Mount Pleasant (Dewees Creek) à Mount Pleasant (Dewees Creek) : les berges disparaissent…

23 novembre 2018

Ce fût une longue journée aujourd’hui dans les herbes folles de la Caroline du Sud… Ou parfois, pas dans les herbes. Parce que les marées sont grandes ici, et surtout en ce moment. Donc, ce matin, lors de notre réveil, nous avons eu une belle surprise en nous levant : les berges qui constituaient la crique où nous nous sommes installés avaient disparus… Nous étions en plein milieu de rien. Eh ben. Là tu ne te sens pas tant protégé… D’autant plus que nous devions passer la journée ici à cause des forts vents annoncés. Super. Donc ce fût une belle journée à attendre que le temps passe au milieu de nulle part. Nous en avons profité pour faire un peu de ménage et relaxer. On ne peut pas faire grand-chose de plus dans ce genre de journée. Et il n’y a rien à raconter.

Et pour la suite ?

Nous allons pouvoir partir demain et nous rendre à Charleston, puisque les grands vents seront enfin terminés. Nous sommes bien contents d’enfin atteindre un peu de civilisation, nous sommes rendus à nos ravitaillements, un peu de légumes frais nous feraient le plus grand bien. Ce sera une petite journée puisque nous avons moins de 15 miles à faire. Ensuite, si la météo est favorable, nous aimerions prendre la mer encore pour faire un autre petit bout. À suivre…

À propos du mouillage choisi

Mile ICW : 454.9, Coordonnées : 32°50.626’N 79°45.151’W
Nous sommes toujours au même endroit.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Georgetown (Winyah Bay Channel) à Mount Pleasant (Dewees Creek) : Go vers le sud, y fait frette !

22 novembre 2018

Il fait froid en ce moment encore. Les matins sont particulièrement difficiles. Et avec l’humidité qui ne diminue juste pas, on ne fait que rêver du Sud. Donc on continue, nous avons pris la direction de Charleston aujourd’hui et avons fait une journée très ordinaire dans l’ICW… du moteur, des bouées, du stress à cause des profondeurs… Bref, le quotidien sur l’ICW. Même si nous ne sommes pas en mer, nous devons tout de même regarder nos marées pour nos navigations ici. Les marées sont de 6’ dans le coin, ça te change une profondeur ça… Tu es pas mal mieux de t’organiser pour te promener à la marée haute si tu veux que tout aille bien. De notre côté, tout s’est bien passé. Nous avons été limite entre les bouées 37 et 42, le fond semblait très proche de la quille, mais nous n’avons pas touché, du moins, nous ne nous sommes pas enlisés… Il est fort probable que la quille ait frôlé le fond par contre.

La farce du jour : la pub de TowBoat

En entrant dans le Winyah Bay Channel, qu’est-ce qui ne nous attend pas… ? Une belle affiche avec le numéro de téléphone de TowBoat. Vous savez, le service de remorquage à la CAA… Il y a de quoi rassurer son capitaine ici, c’est tout un accueil. Bref, c’est presque inconcevable de faire la route dans le coin sans une assurance de la sorte. Surtout pour un voilier. Les canaux de l’ICW ne sont clairement pas faits pour les voiliers, ce n’est pas leur place avec leur grand tirant d’eau. Tout au long, c’est le stress constant à savoir si tu vas pogner le fond. Bon, ce n’est pas la fin du monde, mais quand même… c’est fatiguant quand ça arrive. Surtout quand il fait frette comme maintenant. Ton but, c’est d’avancer, pas rien d’autre. Pas être pris dans un banc de sable. Vivement la mer 😊.

Et pour la suite ?

Nous avons arrêté à une dizaine de miles de Charleston. On arrivait en fin d’après-midi, et nous étions rendus au changement d’huile, donc il fallait garder un peu d’énergie pour cette super tâche qu’il faut faire aux 100 heures de moteur. Pour faire ton changement d’huile, le moteur doit être chaud, donc le meilleur timing c’est quand tu arrives d’une nav. Malheureusement, tu n’as pas toujours l’énergie pour le faire… et c’est ce qui nous est arrivé dans les derniers jours, ce qui nous a forcé à repousser un peu le changement, nous sommes désolés Nuage. Pour la suite, nous comptons nous rendre à Charleston, mais il y a de fortes chances que ce ne soit pas demain puisque de bons vents sont annoncés. En plus de rendre la navigation pénible, les vents pourraient empêcher d’ouvrir un pont que nous devons passer. Donc nous risquons fortement de devoir (encore) prendre une journée de repos dans un quelconque mouillage. C’est vraiment un défi de faire plus de 3 jours de navigation en ligne avec la mauvaise météo qui ne nous lâche pas…

À propos du mouillage choisi

Mile ICW : 454.9, Coordonnées : 32°50.626’N 79°45.151’W
Nous sommes à Dewees Creek, au milieu des herbes. Ce n’est pas du vent que nous sommes protégés ici… Au moins, avec les herbes, nous somme protégés des vagues, mais c’est tout. Côté fond, l’ancre a pris instantanément, et a tenu malgré les forts vents que nous avons eus. Rien à signaler. Côté services, on est au milieu de nulle part, vaut mieux avoir des réserves… On rêve à une Di Menna ou un Schwartz’s…

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Little River à Georgetown (Winyah Bay Entrance) : on cherche le vent

21 novembre 2018

Changement de programme ce matin à 4 h du matin (ça, c’est l’heure que Dominic se réveille en général…), les conditions ne semblent pas tant favorables demain pour prendre la mer, même s’il va y avoir un bon vent, les vagues vont être trop grosses et trop courtes, cela va être très inconfortable, voir désagréable, donc… On est partis aujourd’hui. Par la mer. Il annonçait un vent pas trop fort du Nord, mais assez pour nous donner une bonne vitesse… Il nous a accompagné jusqu’aux trois quarts de la route, et nous avons fini le tout au moteur. Et la journée a été magnifique. Aucun nuage, une mer tranquille… Nous étions seuls au monde sur notre Nuage dans l’océan Atlantique avec notre musique dans le tapis. Du gros bonheur.

Le highlight du jour : les dauphins

Encore ! Il faudrait savoir s’il y a des études scientifiques qui expliquent pourquoi voir des dauphins cause autant d’euphorie chez les gens… C’est fou, on perd le contrôle. Et là, ils sont venus nous voir vraiment proche sur le bord du cockpit, c’était juste trop beau. Ce sont nos nouveaux bff (après Lucky le bichon de Kid’eau bien sûr…).

Le truc weird du jour : les 2 eaux qui se rencontrent

Vers la fin de la journée, une drôle d’affaire est arrivée avec l’eau. Nous approchions de l’inlet, il était à vue. L’eau sur laquelle nous naviguions était d’un beau bleu-gris, avec une petite houle et des petites vagues d’environ 1’. Et tout d’un coup, une longue ligne de moutons s’étend devant nous… L’eau s’entrechoque on dirait. Des vagues de différentes directions se rencontrent et créent une ligne. C’est Andrée-Anne qui est à la roue. Ne sachant pas trop ce qui s’en vient, Dominic prend le relais… Et nous avons passé cette « barrière » pour nous retrouver dans une eau plutôt brune qui avait l’air d’une grosse gelée. La houle est devenue très lancinante, et très lisse. Il y avait donc 2 eaux qui se rencontraient… Nous ne savons pas ce qu’est le phénomène, c’était juste… weird.

Prendre la mer : le casse-tête

C’est fou tout ce qu’il faut considérer lorsque vient le temps de faire une sortie en mer… Vraiment, cela prend un bon nombre de conditions pour pouvoir faire des sauts de crapaud comme nous faisons entre les inlets. Il faut d’abord regarder la distance à parcourir et évaluer le temps maximum que cela prend. Ensuite, on doit s’assurer de bien lire les cautions and hazards des inlets visés afin de voir quelles sont les meilleures conditions pour les prendre (absolument de jour ou non, avec le courant ou non nécessaire, quels vents ne pas avoir…). Ensuite, il faut regarder les marées et les courants de marée (surtout pour nous avec notre chèvre…), et voir si les courants sont bien timés en fonction du temps requis pour la navigation et des limitations des inlets, exemple, si on veut naviguer que de jour, nous devons avoir une marée descendante lorsque nous quittons le matin, et une montante lorsque nous arrivons en fin de journée.  Ensuite, on doit considérer les vents annoncés que nous voulons idéalement au travers (de côté), sinon au portant (derrière), ainsi que les vagues que nous ne voulons pas trop grosse (max 4’) et pas trop courte (le temps entre les vagues en secondes, plus elles sont grosses, plus le temps doit être élevé). Finalement, on doit aussi considérer la température (soleil, pluie, froid, chaud). En mer, quand il fait froid, il fait froid, et comme nous n’avons pas de full enclosure, la température joue sur notre décision. Comme les prévisions météo sont très peu fiables à l’avance, il est difficile d’être sûrs d’une sortie jusqu’à la veille au soir, sinon le matin même. Bref, cela nous demande pas mal de cogitation ces sorties-là, mais c’est tellement l’fun !!

À propos de l’inlet Winyah Bay Entrance

Nous avons lu que le courant est intense dans cet inlet, nous le confirmons. C’est le seul moment où nous avons réussi à faire un peu de « vitesse » dans notre 10 heures, au moins la route s’est bien terminée. Nous n’aurions pas aimé être contre le courant ici…

Et pour la suite ?

Du mauvais temps s’en vient. Nous ne retournerons pas en mer demain. Nous allons continuer notre route via l’ICW et nous diriger vers Charleston, c’est le projet du moment. Une fois à Charleston, nous allons considérer reprendre la mer, il y a quelques petites sorties que nous pouvons faire à partir de là…

À propos du mouillage choisi

Mile ICW : 406, Coordonnées : 33°15.383’N 79°14.826’W
Nous sommes arrivés tard, et avons été nous ancrer le plus près possible du Winyah Bay Channel, soit la continuité de l’ICW. Nous nous sommes ancrés sans souci dans un bon fond, l’ancre est remontée un peu bouettée. Ce n’est pas un endroit protégé, pas top pour du gros temps, mais comme c’était relax comme nuit, nous y avons très bien dormi…

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Sunset Beach à Calabash : « Dominic… tu sais que tu t’en vas dans m@%*?# hein… ? »

20 novembre 2018

Cette phrase emplie de sagesse fût dite par un voisin de marina au courant de l’été avant notre départ. Nous ne pouvons mieux dire pour décrire la journée d’aujourd’hui… C’était le genre de journée que tu te dis « Ok, est-ce que j’aimerais mieux être dans le trafic dans la neige ou devant un ordinateur…. ?… Non ? Donc tout va toujours bien… pour le moment. » Nous avons passé la journée dans nos problèmes. Qui finalement, sont relatifs. Mais quand tu es rendu les 2 mains dans le jus de tank à eau noire (les toilettes…), il faut quand même que tu te parles un peu pour ne pas te laisser emporter par le découragement…

Bref, nous avons commencé la journée en essayant de trouver de l’aide pour notre shaft. Et ce n’est pas facile dans le coin. Nous avons d’abord contacté Osprey Marina, qui nous a finalement conseillé de trouver quelque chose de plus proche, puisque cette marina n’a pas de lift pour sortir les bateaux. Et comme nous pourrions en avoir de besoin, cela ne valait pas la peine de faire 30 MN. S’en est suivit ensuite une série d’appels et de twists pour arriver à nos fins, assez tordu tout ça pour que nous ne nous rappelions même pas tout ce que nous avons fait. Parce qu’il n’y a rien de simple quand tu veux faire réparer un bateau. C’est fascinant. Donc là, nous avons appelé un mécano du coin dont le nom nous avait été recommandé un peu plus tôt dans notre voyage par Pete à Hobucken. Le souci, c’est que ce mécano n’a pas de marina, donc il faut trouver un quai pour nous accueillir dans le coin. Et là, ce n’est pas facile. Il y a un boat yard dans le coin avec un lift, mais pas de quai. Et pas de facilités. Parce qu’il ne faut pas oublier que l’ouragan Florence a frappé il n’y a pas si longtemps… tout est un peu magané ici. Bref, on doit trouver une marina avec un quai pour nous accueillir, pas trop loin du yard qui a un lift, et on veut essayer de faire affaire avec le mécano recommandé qui ne peut pas aller dans n’importe quelle marina, elles ont des sous-traitants officiels les marinas… S’ajoute à tout ça Thanksgiving…. Vous savez cette fête qui est plus grosse que Noël aux États-Unis… Ben elle est jeudi. Et nous sommes mardi. Donc si nous devons sortir Nuage de l’eau et l’entreposer, cela peut durer plusieurs jours puisque tout le monde tombe en congé jeudi. Vendredi, c’est ouvert, mais comme le week-end arrive ensuite, on ne peut pas trop compter sur cette journée. Bref, c’est un peu le bordel. Mais bon, après avoir jasé avec on ne sait combien de personnes, nous avons réussi à prendre rendez-vous avec un mécano qui nous attendait au quai de Cricket Cove Marina, un endroit qui ne veut pas nous accueillir, mais qui fait une faveur au mécano. Belle ambiance. 11 h, c’est un départ…

Nous n’avions qu’environ 5MN à faire, ce qui est très peu quand même. Sauf… si une barge se retrouve enlisée devant toi en tentant de te rendre. Eh oui, nous nous sommes retrouvés dans un bouchon de circulation dans l’ICW avec un shaft qui veut débarquer… Il n’est même pas midi… Au moins, cela a été l’occasion de jaser un peu avec Papillon bleu que nous avions rencontré à Mechanicville il y a déjà plusieurs semaines, qui est lui aussi, pris dans le bouchon. On finit par s’y rendre…

Et là commence la job. James, notre gentil mécano, défait tout. Et arrive avec son verdict : il faut tout changer : le coupling et le shaft… qui ont été installés au printemps… ils sont tout neufs ! Comment tout peut être aussi mal fait ?? Question de jaser et de voir les possibilités, nous décidons de sortir le vieux coupling que nous avions gardé. Pour le trouver, une petite recherche s’impose… Et c’est là que la tank à eaux noires se met de la partie… Autour de la tank, c’est du rangement. Donc on ouvre pour aller chercher le coupling… Pour découvrir un beau 5 pouces de jus brun dans le fond… Ça coule cibôle. Donc… pendant que Dominic tente de trouver la meilleure solution avec James, Andrée-Anne se retrouve à devoir tout vider le stock qui a été souillé par l’eau brune… Et à tout nettoyer. Nuage est un chaos.

Après discussions et millions de scénarios avec James, il a finalement été décidé de tout remonter avec le vieux coupling qui lui est finalement plus en état que le nouveau (le nouveau est scrap!!…) et d’attendre à possiblement lundi (nous sommes mardi) pour tout changer : coupling et shaft… Parce qu’anyway, avec Thanksgiving, si on sort Nuage de l’eau aujourd’hui, et qu’il faut commander et faire faire les pièces, rien ne bougera avant lundi. Et, pour ajouter à la complexité de la chose, si nous décidons de sortir Nuage ici, nous ne pouvons pas rester sur Nuage lorsque celui-ci est en cale sèche, il faut aller dormir à l’hôtel… ça ne finit plus tout ça. Bref, pour le moment, aussi bien dormir sur tout ça et reprendre le tout lundi prochain… Ça, c’étaient les réflexions du moment. Jusqu’à ce que le montant des réparations de la journée arrive… Ah là, plus question de continuer lundi. Au prix que cela vient de nous coûter pour tout remonter, pas question d’aller plus loin pour le moment, cela semble solide les réparations faites, nous allons continuer ainsi, même si ce n’est pas parfait, et prendre le guess de nous rendre où il fait chaud pour faire les autres réparations, tant qu’à ne pas être sur Nuage, aussi bien ne pas l’être à un endroit où on peut en profiter un peu. Allez hop, on repart le plus rapidement possible, et on croise les doigts que nous nous rendrons à la chaleur.

Et pour la suite ?

Pour la suite, nous voulons nous rendre à Georgetown par la mer. Une petite sortie de 60 miles nautiques, mais qui peut se faire de jour, les marées sont du bon bord le matin et le soir, donc avec un vent favorable, cela devrait bien aller. Nous pensons partir jeudi (nous sommes mardi), et ainsi faire la route en mer avec Kid’eau et Summum qui ne sont pas loin, cela leur laissera le temps de venir nous rejoindre demain. Demain sera donc une journée repos à Sunset Beach…

À propos du mouillage choisi

Mile ICW : 341.7, Coordonnées : 33°52.412’N 78°34.212’W
Comme nous avions peu de temps avant la noirceur, nous ne sommes pas retournés à Sunset Beach, mais avons plutôt été à Little River, Calabash Creek. Drôle de spot… La rivière est très étroite à cet endroit, et reste quand même utilisée puisque des bateaux de pêche y circulent. Les bateaux passent donc très très proche. Pendant que nous étions là, nous avons vu 2 bateaux de pêche s’enliser… Ça ne donne pas trop le goût de continuer dans l’ICW ça… Pour le fond, pas de souci, l’ancre a bien pris, et elle est remontée pas trop sale.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Southport à Sunset Beach : en mémoire d’André

19 novembre 2018

Un des objectifs du voyage est atteint : Sunset Beach ! Dominic tenait à aller y faire un petit tour, en mémoire de son frère qui appréciait particulièrement cet endroit, et qui, lui aussi, rêvait de faire le voyage que nous faisons en ce moment… Malheureusement, le cancer l’a emporté beaucoup trop jeune. Petite pensée pour André.

Nous avons réussi finalement à faire ce stretch par la mer. La météo semblait notre amie ce matin, donc nous nous sommes lancés. Ce fût assez tranquille. Tellement qu’il n’y avait pas assez de vent pour ne prendre que les voiles. Donc moteur encore… Nous avions été avertis, on nous l’a dit et redit, ce voyage ne se fera pas à la voile. Mais comme tous, nous avons fait un peu de déni… Et avons rêvé que ce serait différent pour nous, l’innocence des novices, que voulez-vous… Mais maintenant, nous pouvons le confirmer également : la majorité du voyage se fait au moteur. Les voiles sont un système d’appoint qui permettent d’aller chercher 1 ou 2 nœuds, c’est tout. On ne le cachera pas, c’est un peu une déception. Mais on va se rendre, comme tout le monde.

À propos de l’inlet de Cape Fear

Celui-là, tu le prends avec le courant de marée, pas de doute. Lorsque nous sommes partis, nous étions avec le courant. Et là, c’était agréable, oh oui. Nous avons atteint près de 9kn en vitesse sur le fond, quand même, ça roulait. Ça été un beau départ de de journée.

Le highlight du jour : personne n’est malade !

Ça vaut la peine de le souligner quand même ! Un beau 5 heures de navigation avec aucun mal de cœur qui se pointe le bout du nez. C’est surtout une victoire pour Andrée-Anne, Dominic c’est plus rare, c’est juste plus intense. Bref, cela vaut la peine de persévérer…

À propos de Little River Inlet

Cet inlet est à la jonction de la Caroline du Nord et la Caroline du Sud… Donc nous avons presque changé d’État aujourd’hui, nous sommes vraiment sur la limite… On va arriver au chaud un jour… L’inlet est super grand et bien accueillant. Nous l’avons pris avec le courant de marée avec nous, donc tout a bien été. Rien a signaler ici.

À propos de Sunset Beach

Nous avons choisi de mouiller l’ancre juste à l’entrée de l’inlet, tout près de la plage de Sunset Beach. Comme nous sommes arrivés tôt, nous avons pu faire une balade sur la magnifique plage de sable. Cela doit être génial ici l’été. La place est adjacente à une zone protégée pour les oiseaux, donc c’est tout naturel à cet endroit. Et il y a pas mal de vie… Des oiseaux de toutes sortes, des crabes, des dauphins, des drôles de méduses qu’on ne sait pas si elles sont vivantes ou mortes. La balade valait vaut vraiment le détour. Et même si on passe par l’ICW, cela vaut la peine de faire le 4-5 MN qui nous éloigne de la route pour aller voir le spot, c’est vraiment plaisant.

Et pour la suite ?

Pour la suite… ça sent le mécano encore… En arrivant, Dominic a fait sa tournée quotidienne des équipements, et a réalisé que le shaft semble encore vouloir sortir de sa place. Donc les réparations effectuées à Beaufort ne semblent pas faire la job. Continuer ainsi serait un peu inconscient de notre part, nous allons devoir trouver une solution demain. À une trentaine de miles, il y a la Osprey Marina qui semble avoir une bonne réputation, nous allons voir ce que nous pouvons faire demain matin.

À propos du mouillage choisi

Mile ICW : 341.7, Coordonnées : 33°51.257’N 78°32.685’W
Il s’agit définitivement du plus beau spot que nous avons vu depuis notre départ. Il se nomme Bird Island dans Active Captain. C’est la première fois que nous avons le luxe de prendre notre dinghy et de nous rendre sur une belle plage de sable pour prendre une marche, c’est génial, on se croirait déjà aux Bahamas. Évidemment, ce n’est pas là que tu vas trouver des services, mais qu’a-t-on besoin tant que ça… ? Le fond est bon, c’est du sable, donc facile de s’ancrer. Au niveau de la protection, un vent du sud-est pourrait être inconfortable, sinon, pour le reste, c’est tout beau à cet endroit.

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Wrightsville à Southport : un petit peu de repos svp

18 novembre 2018

Question de passer le Cape Fear qui s’allonge loin loin loin dans la mer, nous avons décidé de passer par l’intérieur, c’est plus rapide et moins dangereux. Donc, petite navigation d’une vingtaine de miles nautiques aujourd’hui entre Wrightsville et Southport. Les derniers jours ont été un peu difficiles, donc cette journée est la bienvenue. Dominic a particulièrement besoin de repos. Le mal de mer qu’il a eu lors de la dernière sortie ne semble pas seulement être un mal de mer… Donc le repos est de mise question de remettre les troupes sur les rails.

La mer, on y prend goût…

Dominic a officiellement statué que l’ICW c’est n’importe quoi. En fait, ça doit dépendre des goûts. Pour notre part, nous trouvons ça long, et très prenant comme navigation. Parce que dans le coin où nous sommes en ce moment, il faut être plus que vigilant. En plus de devoir nous promener dans des chenaux étroits et sinueux, on doit suivre toutes les petites notes de navigation que nous trouvons un peu partout. Parce que même si le chenal est bien balisé, nous ne pouvons pas dire le contraire, les bouées de navigations fusent, des fois, passer entre les bouées de navigation n’est pas la chose à faire. Eh non, parfois il faut coller la rouge, des fois la verte. Des fois on arrive à un endroit pas de bouée, et on doit se tasser un peu du côté bâbord, mais pas trop, parce qu’à cet endroit même à marée basse, on pourrait peut-être sensiblement avoir des chances de s’enliser dans le fond. Donc là tu ralentis au minimum la cadence, et tu croises les doigts. Pas très reposant comme route…

Et pour la suite ?

Nous aimerions reprendre la mer demain, mais la météo est difficile à suivre. Pas facile de savoir si nous aurons des conditions réellement favorables. Nous aimerions nous rendre à Little River Inlet, à côté de Sunset Beach. Il s’agit d’une petite journée de navigation d’environ 35 MN, les courants de marées sont favorables pour un départ tôt le matin et une arrivée en après-midi… Mais la météo elle nous laisse un peu perplexe. Nous allons devoir prendre notre décision demain à 5 h du matin à savoir si nous faisons la route à l’intérieur ou à l’extérieur.

À propos du mouillage choisi

Coordonnées : 33°55.872’N 77°58.607’W
Nous nous sommes arrêtés au mouillage nommé Tina’s pocket dans Active Captain. Ce qu’il a de bon, c’est qu’il est assez spacieux. Mais il est très exposé… Et les courants sont difficiles à suivre, vaut mieux se garder une petite distance avec les bateaux à côté. Nous étions 3, Fleurs des îles, Jolie Brise et nous un à côté de l’autre et nous avons réussi à être tous dans une direction différente. Côté fond, pas de souci, l’ancre pogne bien. Il n’y a aucun service autour, c’est au milieu de nulle part, mais c’est un bon endroit pour attendre une fenêtre météo pour la mer…

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Quelque part en mer à Wrightsville : les joies de la mer

17 novembre 2018

Cette journée commence à 00 h 00, quelque part en mer en Caroline du Nord. À minuit, nous étions environ à la moitié. Très au large. Dans ce secteur, en plein centre de notre navigation, il y a une zone militaire qui va jusqu’à 15 miles au large. Cette zone en mer sert à des exercices de tir. Ce n’est pas le genre d’endroit que tu veux passer. Donc tu dois l’éviter. Nous avons donc dû nous éloigner considérablement de la côte pour éviter cette zone. Et c’est l’endroit que nous étions environ au début de la « journée ».

Et Summum, il est où ?

Il faisait très noir. Au départ, nous avions une belle lune qui nous faisait une belle lumière, nous permettant de voir un peu au loin, mais elle est allée se coucher au courant de la nuit, nous l’avons perdue. Et tout est devenu très noir. Et nous avons perdu Summum derrière nous. Nous n’avions pas la même vitesse, et possiblement pas le même cap exactement, donc nous nous sommes perdus. Vers 2-3 heures du matin, nous avons bien tenté de le retrouver en l’appelant sur la VHF, mais en vain. Nous avons donc réduit notre vitesse, et avons même fait un demi-tour pour revenir sur nos pas, mais en vain, nous ne l’avons pas vu. Nous avons donc continué notre route à très basse vitesse. À cette heure, nous étions à une vingtaine de miles nautiques de notre destination, et nous savions que nous avions encore quelques heures avant la lumière du jour, donc il n’était pas nécessaire d’aller vite. Jusqu’à ce que nous arrivions à l’inlet… Qui est-ce qui est pas devant nous ? Summum… Là on ne comprend juste rien. Ceci restera un mystère pour toujours… Comment Summum, qui était derrière nous, a pu arriver avant nous, sans que nous le voyions en route ? Ni lui, ni nous, ne pouvons y répondre…

L’arrivée, enfin

Les dernières heures ont évidemment été les plus longues. À partir de 4 heures du matin, on dirait que la nuit ne se terminera jamais. À cette heure, le froid est à son comble également. Côté état, Dominic est à l’intérieur et se vide repose, tandis qu’Andrée-Anne a un peu pris le dessus de ses malaises et peut tenir la roue. Ce n’est pas l’idéal, mais au moins, la mer est assez tranquille, dans la deuxième partie de la nuit, les vagues se sont calmées, elles sont plus petites. Nous voulions arriver vers 10 h, nous sommes plus arrivés à l’inlet vers 7 h 30. Le courant a cette heure était contre nous. La grande question du moment est… On se lance contre le courant puisque nous avons hâte d’arriver (ce qui peut être dangereux, les courants de marées dans les inlets peuvent créer des remous invisibles à l’œil, mais impossibles à gérer en voilier), ou on attend… Summum a lu que cet inlet peut être pris peu importe la marée. Après une brève réflexion, nous décidons d’y aller. Et tout a bien été… Donc, à titre d’info, il n’y pas de souci à prendre cet inlet (Masanboro Inlet) à contre marée. À 8 h00, nous étions ancrés… et prêts à dormir…

Et la journée a eu l’air de quoi ?

De pas grand-chose. Vers midi, nous étions debout. Déjà. Dans un état quelconque par contre. Nous avons vu Fleurs des îles et Jolie Brise arriver au mouillage. Pour leur part, ils ont pris l’ICW. Ils sont partis hier matin, ont dormi à un ancrage en chemin, et sont arrivés ensuite au même point que nous quelques heures après nous. Et là, nous voyons le point d’interrogation dans vos yeux… La question va de soi. Pourquoi prendre la mer, de nuit, et s’épuiser, quand on peut faire la même chose en 2 jours via l’ICW ? Pour différentes raisons… d’abord parce que cela ne nous tentait pas de nous promener dans les basses profondeurs et haut-fonds de l’ICW, nous avions envie d’un peu plus de liberté. Également, cette courte sortie nous a permis de prendre de l’expérience et de nous challenger, nous n’avions pas fait de nuit complète encore en mer, c’est le genre de chose assez courante normalement en navigation, il faut briser la glace un moment donné. Finalement, parce que c’est tout simplement excitant. Cela ajoute un peu d’action dans notre périple, et nous devons avouer que nous n’haïssons pas ça… Bref, nous nous sommes donc retrouvés tous au même mouillage, et en avons profité pour faire un petit get together pour jaser de nos expériences respectives en début de soirée, ce fût fort sympathique.

Et pour la suite ?

Nous ne lâchons pas le morceau. Nous voulons reprendre la mer 😊 Demain, nous nous dirigerons via l’ICW vers Southport à une vingtaine de miles nautiques. L’idée est de faire une petite journée, dans le canal, pour ensuite ressortir en mer lundi matin (nous sommes samedi) pour une petite navigation de jour d’une trentaine de miles pour atteindre Little River Inlet, qui est adjacent à Sunset Beach, un arrêt que Dominic tient à faire sur notre route. Cet inlet est à la limite de la Caroline du Nord et la Caroline du Sud, on change d’État bien vite !!

À propos du mouillage choisi

Mile ICW : 283.2, Coordonnées : 34°12.408’N 077°47.924’W
Nous n’avons vu que très peu de ce mouillage. Pour notre part, la nuit a été super relax, pas de vent, pas de vague, nous avons dormi comme des bébés (bon, on s’entend que nous en avions besoin). Côté fond, c’est du sable (enfin!), donc l’ancre remonte propre propre propre, c’est génial. En plus, ça tient bien ! Il y a un dinghy dock accessible près du pont côté Est, donc l’accès à la terre est simple. Seule chose à savoir par contre, c’est que les gens sont loud dans ce coin de pays. L’été, cela doit être l’enfer ici. Les bateaux moteurs passent à toute vitesse dans le mouillage sans aucun remords et les gens se crient après (nous n’avons jamais entendu autant de gens crier dans un mouillage…). C’est samedi aujourd’hui, on pourrait imaginer que c’est moins pire la semaine.

Les photos du jour

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Beaufort à… quelque part en mer sous un ciel étoilé grandiose : on quitte enfin Beaufort, et on gère notre mal de cœur

16 novembre 2018

Nous ne sommes pas partis ce matin finalement. Nous avons encore eu une nuit de gros vents, et un matin frisquet, toujours venteux, les vents n’ont commencé à descendre que vers 9 h. Le moral n’était pas là pour partir. Par contre, en prenant ça relax en matinée, et en surveillant la météo, nous avons tranquillement pris la décision de partir en fin de journée par la mer, les conditions étaient réunies (vagues de 4 pieds, vent léger et favorable). Summum, un voisin de mouillage québécois, a aussi pris cette décision. Nous sommes donc partis ensembles vers 16 h pour affronter notre première vraie nuit en mer. Notre but est d’arriver à Wrightsville au matin, avec la marée en notre faveur. L’inlet (l’entrée de la mer à la terre) que nous visons est Masanboro Inlet à une soixantaine de miles nautiques.

Le projet du jour : partir en mer

Une fois la décision prise, il a fallu se préparer…  Ce qui veut dire :

  • Préparer des repas froids, chauds, et qui se mangent facilement. Concrètement : une salade de pâte, des sandwichs et un repas chaud de bœuf haché et riz au cas où nous sommes en mesure d’utiliser le poêle.
  • Ranger le bateau pour éviter que tout vole en route s’il y a beaucoup de gite.
  • Sortir à peu près tous les vêtements chauds et manteaux à notre disposition, et les mettre très accessibles.
  • Préparer le petit lit de repos.
  • Préparer le kit d’abandon de bateau (c’est du sérieux…).
  • Installer la ligne de vie
  • Revoir notre route 12 fois question d’être sûrs de ce que nous faisons.
  • Vérifier la météo constamment pour voir comment le vent et les vagues évoluent au large.

Bref, l’après-midi complet a été consacré à la préparation. Sur fond de trac… oui, oui, de trac.

La découverte du jour : le trac

Partir en mer donne le trac. On se demandait ce qui se passait en nous… c’était du trac. Des papillons… Tout simplement. Un joyeux mélange d’excitation et de stress. Même si nous avons mûri notre décision, que nous avons bien regardé notre météo, notre route, les marées, etc., nous avions le trac. C’est fascinant. Et tellement excitant en même temps. De quoi en prendre goût…

Question de contribuer au trac, comme la fenêtre météo du jour était aussi bonne pour prendre l’ICW que la mer, nous avons vu beaucoup de bateaux partir ce matin pour continuer leur route via l’ICW. Tous les bateaux québécois que nous avons rencontrés sont partis au petit matin. Il ne restait que Summum et nous… Il y a eu un petit moment où nous nous sommes demandé si nous avions pris la bonne décision… Il y a beaucoup de voiliers qui décident de ne pas prendre la mer, ce qui nous étonne quand même… De notre côté, nous ne rêvons que d’ouvrir nos voiles enfin.

Et la navigation elle…

Un mot : pas facile. Vous connaissez les « F » du mal de mer ? Ben nous l’avons expérimenté, et surtout Dominic. Fatigue, Faim, Froid. Ça finit comment ça ? Dans la toilette…  À 22 h, nous étions en sérieux questionnement à savoir quelle mouche nous avait piqué pour nous mettre dans cet état en pleine mer. Bref, nous avons un peu mal géré notre affaire nous croyons bien. Au niveau de la fatigue, nous aurions dû mieux dormir avant. Mais ce n’était pas possible avec la météo, bref, nous avons fait de notre mieux à ce niveau. Pour la faim, nous n’avons pas assez mangé avant. Nous avons préparé beaucoup de nourriture pour pendant, mais nous avons négligé notre estomac avant. Erreur. Une fois le mal de mer bien installé, le tout combiné avec la vague de 4’, il était difficile pour nous de moindrement considérer manger quelque chose… Le froid. Ça c’est difficile. Nous n’avons pas de full enclosure (un cockpit fermé par des toiles), donc nous sommes constamment à la merci des éléments. Et la nuit a été très froide. Même avec les manteaux d’hiver et les couvertures, ce n’était pas facile de se sentir bien. Pour Andrée-Anne, le mal de mer a été presque instantané en partant, mais il a été un peu moins incommodant que pour Dominic, qui lui, a été frappé plus tard, mais vraiment plus fort.

Côté navigation, malgré nos états respectifs, cela allait assez bien. Nous sommes arrivés en mer vers 17 h avec le soleil qui se couchait. Les vagues étaient d’une belle grosseur, rien pour nous incommoder normalement, soit des vagues de 4’. Nous avions assez de vent pour bien avancer. Nous aurions aimé faire la navigation à la voile seulement, mais notre drisse de grand-voile (le cablôt pour monter la voile) s’est décrochée lorsque nous sommes partis, et a commencé à voler dans les airs. Avec les vagues, il était hors de question de tenter de la rattraper. Nous avons donc dû faire notre navigation complète avec le moteur et le génois. Pas idéal, mais bon, rendu là, tu fais avec ce que tu as.

Et pour la suite…

La suite… eh bien, elle est en mer. Cette sortie chevauche 2 jours. Avec la vitesse que nous avons conservée, il est fort probable que nous allons arriver très tôt à Wrightsville demain matin. Nous visons une arrivée vers 10 h pour profiter du courant de marée montante, mais à la vitesse que nous allons, nous serons définitivement là plus tôt. Nous verrons bien comment nous allons gérer le tout plus tard…

Les photos du jour

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Beaufort à Beaufort : novembre et le supplice de la goutte

15 novembre 2018

Novembre frappe fort. Même ici. Bon, nous ne sommes pas dans la neige, nous compatissons grandement avec nos compatriotes québécois en ce moment, mais nous ne sommes pas non plus dans le confort absolu… La température est totalement déréglée on dirait ici. On passe de 5 à 20° dans des délais très courts, c’est difficile de conserver un peu de confort dans Nuage. Parce que ce qu’il se passe quand il y a des gros changements de température comme ça, c’est que l’air se réchauffe à l’intérieur, pendant que tout se refroidit dehors. Et là, l’humidité et la condensation se mettent de la partie… C’est le supplice de la goutte qui commence. Partout au plafond, des gouttes se forment et nous tombent dessus sans préavis, du fun qui n’en finit plus. Surtout quand une goutte attaque une oreille en plein sommeil. Ou un œil. La joie. Tous les vêtements sont humides et froids, ainsi que les couvertures… Imaginez le bonheur lorsque nous avons mis des vêtements qui sortaient de la sécheuse hier, wow, le gros luxe. Bref, on se fait un peu ch@$?* avec l’humidité en ce moment.

Le bout qui n’en finit plus du jour : le vent

Le vent ne nous a pas tant lâché aujourd’hui finalement. Nous avons eu une petite pause vers 12 h (plus tôt que prévu, yé), mais il est revenu vers 15 h. Pendant la petite pause, nous en avons profité pour aller faire un tour sur la terre pour aller chercher du diesel et jaser un peu avec les gens à quai. Nous en avons profité pour aller jaser avec un vieux loup de mer de Québec qui nous a donné tellement d’information en peu de temps que nous ne pourrions résumer, et faire un petit arrêt à Fleurs des îles. Les prévisions annoncent du vent toute la nuit encore, donc la pause a été bien appréciée.

La mission du jour : se faire une tête à savoir ce que l’on fait dans les prochains jours

La météo nous donne du fil à retorde en ce moment. Et à force de jaser avec tous les gens, cela devient encore plus mêlant on dirait. Passons-nous par la mer à partir d’ici, allons-nous plus loin ? Bref, la journée a commencé avec la création d’un planning possible pour les prochains jours de navigation. Il semblerait qu’à partir de demain, nous aurons plusieurs jours à notre disposition pour avancer, autant en mer que via l’ICW. En matinée, nous avons monté un plan sur 3 jours de navigation qui nous amènerait à Cape Fear via l’ICW, d’où nous pourrions prendre la mer et faire quelques petits sauts de crapaud entre des inlets (des entrées qui relient la mer à l’intérieur des terres) assez rapprochés, une option intéressante pour des newbies comme nous. Ce plan impliquerait un départ demain matin tôt. Ça c’était en début de journée… En fin de journée, le tout a changé quelque peu. Nous avons remis notre départ du matin en question. Pour considérer un départ en fin de journée, vers la mer, afin d’atteindre Wrigthsville en début de journée samedi. L’idée est de sortir en mer à la clarté, et rentrer à la clarté avec la marée. Bref, nous sommes toujours en mode décision…

À propos du mouillage choisi

Mile ICW : 204.0, Coordonnées : 34°42.812’N 076°39.823’W
Nous sommes toujours au même endroit. Et, plus nous passons de temps ici, plus nous apprenons des choses… Il semblerait que juste avant le passage de Florence l’ouragan ici il y a quelques semaines, des boules de mouillage privées étaient installées un peu partout, et c’était un peu le bordel. Ceci explique pourquoi nous ne comprenions pas les commentaires dans Active Captain pour ce mouillage. Les commentaires faisaient mention de boules de mouillage… Tout s’explique maintenant. Bref, pour le moment (automne 2018), il n’y a plus de boules ici. Mais personne ne sait ce qui va se passer dans le futur…

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :

Beaufort à Beaufort : on prend le pouls avec les voileux québécois

14 novembre 2018

En étant constamment au mouillage plutôt qu’en marina ou sur les quais, nous n’avons pas tant rencontré de gens (ok, ceux qui nous connaissent bien savent également que nous pouvons avoir un petit côté sauvage qui s’ajoute à ça…). Nous avons rattrapé le temps perdu ici par contre… C’est devenu un QG québécois Beaufort, du moins en ce moment. De nombreux voiliers se retrouvent, tout comme nous, breakés ici en raison de la température. Et comme nos amis de Fleurs des îles sont dans les parages à la marina, nous avons eu l’occasion d’en rencontrer plusieurs. Salut groupe ! Ces rencontres nous ont permis d’avoir quelques nouvelles de certains voiliers que nous avons croisés en début de périple dans les écluses, tous continuent leur chemin malgré les aventures et les surprises, visiblement, ce voyage n’est pas de tout repos pour personne.

Les projets du jours : lavage, installation d’AquaMap, sauce à spaghetti

Nous en avons profité pour être productifs un peu aujourd’hui. Tant qu’à attendre… Soyons prêts pour la suite… Pour ce qui est du lavage, c’est simplement une petite mention pour vous informer que les machines de la buanderie du General Store de Beaufort sont juste trop efficaces. Pour ceux qui voyagent et dépendent des buanderies, vous devez comprendre… Il n’est pas rare d’y passer des heures éternelles parce qu’il faut attendre pour 2 cycles de séchages par exemple… Pas ici ! Nous avons réussi à finir toutes nos brassées (même pliées) avant l’heure du lunch. Wow.

Sinon, lors d’une visite à Fleur des îles, nous en avons profité pour installer l’application AquaMap sur la tablette. AquaMap pourra nous donner un coup de main pour la navigation de 2 façons considérables pour nous. 1. Nous pouvons y uploader les tracks (les routes) de Bob423. Bob423 est un voileux qui fait l’ICW toutes les années, et qui collabore, entre autres, avec Waterway Guide. Chaque année, il met en ligne les tracés de ses routes enregistrées live, et il est possible de les télécharger. Comme il connaît bien l’ICW, il sait où passer, et quoi surveiller à chaque année. Le souci, c’est que ces tracks doivent être lues avec un GPS quelconque. Et le GPS que nous avons est tellement petit et l’antenne est tellement poche, que nous ne trippons pas tant à l’utiliser. C’est là qu’AquaMap arrive dans le portrait… On peut y importer des routes. Donc nous avons maintenant accès aux routes de Bob423 via l’application. De 2 maintenant. Avec AquaMap, on peut downloader en local les infos d’Active Captain et de Waterway Guide. De cette façon, lorsque nous allons nous retrouver dans des endroits sans réseau, nous pourrons continuer à avoir accès à des données utiles à notre navigation tels que les endroits pour mouiller l’ancre et bancs de sable récents à surveiller.

Et finalement, tant qu’à avoir du temps… nous en avons profité pour faire un peu de bouffe d’avance, comme une simple sauce à spaghetti. Avec le temps froid, du confort food chaud est tout à propos…

Le bout ça a passé proche du jour : la tornade d’hier matin

Cela s’est confirmé aujourd’hui, il y a bien une tornade qui est passée dans le coin à à peine quelques miles d’où nous avons passé la nuit hier. Il s’agissait d’une petite tornade toutefois, avec des vents à seulement (?!) 85-90 miles à l’heure (135-145 km/h). Il y aurait eu quelques dommages et des coupures d’électricité. Bref, le warning était vrai.

Et pour la suite ?

Selon les prévisions, demain sera la pire journée côté vent. En fait, cela a commencé aujourd’hui en fin de journée, et devrait se poursuivre jusqu’à 15 h demain. Les plus grosses rafales sont prévues dans la matinée. Donc nous sommes consignés à Nuage jusqu’à la fin des vents, il y a plusieurs bateaux dans le mouillage, on doit rester à l’affût. En discutant avec les gens, certains affirment que la fenêtre pour naviguer devrait s’ouvrir vendredi (nous sommes mercredi), à suivre…

À propos du mouillage choisi

Mile ICW : 204.0, Coordonnées : 34°42.812’N 076°39.823’W
Nous sommes toujours au même endroit. Aujourd’hui, nous avons fait la rencontre d’un voileux qui décidé d’élire domicile à Beaufort (un états-unien). Il nous a appris qu’il n’a pas pu rester dans la zone de mouillage où nous sommes puisqu’il semblerait qu’ils demandent aux gens de partir après 10 jours. Nous n’avons pas de double confirmation sur cette information, mais cela peut être bon à savoir tout de même. En cas de température non-favorable pour un départ, on s’entend toutefois qu’ils doivent être un peu flexibles…

 

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici :