bateau ultra rapide.

Et pour la suite ?

La nuit se poursuit dans la prochaine journée… En espérant que cela se calme un peu… Demain, nous serons en Floride 😊

 

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

De Green Pond à Beaufort (Bew’-Fort) : Repos avant la mer

27 novembre 2018

Petite journée de nav encore aujourd’hui. Nous avons décidé d’arrêter à Beaufort, plutôt que d’aller à l’inlet. De cette façon, nous pourrons profiter de la ville un peu et nous reposer plus avant de partir. Nous allons simplement ajouter la navigation entre Beaufort et l’inlet à notre route de demain… Rendu là, 21 h ou 24 h de nav, cela ne change plus grand-chose…

Notre petite sortie du jour : on va manger du BBQ

Cela faisait plusieurs fois que Huston nous disait d’aller manger du BBQ. Donc nous avons trouvé une place pour y goûter. Qu’est-ce que du BBQ ? Ici du moins, parce que ce n’est pas toujours clair pour nous… Ben c’est de la viande effilochée. Nous avons pris 2 assiettes, une de porc et une de poulet. Le bout l’fun était les choix d’accompagnement… Il y avait du macaroni & cheese ! Quoi de mieux qu’un macaroni au fromage pour accompagner du poulet effiloché ? C’était très bon 😊 Nous avons été à Q
on bay pour les intéressés.

À propos de Beaufort

Nous n’avons pas eu la chance de visiter. Le centre-ville semble être similaire aux autres centres-villes du coin sur le bord de l’eau, soit mignon et bien vivant avec plein de petites boutiques. Peut-être pourrons-nous y passer un peu plus de temps à notre retour…

Le projet du jour : on fait beaucoup de bouffe pour la mer

Il faut être très prêts pour notre sortie. Pas question d’avoir faim… Donc aujourd’hui, comme c’était tranquille sur l’ICW, c’était le bon moment pour préparer les petits plats pratiques pour la mer : la salade de macaroni froide, et des spaghettis si jamais on arrive à réchauffer quelque chose.

Notre combat du moment : encore le froid

Quand c’est rendu que le frigo est l’endroit le plus chaud du bateau, c’est tout dire… Demain matin, nous devrions être en bas du point de congélation. Il est annoncé -1°… Ça commence vraiment à nous peser le froid. Vivement la Floride sous peu, qui on l’espère, pourra nous réchauffer un peu.

Et pour la suite ?

Le projet est confirmé, nous partons demain pour une petite navigation en mer de quelques 130 mn, qui devrait nous prendre maximum 24 h à faire. Le vent est bon, les vagues seront petites, les courants de inlets sont bien coordonnés, c’est un go. Nous partirons vers midi, pour arriver à midi maximum à notre destination qui sera Fernandina en Floride. Oui, oui, nous devrions atteindre la Floride après-demain jeudi !! Et comme nous sommes en Caroline du Sud actuellement, on comprend que nous allons sauter un État grâce à cette grosse journée, soit la Georgie… Il semblerait que c’est le festival des hauts-fonds la Georgie, cela ne nous tente pas trop de vivre cette partie-là dans l’ICW, donc on saute l’État, simple de même. Toutefois, 2 éléments nous inquiètent pour cette navigation… Andrée-Anne c’est le froid, tandis que Dominic, ce sont les vagues… En espérant que tout ira bien.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 32°25.230’N 80°39.634’W
C’est très petit ici. Nous avons été au mouillage Factory Creek – 2 dans Active Captain. Il y a assez peu d’espace pour s’ancrer et il semble y avoir des bateaux « permanents », soient des bateaux qui sont laissés au mouillage pour une longue durée et dont les propriétaires sont absents, pas facile de se trouver un trou. Côté fond, cela prend bien, aucun souci ici. Le courant est toutefois à considérer, il est fort ici… À côté de l’espace de mouillage, il y a un quai pour les pêcheurs à la ligne du coin. Ce n’est pas un dinghy dock officiel, il n’y a pas de taquets, mais nous l’avons tout de même utilisé pour rejoindre la terre sans souci. Côté commodités, il y a tout ce qu’il faut à moins d’un mile à pied, épicerie et compagnie, toutefois, il n’est pas nécessairement possible d’atteindre le centre-ville via cet ancrage puisqu’il faut traverser le pont. Et le pont, il est peu accueillant avec son micro-trottoir sans sécurité du côté de la route. Pour notre part, nous avons opté pour une Uber pour nous rendre de l’autre côté. La prochaine fois, nous allons considérer nous ancrer de l’autre côté du pont pour avoir accès à la ville.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Charleston (Johns Island) à Green Pond : Vers le Sud contre vents et marées

26 novembre 2018

Nous aurions voulu en faire plus aujourd’hui… Mais les courants de marée ont été contre nous toute la journée. Là, nous sommes dans une partie de l’ICW où tu passes ton temps à croiser des inlets et à changer de rivière ou de canal… Ce qui fait que le courant, ben il va dans tous les sens. Impossible de prévoir ta navigation en fonction des courants. Des fois tu es chanceux, des fois moins. Aujourd’hui, pour la majorité de la journée, nous avons fait 3kn, ça ce n’est pas vite… Ce qui fait que nous n’avons pu parcourir qu’une trentaine de miles nautiques. Ce fût une journée sans histoire dans les bayous de la Caroline du Sud. Il n’y a pas grand-chose à voir ici. Tu avances, et c’est tout. Comme nous avions le courant dans la face, la chèvre travaillait fort, donc nous avons dû arrêter assez tôt, vers 14 h 30, pour mouiller l’ancre, on sentait que Nuage voulait un break. Que voulez-vous, c’est ça vivre au beat slowlife sailing style… on avance tranquillement…

Le highlight du jour : le petit oiseau

Comme quoi c’est assez tranquille… Andrée-Anne a eu la chance de sympathiser avec un joyeux petit oiseau qui est venu se reposer sur Nuage. Il est resté jusqu’à temps que Dominic décide que c’était le temps de sortir le génois… ça c’était trop d’action pour l’oiseau. Dommage, on commençait à l’apprivoiser… Andrée-Anne était sur le bord de lui donner un nom ☹ Une autre fois.

Et pour la suite ?

Nous sommes toujours sur le même projet, soit rejoindre l’inlet de Port Royal. Une fenêtre semble se confirmer pour mercredi (nous sommes lundi) afin que nous puissions prendre la mer. À suivre…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 32°32.171’N 80°25.060’W
Nous avons arrêté à cet endroit un peu sans regarder. La chèvre était fatiguée, le spot était là. Nous avions le courant dans la face pour encore au moins 2 miles et nous roulions à 2kn, Nuage avait besoin d’une pause. Les commentaires dans Active Captain disaient qu’il n’y a pas beaucoup ce courant. Eh ben, ce n’est pas ce que nous avons vécu… Avant minuit, c’était un peu l’enfer, nous avions le courant qui nous plaçait d’un côté, et les vagues qui venaient sur notre travers. C’était très inconfortable. Pour une raison obscure, nous avons réussi à nous endormir et lorsque le courant a changé, tout s’est calmé… Bref, on dirait bien qu’on commence à s’habituer et dormir dans toutes sortes de conditions. Pour le fond, rien à signaler, l’ancre a bien pris.

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Charleston à Charleston (Johns Island) : Ravitaillements partie 2

25 novembre 2018

Petit départ en catastrophe un peu ce matin… Dominic, réveillé avant le soleil as usual, se cassait la tête un peu avec l’endroit où nous devrions aller pour la prochaine nuit. Les soucis : nous touchons le fond à marée basse (donc il faut bouger de cet endroit, et à marée haute), et il annonce du bon vent demain matin, ce qui implique que si nous voulons bouger demain matin, nous serons dans le vent si nous restons à cet endroit puisqu’il n’est pas protégé du tout, et remonter l’ancre, sans guindeau, dans le vent, c’est un peu désagréable. Bref… il faut trouver la meilleure formule. En regardant un peu ce qu’il y a autour, nous avons réalisé qu’il n’y a pas d’ancrages très protégés du côté de la ville. Nous avons donc choisi un ancrage du côté de Johns Island. Nos limitations maintenant… il faut partir à marée haute, nous avons un pont à faire ouvrir pour aller à l’autre mouillage, et le pont n’ouvre qu’à 9 h de ce que nous comprenons (les explications du Waterway Guide pour le pont en question, Wappoo Creek Bridge, sont aussi claires qu’un panneau de stationnement de Montréal…), et nous devons traverser une zone de courant assez intense pour nous rendre à l’autre endroit, et nous avons besoin d’aller faire des courses… Donc, une fois toutes les données combinées, nous sommes arrivés à l’évidence, il fallait partir à 7 h le matin, pour nous rendre à notre autre mouillage. Nous devrons trouver un endroit pour faire les courses dans ce coin… Par chance, comme nous n’avons pas bien compris les explications du pont, il ouvrait finalement plus tôt. Donc nous avons pu nous rendre à notre mouillage dès 9 h.

Le petit bout de navigation à bien planifier : le courant d’Elliot Cut

Dans la Wappoo Creek, juste après le pont (quand on va direction Sud bien sûr), il y a petit bout qui se nomme Elliot Cut. Ça va vite à cet endroit. Vaut mieux bien planifier ses déplacements et avoir le courant avec le bateau lorsqu’on y passe. Sans même pousser le moteur, nous avons atteints facile 9kn de vitesse sur le fond dans ce petit bout de rivière…

La balade du jour : Johns Island et James Island en Uber

Nous nous sommes promenés dans le côté campagne / banlieue de Charleston… Et c’est tout aussi beau que la ville, wow ! Les arbres sont omniprésents partout, ce qui rend le paysage vraiment beau. Et le bord de l’eau est vraiment fascinant partout puisqu’il est composé d’herbes qui ne finissent plus, donc les routes sont des routes/ponts qui passent au-dessus de toutes ces herbes, c’est super intéressant comme vue. Bref, notre petite balade a été bien plaisante, ça nous donne le goût de venir y passer plus de temps… Sinon, pourquoi la balade ? Pour les courses, la partie 2 de notre ravitaillement. Nous sommes en urgent besoin de produits frais. Comme bien des endroits aux États-Unis, c’est Uber qui a pris le contrôle du service de voiturage ici, donc nous avons pris Uber pour nous rendre au gros W où on trouve tout. Ce qui est un peu dommage en ce moment avec le fait que nous soyons à pied comme aujourd’hui, c’est que nous ne pouvons pas faire 10 places pour acheter notre tonne de trucs que nous avons besoin (nous ne faisons pas les courses souvent donc la liste est longue…), donc la meilleure solution reste de tout faire au même endroit… Et comme nous avions également besoin de quelques accessoires pour Nuage, le gros W devient la solution puisqu’on peut tout y trouver…

Le highlight du jour : il fait plus de 20° pendant au moins 1 heure…

Du gros luxe aujourd’hui : soleil et chaleur. Nous avons pu même enlever nos combines… Pour au moins 1 heure. Cela vaut la peine de le souligner, on commence, comme tout le monde, à manquer de soleil avec ce mois de novembre, disons, hostile.

Et pour la suite ?

Nous ne prendrons pas la mer à partir de Charleston. Les fenêtres météo ne sont pas assez sûres pour le moment. La décision est prise, nous allons continuer sur l’ICW jusqu’au prochain endroit compatible à une sortie en mer : Port Royal Inlet. Ceci devrait nous prendre 2 jours pour nous y rendre par les rivières et canaux sinueux. Ensuite, si la météo est avec nous, nous sortirons à cet endroit pour aller… le plus loin possible. Encore là, il va falloir attendre avant de déterminer, tout dépend de la grosseur de la fenêtre que nous aurons, si fenêtre il y a.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 32°45.421’N 80°0.638’W
On est un peu au milieu de nulle part encore, mais à côté il y a une marina, donc en cas de besoin, il y a un peu de vie. Nous étions le seul bateau de passage ancré à cet endroit. Les 3 autres étaient des bateaux « permanents », donc des bateaux qui ont été laissés là. Si les gens se sentent assez safes pour laisser leur bateau sans surveillance, c’est que cela doit être un bon endroit… L’ancre a bien pris, et est remontée plutôt propre. Rien à signaler ici.

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Mount Pleasant à Charleston : les plus longs 14,9 miles ever

24 novembre 2018

En théorie, nous étions à moins de 15 miles de Charleston. Ce n’est pas très loin. Par contre, on dirait que cela a pris une éternité pour s’y rendre. D’abord, nous n’avons pas pu partir en début de journée, puisque toutes les berges étaient disparues comme hier. Nous avons un GPS, mais quand même, c’est plaisant de voir le bord quand tu navigues, donc nous avons préféré attendre que la marée redescende quelque peu. Nous avons donc réussi à partir vers 11h20. En plus des marées à considérer, nous avions également un pont à faire ouvrir, et ce pont, il n’ouvre qu’aux heures… Nous avons calculé environ 1h30 pour nous rendre au pont. Ensuite, de l’autre côté du pont, c’était l’arrivée au grand inlet de Charleston… plein de courant.

Le stress du jour : le pont

Ben oui, les ponts nous stressent encore. En fait, ce n’est pas tant le pont ici, mais plutôt le courant qui a fait augmenter le facteur stress. Le pont à ouvrir est le Ben Sawyer Memorial Bridge. Le souci, c’est que le courant dans le canal n’est pas tant facile à prévoir. Nous avions donc prévu 1h30 puisque nous n’avions que quelques miles nautiques à parcourir pour nous rendre au pont qui ouvre à toutes les heures. Ça été limite. Effectivement, le courant n’était pas avec nous. Ce qui n’est pas facile à gérer dans ce genre de situation est le fait que s’il y a du courant et que tu arrives trop tôt, cela peut devenir fastidieux de tourner en rond devant le pont avec le courant, donc tu veux arriver assez flush, mais tu ne sais pas si le courant sera de ton bord nécessairement, donc tu prends un peu un pari… Bref, ce sont nos gros problèmes du moment… faire ouvrir des ponts…

À propos de Charleston

Gros coup de cœur ici. Charleston semble vraiment être une belle ville, les bâtisses sont magnifiques, et les arbres (les palmiers entre autres !!) sont omniprésents ce qui rend l’ambiance vraiment sympathique. Aujourd’hui, nous n’avons que pris le temps d’aller souper à un pizzeria hypster qui était à une trentaine de minutes de marche du bord de l’eau, mais cela a été amplement pour nous combler.

Côté navigation et mouillage par contre, ce n’est pas simple à Charleston. Et ça c’est dommage. Il y a de la marina en masse pour accueillir les gens, mais les ancrages sont bofs. Ils sont exposés, ou très pleins, ce qui rend l’expérience un peu moins agréable. S’ajoute à ça, des courants et marées très considérables. Il est difficile de circuler dans le coin de la ville, vaut mieux ne pas être pressé, puisqu’il y a inévitablement un moment où tu te retrouves avec le courant en pleine face. Et c’est d’ailleurs ce qui nous est arrivé lorsque nous avons remonté la rivière Ashley pour aller rejoindre les mouillages près du centre-ville.

Le projet du jour : les ravitaillements, partie 1

Nous étions pas mal rendus à prendre soin de Nuage, nous avions besoin d’eau, de diesel et de faire un pump-out. Le fun a été de trouver où nous allons faire tout ça. Avant d’arriver, Andrée-Anne a fait quelques appels à des marinas du centre-ville pour vérifier les disponibilités des ressources… Et ce n’était pas simple aujourd’hui. Les gens ne répondaient juste pas aux appels dans les marinas. Kid’eau et Fleurs des îles ont également tenté de joindre des marinas le matin pour y passer la nuit, et ils n’ont reçu de réponse que d’une seule chaque. Quelque chose d’étrange se déroulait clairement à Charleston. Après multiples essais, nous avons réussi à joindre la City Marina, qui nous a informé qu’ils avaient du diesel, mais pas d’eau, et pas de pump-out. Effectivement, nous avions vu sur leur site Web qu’il faut prendre rendez-vous 24 h à l’avance pour un pump-out, pas très pratique… Comme nous n’arrivions pas à rejoindre les autres marinas à côté, nous nous sommes présentés. Pour, finalement, tomber sur le bateau à pump-out de la City Marina. L’employé à bord a été super sympa, et nous a emmenés jusqu’au quai de service, pour que nous puissions acheter du diesel, faire un pump-out, et remplir notre eau. Visiblement, il était possible de faire un pump-out à cette marina, malgré le refus de l’employée au téléphone. C’est à y rien n’y comprendre. Et pour les appels sans réponse ? Nous avons eu l’explication… Nous sommes en période de grande marée actuellement (ceci arrive 2 fois par mois), et la grande marée de cette-fois ci est particulièrement grande, c’est comme une extra-grande. Donc, pour ce qui est de la City Marina, le bureau d’accueil s’est retrouvé inondé ce matin… D’où la non-réponse et le service un peu désorganisé. Tout s’explique toujours…

Et pour la suite ?

Pour la suite, nous aimerions prendre la mer à partir d’ici pour nous rendre où le vent nous le permet. Mais la météo ne semble pas nécessairement favorable dans les prochains jours. Nous allons voir si nous passons quelques jours ici, ou si nous continuons vers l’ICW. Vraiment, tout est incertain en ce moment.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 32°46.094’N 79°56.633’W
Pas facile les mouillages à Charleston. Notre première idée était d’aller s’ancrer entre la City Marina et les Coast Guards. Il y a un petit bassin à cet endroit qui est un peu protégé grâce aux quais des 2 installations. Toutefois, il y avait pas mal de monde dans cet endroit. Nous avons tenté de nous ancrer, nous avons mis l’ancre… et nous avons attendu quelque peu. Pour constater que le courant va un peu dans tous les sens et que tu ne peux pas t’ancrer trop près des autres bateaux à cet endroit, il n’y a pas un bateau qui va dans la même direction… donc peu de bateaux peuvent s’y installer. Nous avons donc relevé l’ancre… Et sommes partis en face. Le souci de ce 2e ancrage, est qu’il est super exposé, et sur le bord du chenal. Il n’y a juste aucune protection. Et malgré l’illusion de grandeur à cause de l’eau partout autour, il est très petit puisqu’il n’y pas de profondeur. Pour notre part, nous avons été un peu dans le fond, et il n’y avait pas assez de profondeur à marée basse pour nous (nous avons 4’11″ de tirant d’eau). Donc lorsque nous sommes revenus après la pizza en soirée, nous étions bien accotés dans le fond… Ceci n’est pas idéal, nous allons clairement devoir changer de place demain.

Les photos du jour

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Mount Pleasant (Dewees Creek) à Mount Pleasant (Dewees Creek) : les berges disparaissent…

23 novembre 2018

Ce fût une longue journée aujourd’hui dans les herbes folles de la Caroline du Sud… Ou parfois, pas dans les herbes. Parce que les marées sont grandes ici, et surtout en ce moment. Donc, ce matin, lors de notre réveil, nous avons eu une belle surprise en nous levant : les berges qui constituaient la crique où nous nous sommes installés avaient disparus… Nous étions en plein milieu de rien. Eh ben. Là tu ne te sens pas tant protégé… D’autant plus que nous devions passer la journée ici à cause des forts vents annoncés. Super. Donc ce fût une belle journée à attendre que le temps passe au milieu de nulle part. Nous en avons profité pour faire un peu de ménage et relaxer. On ne peut pas faire grand-chose de plus dans ce genre de journée. Et il n’y a rien à raconter.

Et pour la suite ?

Nous allons pouvoir partir demain et nous rendre à Charleston, puisque les grands vents seront enfin terminés. Nous sommes bien contents d’enfin atteindre un peu de civilisation, nous sommes rendus à nos ravitaillements, un peu de légumes frais nous feraient le plus grand bien. Ce sera une petite journée puisque nous avons moins de 15 miles à faire. Ensuite, si la météo est favorable, nous aimerions prendre la mer encore pour faire un autre petit bout. À suivre…

À propos du mouillage choisi

Mile ICW : 454.9, Coordonnées : 32°50.626’N 79°45.151’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :