Deltaville à Norfolk : On atteint le Mile Zéro de l’Intracoastal Waterway

3 novembre 2018

Quelle journée de navigation aujourd’hui ! Une belle séance de machine à laver. Notre séjour dans la Chesapeake est éternel, nous voulions vraiment en sortir, et aujourd’hui, c’était la journée toute désignée, dans le contexte actuel. En temps normal, nous aurions pu considérer laisser passer cette journée puisqu’elle s’annonçait pour être assez sportive, mais comme les conditions météo sont quasi nulles en ce moment, il faut faire des concessions et se lancer, au pire ce n’est qu’inconfortable. D’ailleurs, nous étions un bon nombre de voiliers (au moins une dizaine) au même moment sur la même route, c’était beau de voir toutes ces voiles déployées ensemble. Tous en avaient marre probablement et veulent rejoindre le Sud ! C’est donc avec un beau vent d’Ouest (ou de toute autre direction…) et des belles vagues de 3-4 pieds de quelques secondes à peine que nous avons tracé notre route vers le Sud

Nuage s’est tout simplement téléporté à Norfolk aujourd’hui. Quand tu atteins 10 kn de vitesse sur le fond, c’est que ça va vite. En surface, il n’était pas rare de voir 8 kn, et ce seulement avec un génois environ 100 % (pour l’info, notre génois est 135 %, ce qui veut dire que lorsqu’il est déroulé (ouvert) au complet, nous sommes à 135 %) et le moteur presque au neutre pour assurer une stabilité. Et même avec cette configuration assez simple, il est arrivé en route que nous avions un peu trop de toile. Mais rien pour rendre le tout dangereux 😉. Nous avons définitivement eu la confirmation aujourd’hui que Nuage est un voilier très rapide et que John Cherubini savait ce qu’il faisait lorsqu’il a conçu ce voilier il y a 38 ans.

Le highlight du jour : le Mile Zero de l’ICW

Nous entrons dans une autre étape de notre voyage ici. Nous avons rejoint le mile 0 de l’ICW qui nous mènera jusqu’en Floride. Nous allons passer la fin de la Virginie, la Caroline du Nord, la Caroline du Sud, la Georgie et enfin la Floride ! Pour info, le Mile 0 est à la bouée 36, vis-à-vis le mouillage choisi aujourd’hui.

À propos de Norfolk

Norfolk est une assez grosse ville qui peut en intéresser plusieurs. C’est une ville où on retrouve une énorme base militaire, donc c’est le festival du bateau gris. Pour certains, cela représente une attraction à ne pas manquer. En ce qui nous concerne, nous avons décidé de seulement passer la nuit ici et de continuer notre route. Nous avons tellement attendu dans la Chesapeake que nous avons envie d’accélérer la cadence. La visite de la ville sera pour une autre fois…

Et pour la suite ?

Nous avons un choix à faire pour la prochaine partie, soit passer par le Dismal Swamp ou le Virginia Cut, 2 chemins qui nous mèneront au même endroit. Le Dismal Swamp est le plus vieux canal des États-Unis, et il semblerait que la route est vraiment pittoresque et très belle. Toutefois, il présente quelques désavantages, soit le peu de profondeur, la quantité de débris qu’on peut frapper, et la présence parfois de duck weed, une algue vraiment intense qui peut aller jusqu’à arrêter le bateau s’il y en a beaucoup (imaginez comme le moteur va aimer…). Le Virginia Cut pour sa part, est le chemin safe, plus large, moins d’obstacle, mais aussi moins de plaisir pour les yeux… Après lecture de quelques discussions en ligne où des gens racontaient leur expérience récente, nous avons décidé d’opter pour le Virginia Cut. Nous y allons pour le côté safe.

À propos du mouillage choisi

Mile ICW : 0, Coordonnées : 36° 50.610′ N 076° 17.952′ O
Nous nous sommes rendus à Hospital Point à Norfolk. Un grand espace qui peut accueillir de nombreux bateaux. Le fond est très solide, il est composé d’une glaise tellement intense qu’on dirait du béton liquide, il était presque impossible de nettoyer l’ancre lorsque nous l’avons remontée. Le souci du moment dans cet endroit est le fait qu’il y avait un bon nombre de crab pots (??)… Drôle d’endroit quand même pour aller mettre des cages. Par chance, il n’y avait aucun changement de vent prévu, donc nous avons pu nous ancrer près d’un flotteur à crab pot sans trop stresser.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Deltaville à Deltaville : on se pratique pour l’Intracoastal… on pogne le fond

2 novembre 2018

Nous sommes pas mal près de la fin de la baie de Chesapeake à Deltaville. Et demain, les vents sont favorables pour une belle journée de voile qui devrait nous emmener pas mal au bout. C’est excitant !

Ce qui nous attend après la Chesapeake, est le début de l’Intracoastal Waterway (ICW) dont le mile 0 est à Norfolk. Si tout va bien demain, nous pourrions peut-être nous y rendre. L’ICW est une route interne formée de canaux et de rivières qui permet aux bateaux de se rendre jusqu’au Sud des États-Unis via la côte Est. Pour ceux qui veulent pousser plus loin, il est également possible de faire la Great Loop qui elle fait le tour complet des États-Unis. En ce qui nous concerne, c’est les Sud qui nous intéresse… Donc, l’objectif est de se rendre au mile 1 096 en Floride, pour ensuite traverser vers les Bahamas via Bimini.

Toutefois, pour un voilier, l’ICW peut être un peu lassante. Et pourquoi donc vous nous direz ? Parce que c’est une route qui se fait principalement au moteur. Et le moteur, nous n’aimons pas tant ça… De plus, les profondeurs tout au long de l’ICW varient beaucoup et des zones sont très peu profondes. Un voilier, à cause de sa quille, ça a un pas pire tirant d’eau (la hauteur sous l’eau), donc lorsque c’est peu profond, c’est simple, les chances augmentent de pogner le fond. Toutefois, il faut noter que ce n’est pas particulièrement dramatique de pogner le fond, puisque celui-ci n’est composé que de sable… Tout de même, nous espérons grandement être en mesure de faire quelques sorties en mer lors de la descente, plutôt que nous taper les 1 096 miles complètement à l’intérieur avec le moteur et les hauteurs incertaines.

Le stress du jour : on pogne le fond

Bon, il va falloir quand même s’y habituer à pogner le fond. Parce que dans l’ICW, cela risque de nous arriver… Donc, tant qu’à, aussi bien débuter le plaisir ici. Avant de partir, nous voulions faire un pump-out, parce qu’avec la météo prévue demain, ça va brasser, et une tank à eau noire qui brasse, c’est pas cool pour les narines… Bref, pour ce faire, nous devions aller à la marina. Et comme le chenal à Deltaville est particulièrement étroit, nous avons solidement pogné le fond puisque nous sommes visiblement passés trop sur le bord. S’en est suivi une belle opération on se désenlise à l’aide Mario sur son dinghy. Dominic était à la roue. Tandis qu’Andrée-Anne était sur le dinghy à essayer de le contrôler (ceci a été sa principale implication dans le projet, soit tourner en rond autour du bateau et essayer de pogner le bon angle pour pousser Nuage… Il y a eu quelques succès… mais pas tant). Tout s’est finalement bien terminé après environ 30 minutes de manœuvres, Nuage est sorti de son enlisement. Merci Mario !

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 37° 32.691′ N 076° 20.111′ O
Nous sommes retournés au même endroit, mais nous avons fait bien gaffe de ne pas passer au même endroit…

 

 

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Deltaville à Deltaville : la journée des petits cossins

1er novembre 2018

Enfin un peu de chaleur ! Bon, vous nous direz que 10-15 degrés ce n’est pas si pire… mais nous vous répondrons qu’à temps plein dehors, cela peut devenir un peu fatiguant. Ces jours-ci, il fait plus de 20° le jour, on peut se permettre d’enlever quelques couches. Et on peut aussi se permettre de se lancer dans des petits cossins, comme se mettre les mains dans l’eau pour faire du ménage et faire la passe au réfrigérateur pour Andrée-Anne, et jouer (encore) dans le moteur pour Dominic.

Également, cette journée a été tout à propos pour rattraper les derniers jours de rédaction. Eh oui, des fois il ne se passe rien, on fait juste écrire 😉.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 37° 32.691′ N 076° 20.111′ O
Nous sommes toujours au même endroit.

 

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De Deltaville à Deltaville : on se fait faire des peurs dans les bois…

31 octobre 2018

Aujourd’hui, nous nous sommes payé la traite ! Du gros luxe ! Nous avons été profiter des installations de la Deltaville Marina. Pour un gros 11 $ par personne, il est possible d’utiliser tous les services : dinghy dock, douches, buanderie, lounge avec Wi-Fi, eau, voiture de courtoisie… Ils sont vraiment bien équipés. Cela fait du bien ! Parce qu’étonnamment, il n’est pas si simple de trouver des services complets lorsque tu ne prends pas de quai à une marina. Nous avons appelé quelques fois à des marinas pour leur demander si nous pouvions utiliser leurs installations moyennant un montant quelconque, et la réponse a toujours été non, les installations sont réservées à ceux qui prennent un quai. Donc l’accueil de la Deltaville Marina est particulièrement apprécié. Évidemment, nous n’avons pas pu tout faire, nous nous sommes concentrés sur le lavage…

Le highlight du jour : Le cata qui s’excuse du fru Too close

Petit moment on vit en société. Dominic et Mario de Kid’eau ont été faire un un petit aller au bateau au courant de la journée en dinghy, Dans l’ancrage, outre le « fou », il y a également un catamaran pas trop loin. Lorsque Dominic et Mario sont passés proche du catamaran, un homme à bord les a appelés pour qu’ils s’approchent. Il tenait à s’excuser… Pour le voisin fru. Parce que le voisin fru vient du coin, il est immatriculé Virginia, donc le propriétaire du cata tenait à les informer qu’ils ne sont pas tous comme lui ici, et que nous étions les bienvenus. Cela fait 2 fois quand même qu’un bateau s’excuse pour un autre, c’est mignon quand même.

La sortie du jour : on va voir l’Halloween du coin

Nous avons pris bonne note des conseils de notre lift d’hier et sommes partis à l’aventure vers le Musée Maritime afin de nous faire faire des peurs dans les bois. Et nous avons été agréablement surpris ! Toute la ville devait être présente, le nombre de voitures dans le stationnement confirmait la popularité de la chose. C’était un gros party (surtout pour les enfants, mais ne sommes-nous pas tous des enfants… surtout le 31 octobre ?). Au menu : bonbons des commerçants du coin, petite maison hantée, sentier épeurant dans les bois, et balade en charrette tirée par un tracteur. Le sentier était vraiment sympathique, vraiment, chapeau aux organisateurs et bénévoles, cela prend du monde motivé pour coordonner tout ça. Le bout fail du party par contre fut la balade en charrette… Les jeunes filles avant nous dans la file (parce qu’il y a tellement de monde qu’il faut attendre en file, oui oui), ont indiqué à Nathalie de Kid’eau que c’était un peu comme le sentier avec des gens qui nous font peur. Finalement… ce fût un tour de 400 mètres de charrette, sur le terrain du Musée… Point. Bon, l’intention était là. Merci Deltaville pour l’accueil !

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 37° 32.691′ N 76° 20.111′ O
Nous sommes toujours au même endroit.

Les photos du jour

 

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De Mill Creek à Deltaville : notre premier lift d’un local

30 octobre 2018

Encore une journée de navigation au moteur et au génois. Destination du jour : Deltaville. Ce n’est pas très loin, seulement une vingtaine de miles. On commence à remarquer tranquillement que nous descendons vers le sud… Il semble faire vouloir faire un peu plus chaud (hasard?) et nous avons commencé à croiser d’énormes pélicans… C’est génial. L’effet vacances est là.

Il annonce du bon vent du Sud pour les prochains jours, il y a de fortes chances que nous devions rester quelques jours ici.

Le bout hein?! du jour : Too close!!

Voilà, c’est comme ça que Kid’eau a été accueilli dans la crique lorsqu’ils ont tenté de mouiller l’ancre un peu trop proche d’un autre voilier. On va dire. Disons que le monsieur avait le Too close un peu facile… Comme il y avait encore beaucoup de place, il était tôt lorsque nous sommes arrivés, Kid’eau a simplement changé de place sans trop faire de chichi. Et ensuite, est arrivé Fleurs des îles un peu plus tard. Ils s’enlignent également pour mouiller l’ancre prêt du voilier sympathique (not !). Nous nous disons… Il va bien accepter que des gens mettent l’ancre, il commence à avoir un peu de monde, c’est normal qu’un bateau se place à côté de lui. Eh non. Pour leur part, Fleurs des îles a eu droit à des hurlements plutôt intense du dit, est-ce qu’on peut dire fou?, dans son voilier. Pour éviter une guerre nucléaire, ils ont également choisi d’aller s’ancrer plus loin. Nous nous sommes dons retrouvé les 3 ancrés dans un espace plus petit que le monsieur peu sympa. Mais bon, comme aucun vent n’est prévu pour la nuit, ce n’est pas un gros souci. Merci pour l’accueil !

Le highlight du jour : notre premier lift

Comme nous sommes arrivés tôt, nous nous sommes donné une mission : trouver des tortillas pour le souper, au menu, nous avons des fajitas… mais pas de tortillas. Oups. Nous sommes donc partis en compagnie de Kid’eau pour une petite marche. Qui finalement s’est avérée à être plutôt longue… Près de la crique, il y a : une grosse quincaillerie, un bureau de poste, la bibliothèque, des terrains de tennis, un West Marine… mais pas d’épicerie malheureusement… Nous n’avons pas désespéré par contre, oh non, nous nous sommes rendus pour réaliser notre mission, plus de 10 000 pas plus loin (selon le compteur à Mario). Et c’est au retour que le moment magique s’est passé… Nous en avions entendu parler déjà de l’hospitalité des gens, mais nous ne l’avions pas vécue encore… Un gentil monsieur au volant de sa fourgonnette s’est arrêté prêt de nous et nous a offert de nous conduire à notre quai. Wow. Allez hop, les 4 on embarque, et on n’oublie surtout pas Lucky le bichon. Grâce à lui, nous avons aussi appris que des activités sont organisées pour l’Halloween au Musée Maritime demain : des peurs dans les bois… Merci monsieur ! Vous venez de nous faire oublier le fou…

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 37° 32.691′ N 76° 20.111′ O
Comme il annonce du Sud, nous avons choisi la Jackson Creek côté Sud pour nous protéger. Bon, le bout de terre est quand même assez étroit entre les 2 criques, donc le vent risque de rentrer pas mal, mais au moins, c’est sûr qu’il n’y a pas de vague. La crique est assez large pour recevoir plusieurs bateaux et on sent que le fond est bon. Pour aller sur la terre, il y a un gros quai de la ville disponible tout près, mais il n’est pas vraiment adapté pour les dinghys… il faut donc faire un peu d’acrobaties pour y monter. Sinon, dans le côté Nord, il y a la Deltaville Marina qui nous accueille pour 5$ par jour, ou sinon, le Musée Maritime dans le petit bout de rivière (?) juste à l’Est offre un quai gratuit.

Les photos du jour

 

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Mill Creek à Mill Creek : Journée farniente où il n’y a rien à faire

29 octobre 2018

Il n’y a rien à Mill Creek. En fait, rien qui peut nous « divertir ». Tous les terrains sont privés et il y a quelques maisons un peu partout. Donc aucun accès à la terre pour nous. Donc, on peut dire qu’il n’y a rien. La journée s’est donc résumée à popotte et balade en dinghy…

Nous aurions pu partir aujourd’hui. La météo était favorable. En fait, le plan était de partir. Toutefois, nous avons préféré rester ici pour ne rien faire. Pourquoi pas…

Comme il n’y avait pas grand-chose aujourd’hui, nous avons fait une sélection de nos photos préférées depuis le début du voyage. Les voici… Et pour votre info, nous sommes maintenant sur Instagram si jamais vous voulez nous suivre là. C’est ici : instagram.com/voile.et.cie.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 37° 47.466′ N 76° 19.661′ O
Nous sommes toujours au même endroit

Les images du jour…

Les photos du jour

 

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De Solomons Island à Mill Creek : bienvenue en Virginie

28 octobre 2018

Nous avons changé d’État ! Wouhou ! Ça ça fait sentir le voyage. Et on a une petite impression de Sud tranquillement on dirait… C’était une bonne journée encore aujourd’hui. Nous espérions faire de la voile pour ce stretch, mais malheureusement, les conditions n’étaient pas réunies (encore). Nous avons donc dû opter pour génois et moteur si nous voulions avancer.

Le projet du jour : se rapporter aux customs

Ça, nous n’en avons pas parlé encore… les fameuses douanes États-Uniennes. Prenez note que tout ce qui est écrit dans les prochaines lignes peut être sujet à discussion, changements, interprétation… Bref, aucune garantie que l’info présentée est exacte. Parce que c’est ça dealer avec les customs, ça varie constamment : selon l’agent, l’État, l’état d’âme de l’agent… Donc, petit recap de notre expérience depuis notre départ (on va essayer de faire ça simple).

Pour naviguer aux États-Unis plusieurs mois, en tant que Canadiens, nous avons besoin, entre autres, d’un Cruising Permit (ça ça ne change jamais). Ce permis est délivré lorsque l’on entre dans le pays. Pour beaucoup, cela se passe à la douane de Rouses Point dans le lac Champlain, comme nous. Le permis a une durée précise, mais variable en fonction de l’agent à qui tu parles. Une fois le permis échu, tu dois sortir des États-Unis pour au moins 14 jours, et sortir veut dire aller dans un autre pays, pas juste naviguer autour des États-Unis. Dans notre cas, nous avons eu un permis de 5 mois. Donc, nous devons être sortis des États-Unis pour la fin janvier, ce qui devrait nous laisser amplement de temps pour rejoindre la Floride… et ensuite les Bahamas, yé !

Une fois que nous sommes aux États-Unis, ce n’est pas carte blanche tout le long du voyage par contre, oh no… Lorsque l’on reçoit notre permis, nous recevons également une liste de bureau de customs que nous devons contacter lorsque nous entrons dans les différents territoires que nous allons croiser tout au long de notre voyage (principalement les États). Donc à chaque fois que tu arrives dans un nouveau territoire, tu dois te rapporter. Et ça, cela peut être pas drôle. Parce que comme mentionné plus haut, ton expérience va dépendre de l’agent. Cette info (ta position), va ensuite être entrée dans un système que les Coast Guards consultent s’ils t’interceptent.

Ce que nous avons appris…

  1. Ne skippe pas une fois, n’oublie jamais de te rapporter, l’agent de rivière Hudson nous l’a bien fait comprendre : sinon, tu pourrais avoir une amende de 5 000 $ (US, ouch, ça fait mal) si tu te fais contrôler par les Coast Guards et que tu n’as pas appelé.
  2. Lorsque tu appelles, va straight to the point. « Bonjour, je veux me rapporter, j’arrive de là, je suis ici (une ville, pas les coordonnées), voici mon numéro de permis, le nom du capitaine, et ma prochaine destination. » Point. Ce n’est pas le temps de jaser et de poser des questions, sauf peut-être une : « Où dois-je me rapporter la prochaine fois ? ». (Évidemment, on comprend ici que tout se passe en anglais…)
  3. Tu peux essayer de prendre le nom de l’agent, mais ce n’est pas toujours simple : certains refusent, certains donnent un numéro, d’autres ne veulent juste rien te donner, d’autres te donnent leur nom, mais tu ne le comprends juste pas…
  4. Certains disent que tu appelles que lorsque tu touches terre (ce qui fait du sens, ce n’est pas nécessairement tout le monde qui a un cellulaire…), mais l’agent de la rivière Hudson nous a dit que s’arrêter et s’ancrer sans aller à terre, c’est arriver à un endroit (a place tel qu’il est écrit sur le permis), donc il faut appeler. Une chance que nous avons un cell…
  5. Pour faire ça simple, appelle dans les heures de bureau, même s’ils mettent un numéro 24 h à certains bureaux, cela ne fonctionne à peu près jamais (dans l’État de New-York, le numéro 24 h nous a envoyé à Washington, et l’agent à Washington ne pouvait pas traiter notre demande… bureaucratie, quand tu nous tiens…).
  6. C’est une bonne chose d’écrire en détails tes déplacements (ce que tout navigateur devrait faire anyway en passant), ainsi si l’agent a des questions sur l’itinéraire, il peut l’avoir en détails. Pour l’anecdote, nous avons eu notre permis 2 semaines avant de partir de Plattsburgh, donc quand nous nous sommes rapportés à New York, l’agent ne comprenait pas comment nous avions pris autant de temps à atteindre cet endroit. En lui lisant le détail complet de tous nos déplacements, il a été satisfait.

Bref, se rapporter est un projet… Et nous devions le faire aujourd’hui. Nous avons bien tenté de le faire dans les heures de bureau, mais ça aussi c’est variable (dans le Maryland, nous avons laissé un message, personne ne répondait en plein milieu de la journée…), il n’y avait pas de réponse en fin de journée ici. On va se reprendre demain, il ne semble pas être possible de laisser un message.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 37° 47.4624′ N 76° 19.6644′ O
C’est un magnifique coin Mill Creek. Il n’y a rien ici. Juste un bel endroit super bien protégé pour s’ancrer. Il n’y a aucun service, c’est un endroit pour le farniente. À noter, l’arrivée n’est pas super facile, on ne voit pas très bien les bouées, le GPS est d’une grande utilité ici. Également, il y a des crabs pots jusque dans la crique, donc il faut être vigilant jusqu’à l’ancrage. Pour le fond, cela semble être un super bon fond.

Les photos du jour

 

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De Solomons Island à Solomons à Island : parlons météo… le centre de notre univers

27 octobre 2018

Depuis un certain temps, il fait froid. Ou frette, au choix. Donc disons que le quotidien est assez au ralenti, juste sortir des couvertures est un projet. Aujourd’hui, la journée a été particulièrement relax. Le gros de la journée s’est déroulé à la bibliothèque municipale où il est possible de trouver : chaleur et Wi-Fi. C’est simple le bonheur…

En plus de bien profiter des installations de Solomons, nous avons également préparé notre départ de demain, la météo est favorable !!… Remplissage des bidons de diesel et d’essence (sous la pluie bien sûr), ménage du bateau, préparation des vêtements d’hiver pour demain matin… Bref, la routine.

Parlons météo…

La météo, c’est la reine… le roi… pis le prince aussi et la princesse. Bref, c’est le centre de l’univers. Les Québécois et les plaisanciers… même combat. Si en plus on est un plaisancier québécois, ouf, c’est intense. On doit la regarder à toutes les heures. Surtout en ce moment. Il semblerait qu’elle est dure la météo cette année, c’est ce que nous avons lu en ligne dans des conversations. Les habitués du voyage que nous faisons (oui, oui, des gens sont rendus à une dizaine de fois… wow), semblent s’entendre pour dire que la température est mauvaise cette année : forts vents, nuages, pluie. On en a même vu un remettre en doute sa 13e fois l’an prochain puisqu’il n’a plus de plaisir. Bon, ce n’est peut-être pas juste la météo dude ici qui t’emmerde, il serait peut-être temps de changer de projet, just sayin ? Bref, nous y goûtons un peu, et ce n’est pas toujours facile d’avancer vers le sud sans nous mettre à risque. C’est d’ailleurs principalement pour cette raison que nous passons plusieurs jours aux endroits où nous allons. Avec une météo plus favorable, nous passerions assurément un peu de moins de temps en « pause ».

Donc, comme il n’y a pas d’histoire aujourd’hui, pourquoi pas pousser le sujet de la météo plus loin… Voici un petit article sur nos applications (pour téléphone et tablette) météo favorites. Vraiment, naviguer, du moins côtier, n’a jamais été aussi simple… Météo : Quelles applications gratuites utiliser pour la voile (Android).

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 38°20.357’N 76°27.545’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Les photos du jour

 

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De Solomons Islands à Solomons Islands : tennis (enfin!)

25 octobre 2018

Aujourd’hui, c’était la découverte du coin. Et du tennis pour Dominic. Dominic qui n’a pas joué au tennis depuis avant le départ… Ça commence à le fatiguer très très sérieusement.

Le highlight du jour : Dominic joue au tennis

Bon, on est loin du paradis en termes de terrains de tennis, mais c’est tout de même mieux que rien… À l’hôtel, il y a des terrains, un peu maganés, mais fonctionnels. Dominic a pu aller y frapper quelques balles avec Mario pendant qu’Andrée-Anne et Nathalie épluchaient les good deals à l’épicerie. Aucune garantie si les terrains sont ouverts au public de notre part par contre… Mais personne n’est venu les déloger. En plus de Mario, Dominic a également pu échanger quelques balles avec Lucky le bichon…

Trucs et astuces du jour : Weis Market et le Bureau de poste

Pas très loin du mouillage, moins d’un kilomètre à pied, il y a l’épicerie Weis. Si vous avez à faire des réserves, cela vaut la peine d’y arrêter. Les prix sont excellents et les produits sont de qualité, c’est le temps de remplir les fonds de cale ! Sinon, nous avons fait un petit arrêt au Bureau de poste pour valider comment nous pouvons recevoir du courrier ou des colis. Et c’est super simple ! Fabuleux. Voici donc la technique pour recevoir vos colis dans un bureau de poste.

Ligne 1 : Votre nom
Ligne 2 : General delivery
Ligne 3 : Ville, État Zip code du bureau de poste voulu

C’est tout !

Donc pour l’exemple :

Andrée-Anne Richard
General Delivery
Solomons, MD 20688

Ensuite il ne reste qu’à aller chercher votre colis au bureau. On nous a toutefois recommandé de vérifier avant au bureau de poste s’ils traitent les General delivery, puisque des fois, certains bureaux ne veulent pas dealer avec ça… Avoir eu l’astuce avant, nous aurions clairement fait livré des achats ici à Solomons, le bureau de poste est tout près de l’ancrage, c’est juste parfait comme spot.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 38°20.357’N 76°27.545’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Les photos du jour

 

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D’Annapolis à Solomons Island : Nuage nous rappelle qu’il est un voilier

24 octobre 2018

Ce fut une grande journée aujourd’hui. À entourer sur le calendrier ! Nous avons fait de la voile ! Sans moteur… Juste le vent… C’est notre première fois depuis le début du voyage. Wow, nous avions presque oublié ce que c’est. Parce que ce qu’il faut savoir, c’est que c’est dur de faire de la voile pour se rendre au Sud comme nous le voulons. Effectivement, si on combine le vent, la température, les marées, les courants et la nature des plans d’eau, cela n’arrive que très rarement que les éléments sont réunis pour faire de la voile.

Nous avons attendu cette journée aujourd’hui, le plan était de descendre à la voile, et nous avons été gâtés 😊 Toutefois, sur la Chesapeake, si tu veux du vent, il faut vivre avec la vague… Donc oui, belle journée de voile, mais ouf, difficile sur l’estomac, pour Andrée-Anne. Parce qu’encore une fois, visiblement les apprentissages ne rentrent pas : tu ne fais pas de projet à l’intérieur du voilier quand il y a de la vague de 3’ qui frappe sur le travers (le côté). Et il est insidieux ce mal de mer… Il ne donne aucun préavis. Hop, on se sent mal. Good luck. La chose qui semble le plus fonctionner jusqu’à maintenant pour réduire un peu l’inconfort est une barge de biscuits soda. Note à nous-même : lors de la prochaine épicerie, on s’équipe en masse !

Et les crab pots ?

Les crab pots… la hantise de la Chesapeake. En ce qui nous concerne, tout va bien jusqu’à maintenant. Nous avons vu un bon nombre de crab pots, mais toujours à bonne distance. Toutefois, avec la vague d’aujourd’hui, il fallait être vigilants. Surtout lors de la sortie d’Annapolis, et l’entrée vers Solomons. Dans le chenal, tout va bien. Et comme il est assez large, il y a de quoi s’amuser. Toutefois, dès que tu sors du chenal pour aller t’arrêter un peu, c’est là que c’est risqué. On touche du bois.

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À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 38°20.357’N 76°27.545’W
Back Creek à Solomons offre une super protection, et surtout si on va le plus loin possible, près de l’hôtel Holiday Inn. Il y a amplement d’espace pour accueillir de nombreux bateaux et l’ancre a pris instantanément dans le fond. Il est possible de laisser son dinghy au dinghy doc de l’hôtel pour 2$ par jour, et on trouve toutes les commodités à distance de marche : épicerie, diesel, liquor store, West Marine, etc. Ce n’est pas un beau petit centre-ville comme Annapolis, mais cela reste un arrêt fort sympathique quand même.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :