De Boca Raton à Boca Raton, FL

Retour à l’écriture groupe un peu ! Là, on le sait, vous êtes oh combien nombreux à vous demander ce qu’il s’est passé dans le dernier mois et demi… Notre boîte courriel ne dérougissait juste pas (not!). Voilà donc ce qui s’est passé.

Pour Dominic, ce fût… allez on devine… tennis ! Eh oui, le capitaine s’est repris pour l’an dernier et a profité du beau temps pour s’imposer sur les terrains de tennis de Pompano et de Century Village. À Pompano, il a pu rencontrer plusieurs joueurs dont certains font les tournois provinciaux (Tennis Québec). Des bons liens se sont tissés et aucun match en simple ne s’est soldé en défaite. Cela n’a pas été de tout repos cependant, certains de ces joueurs ne laissent pas leur place malgré les années qui passent. Quand ce n’est pas un match qui s’étire sur plus de 2h30, c’est un fond de raquette qui rend l’âme. Allô les courbatures le lendemain matin, une chance que les Motrin existent. Surtout quand on ajoute quelques corvées d’eau entre tout ça. Deerfield, pour sa part, a été l’endroit pour poursuivre la rivalité entamée l’an dernier avec un bon joueur du coin, et divertir le fan club officiel de Dominic qui est composé principalement de son bon ami Pascal, sa conjointe Michelle, et Andrée-Anne. L’important ce n’est pas la quantité qu’ils disent.

Andrée-Anne, de son côté, a passé son temps « ordinateur » à des activités professionnelles, ce qui fait que le blogue a écopé, désolée groupe. Le reste du temps a lui été consacré à la vie de bateau, la lecture et la marche, slow life quoi.

Nous avons également eu Éric qui nous a tenu compagnie avec le voilier de Philippe jusqu’au début du mois de janvier. Éric a toujours de bons conseils pour les petits soucis que nous avons avec Nuage donc nous sommes toujours bien heureux de l’accueillir 😉 Sa visite a également été l’occasion pour Dominic d’aller visiter quelques petits canaux de Fort Lauderdale en accompagnant Éric jusqu’au lieu de livraison du voilier dont Philippe devait reprendre possession ensuite.

Devenir « liveaboard » à Boca Raton

Après tout ce temps, nous sommes pratiquement devenus des « liveaboard » officiels du lac. Presque, parce que les vrais eux sont là depuis… 2 ans ! Mais tout le monde est tellement dans sa bulle et discrets que nous n’avons fait connaissance qu’à la fin de notre séjour. Qui a dit que nous ne pouvons plus mouiller l’ancre en Floride déjà ? Sans vouloir vendre tous les secrets, on va quand même vous en partager quelques-uns, peut-être que vous allez y penser 2 fois avant de vous sauver d’ici les navigateurs pressés 😉

Le bon moment pour arrêter

Certains ont eu des expériences ordinaires à Boca Raton en raison de l’achalandage. Ce qu’il faut savoir en fait, c’est que le lac est particulièrement achalandé la fin de semaine, mais pas la semaine. La fin de semaine, on restait carrément sur le bateau pour gérer les nouveaux voisins du jour qui venaient prendre un petit verre à l’ancre. On y voit de tout, ça va du pneumatique au yacht de luxe, c’est la cohue. Et tout ce beau monde n’est pas nécessairement super expérimenté avec une ancre… Pour notre part, outre notre « mésaventure » du bateau pris dans notre chaîne d’ancre le premier week-end, tout a bien été. Mais nous étions là pour surveiller. La meilleure journée pour arrêter : assurément le lundi, il n’y a personne au lac.

Un bon endroit pour les derniers ravitaillements avant de traverser

Le lac peut être un bon endroit pour faire ses derniers ravitaillements avant de traverser si le projet de traverser existe. Cela peut clairement valoir la peine si on a beaucoup de choses à faire, de faire une petite pause ici et louer une voiture, ou de prendre un taxi ou un Uber. Pour la voiture, pas besoin de se casser la tête, il y a un beau stationnement 24h à la descente à bateau pour la stationner (et psst, si on est sympa, personne ne t’achale si le véhicule reste plus de 24h). Outre les commodités proches (eau, et épicerie) que vous avez dans l’article précédent, il y a également quelques bons plans qui ne sont pas à distance de marche, mais qui valent la peine.

  • L’épicerie Aldi à Deerfield. On ne se le cachera pas, le Publix, ce n’est pas la place la plus abordable en Floride… Donc on fait quoi ? On va chez Aldi. C’est tellement moins cher que tu entres dans ton argent avec un taxi après seulement 2 blocs de fromage (presque). C’est tout dire.
  • Une fois rendu au Aldi avec un taxi payé à cause des bonnes aubaines, tu peux profiter des commodités autour. Pour les types zéro déchet et bio, on fait quelques pas de plus, et on va au Sprout Farmers Market. On y trouve un beau choix de produits spécialisés, locaux et de produits en vrac. Nous avons pu y trouver, par exemple, de la farine de pois chiche qui nous permettra de tenter une recette d’hummus qui ne nécessitera pas 2 heures de tournage de robot manuel (à suivre).
  • À côté du Sprout Farmers Market, on trouve un autre commerce bien utile : le Dollar Tree. Bon, on ne veut pas encourager la Chine à outrance, mais disons qu’il peut y avoir des fois certains items qui sont pratiques et pas chers à trouver à cet endroit.
  • Évidemment, si on veut trouver des grandes bannières, on peut aussi dans le coin sans souci (on pense au gros W qui dépanne sur des aspects parfois). Et on peut aussi trouver une quincaillerie Ace et un West Marine.

Une fois tous les ravitaillements faits, on accède rapidement (2 jours ou moins) aux points de chute pré-traversée que sont le Lake Sylvia ou No Name Harbour. Cela peut être un bon plan quand on ne veut pas être dans la « foule » de ces mouillages.

Nos petits coups de cœur

Évidemment, tout n’est pas que commodités dans le coin, on peut aussi en profiter pour juste profiter du temps.

  • La plage. Bien sûr. Elle est à 10 minutes à pied. On serait fous de s’en passer. La mer est si proche que nous l’entendons du lac. Et la plage est belle dans le coin. À la hauteur du lac, elle est achalandée, mais tu marches 5 minutes de plus, et tu as la paix si tu veux.
  • La pizza. Un classique pour nous. Et là, ce qu’il faut savoir, c’est que la communauté italienne est pas mal présente à Boca Raton donc… Nous avons trouvé une vraiment bonne place à distance de marche : Tucci’s Fire N Coal Pizza. Ce n’est pas la pizza la moins chère, mais ça vaut le détour, et nous n’étions pas seuls à le penser à voir le monde qu’il y avait là!

Le « downside » de rester longtemps au même endroit : l’écosystème qui prend ses droits

S’il y a quelque chose qui rend les algues et les petites moules heureuses, c’est bien une coque qui ne bouge pas. Et nous l’avons appris, cela a été un bon projet de ramener la coque à l’état qui nous plaît. Ce qui est bien du lac cependant, c’est que l’eau est renouvelée constamment à cause de l’inlet, donc on peut avoir des journées avec une eau super limpide quand c’est tranquille (à voir le fond quand même!), donc il ne fallait qu’attendre la bonne journée pour plonger. Disons que la spatule à peinture en plastique s’est faite bien aller! Dans la catégorie petit cossin à avoir à bord, c’est clairement un indispensable.

La découverte du moment : la colle HH-66

Ils appellent cette colle-là du « vinyl cement ». Donc, quand tu décides de t’en servir, il vaut mieux que tu l’apposes à la bonne place. Bref, cette colle géniale est parfaite pour toute réparation à faire sur un pneumatique en PVC, genre, un dinghy gonflable (elle ne semble pas recommandée pour l’hypalon). Le dinghy a eu besoin d’un peu d’amour, un côté arrière s’est décollé complètement de la base, ce qui faisait que nous avions les petits pieds pas mal mouillés. Nous avons testé la HH-66, et ce fût un succès. C’est un peu fascinant comme produit. Tu l’apposes sur chaque côté que tu veux coller : exemple le dinghy et la patch, et ensuite tu attends 2-5 minutes, jusqu’à ce que la colle, étrangement, ne colle plus si tu la touches avec tes doigts. C’est à ce moment que tu peux fusionner les 2 parties. Qui seront des meilleures amies jusqu’à la fin des temps. Comme on ne peut pas trop quitter le bateau le week-end à cause de la foule qui débarque au lac, nous avons profité d’un beau dimanche ensoleillé pour refaire le derrière du dinghy minutieusement. Nous sommes pas mal fiers de notre job, mais un peu moins fiers des beaux coups de soleil que nous avons attrapés. Bref, une autre affaire à avoir à bord de Nuage absolument dorénavant.

Le truc à ne pas répéter : utiliser le « general delivery » à Boca Raton

Sur la trotte, une technique pratique pour recevoir du courrier ou des colis est d’utiliser le service de « general delivery » qu’offrent certains bureaux de postes. Nous avons utilisé ce service à Indiantown, et tout a super bien été. Mais à Boca Raton… Nous avons tenté de recevoir un routeur pour Éric de Island WiFi. Question de valider que le service était bien offert à ce bureau, nous avons confirmé par téléphone avant. Le routeur est bien arrivé au bureau de poste en une journée, mais ils ont réussi à le perdre en moins de 2. Leur réponse : nous ne recevons pas de « general delivery » à ce bureau en particulier, il faut aller au bureau à l’autre bout de la ville… Ah bon, pouvez-vous aviser la personne qui répond au téléphone svp ? Étant bons joueurs, nous sommes retournés plusieurs fois pendant plusieurs jours pour tenter de les encourager à trouver le routeur. Mais en vain… Disons que c’était plutôt drôle de voir leur tête à chaque fois qu’on entrait dans le bureau de poste… Tout ça a mal fini. Ils n’ont jamais trouvé le routeur. Du moins, du temps du séjour à Éric. Qui a reçu un appel un mois plus tard du bureau pour lui annoncer qu’ils avaient du courrier pour lui. Bravo. Morale de l’histoire : prochaine fois, on fait envoyer au bureau d’UPS qui est à seulement quelques portes du bureau de poste.

Et pour la suite ?

Le départ est prévu pour le 13 février! Direction : sud. Nous nous rendrons à Miami / Biscayne Bay, et nous y attendrons la prochaine fenêtre qui va nous mener dans les fabuleuses îles des Bahamas…

Quelques photos en vrac

La carte de notre périple

Pour les zélés, les chiffres du voyage sont ici : http://bit.ly/JournalNuage
 

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